27 juin 2009

Mon point de vue sur la Burqa et les marques d'asservissement à l'homme...

En principe et par ce qu'elle véhicule comme sentiment d'asservissement de la femme à l'homme, il est essentiel de mettre des gardes-fous comme l'interdiction en cour,
ou  dans des circonstances bien précises et bien définies.

Personnellement, j'aurais du mal à tenir une conversation profonde avec une femme dont je ne distinguerai pas les traits, tant  me paraît essentiel, le langage non-parlé.

La communication se fait bien à tous les niveaux et c'est bien sur cela que les hommes tablent pour châtrer leur femmes symboliquement de tous rapports avec d'autres.


Mais, après réflexion, je me pose plusieurs questions.
Et surtout la signification du port de la burqa pour celles qui ont choisi de la porter.

Peut-être est-ce aussi une façon de renouer symboliquement avec des racines volontairement coupées pour ceux qui ont du fuir leur pays?

Le port de la burqa, comme le port d'une croix ou de tout autre signe religieux comme le port de la kippa est affaire toute personnelle lorsqu'elle est un choix et ne devrait pas faire l'objet de législation.



















Dans mon entourage, je connais un homme marié à une iranienne.
Il me disait que, en Iran, les femmes se sont battues pour porter la burqa lorsque le Sha Reza l'interdisait comme elle se battent aujourd'hui lorsque le pouvoir l'ordonne.

 Un peu d'histoire:


Le  21 Mars 1935 La Perse devient l'Iran.

Par décret royal, la Perse change de nom et devient officiellement l'Iran. Le shah Reza qui veut moderniser la pays, profite de cette nouvelle mesure pour abolir le port du "tchador" pour les femmes et créer l'université de Téhéran.

Dans la république islamique voulue par Khomeini, la constitution reconnaît le chiisme duodécimain comme religion d'État. De plus, la constitution précise que la loi iranienne doit être en accord avec la Charia. La situation des droits de l'homme devient très préoccupante : les femmes perdent leurs droits acquis durant la période précédente et les libertés individuelles font l'objet d'importantes limitations.

Avec la réélection de  Mahmoud AHMADINEJAD, c'est le même régime qui continue.

Il est évident que dans un contexte de répression, l'élément vestimentaire devient objet de culte ou de révolution pour être entendu dans son désir de libération.

En France, cela risque d'aboutir à des réactions de révoltes comme l'enfermement de la femme par l'homme.
Et il sera bien plus difficile d'aller la chercher à l'intérieur des murs.

La burqa peut-être portée par les femmes également dans un mouvement de révolte contre les autorités. Une façon de démontrer que l'inégalité est destructrice.

Il m'est arrivé de croiser une maman que j'ai connu libérée, profondément féminine mais malheureusement mariée à un alcoolique, les cheveux soigneusement cachée sous le voile.

Cet homme buvant l'argent du foyer, cette maman s'est souvent retrouvée démunie jusqu'à demander une aide aux assistante sociale.

Son mari ayant une bonne paye, c'était à chaque fois la même réponse: une fin de non-recevoir qui la laissait encore plus mal car il ne lui était pas facile d'aller demander l'aumône.

Et cette maman m'a dit:

"Vous ne m'avez pas aidée bien que je me sois toujours comportée comme une européenne, aujourd'hui je me sens mieux à retourner dans les pratiques qui correspondent à mes origines."

Une maman souvent en grande détresse et bien courageuse pour élever ses deux enfants seules et sans beaucoup d'argent qui s'est conformée aux loi de son clan, sans doute pour être mieux prise en charge.

Cependant, je me souviens de tous ces voyages que j'ai fait dans ces pays aux cultures bien différentes des nôtres et j'ai souvent remarqué ces femmes européennes imposer les tenues vestimentaires qui étaient les leurs sans le moindre respect du lieux en insinuant à tout bout de champs qu'elles seules détenaient la vérité et la liberté.

Sous prétexte d'émancipation, elles traitaient les personnes comme de vieux rebuts et se posaient en conquêrantes, de quoi provoquer la colère et le rejet de toute avancée sociale.
Une avancée sociale quelle qu'elle soit, ne peut s'obtenir que par le consentement des personnes concernées et par la compréhension de cette avancée et non dans le dénigrement de l'autre.

Cependant lorsque l'on regarde chez nous, en Europe, la médiatisation faite chaque fois que le Pape apparaît en public.

Le fait que l'église soit contre l'avortement, contre la contraception, contre le préservatif malgré la recrudescence du Sida devrait nous faire réagir.

"" Nous avons commencé en 1999 à publier des documents qui prouvent que la contraception chimique a des effets abortifs. Cette information n'avait alors pas une grande audience. On en retrouve des traces depuis les années 1960, mais peu d'organisations pro-vie avaient choisi d'en parler, préférant se concentrer sur la question de l'avortement instrumental. Leur raisonnement, comme le nôtre auparavant, était celui-ci : il serait plus facile et donc plus efficace de faire comprendre le mal qu'est l'avortement parce que c'est sanglant et que l'enfant a déjà figure humaine ; pour la contraception et les manipulations embryonnaires, ce serait plus difficile à expliquer parce que l'on ne voit pas ce qui s'y passe.

Lire la suite.."


Les religions peinent à vouloir accepter la contraception au risque de l'infanticide ?

"" Les cas d’avortements, le grand nombre de décès d’enfants mort-né ou en bas âge et les fréquents abandons de bébés attestent de la fragilité des nouveau-nés et des difficultés d’existence de nos aïeux..."

Quoi quoi qu'il en soit, et malgré le fait que l'on parle de parité et de soumission de la femme à l'homme chez les autres, surtout dans les pays que l'on juge en retard, on continue à condamner la femme mais l'homme reste encore et toujours libre.

Pourtant, il me semble bien qu'il faut être deux pour faire un bébé.

Qu'en est-il de la place de l'homme et de sa complicité ?

Sommes-nous donc, nous les donneurs de leçons, aussi appropriés que cela pour juger de ce qui, chez nous ne se fait pas ?


"" Ce n’est qu’à partir du XVIe siècle que la criminalisation de l’infanticide et de l’avortement devint systématique, sous l’influence de multiples facteurs tels que l’essor de la « discipline sociale »7, l’intérêt croissant porté à la préservation des futurs sujets ou la valorisation de la petite enfance qui s’ensuivit. La mise en place d’une politique répressive à l’égard des conceptions hors mariage, qui s’accompagne de la criminalisation de la fornication et des grossesses illégitimes, a aussi permis de faire entrer l’infanticide dans le champ pénal. Enfin en mettant le baptême au centre du débat religieux, les deux Réformes ont grandement contribué à rejeter l’infanticide du côté de l’intolérable : la doctrine catholique, en rappelant que les enfants morts sans baptême étaient privés de salut, allait en effet imprimer à la culture moderne de profondes modifications. Dans le discours juridique et théologique, les femmes infanticides étaient désormais considérées comme des créatures cruelles, barbares et même diaboliques. En privant leur nourrisson du sacrement du baptême, ces mères impies ne le livraient-elles pas au diable ? De fait, infanticide et sorcellerie furent longtemps associés et les sages-femmes furent symptomatiquement une cible privilégiée de la répression de la sorcellerie..."

 
Lire ici pour ceux ou celles que cela intéressent..
Voilà pourquoi le port de la burqa ne doit pas  faire l'objet d'interdiction de la part des autorités sauf pour le domaine publique exclusif mais par contre maintenir les lois et la prévention de la violence faite aux femmes toutes nationalités et toutes religions confondues avec une véritable politique de protection car nous sommes sur un territoire Français compris dans le territoire Européen.

>> J'ai voulu, dans cette note, mettre l'accent sur les motivations de celles qui veulent porter la burqa. Ce faisant, j'ai commis une erreur sur l'origine (en parlant des racines!) je voulais parler des racines religieuse (quelqu'en soit le symbole choisi et comme la burqa est médiatisée, elle peut devenir ce symbole, comme nous, femmes d'origine chrétienne, pourrions choisir, le port de la robe de religieuse...) <<