Cela commence mal . La directrice, en ce matin de rentrée , nous aperçoit, Max et moi à chercher ces fameuses listes pour savoir dans quelle classe est inscrit notre " grand "garçon.
Elle fonce sur nous et d'un air excédé , nous dit que la maternelle, c'est la porte à côté.
Mais non Madame . C'est bien en CP qu'entre Max aujourd'hui..
Nous lui pardonnerons , elle se révèlera malgré tout être une personne très attentive.
Une fois toute confusion balayée, Max peut finalement donner la mesure de ce qu'il est capable de faire, de tout son potentiel intellectuel.
Lui qui sait lire depuis longtemps se met à lire un peu après tous les autres. On lui a si souvent répété que c'était impossible qu'il sache lire déjà. Par contre toutes matières enseignées lui plaisent. Et il apprend très vite avec bonheur. Les poésies, les notions d'histoire , de géographie . Cette primaire est un plaisir . Seul ennui dans la cour , il est souvent tout seul.
Max a des copains , de très bons copains, mais il ne peut pas les suivre à la course. Il peine à trouver son rythme aux récréations.Il s'ennuie souvent.
Les enfants en général , ont besoin de se défouler , Max aussi , mais il ne peut pas suivre leurs courses. Au jeu du chat perché , il est toujours celui qui est attrapé le premier et toujours celui qui n'attrape jamais personne. Et puis , il est très petit de taille. On se moque aussi facilement de ce petit bonhomme qui a plutôt l'air d'un"maternel."
Heureusement , son air avenant est apprécié des plus grands , les CM2 qui le prennent sous leur aile.
Il y a de la solidarité, dans cette école. Quand on me disait .."Vous savez , chez les riches, ça va être dur pour lui ."
J'ai finalement la preuve que non. On est même très à l'écoute. Mais , je me dis aussi que c'est la personnalité de mon fils qui est à l'origine de cette affection dont on l'entoure.
Et la personnalité de la directrice.
Un incident survient tout de même.
Un enfant de la classe, surdoué , lui aussi (on le retrouvera plus tard dans une association d' enfants précoces) fait peur aux élèves.
Depuis qu'il sait lire , il lit des romans de la collection "Chair de Poules" et tiens un discours de guerrier:
"Quand on m'attaque je dois me défendre."
Lors des exercices d'imagination, de création , tout chez lui est axé sur la violence.
C'est effrayant. Il parle de scènes ensanglantées ,utilise un discours de peur .
La maîtresse convoque les parents , qui ne se déplacent pas pour autant, même si la maman est consciente des sentiments que provoquent son fils , mais ne sait pas comment le prendre.
Le papa est absent de l'école, sauf pour les résultats scolaires qui doivent être à la mesure des capacités de son fils.
Cet enfant n'est aimé de personne, exactement l'opposé de Max. Mais les enfants le suivent car ils en ont peur.
Je raconte ce passage car il me semble important.
Seul Max tiens à garder ses distances même s'il reste avec ses camarades qui font partie de la bande..
La bande "Pour embêter les filles".
L'objectif est de faire enrager les filles , pour le plaisir , parce que ça occupe, et puis les filles , ça craint tout, ce sont des êtres faibles !!.
Il refuse de faire partie des "tortionnaires ".
Un soir en revenant de l'école , je remarque son attitude bizarre.
Lui qui est très bavard, ne dis rien. Il refuse de faire ses devoirs. Refuse d'aller à l'école le lendemain. Et ne veut pas me dire pourquoi.
-"Tu ne vas pas me croire".
Je lui rappelle alors , que jamais je n'ai mis sa parole en doute jusqu'à présent.
Il me raconte alors que deux copains de la bande l'ont attrapé dans la cour de récréation, l'ont traîné dans un coin éloigné, l'ont déculotté devant les filles, ont voulu le forcer à avaler des boules de platanes. Pour le punir.
Un "grand de CM2" passant par là , interrompt le processus de punition.
Avec le père de Max , nous prenons la décision de garder notre fils à la maison jusqu'à ce que l'histoire soit éclaircie et les protagonistes punis.
Je vais voir la maîtresse, qui sur le coup , ne réagit pas vraiment, même si elle comprend.
Puis , je m'adresse à la directrice et dans le même temps à différentes associations intervenant dans les violences faites aux enfants..La plu-part des association me répondent qu'il faut laisser les enfants s'exprimer, et que les jeux violents entre-eux, sont MONAIE COURANTE , qu'il ne faut pas s'en mêler, que "VOUS LA MAMAN" , vous devriez cesser de vous inquiéter de votre fils , vous ne lui rendez pas service.
Bref , je vais en faire une mauviette , je dois lui apprendre à se défendre tout seul. Sauf que, quand on est très petit , et je le sais parce que j'ai toujours été la plus petite de ma classe, ce n'est pas aussi simple que ça.
La présence d'un adulte est malgré tout ENCORE nécessaire pour que l'enfant intègre bien l'idée que le monde n'est pas un monde de sauvages , que l'entraide existe et que c'est normal d'être présent auprès de lui lorsqu'il se sent impuissant.
C'est même un priorité , le point de départ de prise de confiance en l'adulte qui le guide pour faire tout seul.
Finalement , après plusieurs rebuffades auprès d'associations, et de psychologues,l' une d'entre elle ,accepte tout de même, de me recevoir rapidement.
Puis enfin, l'association" Enfance Majuscule ( Alexis Danan) "qui intervient dans les violences à l'école me rassure.
Non , je ne suis pas surprotectrice. D'autant que ma demande est la suivante:
" Exercer une surveillance accrue dans les cours de récréation et puis ammener les parents des autres enfants à l'école afin qu'ils prennent conscience de ce genre de violences et celles exercées par leurs enfants respectifs sur Max."
Max restera absent deux jours et reprend l'école après avoir vue la psychologue qui m'a reçu pour voir jusqu'où mon fils était "surprotégé" .
"Si vous saviez me dit-elle , comment se manifeste la sexualité dans les écoles! " Sous-entendu, c'est normal !!! L'agression de Max est encore une fois minimisée.
Encore! C'est fou ce que les mamans sont suspectes de vouloir élever leurs enfants comme des mauviettes.
Les conseils qui me sont donnés: "Inscrire Max dans des activités " Il a besoin de copains.
Oui mais lesquelles?
Max ne veut pas bouger quand il est en repos. Aller chez la kiné lui suffit , il lui faut du temps pour récupérer de la fatigue car il fait des exercices pendant bien trente minutes. Puis il veut garder de l'énergie pour aller à la bibliothèque...
Et comme il me le fait si justement remarquer, dans les activités physiques , il est mis à l'écart de suite car il ne suit pas le rythme. Quelque soit l'activité choisie.
Je lui propose des cours de dessins, mais c'est toujours NON. "Je ne veut pas dessiner par obligation , manier le crayon me fatigue " A la maison , je m'arrête quand je veux et je reprend quand je veux , c'est moi qui sait ".
La FATIGUE , cette composante omni- présente de la vie de Max. Mais sa kiné compréhensive m'ayant toujours assurée que cela pouvait être lié à sa fatigue à la marche , je n'insiste donc pas.
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07 janvier 2008
Première vraie prise de conscience de la différence.
Enfin chez les grands !
10 décembre 2007
Premiers apprentissages
Pendant cette période en "no-man's land" entre la France et l'Espagne, Max a commencé à s'intéresser aux apprentissages. Un amie lui avait offert un jeu de lettres, car il aimait les livres.." Pour apprendre à lire" avait-elle précisé. J'avais donc mélangé les lettres à ses jeux habituels.
Jusqu'aux jour où, ayant pris une lettre, il vint me voir.
-"Maman , on joue à ce jeu !" Et voilà ...
J'ai donc pris les lettres et ai écris devant lui son prénom : Max . Cela est l'écriture de ton nom.
Pendant quelques temps , nous avons épeler les prénoms de la famille avec l'alphabet de plastique.
Déplaçant , au gré des nécessités , les lettres d'un endroit à l'autre pour écrire les prénoms les plus compliqués. Mais difficile d'expliquer les prénoms avec :deux " E " ou deux "p" par exemple.
Nous avons donc investi dans une belle ardoise toute noire et quadrillée d'un côté et une boite de craies, douces au toucher.
Tous les matins , sitôt le petit déjeuner avalé, nous commencions la liste des prénoms des cousins , des cousines, des tantes, des grands-parents, des oncles ..etc....est-ce le côté affectif de l'apprentissage ?
Max suivait le B.A.BA avec plaisir. c'est à ce moment-là qu'il a appris à lire.
Quand je lui donnais ses lettres , il était capable de m'écrire son prénom , en l'épelant.
-"M.A. = MA et X , c'est MAX .."
Les chiffres l'intriguaient aussi.
Avec les doigts , nous comptions :
-" 1 doigt , 2 doigts, 3 doigts...."
et puis , je reprenais :" 1,2,3,4,........"
Puis " 1 pouce +1 index = 2 doigts" , ce qui fut très vite compris , intégré.
Pendant ce temps , nous l'avions inscrit en maternelle , en Catalogne espagnole.. On ne lui demandait que de dessiner, de colorier......Max, mourrait d'ennui, je m'en rendais bien compte....Il voulait autre chose.
Un jour d'agacement , il refusa de faire ce que disait la maîtresse, barrant d'un trait son dessin d'oiseau, et le repassant , un certain nombre de fois , laissant de côté le reste de l'oiseau blanc...
Affolée et désespérée par ce geste de rébellion, la maîtresse nous convoque (Max , était alors en école privée pour ne pas être confronté qu'à du catalan et ainsi éviter le stress !).
-"Votre fils ne fera jamais rien de bon !"
Et voilà la petit phrase assassine lâchée.........
Nous avons enfanté un abruti, un perdu d'avance , un pauvre être foutu.. pauvres parents que nous sommes !!!!!
Et puis, d'abord, savons-nous l'éduquer , ce gamin.. ? Une bonne fessée , oui !!
Pour la contrer, nous lui mettons sous le nez , les productions de notre enfant, espérant ainsi capter son attention, ce qu'il avait écrit sur une feuille de papier , à savoir : son nom , son prénom ..écrit de lui-même, sans notre aide , bien entendue.
Peine perdue...
-"Oui, oui, on sait bien que les parents voudraient que leur enfant soit un génie !!"
Nous voilà , nous aussi, des perdus , des naïfs ...des doux rêveurs , des ...perturbateurs aussi, des révolutionnaires.. Et des tricheurs . Valent pas mieux que leur fils.
Tout le monde sait que "les chats ne font pas des chiens !!"
Premier contact avec la REALITE scolaire.
Parents n'ayez jamais d'enfants différents, vous serez suspectés de vouloir fomenter la révolution dans les écoles de France , de Navarre mais aussi, de Catalogne (d'un côté comme de l'autre de la frontière).
Car une fois notre installés sur Perpignan , le gamin inscrit à l'école , nous avons compris le long chemin qu'il nous faudrait parcourir pour arriver à scolariser notre petit bonhomme dans les meilleurs conditions possible.
Tout le monde sait cela: A 3 ans et demi , un enfant ne sait pas lire , ni écrire , ni compter, en
tout cas pas : 1+1= 2 . et tenez vous le bien pour dit, une bonne fois pour toutes.
La morale fut faite à Max aussi. Plus de spontanéité affichée..
Max fut sciemment laissé de côté .Les maîtresses successives de maternelles ont respecté la consigne on ne peut mieux.
Heureusement , petit Max avait son moyen de riposte imparable..
Des fièvres incongrues qui duraient jusqu'à 15 jours sans véritables explications organiques.
Mais sachant combien , il était difficile pour mon fiston , de s'intégrer dans une classe aussi peu motivante, je le laissais bien tranquillement vivre sa vie à la maison. C'était bien plus passionnant de lire nos livres, de faire nos comptes, contes et comptines...
Puisque, hors la loi nous étions , autant l'être pour de bon et pour la bonne cause.
Max n'a jamais fréquenté l'école que selon son besoin. Ce que nous avons pu éviter, nous lui avons évité.
Maintenant , il y a des classes qui ont été assiduement suivies et d'autres de façons plus épisodiques.
L'objectif étant que notre Max soit suffisament armé pour réussir sa vie .
Il est bien entendu pour nous que la sévérité des enseignants n'est pas forcément le bon chemin pour saine construction de la personnalité.
Lorsque l'on parle de respect , mieux vaut commencer par montrer l'exemple. soi-même.
A l'époque , Max était de souvent battu par ses camarades de classe et personne n'est jamais intervenu pour l'aider. Où était la surveillance ?
Il a fallu que je me déplace et que je règle le problème moi-même auprès de enfants concernés..en me faisant conspuée par l'équipe enseignante et les animateurs . On n'aime pas se voir remettre à sa place , mais je sais pour les avoir fréquentées , que les cours d'école EST un des lieux d'apprentissage de la violence , trop souvent dans l'indifférence générale.
Je le sais pour avoir été animatrice périscolaire.
Cependant , je ne me suis jamais inquiété pour mon fils.
Sa dernière année de maternelle, alors qu'un petit camarade est arrivé un matin en classe , le crâne rasé parce que la maman n'avait pas eu assez d'argent pour acheter du produit anti-poux, Max a compris qu'il fallait être solidaire.
En rentrant le midi , il me demande de lui couper les cheveux très courts pour ne pas laisser son copain avoir la honte tout seul.
Fier de mon petit garçon , je fais ce qu'il me demande et le voilà reparti en classe pour l'après-midi. Il s'assied à côté de son compagnon et se tient tout droit, regarde tout le monde de haut , d'un air de dire :"maintenant , nous sommes deux ". C'était une bonne leçon donnée aux adultes auxquels je me suis empressée d'expliquer la motivation profonde de Max.
Comment , il a su braver le regard de l'autre pour porter secours , à sa façon , à un petit camarade en difficulté.
Cela valait tout autant que le soi-disant apprentissage de la sociabilité par la fréquentation de l'école et qui parfois tourne au dressage pur et simple.
Pendant cette période en "no-man's land" entre la France et l'Espagne, Max a commencé à s'intéresser aux apprentissages. Un amie lui avait offert un jeu de lettres, car il aimait les livres.." Pour apprendre à lire" avait-elle précisé. J'avais donc mélangé les lettres à ses jeux habituels.
Jusqu'aux jour où, ayant pris une lettre, il vint me voir.
-"Maman , on joue à ce jeu !" Et voilà ...
J'ai donc pris les lettres et ai écris devant lui son prénom : Max . Cela est l'écriture de ton nom.
Pendant quelques temps , nous avons épeler les prénoms de la famille avec l'alphabet de plastique.
Déplaçant , au gré des nécessités , les lettres d'un endroit à l'autre pour écrire les prénoms les plus compliqués. Mais difficile d'expliquer les prénoms avec :deux " E " ou deux "p" par exemple.
Nous avons donc investi dans une belle ardoise toute noire et quadrillée d'un côté et une boite de craies, douces au toucher.
Tous les matins , sitôt le petit déjeuner avalé, nous commencions la liste des prénoms des cousins , des cousines, des tantes, des grands-parents, des oncles ..etc....est-ce le côté affectif de l'apprentissage ?
Max suivait le B.A.BA avec plaisir. c'est à ce moment-là qu'il a appris à lire.
Quand je lui donnais ses lettres , il était capable de m'écrire son prénom , en l'épelant.
-"M.A. = MA et X , c'est MAX .."
Les chiffres l'intriguaient aussi.
Avec les doigts , nous comptions :
-" 1 doigt , 2 doigts, 3 doigts...."
et puis , je reprenais :" 1,2,3,4,........"
Puis " 1 pouce +1 index = 2 doigts" , ce qui fut très vite compris , intégré.
Pendant ce temps , nous l'avions inscrit en maternelle , en Catalogne espagnole.. On ne lui demandait que de dessiner, de colorier......Max, mourrait d'ennui, je m'en rendais bien compte....Il voulait autre chose.
Un jour d'agacement , il refusa de faire ce que disait la maîtresse, barrant d'un trait son dessin d'oiseau, et le repassant , un certain nombre de fois , laissant de côté le reste de l'oiseau blanc...
Affolée et désespérée par ce geste de rébellion, la maîtresse nous convoque (Max , était alors en école privée pour ne pas être confronté qu'à du catalan et ainsi éviter le stress !).
-"Votre fils ne fera jamais rien de bon !"
Et voilà la petit phrase assassine lâchée.........
Nous avons enfanté un abruti, un perdu d'avance , un pauvre être foutu.. pauvres parents que nous sommes !!!!!
Et puis, d'abord, savons-nous l'éduquer , ce gamin.. ? Une bonne fessée , oui !!
Pour la contrer, nous lui mettons sous le nez , les productions de notre enfant, espérant ainsi capter son attention, ce qu'il avait écrit sur une feuille de papier , à savoir : son nom , son prénom ..écrit de lui-même, sans notre aide , bien entendue.
Peine perdue...
-"Oui, oui, on sait bien que les parents voudraient que leur enfant soit un génie !!"
Nous voilà , nous aussi, des perdus , des naïfs ...des doux rêveurs , des ...perturbateurs aussi, des révolutionnaires.. Et des tricheurs . Valent pas mieux que leur fils.
Tout le monde sait que "les chats ne font pas des chiens !!"
Premier contact avec la REALITE scolaire.
Parents n'ayez jamais d'enfants différents, vous serez suspectés de vouloir fomenter la révolution dans les écoles de France , de Navarre mais aussi, de Catalogne (d'un côté comme de l'autre de la frontière).
Car une fois notre installés sur Perpignan , le gamin inscrit à l'école , nous avons compris le long chemin qu'il nous faudrait parcourir pour arriver à scolariser notre petit bonhomme dans les meilleurs conditions possible.
Tout le monde sait cela: A 3 ans et demi , un enfant ne sait pas lire , ni écrire , ni compter, en
tout cas pas : 1+1= 2 . et tenez vous le bien pour dit, une bonne fois pour toutes.
La morale fut faite à Max aussi. Plus de spontanéité affichée..
Max fut sciemment laissé de côté .Les maîtresses successives de maternelles ont respecté la consigne on ne peut mieux.
Heureusement , petit Max avait son moyen de riposte imparable..
Des fièvres incongrues qui duraient jusqu'à 15 jours sans véritables explications organiques.
Mais sachant combien , il était difficile pour mon fiston , de s'intégrer dans une classe aussi peu motivante, je le laissais bien tranquillement vivre sa vie à la maison. C'était bien plus passionnant de lire nos livres, de faire nos comptes, contes et comptines...
Puisque, hors la loi nous étions , autant l'être pour de bon et pour la bonne cause.
Max n'a jamais fréquenté l'école que selon son besoin. Ce que nous avons pu éviter, nous lui avons évité.
Maintenant , il y a des classes qui ont été assiduement suivies et d'autres de façons plus épisodiques.
L'objectif étant que notre Max soit suffisament armé pour réussir sa vie .
Il est bien entendu pour nous que la sévérité des enseignants n'est pas forcément le bon chemin pour saine construction de la personnalité.
Lorsque l'on parle de respect , mieux vaut commencer par montrer l'exemple. soi-même.
A l'époque , Max était de souvent battu par ses camarades de classe et personne n'est jamais intervenu pour l'aider. Où était la surveillance ?
Il a fallu que je me déplace et que je règle le problème moi-même auprès de enfants concernés..en me faisant conspuée par l'équipe enseignante et les animateurs . On n'aime pas se voir remettre à sa place , mais je sais pour les avoir fréquentées , que les cours d'école EST un des lieux d'apprentissage de la violence , trop souvent dans l'indifférence générale.
Je le sais pour avoir été animatrice périscolaire.
Cependant , je ne me suis jamais inquiété pour mon fils.
Sa dernière année de maternelle, alors qu'un petit camarade est arrivé un matin en classe , le crâne rasé parce que la maman n'avait pas eu assez d'argent pour acheter du produit anti-poux, Max a compris qu'il fallait être solidaire.
En rentrant le midi , il me demande de lui couper les cheveux très courts pour ne pas laisser son copain avoir la honte tout seul.
Fier de mon petit garçon , je fais ce qu'il me demande et le voilà reparti en classe pour l'après-midi. Il s'assied à côté de son compagnon et se tient tout droit, regarde tout le monde de haut , d'un air de dire :"maintenant , nous sommes deux ". C'était une bonne leçon donnée aux adultes auxquels je me suis empressée d'expliquer la motivation profonde de Max.
Comment , il a su braver le regard de l'autre pour porter secours , à sa façon , à un petit camarade en difficulté.
Cela valait tout autant que le soi-disant apprentissage de la sociabilité par la fréquentation de l'école et qui parfois tourne au dressage pur et simple.
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