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21 février 2008

Douance et syndrome d'Asperger


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Pourquoi parler du syndrome d'Asperger sur ce site ?

C'est en ayant rencontré un grand nombre d'enfants et d'adultes intellectuellement favorisés que nous avons constaté qu'une partie d'entre eux était porteur de ce syndrome.

Leur parcours a souvent été pénible, ce syndrome étant mal connu. Ils ont souvent eu beaucoup de difficultés à comprendre leur propre comportement.

Qu'est-ce que le syndrome d'Asperger ?

C'est une forme légère d’autisme présentant une origine neurologique. Les individus concernés présentent un Q.I. total élevé (+ de .130) - pour les cas que nous avons rencontrés dans le cadre nos consultations - ainsi que des signes autistiques. Le pronostic scolaire est bon et on retrouvera ces personnes dans des emplois intellectuels spécialisés. Il est toutefois impératif de les aider pour leur éviter des troubles dépressifs. Leurs adaptations posent des problèmes très particuliers. Les psychothérapies classiques ont peu d’effets sur ce type de personne. Par leur entourage, ils sont qualifiés de froids, distants voir pédants, leur langage est précis et choisi. La présentation de ce syndrome mériterait à lui seul un long débat. Nous pouvons cependant en dresser un bref tableau :

Peur du changement (dans l’environnement mais aussi dans les aspects cognitifs comme le changement des consignes)

Intérêts restreints

Bizarreries (importants rituels)

Manque d’habilité motrice (gaucherie manuelle)

Intellectualisation

Déficit émotionnel

Manque de code sociaux adéquats

18 février 2008

L'adolescence des enfants surdoués

Pouvez-vous nous rappeler ce que l’on appelle un enfant “surdoué” ?
Dr Olivier Revol. On utilise ce terme lorsqu’un enfant présente un quotient intellectuel supérieur à 130 (le Q.i. habituel se situe entre 90 et 100). Il bénéficie en fait d’une avance intellectuelle par rapport aux autres enfants de son âge, c’est pourquoi on le qualifie d’“intellectuellement précoce”. On estime environ à 4 % le nombre de ces petits surdoués (un ou deux par classe).
Habituellement, quels signes permettent de déceler un enfant précoce ?
Dr O.R. Ces enfants étonnent tout d’abord par la rapidité de leur pensée (des bébés très vifs retiennent déjà l’attention de leur entourage !). Très curieux, ils commencent à parler tôt : à 18 mois, certains formulent des phrases complètes. Ils posent énormément de questions dont beaucoup ne sont pas de leur âge car concernant des problèmes existentiels : l’univers, l’origine de la vie... la mort. Ils témoignent aussi d’une grande sensibilité. Le diagnostic de précocité intellectuelle s’effectue au moyen d’un test d’intelligence chez un psychologue.
Quels sont les risques de déstabilisation chez un enfant dont on n’a pas découvert la précocité ?
Dr O.R. Il faut tout d’abord savoir que beaucoup d’enfants surdoués et non repérés pour leur précocité vont bien. Mais un certain nombre d’entre eux s’ennuient en classe et ne travaillent pas. Comme ils comprennent vite, ils n’ont pas le sens de l’effort ni de la méthode, refusent les règles, les consignes, tout ce qui est routinier et répétitif. Ils font preuve d’une grande anxiété car leur maturité intellectuelle est en avance par rapport à leur maturité affective. Comme ils sont en décalage par rapport aux autres enfants, ils se sentent isolés. Certains présentent des troubles du comportement (agitation, provocation...) et perturbent leur classe, leur environnement familial.
Pourquoi la période de l’adolescence est-elle particulièrement à risque chez les jeunes surdoués ?
Dr O.R. L’adolescence est déjà en soi une étape difficile à franchir. Mais pour les surdoués, et plus spécifiquement pour ceux n’ayant pas été repérés et encadrés, elle risque d’être vraiment problématique avec des conséquences désastreuses. Le premier sujet d’anxiété concerne les modifications de leur corps qu’ils doivent subir passivement car ils n’ont là-dessus aucun contrôle. Et c’est bien cela qui les inquiète, les perturbe. Autre motif de déstabilisation : si, comme la plupart des adolescents, ils rentrent plus ou moins en conflit avec leurs parents, ils n’ont pas le moyen de recourir à l’amitié d’un groupe de camarades puisqu’ils sont souvent isolés. Ils sont donc tristes, seuls, souffrent en silence de ce que j’appellerais : “un désenchantement”. Ils se disent : “la vie... à quoi ça sert ?” Tous les problèmes de l’adolescence sont amplifiés du fait de l’effet “loupe” de la précocité. Ils deviennent excessifs, angoissés. Certains commencent à présenter des troubles obsessionnels (des Toc), comme par exemple celui qui impose de se laver les mains sans arrêt. Le danger, à ce stade, est un arrêt des études (ils sont d’ailleurs souvent devenus la tête de Turc de leur classe) et un problème de non-intégration sociale. Dans les cas sévères, on peut même craindre une dépression. Ces risques sont plus graves chez les garçons que chez les filles qui, elles, s’adaptent mieux.
Comment les prendre en charge pour les aider à franchir cette étape de la vie ?
Dr O.R. La première démarche doit consister à leur faire accepter d’aller consulter un psychiatre ou un psychologue qui effectuera un test de diagnostic pour évaluer leur quotient intellectuel. Ensuite, après confirmation de la précocité, plusieurs entretiens psychologiques seront nécessaires afin de permettre à l’adolescent d’exprimer ses soucis, ses inquiétudes, voire une souffrance profonde. Le psychologue ou le psychiatre en charge du suivi donnera aussi des conseils aux parents afin qu’ils puissent aider l’adolescent à traverser cette période difficile. Je leur dis, par exemple : “Pour une conversation sérieuse, essayez de parler à votre enfant lors d’une activité ou en voiture, mais jamais face à face... Inscrivez-le dans une colonie spécialisée où il rencontrera d’autres surdoués, aidez-le à être sociable... Quand il est désagréable, ne prêtez pas trop d’attention à ses paroles, mais tentez de comprendre le message profond qu’elles cachent.”
Et que faire pour éviter un retard dans les études ?
Dr O.R. Il peut être nécessaire d’accélérer la formation scolaire en faisant sauter une classe à l’adolescent ou en le plaçant dans un collège spécialisé pour enfants précoces où les élèves poursuivent leurs études en trois ans au lieu de quatre. Dans ces établissements, les professeurs sont spécifiquement formés pour enseigner aux surdoués.
Dans les cas graves, lorsque les adolescents sont devenus dépressifs, comment les traite-t-on ?
Dr O.R. Il arrive qu’une hospitalisation soit nécessaire dans un centre de référence spécialisé (par exemple au C.h.u. de Rennes). Là, on leur prescrit éventuellement un traitement médicamenteux (des antidépresseurs) avec toujours une prise en charge psychologique pour leur redonner un élan vital. Habituellement une semaine suffit pour éventuellement diminuer les troubles obsessionnels et remettre le jeune surdoué sur de bons rails.
Et à long terme, quels sont les résultats ?
Dr O.R. Globalement, ils se révèlent bons. Les adolescents se sentant enfin compris sont repartis dans la vie avec des aménagements scolaires, familiaux et sociaux qui leur permettent de poursuivre normalement leurs études. Leur atout de précocité n’est plus un handicap.
Olivier Revol est l’auteur de « Même pas grave ! L’échec scolaire, ça se soigne » (éd. JC Lattès).

23 janvier 2008

Lu sur un site de témoignages de personnes surdouées.

Je me permet de rempiler malgrés la fin des discussions sur le sujet pour amener une partie de réponse à une question qui s'est posée à maintes et maintes reprises:

Citation:
Que deviennent les enfants "surdoués" en grandissant?

En effet, certains m'ont considèré comme un enfant surdoué. Et par expérience je peus vous dire que beaucoup de choses vrais ont déjà été dites concernant les enfants surdoués durant cette discussion. Mais je me permettrais d'y ajouter mon avis avant de répondre à cette question.
Etre surdoué, c'est avant tout un ensemble de paramètres qui amènent à voir le monde différement des autres personnes(enfants et adultes). Le terme "surdoué" ne qualifie que les traits extérieurs de ces personnes, d'où pas mal d'abus comme vous l'avait plusieurs fois cité, mais comment pourrait-il en être autrement.
Le mode de personnalisation de notre société ce fait par les actes de ses individus, ainsi les surdoués ne sont qualifiés que par leurs capacités extraordinaires ou, du moins, les plus remarquables.
Malheureusement cela reviens à enfermer ces enfants dans un systeme de valeur purement lié à leurs faits et non à leurs personnalités; ce qui ne leurs laissent pas beaucoup de choix: murir prématurément ou/et refuser toutes actions les différençants des autres enfants.

Le bonheur des surdoués c'est les portes qu'il forment entre leurs mondes et le monde où vivent le reste de la population, elles sont d'ailleurs également leurs boués de sauvetage.
Ces quelques lignes, non exaustives evidemment, peuvent expliquer les grandes différences de déroulement et de résultante à l'enfance d'un surdoués. Maintenant quant à ces instinct grégaire pseudo-élitiste qui voudrait que nos enfants soit tous des surdoués, je pencherais plutot pour un simple reflet de notre société: toujours plus fort, toujours plus haut, soit le meilleur et fait nous honneur.
Personnellement maintenant.
Je n'ai jamais voulu sauter de classe pour rester avec le peu d'amis que j'avais, et pour quelques lacunes en orthographe que vous avait pu remarquer.
Il est très difficile de suivre une scolarité normale quand chaque acquis, depuis la primaire, deviens une discussion argumentée prof-éléve (sans "s" car les autres élèves comprennent tous juste la notion discuté).
Les instituteurs appuiés par la suite par les parents d'élèves mon commander de me taire puisque de toutes façons je connaissais presque toutes les notions du programmes (parfois mieux que les instituteurs) et que pour le restes je le comprennais avant même qu'ils aient finis les expliquations.
Rejetés des adultes, rejetés des enfants, je me suis adapté(très grandes capacité de la vie), sinon cela m'aurait mener au suicide. ...ils sont trop différent...
Au collège, je me suis faits passé pour un rigolo-sportif;
j'étais d'ailleurs très bon en sport également... Mais mes passions de l'époque été plutot décalée par rapport à mes camarades. Quand eux fumaient, couraient derrière le sexe opposé, ou faisaient le mur pour aller à la boum organiser par un tel, je préfèrais perfectionner mes notions de physique quantique, lire ce que Freud avait écrit sur la vie en socièté, ou même tout simplement jouer au scrabble ou au trivial pursuit avec ma mère.
Au lycée est venu une prise de conscient: ...je suis trop différent et inapte à la vie sociale.... J'ai donc inconscientament pris sur moi de changer, et de devenir un "enfant normal". Entreprise utopique... mais il est possible de bloquer son cerveau et même de le faire régresser dans ces capacités intellectuels par la fainéantise(ralentis sement des processus) ainsi que par oubli du passé (effacement des acquis).
Opérations psychiques inconscientes mais très éprouvantes voire douloureuses. S'en suit donc un epuissement qui boucle ce cercle de régression intellectuel.
Résultat: 5 années de lycée dont un premier passage au bac avec un résultat de 2.48 et une dispense pour raison de "conditions psychiques défavorables"pour la deuxième année de terminale S.
Cela fait donc 2 ans que je suis demandeur d'emploi sans diplome et sans expérience, que je n'ai pas réussi a briser ce cercle régressive. Je garde toujours une logique et une vision du monde très particulière amplifier par diverses problèmes d'ordre psychologique voire psychatrique, ainsi qu'un Q.I. supérieur à 150 sur l'échelle de Wechsler. Cette enfance si particulière, je les somatisé ce qui n'arrange rien.
Le suicide qui est présent dans mon esprit depuis l'age de 7 ans, après de longues periodes à en être passé très près, et maintenant réservé au jours de "cafard mutant" (espèce de gros cafard sortant avec l'arrivé de l'hiver )
Je ne témoigne pas pour vous attristez ou pour me faire plaindre(je déteste ça) mais plutot parce-que je considère que le savoir et la connaissance doivent être partager si on veut avancer vers un monde plus ouvert et comprehensif.
Comprendre est pour moi beaucoup, beaucoup plus important que de juger car cela permet un échange à l'égale, et pourquoi pas amical, plutot qu'un réquisitoire.
En espèrant avoir pu éclairer sur certains points les personnes qui auront eu le courage de lire mon message vu sa longueur. ( c'est bientot fini ) Je rappellerais pour finir que mon exemple n'est qu'un parmis tant d'autres et n'est donc pas une vérité générale.Et que toute vision des choses par définition n'est que subjective, y compris la notion de surdoués; même si là je parle de subjectivité collective.
Sur ceux, à une prochaine sur les différents forums.

La discution sur le forum est ici.


J'ai gardé l'écriture telle quelle sans corriger les fautes d'orthographe.