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29 avril 2008

Le Petit Prince : CHAPITRE XIII

La quatrième planète était celle du businessman. Cet homme était si occupé qu'il ne leva même pas la tête à l'arrivée du petit prince.
Le Petit prince
-Bonjour, lui dit celui-ci. Votre cigarette est éteinte.
-Trois et deux font cinq. Cinq et sept douze. Douze et trois quinze. Bonjour. Quinze et sept vingt-deux. Vingt-deux et six vingt-huit. Pas de temps de la rallumer. Vingt-six et cinq trente et un. Ouf! Ca fait donc cinq cent un millions six cent vingt-deux mille sept cent trente et un.
-Cinq cents millions de quoi?
-Hein? Tu es toujours là? Cinq cent un million de… je ne sais plus… J'ai tellement de travail! Je suis sérieux, moi, je ne m'amuse pas à des balivernes! Deux et cinq sept…
-Cinq cent millions de quoi, répéta le petit prince qui jamais de sa vie, n'avait-il renoncé à une question, une fois qu'il l'avait posée.
Le businessman leva la tête:
-Depuis cinquante-quatre ans que j'habite cette planète-ci, je n'ai été dérangé que trois fois. la première fois ç'a été, il y a vingt-deux ans, par un hanneton qui était tombé Dieu sait d'oû. Il répandait un bruit épouvantable, et j'ai fait quatre erreurs dans une addition. la seconde fois ç'à été, il y a onze ans, par une crise de rhumatisme. Je suis sérieux, moi. la troisième fois… la voici! Je disais donc cinq cent un millions…
-Millions de quoi?
Le businessman comprit qu'il n'était point d'espoir de paix:
-Millions de ces petites choses que l'on voit quelquefois dans le ciel.
-Des mouches?
-Mais non, des petites choses qui brillent.
-Des abeilles?
-Mais non. Des petites choses dorées qui font rêvasser les fainéants. Mais je suis sérieux, moi! Je n'ai pas le temps de rêvasser.
-Ah! des étoiles?
-C'est bien ça. Des étoiles.
-Et que fais-tu des cinq cent millions d'étoiles?
-Cinq cent un millions six cent vingt-deux mille sept cent trente et un. Je suis un homme sérieux, moi, je suis précis.
-Et que fais-tu de ces étoiles?
-Ce que j'en fais?
-Oui.
-Rien. Je les possède.
-Tu possèdes les étoiles?
-Oui.
-Mais j'ai déjà vu un roi qui…
-Les rois ne possèdent pas. Ils "règnent" sur. C'est très différent.
-Et à quoi cela te sert-il de posséder les étoiles?
-Ca me sert à être riche.
-Et à quoi cela te sert-il d'être riche?
-A acheter d'autres étoiles, si quelqu'un en trouve.
Celui-là, se dit en lui-même le petit prince, il raisonne un peu comme mon ivrogne.
Cependant il posa encore des questions:
-Comment peut-on posséder les étoiles?
-A qui sont-elles? riposta, grincheux, le businessman.
-Je ne sais pas. A personne.
-Alors elles sont à moi, car j'y ai pensé le premier.
-Ca suffit?
-Bien sûr. Quand tu trouves un diament qui n'est à personne, il est à toi. Quand tu trouves une île qui n'est à personne, elle est à toi. Quand tu as une idée le premier, tu la fais breveter: elle est à toi. Et moi je possède les étoiles, puisque jamais personne avant moi n'a songé à les posséder.
-Ca c'est vrai, dit le petit prince. Et qu'en fais-tu?
-Je les gère. Je les compte et je les recompte, dit le businessman. C'est difficile. Mais je suis un homme sérieux!
Le petit prince n'était pas satisfait encore.
-Moi, si je possède un foulard, je puis le mettre autour de mon cou et l'emporter. Moi, si je possède une fleur, je puis cueillir ma fleur et l'emporter. Mais tu ne peux pas cueillir les étoiles!
-Non, mais je puis les placer en banque.
-Qu'est-ce que ça veut dire?
-Ca veut dire que j'écris sur un petit papier le nombre de mes étoiles. Et puis j'enferme à clef ce papier-là dans un tiroir.
-Et c'est tout?
-Ca suffit!
C'est amusant, pensa le petit prince. C'est assez poétique. Mais ce n'est pas très sérieux.
Le petit prince avait sur les choses sérieuses des idées très différentes des idées des grandes personnes.
-Moi, dit-il encore, je possède une fleur que j'arrose tous les jours. Je possède trois volcans que je ramone toutes les semaines. Car je ramone aussi celui qui est éteint. On ne sait jamais. C'est utile à mes volcans, et c'est aussi utile à ma fleur, que je les possède. Mais tu n'est pas utile aux étoiles…
Le businessman ouvrit la bouche mais ne trouva rien à répondre, et le petit prince s'en fut.
Les grandes personnes sont décidément tout à fait extraordinaires, se disait-il en lui même durant son voyage.

Le texte en entier ici.

28 avril 2008

Exclus de l'emploi : l'hypocrisie française


En matière de chômage, l'imposture britannique n'est, finalement, pas grand chose à côté de la nôtre. Tolérant discrètement 2,5 millions d’«invalides», les Anglais sont peut-être moins stupides que nous...

C'est que ce relève Hélène Périvier, économiste à l'OFCE, interrogée par 20Minutes.fr sur la mise en œuvre du RSA. Une analyse dont nous ne contestons pas la finesse => LIRE ICI

Sauf quand elle dit que «de nombreuses études de la DREES ont prouvé que la majorité des bénéficiaires des minima sociaux ne retrouvaient pas de travail, non pour des raisons financières mais pour des problèmes de santé, de logement, de transport ou de garde d'enfants». En partie exact, son propos élude le fait pourtant incontestable qu'en France ou ailleurs, IL N'Y A PAS ASSEZ D'EMPLOIS POUR TOUT LE MONDE. Même si les fameuses «500.000 offres non pourvues» invoquées par le gouvernement pour justifier ses projets répressifs étaient honorées, il resterait chez nous encore 4 millions de sans-emploi, officiels et officieux (mais ça, faut pas le dire) !

Là où ça devient intéressant, c'est quand elle pointe l'hypocrisie française sur les exclus de l'emploi (entre 1 et 3,5 millions de cas désespérés, selon une récente évaluation du Centre d'analyse stratégique), déclarant : «Je crois qu’il faut reconnaître qu’une partie des RMIstes, peut-être un tiers sur 1 million, n’est pas insérable. Mieux vaudrait l’admettre comme l’a fait le Royaume-Uni et leur donner malgré tout les moyens de vivre». Effectivement, quelque 2,5 millions de Britanniques - ce qui est énorme !!! - sont reconnus inaptes au travail et perçoivent une «allocation d'incapacité». Ecartés des statistiques, ils permettent au Royaume-Uni d'afficher hardiment un taux de chômage à faire pâlir notre Résident de la République...

Faut-il euthanasier les exclus ?

Le chômage en chanson ici.
La seconde est plus satirique : elle illustre les méthodes d’«accompagnement» autoritaires, la pression exercée sur les chômeurs - ici pour qu'ils acceptent Un emploi, même loin de chez soi...

Les paroles et les vidéos sont également disponibles sur mon blog : www.laparisienneliberee.com

Retraite : êtes-vous d'accord pour cotiser 41 ans ?

Non 58.8% 58.8%
Oui 37.8% 37.8%
sans opinion 3.4% 3.4%
Nombre de votants: 617

NB: ce sondage n'a pas de valeur scientifique et ne reflète que l'opinion de ceux qui ont choisi d'y répondre

Alors... Heureux ?

Dans l'excellent blog Freakonomics, j'ai trouvé des graphiques sur l'économie du bien être. Ils ont comparé d'un côté le revenu réel par habitant (real GDP per capita en parité de pouvoir d' ...

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Vers la privatisation de la santé : de « plan 2007 » en « plan 2012 », c?est l?hôpital qui reste en plan

« L'hôpital va mal ! » : les malades s'entassent dans des services dans lesquels les médecins, les ...

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27 avril 2008

Les questions d’un handicapé moteur

Il signe Handy Cape. Evidemment, c’est un pseudo. Sur son blog, il pose d’étranges questions, celle-ci par exemple : « A handicap égal, vaut-il mieux naître handicapé moteur ou le devenir ? »

Lui l’est devenu, handicapé. Et son rêve, ce serait un monde dans lequel handicapés et valides se mélangeraient partout. Au bureau, au lit, dans la rue, à la télé aussi, où on ne les voit jamais, ou alors pour des soirées « spéciales ». « Soit on est plus cons (…) soit on n’est pas assez esthétiques pour passer à la télé, soit ils ne sont pas capables de monter les fauteuils roulants à la hauteur des buzzers actuels », écrit-il.

De fait, je n’ai pas vu beaucoup de handicapés moteurs dans les jeux télé. Et il faudrait qu’Handy dans un billet ce qu’il en pense du reportage de TF1 montrant des handicapés à l’assaut du Kilimanjaro.

D’accord, il n’y pas que la télé. Et justement, dans la vraie vie c’est peut-être pire encore.

Notre homme s’est livré à un petit test tout ce qu’il y a de révélateur : une demande de crédit en ligne. La première fois il a répondu honnêtement à toutes les questions. Résultat : refus. La deuxième, il a répondu tout aussi honnêtement, à une exception près : il a omis de se déclarer « invalide ». Eh bien il a immédiatement obtenu un accord préalable à sa demande. La pension d’invalidité fait peur, conclut-il, même si elle est garantie à vie « alors qu’un CDI de nos jours… »

C’est là une illustration de la discrimination dont souffrent les handicapés moteurs. Handy Cape tient tout un stock d’exemple à la disposition des internautes. L’adresse de son blog ici.

Consulter également ce site.

A savoir que:

Le collectif HANDY CAPE fondateur du blog HANDICAP-INJUSTICES http://handicap-injustices.over-blog.com/ a déjà interpellé les médias.

Nous venons de mettre en place une pétition nationale concernant l'augmentation des places de parking pour personnes handicapées.Le quota de 2% réservé aux personnes à mobilité réduite sur le nombre de places de parking "valides" n'est absolument plus d'actualité .Je vous serai très reconnaissant d'en faire part à vos lecteurs,car nous sommes persuadés que si nous nous y mettons tous nous pourrons faire bouger les choses.
Ci-joins l'adresse de la pétition.
http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1708

Cordialement à tous les futurs signataires,


Patrick Billaud
Pour le collectif de HANDY CAPE


Prêt immobilier

La déduction sur les rails
Promis avant l'élection présidentielle, le dispositif de déduction des intérêts d'emprunt versés au titre de l'acquisition ou de la construction de son habitation consiste à rembourser aux contribuables une partie des intérêts versés (40 % des intérêts la première année et 20 % les 4 années suivantes) sous la forme d'un crédit d'impôt. Envisagée, dans un premier temps, pour tous les prêts en cours, la mesure ne s'appliquera finalement qu'aux opérations (acquisition ou construction du logement principal) démarrées à compter du 7 mai 2007.

La publication, le 10 avril 2008 (1), de l'instruction fiscale sur la déduction des intérêts d'emprunt versés au titre de l'acquisition ou de la construction de son habitation vient mettre un point final au long marathon politique et juridique sur les conditions d'application de l'une des mesures phares du candidat Nicolas Sarkozy. C'est donc officiel : la date à prendre en compte pour bénéficier de la mesure est celle de l'acte authentique d'achat (en cas d'achat d'un logement achevé ou de vente en l'état futur d'achèvement) ou celle de déclaration d'ouverture de chantier (en cas de construction). Tous les actes antérieurs au 7 mai 2007 ne donneront pas droit au dispositif.

Autre élément important pour le calcul du crédit : quelles sont les premières mensualités de remboursement du prêt prises en compte ? L'instruction fiscale lève les interrogations : il faut prendre la date de première mise à disposition des fonds par le prêteur et non la date de l'offre de prêt ou celle de la conclusion du contrat. Si la première mensualité a ainsi été versée par exemple le 4 octobre 2007, trois mensualités seront ainsi prises en compte au titre de l'année 2007, douze les 4 années suivantes et neuf la sixième année. Le taux de 40 % qui a été retenu pour la première annuité s'appliquera donc aux trois mensualités de 2007 et aux neuf premières mensualités de 2008. Les premiers crédits d'impôt s'imputeront donc sur l'impôt sur le revenu de 2007, dont les contribuables vont prochainement recevoir la feuille de déclaration.

À noter deux autres précisions importantes : les prêts relais et les prêts in fine sont bien compris dans les emprunts éligibles au dispositif. En revanche, sont exclus du calcul les cotisations d'assurance ainsi que les frais d'emprunt (frais d'actes hypothécaires, d'enregistrement, frais d'actes, etc.). Le taux d'intérêt pris en compte est donc bien le taux d'intérêt nominal et non le TEG.

Curieuse inégalité

Le plafond des intérêts déductibles est également précisé : 3 500 euros pour une personne seule et 7 500 euros pour un couple soumis à imposition commune. La somme est majorée de 500 euros supplémentaires par personne à charge. Elle est doublée si l'emprunteur est une personne handicapée. Mais alors que le décompte des annuités s'effectue bien au prorata temporis pour la première et la seconde année, ce n'est pas le cas pour le plafonnement. Celui-ci reste figé à 3 500 euros pour une personne seule, quel que soit le nombre de mensualités déductibles. Étrange, car cela introduit une inégalité difficilement compréhensible entre les contribuables. « En appliquant la règle retenue par le fisc, des financements identiques pourront donc bénéficier d'un crédit d'impôt différent suivant que la date de déblocage des fonds dans l'année est plus ou moins favorable à son bénéficiaire », explique Frédéric Vergne, expert financier et responsable du site cBanque. « Celui-ci peut ainsi atteindre 1 474 euros pour un couple ayant emprunté 300 000 euros sur 15 ans. »

source.

La Maladie de Charcot-Marie-Tooth ou CMT

En 1886, deux médecins français et un médecin anglais donnent leurs noms à un groupe d'affections neurologiques héréditaires : les maladies de Charcot-Marie-Tooth. Il ne faut pas les confondre avec la maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique, qui met en jeu le pronostic vital.

En France, environ 30 000 personnes souffrent de ces maladies de Charcot-Marie-Tooth. Des pathologies qui se déclarent en général dans la petite enfance mais qui peuvent aussi apparaître à l'âge adulte.

Ces pathologies sont en fait liées à des anomalies génétiques qui touchent les nerfs périphériques. Ces nerfs sortent de la moelle épinière et transmettent les ordres du cerveau vers les muscles et les organes.

Dans 50 % des cas, ces anomalies touchent la gaine isolante qui entoure le nerf, la myéline. Du coup, la vitesse de transmission de l'influx nerveux est diminuée et les ordres du cerveau n'arrivent plus assez vite aux muscles. Chez l'enfant, cela se traduit le plus souvent par un retard dans l'acquisition de la marche, une faiblesse musculaire des membres et des chutes fréquentes.

Dans 30 % des cas, l'atteinte touche l'axone du nerf, l'intérieur du tube qui conduit l'influx nerveux. Dans ce cas, c'est plutôt l'intensité du signal électrique qui est diminuée. Cela entraîne des troubles de la marche, qui débutent souvent vers l'âge de 15 ans, puis une atrophie musculaire et une déformation de l'extrémité des membres. Les pieds se creusent et, après quelques années, les mains aussi sont touchées.

Il n'existe pas aujourd'hui de traitement curatif contre ces maladies de Charcot-Marie-Tooth mais il est possible d'en retarder l'évolution, grâce des séances de kinésithérapie et le port d'attelles. Malheureusement, 10 % des malades sont contraints d'utiliser une chaise roulante.

Pour préserver la marche, on peut aussi avoir recours à la chirurgie orthopédique. L'objectif de l'opération, que l'on appelle double arthrodèse, va consister à replacer le pied en bonne position en fixant les articulations.

Si cette opération permet de sauvegarder la marche, elle n'a en revanche pas d'effet sur l'évolution de la maladie.

Adresse utile

  • Maladies de Charcot-Marie-Tooth (CMT-France)
    31, rue Jean-Ségurel - 63370 Lempdes
    Tél. : 0 820 077 540 (prix d'un appel local)
    Site web : http://www.cmt-france.net
A voir aussi l'émission de France5 sur la santé.





Espérance de vie d'une personne qui dort dans la rue.

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