05 mai 2009

Les violences faites aux femmes dans le monde : une vie ordinaire.

Lune, 12 ans, vit dans la rue depuis 3 ans. 
Ses parents vivent à Kinshasa. Elle a envie de rentrer à la maison mais sa sœur la " tabasse " et la pousse à rester dans la rue. A son arrivée dans la rue, elle a subi un « baptême ».
« Tu dois te faire prendre par tous les hommes du site, jusqu’à ce que tu sois calme. Ils te calment en te tabassant, en te faisant peur… alors tu restes calme, tu ne crie plus… ça a duré longtemps puis j’ai été acceptée dans le site. » 
Pour gagner sa vie, elle se prostitue depuis l’âge de 10 ans. Au début, elle ne savait pas comment chercher l’argent, mais les ainées lui ont expliqué qu’elle devait chercher l’argent pour elles. 
Ça a duré plusieurs mois. Au bout d’un moment elle a décidé qu’elle pouvait se débrouiller seule. Elle est très souvent pourchassée et tabassée. La nuit, elle a toujours peur et reste sur le qui-vive. 
Elle est en colère contre les hommes car elle ne peut pas dormir, s’ils viennent et la force à avoir des rapports, elle ne pourra se rendormir de peur qu’ils ne reviennent. 
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Une urgence politique et un défi de santé publique
Qu’elles soient physiques, sexuelles, psychologiques ou institutionnelles, les violences faites aux femmes constituent une violation des droits humains fondamentaux. 
Dans le monde, au moins 1 femme sur 3 a été battue, contrainte d’avoir des rapports sexuels, ou a subi d’autres formes de sévices au cours de sa vie.

La violence est la principale cause de décès ou d’incapacité pour les femmes âgées de 15 à 44 ans.

Des violences partout dans le monde

Les violences faites aux femmes sont endémiques et touchent autant les pays en développement que les pays développées, dans chaque région, chaque société, chaque culture. Elle peut être perpétrée à l’intérieur de la famille, au sein du groupe social, de la communauté, ou encore commise au cours d’un conflit armé. Le viol devient alors une véritable arme de guerre. Selon la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes de l’Assemblée générale des Nations Unies, cinq types de violences sont définis comme tels :
  • les violences physiques
  • les violences sexuelles (viol, harcèlement, exploitation sexuelle…)
  • les violences morales et psychologiques
  • les violences économiques et sociales (accès aux soins, à l’éducation, aux revenus…)
  • les pratiques traditionnelles préjudiciables (mutilation génitale, mariage forcé, avortement sélectif…)
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Et chez nous, en France, les femmes ne sont pas épargnées..
Pourtant, nous nous croiyons dans un pays évolué.

Je pense à ma soeur, nous arrivons à la date fatidique du 11 au 12 de chaque mois.
Date à laquelle son plus jeune fils l'a retrouvée pendue dans à une poutre du grenier.

Les mots sont crus. La situation l'était aussi.
Chacun de nous guérit lentement mais la question demeure dans la réponse.

Quelle violence de couple a induit cette mort affreuse, seule au milieu de la nuit ?

Au moment du coucher, son lit défait, sa pensée a du se fixer sur ce qu'elle a vécu avec son mari.

Et a bout, elle est passée à l'acte.
C'était sa troisième tentative, reussie celle-ci.

Il y avait de l'argent, pourtant.
Une téussite sociale du mari.

Et quand les coups sont tombés, personne n'a rien compris.
Pourquoi ?
Et quand ma soeur s'est retrouvée à l'höpital.
Pourquoi ?
Pourquoi elle ?
Pourquoi cette vie sous dépendance ?
Pourquoi ce déchaînement de brutalité ?

Ma soeur s'est battue, a porté plainte après son séjour à l'hôpital. Je me souviens l'avoir revue pendant cette période et mettre trouvée à la porte de l'appartement ou elle avait trouvé refuge en attendant le divorce.

Ma soeur était dans un état proche de la folie.
Plongée dans le noir, bourrée de neuroleptiques. 
Juste capable d'aller travailler à Carrefour.

Et le plus terrible est que son mari a toujours fait obstacle à son besoin de soin.
Il a toujours déclaré qu'il était le seul à savoir comment guérir ma soeur, renforçant ainsi sa dépendance vis-à-vis de lui.

Puis ils se sont remis ensemble, il payait le crédit de la maison et je suppose qu'il voualit en profiter aussi.

Jusqu'au jour où ont commencé à partir mes neveux.
Le crédit de la maison payé, les responsabilités s'atténuant au fur et à mesure du temps qui passe, leur vie de couple est devenue plus fantomatique.

Ma soeur qui avait quitté l'école jeune pour subvenir aux besoin de son mari s'est retrouvée dans un emploi de subalterne suite à une mutation près de chez elle.

Commençant très tôt, elle dérangeait son ex et chambre à part fût décidée.
Monsieur, avec l'âge s'est remis à batifoler, s'offrant une femme de son entreprise, je l'ai appris dernièrement.

Ma soeur, exaspérée de son incapacité à prendre une décision saine l'a mis dehors avec arme et bagages.

Et pendant deux longs mois est tombée dans les affres de la solitude, après avoir passer sa vie à accepter le pire de cet homme.

Jusqu'au moment où son ex lui a déclaré qu'il ne reviendrait jamais.

Et c'est à ce moment-là que tout a basculé.
Cette nuit-là précisément ma soeur a décidé de mettre fin à cette torture...

C'était sans doute la seule porte de sortie qui lui est venue à l'esprit.

Et cette violence insidieuse tue tout aussi sûrement que les coups.

Monsieur, aujourd'hui vient de s'offrir un voyage à l'Ile Maurice en compagnie de sa belle.

Et c'est en compagnie de sa belle qu'il est allé disperser une urne des cendres de ma soeur sur les eaux de l'ïle de Crète où ma soeur adorait passer ses vacances.







Même morte, il n'a pas respecté l'amour qu'elle avait pour lui.

Nous avions la même attirance pour Mélina Mercouri.




Je reviens sur cet évènement qui nous a tous marqués en profondeur mais l'information doit circuler car il faut une prise en charge des personnes suicidaires et violentées dès les premiers signes.

Ces faits ne doivent en aucun cas rester tabous.

"" Les violences conjugales ont causé en 2007 la mort de 166 femmes en France, soit une hausse de 30% par rapport à 2006 et près d'une victime tous les deux jours, apprend-on à l'occasion du lancement d'une campagne nationale d'information.
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