15 septembre 2009

RESF: communiqué

Deux nouvelles situations urgentes qui nécessitent l’action de tous.
1)      Dans l’Ain, l’acharnement contre une famille kosovare.
2)      En Seine St-Denis, un père Tchétchène en rétention risque l’expulsion tandis que sa femme et sa  petite fille seraient abandonnées en France.
3)      Mais aussi quelques nouvelles, des bonnes, de certains de ceux en faveur de qui vous êtes intervenus nombreux quand vous avez été informés de leur situation.
a)      Emmanuel Oladipo, expulsé le 15 juillet sur décision de l’Elysée a atterri le 12 septembre à Roissy, accueilli par sa compagne Jimia Sylla et ses trois filles, dont Félicia, née le 30 août. Une magnifique victoire due d’abord à la détermination de Jimia mais aussi à la mobilisation de tous et à la médiatisation. On peut gagner, il faut gagner, on continue.
b)       Séverin Yaho, camerounais, père de deux enfants qui était en rétention la semaine dernière a été conduit à l’avion samedi 5 septembre tandis que sa femme et des militants du réseau appelaient les passagers à le soutenir. Il a fait un malaise, le commandant de bord a refusé de l’embarquer. Mardi 7 il devait être présenté au Juge des libertés puis, à 13h50 à l’avion. La police décidait de sauter la case JLD et de le conduire à l’aéroport sans qu’il ait vu le juge. Heureusement, son avocate, prévenue par le réseau, plaidait en son absence : libéré ! Sauf qu’il était déjà menotté, ligoté de la tête aux pieds, bâillonné au pied de la passerelle.  Course de vitesse téléphonique tous azimuts pour que les policiers soient officiellement informés. Qui aboutit finalement : au moment où il allait être monté comme un paquet dans l’avion, les téléphones des policiers sonnaient : « libérez-le ».
c)      Joao ABEL GABRIEL est libre.  Grâce à la médiatisation, à la mobilisation de tous (parents enseignants, élus), à tous vos mails et vos fax, Joao est sorti du CRA de Bobigny mardi 9 septembre. Difficile de dire sa joie, celle de sa compagne et de son fils ! Il remercie tous ceux qui se sont émus de sa situation et qui, à travers son cas, ont condamné la traque des familles privées de papiers. Reste maintenant à obtenir sa régularisation : RESF 93 appelle à un rassemblement de soutien le jour de sa convocation en préfecture pour un nouvel examen de situation, mercredi 16 septembre à 10 h, préfecture de Seine-St-Denis, Batiment R Cassin, porte 1 Métro Picasso.
   
1) Le gouvernement et le ministre de la casse des familles poursuivent inexorablement leur politique, par exemple dans l'Ain :
La préfecture demande le maintien en centre de rétention, le juge se prononce contre ce maintien Le procureur fait appel. Pourquoi un tel acharnement?
Dans son édition du 11 septembre 2009, le Progrès de Lyon informait ces lecteurs que le préfet de l'Ain, Régis Guyot, a reçu cette semaine un courrier du collectif Réseau éducation sans frontières attirant son attention sur la situation de M. Jusufi. Placé au centre de rétention de Saint-Exupéry, ce Kosovar albanais est le papa de quatre enfants scolarisés à Oyonnax. Son épouse dont « la santé nécessite des soins non disponibles dans son pays », selon l'avis du médecin inspecteur de santé publique de l'Ain, est seule depuis quinze jours.
RESF a demandé au préfet de l'Ain de réexaminer le cas de cette famille qui avait fui Mitrovice, zone de turbulences dangereuses au Kosovo. RESF demande au préfet de prendre les dispositions pour que M. Jusufi soit libéré, « au nom de tous les principes auxquels notre République est attachée et de toutes les conventions dont elle est signataire ».
Samedi 12 septembre, le juge des libertés et de la détention a décidé que le maintien de M. Jusufi en centre de rétention était injustifié, pendant quelques heures M.Jusufi a cru qu'il pourrait enfin rejoindre sa famille qui l'attend à Oyonnax, mais le procureur en a décidé autrement, il a fait appel : M.Jusufi devra rester au centre de rétention pour comparaitre en appel devant le juge des libertés et de la détention ce lundi 14 septembre. Toute la famille Jusufi, les marraines et parrains républicains des enfants placent tous leurs espoirs dans la sagesse de ce tribunal.
Le Préfet de l'Ain n'a pas, jusqu'à maintenant, jugé nécessaire de recevoir les personnes qui soutiennent la famille, il semblerait qu'il laisse cette machine à expulser faire son travail sans vouloir y apporter la dimension humaine qu’il a la possibilité de donner pour que la loi puisse s'appliquer avec discernement.
Depuis 18 mois en France cette famille a été « déplacée » 6 fois, les enfants sont restés de longs mois descolarisés, aujourd'hui ils sont séparés, dans l'angoisse de voir leur père, leur mari expulsé. La France était leur espoir, c'est devenu un cauchemar et pourtant l'idée de retourner au Kosovo est impensable.
 Nous nous interrogeons sur les motifs d'un tel acharnement à expulser M.Jusufi, est-ce l'effet des quotas d’une politique pourtant qualifiée par le ministre de «  juste, équilibrée et humaine »?
Contact sur ce dossier :  Michel Cabaussel  06 84 71 26 61    
Préfecture de l’Ain Tel : 04 74 32 30 00  , Secrétariat 04 74 32 30 01  regis.guyot@ain.pref.gouv.fr
Directrice de cabinet Fax : 04 74 23 26 56   violaine.demaret@ain.pref.gouv.fr
Secrétaire général Fax : 04 74 32 30 99  dominique.dufour@ain.pref.gouv.fr
2/ Un autre enfant risque de perdre son père :
Liberté et droit au séjour pour Usup MAZHIDOV
Monsieur Usup MAZHIDOV, ressortissant tchétchène, a été arrêté le 02 septembre 2009 suite à un contrôle d’identité près de son domicile. Il est le papa de Alina, une petite fille née en France et scolarisée à l’école maternelle Drapiers de Saint-Denis en petite section maternelle. Depuis qu’il est en rétention au CRA de Bobigny, Alina se croit abandonnée par son père et ne comprend pas !

Menacé de mort M. MAZHIDOV a fui la Russie avec son épouse et vit en France depuis 2005.
Outre le sort détestable qui attendrait ce papa s’il devait être livré aux autorités russes, trois raisons au moins de le libérer et de lui donner le droit au  séjour :
·         Dès son arrivée en France, il a fait une demande d’asile auprès de l’OFPRA dont il a été débouté. Une demande de réexamen vient d’être rejetée par l’OFPRA, comme c’est le cas le plus souvent, mais devant la Cour Nationale du Droit d’asile n’a pas encore examiné leur recours.
·         Ce papa est atteint d’hépatite C, une maladie qui a déjà entraîné plusieurs passages aux urgences à la veille de son interpellation et qui ne pourrait être prise en charge efficacement …dans une prison russe ou Tchétchène.
·         Il laisserait derrière lui une maman désemparée et une petite fille qui est née en France et y est scolarisée.
Le Tribunal administratif a malheureusement ignoré ces faits et confirmé l’APRF : c’est de la solidarité et de la mobilisation que dépend maintenant le sort de ce papa et l’avenir de cette famille !

 Usup doit pouvoir vivre sereinement dans le pays où il a cherché refuge, avec son épouse et sa fille !

Rassemblement devant l’école des Drapiers à La Plaine Saint-Denis -
9 RUE DE LA MONTJOIE (M° La Plaine Stade de France RER B) mardi 15 septembre à 8 h 30

Pétition à signer
sur http://resf.info/P1287
Mails et fax à envoyer d’urgence en s’inspirant de ce texte et sans agressivité inutile à Monsieur le Préfet de Seine-Saint-Denis :  
Mails :
Fax : 01 48 30 22 88
Coordonnées ministère et Elysée :
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Ministre
eric.besson@iminidco.gouv.fr
sp.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
 
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT <claude.gueant@elysee.fr>
LOUVRIER <
franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration)
maxime.tandonnet@elysee.fr