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20 décembre 2007

Sur le site de Pédiadol.org

Témoignages de parents sur l’hospitalisation de leurs enfants

Résultats d’une enquête menée par l’UDAF (Union départementale des associations familiales) auprès des parents pour connaître la manière dont ils ont ressenti l’hospitalisation de leur enfant.
1 200 parents ont répondu à un questionnaire établi en collaboration avec l’association SPARADRAP.

Cliquer ici pour accéder au document pdf sur le site du ministère de la Santé et des Solidarités

Le plan de lutte contre la douleur

Communication du ministre de la Santé et des solidarités (26/10/05)

Le ministre de la Santé et des solidarités a présenté une communication sur le plan de lutte contre la douleur.
Le gouvernement veut renforcer la lutte contre la douleur en mettant en œuvre, pour les années 2006-2010, un plan qui répond à cette exigence sanitaire et sociale. Ce plan, dont le coût s’élève à 14 millions d’euros, repose sur quatre axes.

  1. Améliorer la prise en charge de la douleur des populations les plus vulnérables. Pour les enfants et les adolescents, le gouvernement souhaite améliorer la prise en charge de la douleur provoquée par les soins, développer les formes pédiatriques d’antalgiques et mieux dépister et traiter les douleurs chroniques.
    Pour les personnes handicapées, âgées et en fin de vie, le plan permettra de diffuser des outils d’évaluation de la douleur et d’aide à la prescription, ainsi que de réaliser des formations de sensibilisation dans les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes et les services de soins à domicile. L’accent est mis sur la prise en charge de la douleur psychologique de ces personnes et sur leur accompagnement lors de l’annonce du diagnostic (cancer, maladie d’Alzheimer...).
  2. Renforcer la formation pratique initiale et continue des professionnels de santé. Dans le cadre du plan, le gouvernement souhaite créer un diplôme d’études spécialisées complémentaire sur la douleur et les soins palliatifs, mieux intégrer la douleur au sein du diplôme d’études spécialisées de médecine générale et inscrire ce thème dans le cadre de la formation professionnelle continue des médecins libéraux.
  3. Améliorer les traitements médicamenteux et les méthodes non pharmacologiques dans des conditions de sécurité et de qualité. Il est nécessaire de mieux connaître la consommation des antalgiques, de simplifier le circuit des substances exerçant un effet physiologique similaire à celui de la morphine, de déterminer les conditions de mise en œuvre des traitements à domicile, de prévenir les douleurs induites par les soins et de développer les traitements physiques ou les méthodes psycho-corporelles.
  4. Structurer la filière de soins. Le plan vise à décloisonner l’organisation régionale de la prise en charge de la douleur chronique, dans le parcours de soins, les réseaux de santé, la coopération interhospitalière et au sein des établissements sociaux et médico-sociaux, en valorisant et en renforçant les structures de prise en charge.
Télécharger le plan de lutte contre la douleur 2006-2010 :

Des couacs à l'hôpital.

Puisque je suis sur le thème de l'hôpital, autant raconter l'intervention de Max dans un hôpital pour enfants , pourtant de bonne réputation.

Une fois tout organisé, avec l'assurance formelle que l'on ferait tout pour que le fiston (13 ans à l'époque) soit bien . Que la douleur était bien prise en charge , que les médecins étaient très sensibilisés sur ce point particulier, nous nous présentons à l'hôpital.

Premier couac.

On nous avait dit , il y a la Maison des parents pour le deuxième parent lorsque tous les deux souhaitent être présents.
Il suffit d'en faire la demande le jour de l'hospitalisation!

Sauf que...

Il n'y avait plus de places disponibles ce soir-là !Cela commençait bien !

Enfin, à force de chercher , on nous trouve un lit dans une résidence pour parents un peu plus éloignée. Dont nous n'avons pas eu à nous plaindre car l'accueil y est très chaleureux. Plus que dans l'autre Maison dont l'objectif principal est la propreté des locaux, donc faire le ménage ! De vos enfants, on ne s'en soucie guère !

Deuxième couac , le jeune homme d'à côté (16 ans ) qui souhaitait une chambre à un lit n'a pu en bénéficier comme prévu ! Pas de place !Pour deux nuits , il peut très bien rester là !

Bon ,ce premier point réglé, nous avons la visite du chirurgien , de l'anesthésiste . Pour nous donner les derniers détails et l'horaire de descente en salle d'opération.

Le lendemain matin , Max fin prêt, son voisin aussi ( qui devait passer en premier) attendent avec appréhension leur tour. Ce n'est jamais une partie de plaisir.
L'heure arrive , personne ne vient le chercher ..

Finalement , c'est une heure après que l'on se décide à emmener l'adolescent. Bien angoissé.

L'heure de Max passe aussi.

La tension monte d'un cran .... Attente ....Nervosité du fiston.. Pas un mot ....

Finalement c'est près de deux heures d'attente qu'il lui a fallu tenir.

Je le suis jusqu'aux portes de la salle d'opération : dernier bisou avant l'endormissement ..
Puis notre attente de parents..
On devaient nous prévenir dès la sortie de salle d'opération afin que je sois présente en salle de réveil ..

Et le temps passe... long , très long ..Rien ne passe , je ne peux rien avaler..Midi , 1 heure, 2 heures, 3 heures ..que c'est long ...

Enfin remonte le jeune d'à côté.
Qui me dit: " Max pleure , il a très mal , il vient de sortir de la salle d'opération".
Je m'étonne : on devait nous prévenir , non ?
J'étais censée être présente..

Je fonce en salle de réveil.. Et de loin , j'entends mon fils gémir !!!
Il avait mal , très mal , effectivement..On m'avait pourtant assurer que cela n'arriverait pas , alors , que ce passe-t'il ?
je pose la question . L'intervention sur les pieds est très douloureuse, d'accord , mais puisque vous le savez , pourquoi , cela n'est-il pas évalué ?
Max saigne beaucoup..

C'est impressionnant .Je reste jusqu'à ce que l'injection de morphine fasse son effet.
Aux questions que je pose, on me répond : "Manque de personnel, madame !" et l'on me jette hors de la salle.

Je ne m'en vais que lorsque mon gamin commence à se rendormir.
On le remonte le dernier.. Pourtant , il devait passer dans les premiers ..Mais son état demandait à ce qu'il reste plus longtemps en observation. Max est fragile , je le sais .
Quand je le dis , j'ai souvent l'impression d'en être à l'origine (sentiment diffus ) .
Dans sa chambre , les infirmières l'installe dans son lit , mettent en place la pompe à morphine , avec une action en continu.

Mais voilà , Max , ne supporte pas la morphine qui le fait vomir.. Très souvent , trop souvent..
Max ne peut rien avaler , ni aliments , ni eau , tout est rejeté..Max maigrit à vue d'oeil. Déjà pas épais , fiston disparait sous les couvertures..

On appelle l'anesthésiste qui ordonne de changer le produit , mais en injection toutes les six heures. Bien que les infirmière aient demandé l'injection continue.

Max souffre énormément lorsque l'anti-douleur a fini de faire effet. Il lui faut attendre que l'anesthésiste donne l'ordre d'une diffusion continue du médicament qui , cette fois est mieux supporté. Les infirmières lui laissent un message en urgence .
Pas de réponse !
L'anesthésiste n'apparait que le soir mais sans s'inquiéter de Max , ne nous adresse même pas la parole .

Un autre enfant doit être opéré le lendemain matin ( 10 ans) a remplacé le jeune , sorti le lendemain de son intervention.. C'est à la chaîne !

Pour le petit d'à côté , même topo. On lui donne un horaire.
Pis , à l'heure dite, on le descend en salle mais pour le remonter une demi heure après.

On s'étonne car pour une intervention de la colonne vertébral , cela nous paraît être un exploit de rapidité. Le médecin est bon .. A ce point-là ?

Mais non , le petit nous dit que rien ne s'est passé .. Il est littéralement mort de peur .. Dans un état d'excitation qui va crescendo avec le temps qui passe . Pour lui , trois heures d'attente !!
Pourquoi ??

Jamais rien n'est dit.
Enfin , on l'emmène , pour de bon cette fois.

Mais revenons à Max.

Voyant que cette douleur devenait intolérable, j'appelle une infirmière qui commence par me dire que la douleur , c'est dans la tête, que les parents augmentent la douleur de leur enfant en y portant trop d'attention, que les parents sont souvent nocifs dans la prise en compte de la douleur réelle ressentie par les gamins et que lesdits gamins ont tendance à surévaluer leur douleur sur la réglette qu'on leur présente pour en évaluer l'intensité. Alors que systématique ment c'était le contraire ! Max n'osait même plus donne l'exacte évaluation de sa douleur. Il préférait la sous-estimer pour éviter les sarcasmes !

Bref , une politique de culpabilisation maison. Je crois rêver..
Sommes-nous bien dans un hôpital , en France , en 2006 ?

Oui , bon alors. je lui dit fermement que mon fils à mal et que je sais exactement que ce qu'il affirme est vrai et cela se voit à sa pâleur. Rien n'y fait.
Changement d'équipe !

Je réitère ma demande d'un traitement plus fort ou mieux adapté. La nouvelle infirmière reprend peu ou prou le discours de la précédente.

Et toujours culpabilité des parents à la clef. Mais elle ajoute , la bonne âme que si Max souffre vraiment beaucoup , alors on peut la rappeler , elle a un produit de réserve !!
C'est à mon tour d'aller dormir dans la chambre des parents , ayant assuré les deux nuits précédentes.

Trop fatigué , l'on est bon à rien.
Le lendemain , lorsque je reviens aux aurores dans la chambre de mon fils , son père me raconte leur nuit. Max gémissant, son père n'osant appeler l'infirmière de peur d'un nouveau refus..
Jusqu'à ce que son fils n'en puisse plus , s'accroche aux barreaux du lit, de douleur.. Et là , lorsque l'infirmière arrive , c'est .....
pour lui reprocher de n'avoir pas appelé plus tôt..
Tout d'un coup , elle venait de réaliser que mon fils avait vraiment mal..
Autant s'en prendre aux parents , c'est plus facile !! Sans commentaire.

Tout d'un coup , je vois rouge !!!
je sens la colère monter , je fonce m'imprégner de la charte affichée sur le mur du service qui dit :
Qu'on ne doit en aucun cas laisser une enfant souffrir sans rien faire , que la douleur est ressentie différemment par chaque personne et qu'elle doit immédiatement être traitée.

Je harponne une infirmière qui passe dans le couloir. Je lui raconte la nuit de mon fils. Lui dit que son traitement anti-douleur n'est pas adapté et que l'anesthésiste ne répond pas.
Ne fait rien , que l'on m'avait affirmé que mon fils n'aurait pas mal !! C'est quoi ces mensonges ?

Mon ton monte jusqu'à parler haut et fort afin d'alerter les parents dans le service.
Mais une maman sort pou me demander quoi ? De me taire . Tout simplement.

Alors-là , c'est mal me connaître ! Soit, je baisse d'un ton mais de retour à la maison , je fais un courrier que j'envoie à la direction de l'hôpital .

Dans ce courrier , je reprends les termes de la charte, l'attitude des infirmière de l'anesthésiste .

je n'oublie pas de citer l'exemple du petit de 10 ans auquel on a expliqué , en salle de réveil qu'il devait appuyer sur un dispositif spécial sur la pompe à morphine pour obtenir une dose d'anti-douleur.

Dire cela à un gamin de 10 ans qui sort d'intervention , abruti par l'anesthésie c'est comme ne rien dire du tout et en plus on le culpabilise !! C'est de sa faute s'il a mal , il n'a pas bien appris sa leçon , n'est-ce pas , a cet âge , il faut les mâter !!
La leçon est bien apprise , la douleur est un bon moteur !!Lorsque je dis à la maman que je vais faire un courrier, pour elle , R.A.S.
Tout va bien rien à dire !!
De quoi on peur les gens , qu'est-ce qu'ils attendent ?

Mais ce n'est pas fini

Max doit garder son plâtre deux mois.
Sois-disant qu'au bout d'un mois , on ouvre le plâtre pour voir si tout va bien.
Sauf que au bout d'un mois , personne ne s'inquiète. Max se plaint mais une intervention du pied est toujours très douloureuse.
Donc ,je note mais sans trop savoir , je le dis mais sans insister.

Par contre le jour venu de lui enlevé le plâtre, sitôt retiré le pansement, je vois la tête de l'infirmière.

Elle appelle une collègue plus expérimentée , et on attend la visite du chirurgien..

Verdict , une nécrose.
Une nécrose qui s'est invitée dans le processus de guérison. Qui arrive si rarement que , cela ne justifie pas d'ouvrir un plâtre pour voir si tout va bien.

Economie oblige .. la sécu n'a plus de sous ..


Sauf que , cette nécrose a nécessité deux mois de soins en plus. Mais j'oubliais , certains produits ont été payés de notre poche .. Non remboursés.

Cependant , la visite des infirmières une fois par jour , les gazes , tout le matériel jetable pour faire les pansements .. tout cela a coûté.

Mais ce qui a coûté le plus cher , c'est la douleur des actes médicaux subis par Max.. Deux mois supplémentaires à attendre avant de reprendre la kiné.
Du coup , une bonne partie du bénéfice de l'intervention a disparu.
Le pied censé , l'élongation du tendon sous le pied , là où s'est développé la nécrose, n'a servi à rien.

Max ne pose plus son talon par terre , de nouveau. Et la reprise des séances de kiné est une torture car la nécrose a laissé des traces physiques et mentales.
Max est crispé. Il ne supporte plus qu'on le touche.
Quant à l'école , de janvier à juin , le fiston , ne retournera plus en classe jusqu'à la rentrée de 2006-2007..

Voilà où nous mènent les réformes de la sécu déjà entamées depuis longtemps !!
et lorsque je me suis plainte , on a juste détournée les réponses. Personne n'a jamais daigné donner une suite intelligente à cette hospitalisation du n'importe quoi !

La Santé l'hôpital en danger

Je me répète la santé et l'hôpital public sont en danger. Les franchises médicales, les restrictions budgétaires pour les hôpitaux publics, le droit à l'accès aux soins de qualité pour tous baffoué. Toutes les réformes ont decomposé notre système de santé, ajoutant "un peu plus de privé".
A chaque fois les solutions apportées n'ont pas obtenu gain de cause : réduire la couverture maladie, rationner les soins et les dépenses, exonérer les charges sur des couvertures complémentaires,.... Tout ceci ne fait g'aggraver les problèmes déjà existant : déséquilibre des comptes, anarchie des dépassement d'honoraires, hôpitaux en cessation de paiement....
Malgré cela, Sarkosy nous a rappellé lors de sa venue à Bordeaux ( voir article http://viehopital.over-blog.com/article-13271368.html
) "il faut changer notre organisation sociale, c'est un nouveau contrat social profondément différent que nous devons élaborer ensemble"..."l'assurance maladie n'a pas vocation à tout prendre en charge". Ceci sous entend la bienvenue aux assurances privées et aux investisseurs privés. Et selon lui, dans le but d'obtenir "un juste équilibre entre responsabilité et solidarité".
Il est temps de ne pas laisser entre de mauvaises mains notre potection sociiale et l'hôpital public qui est le socle de cette dernière.
La Fédération Hospitalière de France a publié un document intitulé "l'hôpital public, un atout pour la France" qui détruit les idées reçues. Bien entendu, ce document est passé sous silence. Revue.


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Extrait d'un article du Patriote de Julien Camy


A l’occasion du débat budgétaire de cet automne 2007 sur le projet de loi de finances de la protection sociale pour 2008, la FHF a publié un document intitulé « L’HOPITAL PUBLIC,UN ATOUT POUR LA FRANCE » riche d’informations qui contrebattent nombre d’idées reçues.

Les dépenses des hôpitaux dérivent… FAUX !

La FHF souligne « qu’en 20 ans la part relative des dépenses d’assurance maladie consacrées à l’hôpital public est passée de 41% à 34% des dépenses globales…Les dépenses de la médecine de ville ont, en 20 ans, progressé beaucoup plus vite que celles de l’hospitalisation ».
La FHF déplore par contre "l’absence de régulation du prix des médicaments innovants sous monopole" constatant que les dépenses des hôpitaux en médicamentscoûteux augmentent de plus de 20% chaque
année.

Choisir les cliniques c’est améliorer les comptes de la sécurité sociale …FAUX !

La FNH note que « Depuis 2002 la véritable dérive des dépenses se situe davantage du coté des cliniques privées que du coté des hôpitaux, qui globalement tiennent leurs objectifs comme le constate le dernier rapport de la Cour des comptes »
« Contrairement à ce qui est fréquemment avancé par le secteur privé commercial, l’hôpital ne coûte pas plus cher à la sécurité sociale que les cliniques ». « Ainsi l’endoscopie digestive, majoritairement pratiquée dans le privé, peut être facturée 24% plus cher par les cliniques commerciales (Tarif tout compris du public : 246.63€ / tarif tout compris du privé : 306.2€, soit près de 60€ d’écart). Ce surcoût par rapport au secteur public s’élève sur ce seul poste à 9.5 millions d’euros supplémentaires pour l’Assurance Maladie. »


Les cliniques représentent 50% de l’activité hospitalière… FAUX
« Seulement 26% des entrées en hospitalisations totale sont effectuées par les cliniques privées. Les cliniques privées ne représentent que 19% des lits d’hospitalisation.»


On attend un temps fou aux urgences de l’hôpital : ils ne savent pas s’organiser
dans le service public ! … FAUX !
Près de 20 millions de français recourent chaque année aux services d’urgence hospitaliers et cette fréquentation augmente de 5% par an. Pour la FNH « Les délais d’attente aux urgences sont plus un symptôme des dysfonctionnements du système de santé qu’une incapacité du service public à s’organiser, même si des progrès sont toujours possibles. En effet, la non-régulation des installations de médecins, la défaillance de la permanence des soins libérale, la fermeture des cabinets de médecins généralistes et spécialistes en soirée et le week-end sont de facteurs qui contribuent à la surcharge des services d’urgence hospitaliers. »

Le service public hospitalier:
l’excellence des soins… pour tous
La FNH rappelle « l’exigence de répondre de manière optimale à toutes les détresses… tout au long de la vie… de tous les citoyens…tout au long de l’année… sur tous les territoires.» Elle donne quelques exemples ( extraits) :

-Evénements lourds et graves :

-Cancérologie :

75 % des séjours et séances oncologiques sont assurées par le secteur public et parapublic sur tout le territoire et pour toutes les prises en charge (hospitalisation complète, incomplète et séances).

-Maladies rares :

100% des 132 centres de référence sur les maladies rares (labellisés par le Ministère de la santé) se trouvent dans des hôpitaux publics. A la différence des cliniques privées qui peuvent choisir leurs activités, l’hôpital doit répondre présent dans tous les cas… même les plus compliqués.

Les 50 groupes de pathologies les moins lourds (amygdalectomies, extractions dentaires, ligatures des veines, libération du canal carpien, etc.) sont pris en charge à 70% par les cliniques commerciales tandis que les 50 pathologies les plus lourdes (transplantations, traumatismes multiples graves, interventions cardio-thoraciques, leucémies aigües) sont pris en charge à 71% par l’hôpital public voire même à 100% pour les 6 les plus lourdes.
Au sein d’un même groupe de pathologies et donc d’un même tarif, l’hôpital assume les pathologies les plus lourdes et donc les moins rémunératrices.

L’hôpital accueille tout le monde…même les plus fragiles

-Les plus jeunes :

En chirurgie, plus de 90 % des enfants de moins d’un an sont pris en charge à l’hôpital public.
En médecine, plus de 90 % des enfants de moins de 15 ans sont pris en charge à l’hôpital public.

-Les plus âgés :

En chirurgie, près de 55% des plus de 85 ans sont pris en charge à l’hôpital.
En médecine, plus de 80 % des plus de 75ans sont pris en charge à l’hôpital.

-Les plus démunis :

L’hôpital prend en charge la majorité des patients en situation de précarité. Plusieurs études ont montré que les patients en situation précaires présentent des pathologies plus lourdes et ont des durées moyennes de séjours supérieures à celle de la moyenne des patients.(…)Ainsi 10 % des séjours d’un établissement public sont 30% plus coûteux pourdes raisons uniquement sociales et non médicales.

Enfin dans ce mémorandum, la FNH apporte des éléments de connaissance importants sur le rôle de l’hopital en matière de recherche, d’innovation, de formation, et notamment de formation des professionnels de santé….même futurs libéraux. On va d’ailleurs en 2008 fêter les 50 ans des CHU. Elle aborde également l’impact économique et social de l’activité des hôpitaux publics, en emploi comme en investissements. La FNH souligne « Ce sont ces caractéristiques de service public qui distinguent l’intérêt à agir de l’hôpital public de celui – différent – du secteur de l’hospitalisation privée commerciale qui suppose la réalisation d’un profit et la recherche de la meilleure rémunération possible de l’actionnaire et rendent chimérique toute velléité de comparaison de deux
secteurs en grande partie incomparables. »
Considérant que le service public est menacé « par la conjonction de difficultés budgétaires d’une ampleur inégalée », la FNH constate que « L’hôpital public souffre depuis quelques années d’une insuffisance chronique de financement ». Ainsi pour 2008 « alors que la FHF a estimé que les dépenses hospitalières augmenteront mécaniquement de +4% , la décision de fixer un ONDAM à +3,2% ne pourra que reconduire à nouveau les établissements dans une situation de déficit.
»
Ces constats qu’il est bon de faire connaître n’enlèvent évidement rien des désaccords d’analyses qui peuvent ensuite exister sur les solutions et les réformes actuellement mises en oeuvre. Ainsi la FNH cautionne la mise en place de la tarification à l’activité (T2A) même si elle en conteste les modalités d’application ce qui évidement l’oppose à de nombreux représentants syndicaux des personnels hospitaliers.

6 500 lits en réanimation dans le service public contre 800 lits pour les cliniques privées. Le service public assume en conséquence 90% des situations les plus sévères.

Un site à consulter régulièrement.
Mes nuits à l'hôpital.

18 décembre 2007

Livret Agir

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Pour en savoir plus

Livret Agir : ne les laissons pas seuls face à leurs questions
Pour que les personnes en situation de handicap ne restent pas seules face à leurs questions

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Associations qui défendent les Droits de l'Homme

Associations et ONG de défense de droits de l’Homme en France

EN FRANCE

Associations et ONG de défense des droits de l’Homme

La France, patrie des droits de l’Homme ? C’est ainsi que le pays aime se présenter à l’étranger. Dans les faits, RAIDH vous laisse seul juge... Force est toutefois de constater que nombreuses sont les initiatives visant à promouvoir et défendre les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels.

N’hésitez pas à vous rendre directement sur leur site.

- La Ligue des Droits de l’Homme

Fondée à l’occasion de l’affaire Dreyfus, la LDH, par l’intermédiaire de sa permanence juridique nationale (01 56 55 50 10 de 10 h à 13 h du lundi au vendredi) ou de ses sections locales, assure un rôle d’information et est susceptible d’interpeller les autorités publiques dans diverses situations révélatrices de pratiques illégales ou qui portent atteinte d’une façon ou d’une autre aux droits des individus.

Contact

Email : ldhATldh-france.org

Adresse : 138, rue Marcadet - 75018 PARIS

Téléphone : 01 56 55 51 002

Web : www.ldh-france.org

- Amnesty international France

Amnesty International est un mouvement qui regroupe plus de 2,2 millions de membres et de sympathisants actifs dans plus de 150 pays et territoires. Amnesty France a déterminé des priorités et des grandes orientations :
- Le soutien actif aux défenseurs des droits humains qui sont les cibles privilégiées des États, des groupes paramilitaire et des groupes armés.
- La défense du droit des réfugiés, des demandeurs d’asile, des personnes déplacées et des migrants au niveau français et européen.
- L’éducation et la sensibilisation aux droits humains.
- La lutte contre l’impunité et le soutien apporté à la Cour pénale internationale afin qu’elle devienne un véritable outil de dissuasion et un instrument efficace de promotion des droits humains.
- La dénonciation des dérives de la lutte contre le terrorisme et de la pratique de la torture dans les centres de détention sous contrôle américain.

Contact

Email : webmestreATamnesty.fr

Adresse : 76 Bd de la Villette 750940 Paris cedex 19

Téléphone : 01 53 38 65 65

Web : www.amnesty.fr

- ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture)

L’Acat, association oecumenique s’engage aux cotes de tous ceux qui luttent pour l’abolition de la torture et des executions capitales. L’ACAT :
- veille, grâce à son réseau d’informateurs et celui d’autres ONG dans le monde entier.
- informe et dénonce par des conférences, des campagnes de presse, des publications, des témoignages et son mensuel Courrier de l’ACAT.
- soutient les victimes de tortures par des lettres et des signatures, directement auprès des gouvernements concernés et leurs ambassades en France.
- intervient auprès du gouvernement français par des prises de position et des recommandations quant à sa politique internationale.

Contact

Email : acat.franceATacat.asso.fr

Adresse : 7, rue Georges Lardennois 75019 Paris

Téléphone : 01 40 40 42 43

Web : www.acat.asso.fr

- ECPM (Ensemble contre la peine de mort)

Promouvoir l’abolition universelle de la peine de mort par une politique globale et internationale, tel est le credo d’ECPM. A la charnière de la défense des droits humains et d’une conception humaniste de la justice pénale, ECPM contribue à faire de la peine de mort et de son abolition un enjeu des relations internationales et, ainsi, à promouvoir la mondialisation des droits humains. ECPM s’efforce de faire pression sur les 80 pays qui s’arrogent encore le droit de mettre à mort des individus, le plus souvent de façon discriminatoire et au terme de procès non équitables.

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Email : ecpmATabolition-ecpm.org

Adresse : 197/199 Avenue Pierre Brossolette 92120 Montrouge

Téléphone : 01 57 21 22 73

Web : www.abolition.fr

- FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme) La FIDH a été créée en 1922 par quelques ligues de défense des droits humains. Elle en fédère aujourd’hui 155 dans 100 États. Elle coordonne et soutient les actions de ses ligues et leur apporte un relais sur le plan international. La FIDH et les ligues qui en sont membres sont non-partisanes, non-confessionnelles et indépendantes de tout gouvernement. Leur vocation est généraliste : elles défendent tous les droits humains, les droits civils et politiques, indissociables des droits économiques, sociaux et culturels. Elles agissent au quotidien, dans leur pays, afin de lutter contre les violations des libertés et des droits fondamentaux.

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Adresse : 17, passage de la Main d’Or 75011 PARIS

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Web : www.fidh.org

- Reporters sans frontières

- défend les journalistes et collaborateurs des médias emprisonnés ou persécutés pour leur activité professionnelle, et dénonce les mauvais traitements et la torture dont ils sont victimes dans de nombreux Etats,
- lutte pour faire reculer la censure et combat les lois visant à restreindre la liberté de la presse,
- accorde chaque année une centaine de bourses d’assistance afin de venir en aide à un journaliste ou à un média en difficulté (frais d’avocats, frais médicaux, achat de matériel, etc.), ainsi qu’aux familles de reporters emprisonnés,
- agit pour améliorer la sécurité des journalistes, notamment dans les zones de conflit.

Contact

Email : rsfATrsf.org

Adresse : 47 rue vivienne 75002 Paris

Téléphone : 01 44 83 84 84

Web : www.rsf.org

Méditation

« Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. »

Coco Chanel

sur la prescription médicale

Les acteurs concernés par la prescription

Le médecin
Le rôle du prescripteur dans l'information des équipes pharmaceutiques et infirmières revêt un caractère crucial pour la qualité des soins qu'il génère.
Qui peut prescrire en France ?
"nul ne peut exercer la profession de médecin, de chirurgien-dentiste ou de sage-femme en France s'il n'est :
- titulaire d'un diplôme, certificat ou autre titre mentionné à l'article L 356-2
- de nationalité française ou ressortissant de l'un des Etats membres de l' Union Européenne, du Maroc ou de la Tunisie.
- inscrit à un tableau de l'ordre des médecins, à un tableau de l'ordre des chirurgiens-dentistes ou à un tableau de l'ordre des sages-femmes". Art. L356 du Code de la Santé Publique.
Article 34 du code de déontologie médical du Décret n° 95-1000 du 6-09-1995 :
"le médecin doit formuler ses prescriptions avec toute la clarté indispensable, veiller à leur compréhension par le patient et son entourage et s'efforcer d'en obtenir la bonne exécution".
De même, l'art. 76 de ce même code stipule :
"tout certificat, ordonnance, attestation ou document délivré par un médecin doit être rédigé lisiblement en langue française et daté, permettre l'identification du praticien dont émane et être signé par lui".
Enfin, selon l'art. R5194 du Code de la Santé Publique "toute prescription de médicaments...doit être rédigée, après examen du malade, sur une ordonnance...doit indiquer lisiblement :
- le nom, la qualité et, le cas échéant, la qualification ou le titre du prescripteur, son identifiant lorsqu'il existe, son adresse, sa signature et la date à laquelle l'ordonance a été rédigée;
- la dénomination du médicament ou du produit prescrit, ou le principe actif du médicament désigné par sa dénomination commune, la posologie et le mode d'emploi, et s'il s'agit d'une préparation, la formule détaillée;
- la durée du traitement ou lorsque la préparation comporte la dénomination du médicament au sens du I de l'article R.5000,.... ."
Ces obligations concernent la prescription de médicaments et semblent devenir un seuil minimun en matière d'une bonne pratique rédactionnelle de la prescription médicale.
Depuis quelques années, les prescriptions médicales sont rédigées par l'informatique. Il relevait un problème juridique : l'existence légale de la signature électronique.
En 1996, la Commission des Nations Unies adopte une loi-type reconnaissant juridiquement la signature électronique. Cette évolution s'est traduite par une refonte des article 1316 et suivant du Code Civil. Elle a été complétée plus recemment par un décret d'application du 31 mars 2001.
Art. 1316-3 du Code Civil : "L'écrit sur support électronique a la même force probante que l'écrit sur support papier."
Puis l'Art. 1314-4 de ce même Code, il est dit que lorsque la signature est "électronique, elle consiste en l'usage d'un procédé fiable d'identification garantissant son lien avec l'acte auquel elle s'attache. La fiabilité de ce procédé est présumée, jusqu' à preuve du contraire, lorsque la signature électronique est créée, l'identité du signataire assurée et l'intégrité de l'acte garantie, dans les conditions fixées par décret en Conseil d'Etat".
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Personnes à la rue

Les représentants de ATD-Quart Monde, de la Fondation Abbé-Pierre, du Secours catholique, ou encore des Enfants de Don Quichotte, sont reçus ce matin à Matignon.

François Fillon (c) Reuters

François Fillon (c) Reuters

Unies sur le constat que "la volonté politique manque" pour répondre aux besoins d'hébergement des personnes en détresse, les principales associations du secteur seront réunies mardi 18 décembre par François Fillon qui souhaite les rassurer après plusieurs jours de polémique avec la ministre du Logement Christine Boutin.
"Le Premier ministre souhaite rassurer les associations sur le fait que les engagements du gouvernement seront tenus", expliquait lundi Matignon à la veille de la rencontre. La réunion interviendra trois jours après l'intervention des forces de l'ordre pour démonter le campement de tentes qu'avaient tenté d'installer samedi les Enfants de Don Quichotte le long de la Seine à Paris et alors que le plan grand froid restait en vigueur sur une trentaine de départements.
A la veille de la réunion de Matignon, Christine Boutin a réuni lundi des associations qui ne seront pas là mardi, comme la Croix-Rouge et l'Armée du Salut.

Lire la suite de l'article sur le Nouvel Obs.

Assez de parlotes, en attendant les personnes dehors ont froid , ont faim .. A leur place , nous voudrions que cela se FASSE.