16 mai 2009

Zohir MEDAH : un jeune lycéen algérien de Montreuil (93) est menacé d’expulsi


Pendant que le ministère de l’immigration crée une commission,

Un lycéen sera-t-il expulsé ??!


 
Zohir Medah, 19 ans élève du lycée horticole de Montreuil est algérien. Arrêté samedi dans le RER à Joinville le Pont, sans qu’il ait commis le moindre délit (il avait ses pieds sur le siège!) hors de ne pouvoir présenter de titre de séjour, il est depuis dimanche soir au Centre de rétention de Vincennes. 
Sans doute parce qu’il n’avait pas encore entamé de démarche pour sa régularisation, il a fait l’objet d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, c'est-à-dire d’une mesure d’expulsion. Pourtant c’est un lycéen, qui a un projet professionnel bien établi. Pourtant il vit en France avec sa famille, mère, oncles tantes, grand-mère, frères et sœurs, dont une grande partie est soit française, soit en situation régulière, ou en demande de régularisation. Il n'a aucune attache en Algérie, le pays vers lequel on veut l’expédier.
Malgré cette situation, le Juge de la Liberté et de la Détention l’a maintenu en rétention le 12 mai et le juge administratif du TA de Paris vient, le jeudi 14 mai, de rejeter le recours fait en son nom par la Cimade.
Une forte solidarité est en train de se construire à Montreuil et au-delà : Dominique Voynet, maire de Montreuil, est déjà  intervenue en sa faveur et Jean Pierre Brard, député de Seine Saint-Denis, se mobilise. Une pétition, initiée par RESF a déjà recueilli des centaines de signatures : http://www.educationsansfrontieres.org
Au moment où est lancée la campagne « jeunesse sans papiers, jeunesse volée », placée sous le patronage de personnalités reconnues et soutenue par de très nombreux secteurs de l’opinion, alors que le ministère de l’Immigration doit reconnaître la réalité du problème posé par ces jeunes scolarisés en France et privés du droit au séjour à leur majorité en créant une commission ad hoc, il serait incompréhensible et injuste que Zohir soit expulsé, privé de ses amis et parents, empêché de continuer sa formation professionnelle et de poursuivre son insertion dans la société française.


Zohir Medah ne doit pas être séparé de sa famille en France !

Il doit être libéré et régularisé !

En vous inspirant de ce communiqué et sans agressivité inutile qui nuirait à la cause de l’intéressé, merci d’adresser vos messages pour réclamer sa libération et sa régularisation à M. Michel Gaudin, préfet de police de Paris, signataire de l’APRF :

ou par fax :
01 53 71 67 23