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29 mars 2008
Les bloggueurs et la protection juridique
La nécessité de la création d'une structure de protection des bloggueurs et professionnels DANS CE CADRE PRÉCIS, se fait aujourd'hui d'autant plus ressentir.
Suite de l'article.
28 mars 2008
La valise diplomatique :Un appel contre la spéculation financière
De nombreux économistes et des journaux, dont Publico (Espagne), Il Manifesto (Italie), Die Tageszeitung (Allemagne) ont lancé un appel contre la spéculation financière que nous reproduisons ci-dessous. On trouvera tous les éléments d’information, dont la liste des signataires, sur le site : http://www.stop-finance.org
Spéculation et crises : ça suffit !
La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.
Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.
Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.
Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer ni les dangers qu’elle fait courir à tous. Parce que l’instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit — et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au cœur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier.
C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également que soit restreinte la « liberté d’établissement » (art. 48) qui laisse opportunément au capital la possibilité de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.
Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.
Sur le Monde Diplomatique
Egalement sur France-Info Culture
| Revue de web (1) 28/03/08 Stop-finance.org, la petition en ligne qui monte (1'20") | |
Une pétition illustrée par une photo. Une suite de dominos qui s’effondrent les uns après les autres, symbolisant l’interdépendance des économies et la contagion des crises financières et économiques. Sur un site qui rassemble des économistes mais pas seulement, stop-finance.org appelle à une réaction européenne alternative pour contrer les dérèglements de la finance mondiale. Du krach boursier de 1987 à la crise immobilière américaine actuelle en passant par le krach internet des années 2000-2002, les pétitionnaires craignent la contagion d’une crise économique mondiale et réclament un meilleur contrôle de la circulation des capitaux et des limites à la liberté d’établissement des entreprises
Manifestation : SIDACTION
Partenariat avec l’UMIH, Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie BEARN & SOULE:
Tournée de l’équipe du Sidaction dans les Bars et les Discothèques:
Des dizaines de T-shirts, des centaines de Rubans rouges, des milliers de … préservatifs
• Samedi 29 mars / 13H00 : L’EVENEMENT 2008 - LE PLUS LONG RUBAN ROUGE DU SIDACTION 2008
Place Clémenceau à Pau:
Ateliers d’écriture, Jumpstyle, Animations, Txikan, Fil Rouge de Radio Escapade,…
à 17h « Le Paquito du Sidaction 2008», Bandas, …
• Samedi 29 mars / 20H00 : CONCERT EXCEPTIONNEL
« GOSPEL A SAINT PIERRE » : des chorales locales prêtent leur voix…• Dimanche 30 mars / 10H A 12H : ROLLERS
Eglise St Pierre: CHORALE DES JEUNES DE ST PIERRE, LE REGIMENT DES LOUANGES, JANNELLES’S, NOUBA’S GOSPEL, ESSENTIEL GOSPEL …
«PETITS ET GRANDS ROULENT A TRAVERS LA VILLE… pour le Sidaction»
en partenariat avec l’ASPTT ROLLER et LESCAR'N ROLLERS CLUB
• Et jusqu’au 9 avril : COMMERCES SOLIDAIRES
Partenariat avec PAU COMMERCES:
stands, appels à dons, animations dans les commerces, les centres commerciaux, McDonald's, QUICK...
Pacte de soutien Ni Pauvre Ni Soumis
Le mouvement « Ni pauvre, ni soumis » revendique, pour ces personnes, un revenu d’existence décent, c’est-à-dire un revenu personnel égal au montant du Smic brut pour les personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler.
Parce qu’entre handicap, maladie et pauvreté, il y a un intrus que l’on peut supprimer tout de suite ;
Parce que la valeur « travail » ne peut concerner que celles et ceux qui peuvent effectivement travailler ;
Parce que les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante sont citoyennes à part entière et ne peuvent plus accepter l’assistanat ;
Parce qu’un projet de société qui ne permet pas à chacun de pouvoir formuler et mettre en œuvre ses projets n’est que le projet d’UNE société, dont à l’évidence de nombreuses personnes en situation de handicap ou atteintes d’une maladie invalidante sont exclues ;
Parce que soutenir « Ni pauvre ni soumis », c’est faire en sorte que le projet de société qui nous est proposé change profondément pour prendre en compte l’ensemble des citoyens ;
Parce que soutenir « Ni pauvre ni soumis », c’est faire en sorte que les valeurs de solidarité, de participation, de non-discrimination, de respect et de dignité cessent d’être des mots dans le discours de nos politiques ;
Parce que les valeurs qui nous sont communes et ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous distingue ;
Je signe le pacte de soutien au mouvement « Ni pauvre, ni soumis » !
Toutes les signatures accompagnées du pacte seront remises à l’Elysée le 29 mars 2008 à la suite de la marche citoyenne et apolitique, par une délégation de personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante.
Enfin la )2( République des blogs aura lieu !!
Pour vous y rendre par métro, Ligne A, sortie Saint Cyprien.
Le FER DILLON nous accueillera toute la soirée, nous pouvons manger sur place, sachez qu'un concert gratuit est proposé dans la soirée pour ceux qui veulent continuer la soirée.
Agrandir le plan
Je n'y serai pas pour raison familiales . Cependant même si j'avais été disponible j'aurais plutôt choisi d'aller à Paris pour la manifestation de "Ni Pauvre, Ni Soumis'
Lancement du mouvement « Ni pauvre, ni soumis » et marche vers l’Élysée le samedi 29 mars 2008 !
Par modérateur, mercredi 28 novembre 2007 à 15:14 :: Actions politiques de l’APF :: #112 :: rss
Un tel mouvement citoyen ne peut se concevoir que dans un cadre inter associatif. C’est pourquoi, nous invitons tant sur le national que local l’ensemble des associations de personnes en situation de handicap ou de maladie invalidante et les associations du secteur social à rejoindre ce mouvement.
Pour fédérer le plus grand nombre de personnes, nous avons décidé de nommer ce mouvement : "Ni pauvre, Ni soumis"
"Ni pauvre, ni soumis", parce que cela correspond à notre combat :
- situation de handicap ou de maladie invalidante, quel que soit l’âge = situation de pauvreté, nous ne pouvons plus l’accepter ;
- seul un revenu d’existence décent et individuel permet d’être acteur et citoyen et de ne plus être considéré comme assisté.
Ce mouvement a pour ambition que la question des revenus, préoccupation majeure des personnes en situation de handicap ou de maladie invalidante, soit au centre de la politique du handicap. Aussi, ce mouvement doit peser sur les discussions qui vont s’ouvrir dans les prochaines semaines dans le cadre du comité de suivi de la politique du handicap mis en place par Valérie Létard, le « Grenelle de l’insertion » organisé par Martin Hirsch et surtout la Conférence du handicap prévue en avril – mai 2008.
Ce mouvement demandant une préparation importante, le lancement officiel se fera en janvier.
Mais, dès à présent, nous vous donnons rendez-vous le samedi 29 mars 2008 pour une marche citoyenne et apolitique vers l’Elysée au départ de l’Esplanade des Invalides (sous réserve d’autorisation préfectorale).
N’hésitez pas à vous rapprocher de la délégation départementale de l’APF la plus proche de votre domicile si vous souhaitez nous rejoindre pour nos actions locales et venir à Paris le 29 mars prochain !
Nous comptons sur la mobilisation de tous et de chacun !
Jean–Marie BARBIER
Président de l'APF
27 mars 2008
Presse-citron : la nouvelle vient de tomber
C'est avec une profonde tristesse que nous venons d'apprendre la nouvelle. Eric de Presse-Citron et de Fuzz vient d'être condamné par le TGI de Paris ce jeudi 27 Mars 2008.
Ce jeudi restera comme une journée noire pour le web français, et cela devient de plus en plus urgent qu'une association de défense du web se mette en place.
Ayons également une pensée pour les autres prévenus.
Jeux olympiques de Pékin, Déclaration de Campagne de Play Fair 2008
La campagne, intitulée « Jouez le jeu pour les JO » (« Play Fair at the Olympics ») est une alliance des membres nationaux d’Oxfam, des syndicats internationaux (dont l'ex-Confédération internationale des syndicats libres - CISL- et la Fédération internationale des travailleurs du textile, de l’habillement et du cuir - FITTHC), de la Clean Clothes Campaign (CCC) et de leurs membres à travers le monde. Elle vise a pousser les entreprises de vêtements et de chaussures de sport, le Comité international olympique (CIO), ses comités d’organisation nationaux (CNO) et les gouvernements, à prendre des mesures concrètes pour mettre un terme à l’exploitation et aux abus subis par les travailleurs – essentiellement des femmes – de l’industrie mondiale des articles de sport.
La campagne Play Fair reconnaît qu’il ne sera véritablement possible de mettre fin au système actuel d’exploitation et de violation des droits de la main d’œuvre dans l'industrie du sport que lorsque les gouvernements assumeront leurs responsabilités au niveau national et international pour protéger les droits des travailleurs et pour tenir les entreprises responsables de leurs pratiques d’emploi, et lorsque les travailleurs auront la possibilité de s’organiser pour défendre leurs intérêts.
Néanmoins, nous pensons que les instances sportives telles que le Comité international olympique, à travers les octrois de licence, et l'ensemble des entreprises qui commercialisent ou produisent des vêtements, chaussures et autres articles de sport, peuvent assumer leurs responsabilités dans une bien plus large mesure que ce n’est le cas actuellement.
Qu’avons-nous accompli à Athènes ?
Les marques
En 2004, notre campagne a fortement contribué à faire prendre conscience aux marques de vêtements de sport, en particulier les moins renommées, qu’elles ne pouvaient plus ignorer la question des droits des travailleurs ni leur responsabilité collective, avec leurs fournisseurs, envers les divers abus au travail, comme l'imposition de nombreuses heures supplémentaires pour des salaires de misère.
• Bien que nous ne soyons pas parvenus, à ce jour, à obtenir du secteur dans son ensemble qu’il s’engage à respecter le programme de travail défini en amont des Jeux d’Athènes, certaines marques de vêtements de sport – Asics, Mizuno, Puma et Umbro – ont répondu favorablement, et de manière crédible, aux demandes formulées dans le cadre de la campagne en matière de responsabilité sociale des entreprises. Toutefois, certaines des marques ciblées initialement – Fila, Kappa, Lotto – ne se sont toujours pas engagées à nos côtés de manière significative.
• Les principales marques d’articles de sport telles que Nike et Adidas/Reebok ont pris des mesures de publication d'informations relatives aux lieux de production des entreprises de leurs chaînes d’approvisionnement, et reconnaissent ouvertement que les initiatives prises aujourd'hui pour respecter leurs codes de conduite ne sont pas de nature à empêcher durablement les violations du droit du travail. Si elles reconnaissent qu'il est essentiel que le fournisseur respecte le principe de liberté d’association pour satisfaire aux normes du travail, elles persistent à adopter une démarche réactive et non proactive face à cette question.
• Bien que la campagne ait principalement visé les multinationales de l’industrie des articles de sport, elle est devenue une référence des relations industrielles dans d’autres aspects du secteur de l’habillement.
• Malgré cela, de nombreux fabricants d’articles de sport continuent à agir librement en parallèle des initiatives existantes multipartites pour traiter la question du droit des travailleurs dans les d’approvisionnement et doivent être amenées à adopter les pratiques exemplaires de ce secteur.
• Dans tous les cas, la question centrale de l'impact des pratiques d'achat sur les conditions de travail – absence d'un salaire minimum de subsistance et heures de travail excessives – doit être traitée par les entreprises et par l'industrie des articles de sports dans son ensemble.
Le CIO
La campagne Play Fair estime que le CIO a des responsabilités et le pouvoir de faire évoluer la question du droit des travailleurs dans divers secteurs qui contribuent au succès des JO, et soutient les initiatives visant à garantir le plein respect des droits des travailleurs dans ce secteur.
Dans le cas des vêtements de sport, bien que de nombreux comités olympiques nationaux et plusieurs athlètes se soient joints à l’appel de la campagne pour mettre un terme aux abus et à l’exploitation des travailleurs, le CIO a catégoriquement refusé, de son côté, de reconnaître sa responsabilité vis-à-vis des droits des travailleurs dans le cadre de ses accords de partenariat et d’octroi de licences au niveau mondial, national et des épreuves olympiques, tout en reconnaissant que les objectifs de la campagne rejoignaient les idéaux olympiques de fair play et d’éthique.
Gouvernements
Certaines des principales conventions de l’OIT n’ont toujours pas été ratifiées ou mises en œuvre par un certain nombre de gouvernements des principaux pays acheteurs et fournisseurs de l’industrie mondiale des articles de sport. Certains fabricants d’articles de sport qui mettent en œuvre un code de conduite basé sur les principales normes de l’OIT ont ainsi leur siège dans des pays qui n’ont pas ratifié ces normes, et se fournissent dans des proportions considérables auprès de pays qui ne respectent pas leurs obligations internationales.
Ainsi, à l’approche des Jeux olympiques de Pékin, la CSI, la FITTHC, la CCC et leurs partenaires internationaux ont lancé la campagne Play Fair 2008. Si nous souhaitons que les Jeux de Pékin soient un succès, nous espérons également que le gouvernement chinois s’inspirera de l’idéal olympique et montrera au reste du monde comment les principes de « fair play » peuvent être étendus au lieu de travail.
Ainsi, Play Fair 2008 souhaite saisir cette opportunité pour rendre visible la « face cachée » des Jeux olympiques – les conditions de travail quotidiennes des employés, en majorité des femmes, du secteur mondial des vêtements de sport et des secteurs liés aux Jeux olympiques –et pour faire pression sur l’ensemble des parties concernées autour de demandes fondamentales, à l’approche des Jeux.
Les demandes de la campagne
Nous enjoignons le Comité international olympique à :
● Faire de la ratification, de la mise en œuvre et du respect des principales conventions de l’OIT une condition préalable au choix des prochains pays organisateurs des Jeux olympiques.
● Exiger, comme condition contractuelle de l’octroi de contrats de licence, de partenariat ou de marketing, que les conditions de production des produits labellisés JO respectent les normes internationales du travail.
● Consacrer des ressources à la conduite d’enquêtes sur les conditions de travail et à mettre en place des mécanismes pour mettre fin aux pratiques abusives et irrespectueuses du droit du travail le long des chaînes d’approvisionnement du CIO et des CNO, et notamment des plaintes fondées.
● S'engager à promouvoir publiquement la nécessité de mettre fin à l’exploitation et aux abus existant dans l'industrie du sport.
● Veiller à ce que le respect des droits des travailleurs fasse partie intégrante de la Charte Olympique et du code d’éthique du CIO.
● Soutenir les efforts pris pour assurer le respect des droits des travailleurs d'autres secteurs liés aux Jeux olympiques.
Nous enjoignons les comités nationaux olympiques (CNO) et les comités d’organisation des Jeux olympiques (COJO) à :
● Œuvrer, à travers le CIO, à la mise en place de mécanismes pour mettre fin aux violations des droits et à l’exploitation des travailleurs décrits ci-dessus.
● User de leur influence sur les entreprises opérant dans leur pays et sur les sponsors de leurs équipes nationales pour les contraindre à prendre en compte les demandes de la campagne.
● Requérir des CNO et des COJO qu’ils publient les noms des entreprises avec lesquels ils ont conclu des contrats de licence, de partenariat et de marketing.
● Imposer aux entreprises, en tant que disposition contraignante des contrats de licence, de partenariat ou de marketing, qu’elles publient leurs lieux de production, et qu’elles s’assurent que les pratiques salariales et les conditions de production d'articles labellisés par les CNO et les COJO soient conformes aux normes internationales du travail.
Nous enjoignons les marques de vêtements de sport et les autres entreprises réalisant des bénéfices grâce aux Jeux à :
● Adopter des politiques d’approvisionnement imposant aux fournisseurs et à leurs sous-traitants de respecter les normes du travail internationalement reconnues.
● Agir, dans le cadre de leur politique d’approvisionnement, contre les retombées négatives que leurs pratiques d’achat peuvent d’entraîner sur les conditions de travail dans leurs chaînes d’approvisionnement respectives.
● Revoir à la hausse leurs propres normes et leurs attentes vis-à-vis des autres entreprises du secteur pour ce qui est de mettre fin à l’exploitation et aux violations des droits des travailleurs et de défendre, au minimum, le droit national, lorsqu’il n’est pas contraire aux normes internationales du travail.
● Prendre des mesures immédiates et positives spécifiquement destinées à assurer que le droit des travailleurs à constituer des syndicats, à se syndiquer et à mener des négociations collectives soit respecté tout au long de leurs chaînes d’approvisionnement respectives.
● Maintenir la production dans les usines où il existe un syndicat, et en cas d’extension de la production, à préférer les lieux de production où les syndicats sont respectés en droit et dans la pratique.
● Prendre des mesures concrètes sur la question des salaires vitaux (veiller à ce que les fournisseurs n’exigent pas le versement de cautions par leurs employés et à ce qu’ils paient les salaires à temps).
● Informer le public sur les conditions de travail dans lesquelles les produits qu’ils vendent sont fabriqués et à faire preuve d’une transparence totale dans l’ensemble des opérations commerciales et des contrats affectant les pratiques d’emploi et les conditions de travail.
● Publier les informations relatives à l’identité et à la localisation des usines de leurs fournisseurs.
Nous enjoignons les fournisseurs de vêtements de sport, de chaussures de sport et d’articles portant le logo olympique à :
● Mettre en place un cadre opérationnel de relations industrielles afin de garantir que les conditions de travail soient conformes aux normes internationales du travail et à la législation nationale du travail, en tenant compte d’une plus large protection des travailleurs concernés.
● Assurer, dans tous les cas, à ce que le travail accompli dans leurs chaînes d’approvisionnement respectives bénéficie de la protection garantie par un cadre de travail formalisé et par les normes du travail internationalement reconnues.
● Dans le cas d’articles fabriqués par des travailleurs à domicile, à respecter les droits fondamentaux des travailleurs, énoncés dans la Convention sur le travail à domicile de l’OIT (C177).
Nous enjoignons les gouvernements à :
● Faciliter le droit des travailleurs à constituer des syndicats indépendants, à se syndiquer et à négocier collectivement, par la ratification immédiate (si elle n’a pas encore eu lieu) et la pleine application des conventions de l’OIT concernées.
● Mettre en œuvre des politiques qui promeuvent un comportement socialement responsable dans les activités commerciales internationales, notamment la déclaration de principes tripartite de l’OIT concernant les Entreprises multinationales et la Politique sociale ainsi que les principes directeurs de l’OCDE pour les entreprises multinationales.
● Promouvoir le respect des droits des travailleurs dans les traités bilatéraux et internationaux et dans les accords commerciaux, et à travers les organisations internationales telles que l’OIT et les autres instances des Nations unies et organisations intergouvernementales.
● Promouvoir le rôle de l’OIT dans l’établissement de codes de conduite plus efficaces.
● Adopter des politiques d’approvisionnement garantissant le respect des droits des travailleurs.
Nous enjoignons le gouvernement chinois à :
● Tenir sa « promesse » selon laquelle les Jeux olympiques permettraient d’améliorer la situation des droits humains.
● Reverser les bénéfices des Jeux olympiques au peuple chinois.
● Ratifier et à mettre pleinement en œuvre les conventions 87 et 98 de l’OIT.
● Mettre fin aux violations des droits du travail comme la discrimination, le harcèlement, le licenciement ou l’emprisonnement des militants des droits des travailleurs.
● Mettre en œuvre et à veiller au respect des lois et des réglementations du travail existantes et à venir, y compris celles régissant les contrats de travail, les salaires et la protection des travailleurs, et à mettre fin à la culture d’impunité dont bénéficient les entreprises violant les droits du travail et les responsables gouvernementaux qui en sont complices.
● S’engager à améliorer de manière sérieuse et durable l’hygiène et la sécurité au travail.
● Mettre fin à la discrimination systématique envers les travailleurs chinois migrants.
● Abolir le système de rééducation par le travail (RTL).
● Libérer les militants du droit du travail.
Nous enjoignons les investisseurs à :
● Signifier à tous les fabricants de vêtements de sport que les mesures concrètes et crédibles qu’ils prennent pour mettre fin à l’exploitation de la main d’œuvre et aux violations des droits du travail seront des critères majeurs des prochaines décisions d’investissement.
La campagne Play Fair s’engage à faire campagne pour la réalisation de ces demandes, et appelle les travailleurs de l’industrie du sport à s’assurer qu’ils demeurent au centre de la campagne et à s’engager dans des actions de solidarité pour manifester ainsi clairement leur soutien au renforcement des droits fondamentaux des travailleurs. Nous appelons par ailleurs le grand public, notamment les consommateurs, les athlètes, les amateurs de sport, à prendre part activement à cette campagne en organisant des activités et en sensibilisant l’opinion publique aux demandes de la campagne, se joignant ainsi activement à nous pour faire de cette campagne un succès.
Collectif "Ethique sur l'Etiquette"
Campagne "JOUEZ LE JEU" 2008
En 2008, le Collectif Ethique sur l'étiquette, à travers notamment le réseau de la Clean clothes campaign, se mobilisera au sein de la campagne internationale Play Fair 2008 menée à l'occasion des prochains Jeux Olympiques qui se tiendront en juillet à Pékin (Chine) pour interpeller l'opinion et tous les acteurs concernés sur les conditions de travail désastreuses dans le secteur de l'industrie du sport au niveau mondial.
Avec ses organisations partenaires des pays du Sud et du Nord, le Collectif interpellera le CIO (Comité international olympique), le comité national olympique (CNOSF), le monde sportif, les grandes marques d'habillement sportif et leurs fournisseurs ainsi que les pouvoirs publics pour qu'ils mettent en oeuvre des mesures concrètes afin de mettre un terme aux nombreuses violations des droits des travailleurs de l'industrie du sport, en accord avec les valeurs et l'esprit des Jeux Olympiques.
Le site de la campagne Play Fair 2008 : www.playfair2008.org
Voir le rapport sur les conditions de travail dans 4 entreprises produisant des objets estampillés Pékin 2008
Voir la déclaration de campagne
Restez informés sur l'actualité de la campagne!
Le Bruit et l'Odeur : ZEBDA
Si j'suis tombé par terre
C'est pas la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau
Y avait pas Dolto
Si y'a pas plus d'anges
Dans le ciel et sur la terre
Pourquoi faut-il qu'on crève dans le ghetto ?
Plutôt que d'être issu d'un peuple qui a trop souffert
J'aime mieux élaborer une thèse
Qui est de pas laisser à ces messieurs
Qui légifèrent, le soin de me balancer
Des ancêtres
On a beau être né
Rive gauche de la Garonne
Converser avec l'accent des cigales
Ils sont pas des kilos dans la cité gasconne
A faire qu'elle ne soit pas qu'une escale
On peut mourir au front
Et faire toutes les guerres
Et beau défendre un si joli drapeau
Il en faut toujours plus
Pourtant y a un hommage à faire
A ceux tombés à Montécassino
Le bruit et l'odeur
Le bruit et l'odeur
Le bruit du marteau-piqueur
La peur est assassine
Alors c'est vrai je pénalise
Ceux qui flinguent les mômes
Qu'ont pas la pelouse en bas
Je suis un rêveur
Et pourtant ami j'analyse
Je suis un érudit et je vous dis:
Je suis serbo-croate et musulman
Voilà le hic
Un prêtre polonais républicain
Et laïque
Et si certains regrettent
De pas être noir de peau
Je n'ai qu'une réponse les gars
Vous avez du pot
L'égalité mes frères
N'existe que dans les rêves
Mais je n'abdique pas pour autant
Si la peur est un bras qui nous soulève
Elle nous décime
J'en ai peur pour la nuit des temps
Elle aime Noah
Mais faut qu'y gagne les tournoi
Elle aime Boli mais a jamais rien aboli
Le bruit et l'odeur
Le bruit et l'odeur
Le bruit du marteau-piqueur
Qui a construit cette route?
Qui a bâti cette ville?
Et qui l'habite pas?
A ceux qui se plaignent du bruit
A ceux qui condamnent l'odeur
Je me présente
Je m'appelle Larbi, Mamadou Juan et faites place
Guido, Henri, Chino Ali je ne suis pas de glace
Une voix m'a dit "Marathon" cherche la lumière
Du gouffre j'ai puisé un combat "la bonne affaire"
J'en ai bavé de la peur que j'ai lu dans les yeux
De ceux qui ont trois fois rien et qui le croiaient précieux
Quand j'ai compris la loi, j'ai compris ma défaite
Intégrez-vous disait-elle, c'était chose faite
Le bruit et l'odeur
Le bruit et l'odeur
Le bruit du marteau-piqueur
Le bruit du marteau-piqueur dans tes oreilles
Tu finis ta vie, elles bourdonnent les abeilles.
Le bruit et l'odeur
Le bruit et l'odeur
Le bruit du marteau-piqueur .
Jacques Chirac:
Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui ensemble gagnent environ 15 000 FF et qui voit sur le palier à côté de son HLM entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses et une vingtaine de gosse et qui gagne 50 000FF de préstation sociale sans naturellement travailler.
Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur, eh bien le travailleur français sur le palier, il devient fou. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela.
Nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial et il faut enfin ouvrir le débat qui s'impose dans notre pays qui est un vrai débat moral pour savoir si il est naturel que les étrangers puissent bénéficier au même titre que les Français d'une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu'ils ne payent pas d'împots.
Le bruit et l'odeur
Le bruit et l'odeur