01 mai 2009

Jamais mieux servi que par soi-même !

« L’important, c’est de “quitter la tête”. D’oser plonger dans l’enfance, dans quelque chose d’intact qui se dit à l’intérieur de nous… »

Autour de Marie Milis, le groupe écoute, attentif. De larges baies vitrées s’ouvrent sur un feuillage touffu. Le soleil s’y reflète en clins d’œil. Bruxelles au printemps.

Une trentaine de personnes, des femmes et des hommes de tous âges (j’aperçois une fillette d’une douzaine d’années et, à l’autre bout de la salle, une dame qui avoisine les 80 ans), sont réunies pour un atelier d’écriture d’un genre particulier : il s’agit de s’envoyer des fleurs à soi-même, allègrement et sans retenue. Un divertissement rare, dont cette ex-professeure de mathématiques et d’éthique a d’abord expérimenté les bienfaits avec des ­élèves de collèges en zones sensibles.

« Ces jeunes, sur lesquels est rarement porté un regard valorisant, produisaient des textes d’une maturité et d’une beauté étonnantes. L’autolouange, en leur permettant d’affirmer leurs qualités et d’honorer leurs racines, avait de puissants effets sur leur estime de soi », affirme-t-elle.

Désormais retirée de l’enseignement, Marie, qu’un journaliste a un jour décrite comme « un mélange de Marie Curie et de Mary Poppins », propose ses ateliers au tout-venant, rencontrant un succès croissant, au point d’être désormais sollicitée hors des frontières de son plat pays.

J’ai testé pour vous.
Essayez avec moi.