Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est marche sur Paris. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est marche sur Paris. Afficher tous les articles

31 mars 2008

Le mouvement Ni pauvre, Ni Soumis en photos

Le mouvement Ni pauvre, ni soumis a défilé de la place de la République à la place de l'Opéra à Paris, le samedi 29 mars 2008 après-midi. Largement relayé par les médias, des images et des reportages sur les chaînes de télévision ainsi que des interviews en radio ont dénoncé la situation de précarité voire d'exclusion des personnes en situation de handicap et de maladie invalidante.

Pour découvrir les premières photos de la marche du samedi 29 mars 2008, veuillez cliquer ici.

N'hésitez pas à envoyer vos photos et témoignages au blog Ni pauvre, ni soumis, en cliquant ici. Pour ne pas saturer la messagerie, nous vous remercions de ne pas envoyer des photos trop lourdes (200ko maximum par photo et pas plus de 3 photos par message).

Discours de Jean-Marie Barbier, place de l'Opéra

Devant plus de 20 000 personnes, Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France, a prononcé un discours lors du rassemblement de la marche citoyenne et apolitique de ce samedi 29 mars 2008, place de l'Opéra.

Pour télécharger ce discours, cliquez ici.

30 mars 2008

Un revenu décent pour les personnes en situation de handicap.

Quelque 810.000 personnes vivent actuellement avec les 628,10 euros de l' Allocation Adulte Handicapé. Elles réclament un revenu au moins égal au Smic brut pour les celles qui ne peuvent pas ou plus travailler.

Entre 20.000 et 25.000 personnes handicapées, malades ou invalides démarraient samedi à Paris, une "marche vers l'Elysée" à l'appel du collectif d'associations "Ni pauvre, ni soumis", qui réclame un revenu d'existence "décent", au moins égal au Smic.

Vendredi, le ministre du Travail Xavier Bertrand a déclaré que la manifestation était le "signe d'une attente légitime" et qu'il allait recevoir les associations mardi, avec Valérie Létard. "Aujourd'hui, des centaines de milliers de personnes handicapées, atteintes de maladie invalidante ou victimes d'accident du travail, qui ne peuvent pas ou plus travailler, sont condamnées à vivre toute leur vie sous le seuil de pauvreté" (817 euros par mois pour une personne seule), affirme le collectif.

Pour cette manifestation "historique", le collectif, qui regroupe une centaine d'associations, a affrêté 13 trains et 5 avions, 700 autocars et minibus. "Quand on sait l'effort que cela signifie pour un handicapé de se déplacer, cela montre bien la motivation des gens. Avec des moyens logistiques supérieurs, on aurait pu doubler le nombre", a déclaré Emmanuel Loustalot, délégué de l'APF (paralysés de France) à Montpellier.

La question des ressources des personnes handicapées a été insuffisamment traitée par la loi handicap de février 2005, estiment les associations. Elle a certes créé une "prestation de compensation" destinée aux aides matérielles et humaines, mais n'a pas amélioré les revenus d'existence, déplorent-elles. "On peut avoir une aide 24h/24 mais être réduit à une activité de survie", explique l'APF. Quelque 810.000 handicapés, qui ne peuvent pas ou plus travailler, vivent avec les 628,10 euros de leur allocation adulte handicapé (AAH).

La confirmation par Nicolas Sarkozy mardi, quatre jours avant la manifestation, de revaloriser l'AAH de 5% en 2008, conformément à sa promesse électorale, "n'a fait que mobiliser les gens", souligne le secrétaire général de la Fnath (accidentés de la vie) Arnaud de Broca. "On rend d'un côté ce qu'on prend de l'autre", dit-il, rappelant que les bénéficiaires de l'AAH ne sont pas exonérés des franchises médicales créées par le gouvernement.

Les associations craignent aussi que l'accent mis par le gouvernement et le chef de l'Etat sur l'emploi des handicapés, avec une conférence nationale le 10 juin centrée sur ce thème, n'ait pour effet de "culpabiliser" ceux qui ne peuvent travailler. Nicolas Sarkozy a déclaré mardi qu'il fallait avoir "le courage de revoir les conditions de l'allocation", de façon à privilégier l'accompagnement vers l'emploi. "Cela signifie de manière insidieuse qu'il y a des handicapés qui pourraient travailler mais préfèrent l'assistance", estime Patrice Tripoteau, responsable à l'APF. "Tout le monde est d'accord pour dire que la meilleure solution, c'est d'avoir un emploi, mais il y a des problèmes de formation, d'accessibilité, de discrimination, et beaucoup ne peuvent pas travailler, doit-on les laisser sous le seuil de pauvreté ?", interroge Arnaud de Broca.

Rappelant que la solidarité familiale ne doit pas se substituer à la solidarité nationale, les associations demandent un réel accès à la formation et à l'emploi pour ceux qui le peuvent, la garantie d'un revenu décent pour les autres, et une harmonisation des régimes existants. (Source AFP)