21 juin 2010

Yann, si les hommes ont l'air malin, les femmes ne sont pas toujours meilleures.

Puisque l'on me demande mon avis..
Et bien voici:

Moi le foot, bof!
Je me suis passionnée un peu au début de ma rencontre avec Monsieur mon homme.
Je voulais montrer de la bonne volonté.
Lui, il a vécu avec sa soeur et son beau-frère, foutballeur de première catégorie.

Il a eu la chance de connaître les plus grands du GRAND REAL alors qu'il était à son apogée..
Il y a ... enfin, il y a longtemps!
je n'étais pas née au foutBaule...

Je m'agaçais de voir mon papa, mordu de foot le nez plaqué devant le poste de télévision à délirer, parler tout seul, s'énerver et nous priver de nos émissions favorites.

Je n'ai jamais compris l'utilité de courir après la baballe.
Mais je n'étais pas payée pour ça!

Et je m'en allais râlant après tous ces fous du ballons, lire dans ma chambre.

Après tout, j'étais une grosse consommatrice de feuilles reliées entre elles et couvertes de signes et symboles, le tout formant un livre.

J'allais donc me passionner pour des choses qui me paraissaient un peu plus raisonnables, me semblaient  t'il à cette époque insouciante..

Oh combien insouciante car lorsque je rencontrais l'homme, qui réussi enfin à me faire garder le nez devant un téléviseur tout comme mon papounet, je compris enfin combien ma culture foutebalesque était nulle, inexistante et minable devant un connaisseur formé par un grand qui failli un jour faire partie de l'équipe du Real mais que la guerre d'Espagne mis en fuite.

Et bien il y avait un sacré travail à faire sur ma petite personne.

D'abord me faire bien suivre le truc rond qui traverse si vite le terrain que bien souvent, je le perdais des yeux!
Et pour le retrouver dans tout ce mélo de mâles parfois si enchevêtrés  que je ne savais même plus où étaient ceux qu'ils fallait soutenir.

J'avais un peu la fâcheuse impression de devenir daltonienne, enfin de me mélanger les crayons à reconnaître la bonne couleur, celle de la bonne équipe et non pas celle que je préférais.


J'avais donc bien besoin des lumières et des explications de mon homme auquel je reconnaissais cette supériorité.

Celle de l'initié..

De quoi mettre du piquant dans l'aventure amoureuse.

Et donc, ma culture que je reconnais vite oublieuse des bonnes règles était à refaire à chaque match.
Nous regardions les matches et ensuite, les refaisions afin de s'assurer de ma meilleure compréhension.

Par moment, tout de même, je saturais..

C'en était trop pour ma petite cervelle de gonzesse peu habituée au sport en général.
Sauf la marche.

Je ne suis pas sportive, je l'avoue.

Même si je me suis passionnée à certaines époques pour les épreuves de ski (je préférais les descentes plus impressionnantes), je n'étais pas vraiment amatrice de sport.

Même qu'un jour, une prof de terminale m'a affirmé que j'allais rater ma vie parce que je n'étais pas sportive dans l'âme.

Fatiguée de courir après la baballe sur le terrain de voley ou de handballe, j'avais eu moi aussi, ma petite rébellion.

Je préférai faire de la gym au sol, c'était mon goût mais à chaque fois qu'il manquait quelqu'un pour faire une équipe, ça me tombait dessus pour combler le vide alors que j'avais affirmer mon dégoût pour ces Ovnis..

Entre le ballon et moi, il n'y a jamais eu de grande histoire d'amour.
j'avais donc affirmé mon rejet en m'asseyant en tailleur, façon "zen" au milieu du terrain pendant que mes collègues se démenaient pour gagner.


De toutes façons les règles du jeu ne sont jamais vraiment entrées dans ma mémoires, rayées de suite par un divorce congénital entre LUI et moi (je veux parler du ballon, bien sûr!)

Et donc, regardant passer la balle sans même tendre la main même tout près, en m'écartant même suffisamment pour ne pas être polluée par l'engin (j'étais d'ailleurs très forte au ballon-prisonnier), la prof a fini par craquer et me renvoyer au gymnase avec la mention:

"Ratera sa vie pour cause de racisme envers le ballon."

Et pauvre de moi qui me retrouve à vivre ma vie et de belle façon avec un amoureux du fouteballe..
Si je l'avais su, n'est-ce pas?

Alors pour ne pas faire mentir ma prof, je me suis passionnée pour ce jeu.
Avec un peu de méthode Couée, j'ai essayé de le trouver passionnant.

Et j'avoue que la Coupe du Monde de 98 à failli me réconcilier avec cette objet bizarre qui peut se jouer avec le pied, la main ou d'autres façons.

Mais voilà, chaque "coupe" passant un peu plus m'éloigne donc un peu plus de ce monde.

Je trouve ces joueurs trop payés alors que des enfants crèvent de faim.
Trop payés par rapport à des gens qui ont des emplois bien plus utiles comme ceux qui font les parcs et jardins, c'est plus poétiques, ceux qui construisent nos maisons, ceux qui font notre pain..

Et parmi ceux-là, qui est payé autant que ces cadors du fouteballe?
Pas grand monde, je crois...

Et ce que j'ai vu depuis quelques jours me désole vraiment.

Il n'y a même plus de machisme car dans le machisme on y trouve toujours une certaine forme d'orgueil pas toujours bien placé peut-être, et encore tout dépend qui..

Mais ça c'est tartuffe en vacances...

"Eh les mecs, vous n'avez même pas l'honneur de vous défendre vous, en tout cas pas de la bonne façon, celle qui aurait pu continuer à me faire rêver, moi, la gonzesse inculte du fouteballe."

Là, c'est carrément de la "foutre balle"

Oh je deviens presque vulgaire, moi qui suis fan du langage soutenu, châtié

Voilà l'effet que m'a fait cette équipe de France!

"Equipe de France", ai-je dis ?

Rien que le mot "équipe", en les regardant, je me dis qu'il y a un souci.

Equipe, oui sans doute mais juste pour se serrer les coudes dans la bêtises et le vol des français.
Le vol de leurs rêves, espoirs, de ce qu'ils ont payés, endurés pour supporter cette bande d'étourneaux aussi invisibles sur un terrain que présent sur nos écrans à nous vanter la belle vie avec tel ou tel produit.

C'est comme s'il disaient aux jeunes qui les regardent:


Si à 25 ans (l'âge qui me parait moyen) tu ne possède pas tel ou tel objet, eh bien tu as tout raté !
Consternant!!

Mais je n'en veux pas à mon homme d'avoir eu des rêves, après tout cela fait partie de la nature humaine qui est loin d'être parfaite mais c'est aussi ce qui fait son charme !!

Rassurez-vous messieurs nos hommes, vous êtes tout pardonnés!!

Et à ce petit bonhomme, on va lui en parler comment de cette équipe de France ?




La France Bling-Bling, celles de ces hommes que l'on place plus haut que Dieu lui-même, ça tournerait la tête au premier gamin venu..

Car ce sont des gamins..
A nous de les remettre à leur place !!