19 février 2010

Se faire entendre: La Bourse ou la vie!

Hier soir, prise de bec avec l'infirmier qui vient faire les piqûres de Lovenox pour éviter les problèmes circulatoires.
Pour lui, il lui faut faire les piqûres dans la ceintures abdominales. Cela serait presque une obligation.
Or, Fiston ne veut pas!
On lui a toujours proposé le choix entre la cuisse et la ceinture abdominale.

Ces personnes bien en chair, ont effectivement une couche graisseuse suffisante pour atténuer le choc de la piqûre mais pas mon gamin.
Il a perdu beaucoup de poids et le résultat serait le même que dans la cuisse sauf que psychologiquement, il ne l'accepte pas.
Il en a assez de toutes ces piqûres qui se justifient à peine.

J'ai donc fait des recherches sur le produit.

Et j'ai lu que le Lovenox, produit par Sanofi, était côté en bourse.
Cela serait le produit phare du laboratoire.
Le même laboratoire impliqué dans la production du vaccin contre la grippe A.

Je comprends mieux pourquoi un traitement censé ne pas durer plus de 10 à 14 jours peut s'étendre sur 45 jours malgré les risques faibles de thrombose veineuse.

Au-delà de ces périodes, il aurait du être remplacé par un traitement oral.

J'ai remarqué que le coude de Fiston est rouge foncé de s'appuyer dessus pour lire ou pour se mettre à l'aise.
Ce qui fait parti des effets secondaires mal gérés.
Mais, c'est difficile de se faire entendre.

Quand au produit, quoi qu'en ait dit ce bonhomme, il n'a pas empêché la formation de nécrose du pied.. Mais je le sens de mauvaise foi et de nature à vouloir décider pour les autres.

Sa formation d'infirmier ne doit pas lui donner tous les droits et il est le seul à faire des histoires depuis le début.

C'est vrai, Monsieur possèderait le savoir médical, n'est-ce pas!

Sans tenir compte de la présence du gamin, il nous a tenu un discours moralisateur en dressant le tableau noir des risques encourus par Fiston en cas de refus du traitement.

Nous mauvais parents ne faisons que mener notre gamin à l'abattoir.
Parents indignes!

Et depuis le temps que je fréquente le milieu médical, j'ai toujours ce sentiment que la personne compte parfois moins que le sentiment personnel des uns et des autres sans considération pour le patient..

Il a tout de même ajouter avant de fermer la porte que les risques de thromboses veineuses chez un sujet jeune était plutôt mince!

Ouf, nous l'avons échappé belle!


En attendant, en lisant la notice, on se rend compte que ce produit n'est sans doute pas aussi nécessaire que l'on voudrait nous le faire croire dans le cas de Fiston...

Il est sans doute plus nécessaire de faire l'injection pour les cours de la Bourse que pour la santé de mon gamin. C'est l'impression que j'ai depuis le début et ce que j'ai lu n'a fait que me le confirmer..

D'autant que le Lovenox n'a pas toujours été considéré sans risque...

On a même demandé son retrait à en Mai 2008


Nécessité d'un usage « mesuré »

L'Afssaps rappelle aux professionnels de santé la nécessité d'un usage mesuré des HBPM, conformément aux conditions d'utilisation prévues dans les autorisations de mise sur le marché (respect des indications, des posologies et de la durée de traitement). L'Afssaps recommande de limiter l'utilisation de l'énoxaparine à la voie sous-cutanée pour laquelle aucune augmentation des effets indésirables n'a été rapportée ; en cas de nécessité d'utilisation d'une HBPM par voie intraveineuse, il est préférable de remplacer l'énoxaparine (Lovenox) par une autre HBPM (Fraxiparine®, Innohep® ou Fragmine®) ou de recourir à la présentation Lovenox® 30 000 UI anti-Xa/3 mL pour laquelle aucune trace de CP n'a à ce jour été identifiée.
Par ailleurs, les informations relatives aux difficultés d'approvisionnement sont régulièrement actualisées sur le site de l'Afssaps. Enfin, l'Afssaps recommande aux patients traités par héparine sodique ou HBPM de ne pas interrompre leur traitement et de se rapprocher de leur médecin en cas de questionnement.


TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE DE LA MALADIE THROMBO-EMBOLIQUE VEINEUSE EN CHIRURGIE :

Ces recommandations s'appliquent en règle générale aux interventions chirurgicales effectuées sous anesthésie générale.

Pour les techniques de rachianesthésie et d'anesthésie péridurale, l'intérêt de l'injection pré-opératoire doit être évalué en raison du risque théorique accru d'hématome intrarachidien (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi Précautions d'emploi).

- Fréquence d'administration :

1 injection par jour.

- Dose administrée :

Elle doit être fonction du niveau de risque individuel, lié au patient et au type de chirurgie :

    - Situation à risque thrombogène modéré :

Dans le cas d'une chirurgie à risque thrombogène modéré et lorsque les patients ne présentent pas de risque thrombo-embolique élevé, la prévention efficace de la maladie thrombo-embolique est obtenue par une injection quotidienne d'une dose de 2000 UI anti-Xa (0,2 ml).

Le schéma thérapeutique étudié comporte une première injection effectuée 2 heures avant l'intervention.

    - Situation à risque thrombogène élevé :

. chirurgie de la hanche et du genou :

La posologie est de 4000 UI anti-Xa (0,4 ml), à raison d'une injection quotidienne.

Le schéma thérapeutique étudié comporte soit une première injection de 4000 UI anti-Xa (dose totale) effectuée 12 heures avant l'intervention, soit une première injection de 2000 UI anti-Xa (moitié de dose) 2 heures avant l'intervention.

. Autres situations :

Lorsque le risque thrombo-embolique lié au type de chirurgie (notamment cancérologique) et/ou au patient (notamment antécédents de maladie thrombo-embolique) paraît majoré, on peut envisager le recours à une posologie prophylactique identique à celle de l'orthopédie à risque élevé (hanche, genou).

- Durée du traitement :

Le traitement par HBPM, accompagné des techniques habituelles de contention élastique des membres inférieurs, doit être maintenu jusqu'à déambulation active et complète du patient :

. en chirurgie générale, la durée du traitement par HBPM doit être inférieure à 10 jours, en dehors d'un risque thrombo-embolique veineux particulier lié au patient (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi Précautions d'emploi, surveillance plaquettaire) ;

. l'intérêt d'un traitement prophylactique en chirurgie orthopédique de hanche, par une injection d'énoxaparine à la dose de 4000 UI anti-Xa/j durant 4 à 5 semaines après l'intervention, a été établi ;

. si le risque thrombo-embolique veineux persiste au-delà de la période de traitement recommandée, il est nécessaire d'envisager la poursuite de la prophylaxie, notamment par les anticoagulants oraux.

Toutefois, le bénéfice clinique d'un traitement à long terme par héparine de bas poids moléculaire ou par antivitamine K n'est pas évalué à l'heure actuelle.

TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE EN MILIEU MEDICAL :

- Dose administrée :

La posologie est de 40 mg soit 4000 UI anti-Xa/0,4 ml, à raison d'une injection sous-cutanée par jour.

- Durée du traitement :

Le bénéfice du traitement a été établi pour une durée de traitement comprise entre 6 et 14 jours.

Aucune donnée n'est actuellement disponible concernant l'efficacité et la sécurité d'une prophylaxie prolongée au-delà de 14 jours. Si les facteurs de risque thrombo-emboliques persistent, il est nécessaire d'envisager un traitement prophylactique prolongé, notamment par antivitamine K.


On a même remarqué, au cours d'une étude, que la différence entre le placébo et le Lovenox 2000 n'est pas réelle.


D'ailleurs la Sécu ne rembourse presque plus les veinotoniques car jugés inefficaces:


Il faudrait savoir!


Sur Doctissimo


Cette étude n'a pas montré de différence significative en terme d'efficacité entre le LOVENOX 2000 UI anti-Xa/0,2 ml (20 mg/0,2 ml) et le placebo

En tout cas, on se fait la guerre ! 

La thrombose resterait plus sûrement boursière!

Une chose est sûre, mon gamin ne souffre pas de problèmes circulatoires mais plutôt de sensibilité au niveau de la peau!

Et là, par contre, rien n'est mis en place vraiment pour qu'il ne développe pas de nécrose...