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20 juin 2010

Le sport pour endormir le bon peuple.

Pendant que les propos d'Anelka à son entraineur font la "une" des journaux, on oublie l'enjeu de la réforme des retraites.

Même notre président nous donne son avis sur ces propos, qui, quoi qu'il en soit, ne nous concernent pas.

Histoire de nous focaliser sur le sujet.
Mais honnêtement, je me fiche de ce qu'Anelka a pu dire à Domenech.
Ces gens là ne font pas partie de mon quotidien.

Ce qui fait partie de mon quotidien, c'est la gestion de la maladie, c'est la réforme des retraites ( quelle sera la mienne alors que j'ai du arrêter de travailler pour m'occuper de mon gamin et que la MDPH ne le reconnaît pas vraiment)

C'était mon choix, soit et je l'assume mais la réalité ne s'imposera t'elle pas à moi dans quelques années?

Lorsque mon ado sera autonome, il sera temps pour moi de retrouver un "emploi ou quelque chose qui y ressemble".

Lors de cette époque, vécue à San Francisco, j'allais débroussailler les haies de particuliers, faire le ménage chez les personnes âgées et handicapées, j'ai même replanté toute seule, la personne qui devait m'aider s'étant désistée, la grande pelouse d'une maison particulière...

Je m'imagine dans quelques années faire la même chose, tiens!

On dit que le travail, c'est la santé!

J'irai nettoyer la maison de personnes dites âgées mais plus jeunes que moi, peut-être ou alors, je ferai la tournée des ferrailleurs avec les quelques cannettes de bière, coca cola et autres schwepps que j'aurais récoltées, ou peut-être les revendre aux entreprises qui recyclent.

Cela sera excellent pour la planète, un bon geste écologique, et me donnera les quelques sous dont j'aurai besoin pour manger, me loger et m'habiller tout en ayant l'impression de servir à quelque chose!

Magnifique avenir s'il en est.

Ce qui me plait bien est que je ne serai pas seule.

Nous serions une petite bande car il est bien connu que, plus on est de fous, plu on rit!

Et nous écumerions la ville et ses campagnes environnantes pour trouver notre subside quotidien.

La belle vie, quoi !

Et de temps en temps, nous pourrions faire la manche comme on voit beaucoup de petits vieux le faire depuis quelques temps.
Ce n'est pas fatiguant, il suffit de s'installer quelque part avec, écrit sur un papier:

" S'il vous plait, auriez-vous quelques petites pièces en trop à me donner, c'est pour manger?
J'ai eu beau travailler toute ma vie, j'ai commis l'erreur de choisir le groupe de ceux qui n'ont pas de Rolex et de rater ma vie. Merci"


Tien, puisque j'y suis, nous pourrions nous imaginer que nous soyons protégés par un groupement d'employeurs qui nous logeraient, nous blanchiraient, nous protégeraient et pour lesquels nous donnerions notre temps disponible et notre dévouement sans bornes puisque, nous le savons déjà, la jeunesse est en grande voie de disparition..

Bientôt la planète ne sera plus habitée que par des vieux...

Tout cela dans le meilleur des monde, la bonne entente et la bonne humeur, entre vieux on se comprendra toujours.
Fini les conflits de générations qui nous empoisonnent la vie.


A moins que les jeunes ne prennent conscience qu'ils peuvent aider au changement des mentalités.



Et c'est à nous les futurs "vieux" de les guider sur cette voie en nous leur montrant l'unité et la voie de la réalisation intérieure plutôt qu'extérieure puisque, tôt ou tard, les richesses disparaitront de la circulation, monopolisées par quelques uns.

Mais tant que nous convoiterons ces richesses
, elles aurons de la valeur.
C'est donc à nous de changer nos valeurs.

Et de nous battre pour ce qui en vaut la peine.

Nous avons toujours le choix d'une direction ou d'une autre.

Notre destinée est ouverte tant que nous vivons, rien n'est jamais acquis définitivement.
Le monde évolue en permanence, il suffit de le savoir.

Tout peu changer en quelques secondes, il suffit d'une bonne prise de conscience et de l'action qui l'accompagne.

Quoi qu'il arrive, nous sommes toujours maître de notre destin et de nos choix.

En attendant, il nous faudrait un 24 juin suffisamment fort et surtout sortir de cette assertion que les français ne sont que des "veaux"...

17 juin 2010

Pourquoi les français boudent-ils la politique?

Taguée à mon tour par Steph, l'auteur de "Une Autre Vie", lui-même tagué sur une proposition de Yann, au départ de la chaîne.

Cela fait, moi-même, plusieurs semaines que je décroche plus ou moins de cette politique que je trouve dévastatrice tant sur le plan humain que sur le plan psychologique.

Je décroche par fatigue, par impuissance, parce que je dois aussi m'occuper de moi.

Mais je continue d'écouter France Info le matin au petit-déjeuner, histoire de voir ce la journée nous réserve.

Enfin, ce que la politique nous réserve comme annonce quotidienne.

Et puis maintenant, au lieu de râler, ce qui est mauvais pour ma santé qu'il faut que je préserve pour plusieurs raisons, je me mets le casque sur les oreilles.

Et puis, je me branche sur des vidéos relaxantes.

Je les passe en boucle, puis je me branche sur les recherches qui concernent l'avenir de Fiston.

Après être allée chercher les infos au CNAM de Toulouse pour la formation de Capacité en Droit et le DAEU et après en avoir discuté avec Fiston, nous avons convenu de l'inscrire à la préparation du diplôme en section scientifique.

Avec une année de pré-DAEU et une année de préparation avec un redoublement sur l'une des deux années.

Mais revenons à nos moutons...

Enfin à nos "veaux" puisque tel nous a nommé le Général de Gaulle.


- "Les Français sont des veaux." Il a réellement employé cette expression ? - Il l'a souvent employée quand il les voyait ne pas réagir ou se considérer comme battus avant même d'avoir engagé le fer. Au début de juin 1940, par exemple, à Londres, à l'hôtel Connaught, à voix basse pour ne pas être entendu des convives qui dînent à la table voisine. Il vient de stigmatiser l'armistice au micro de la BBC. Je le vois alors serrer son couteau nerveusement avant de le reposer avec délicatesse. Puis il me souffle: «Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n'ont que ce qu'ils méritent. » Quand j'apprenais l'histoire de France au collège Stanislas et que je m'étonnais de telle ou telle défaite militaire que nous avions essuyée, il me disait: «Les Français sont comme ça depuis les Gaulois. Hannibal qui recrutait des légions pour battre Rome écrivait à son frère Hasdrubal, qui levait des mercenaires en Espagne et dans les pays voisins: "Ne prends pas trop de Gaulois. Ce sont des ivrognes. Ils sont courageux dans l'action, téméraires au combat, mais vite découragés et jamais contents." César disait à peu près la même chose. Il ajoutait: "Ils sont palabreurs et n'arrivent à s'unir que face au danger." Tu vois, concluait-il, deux cents ans avant Jésus-Christ, on définissait assez bien les Français d'aujourd'hui. » De même répétait-il souvent: « La France vacharde. » Cela voulait dire qu'elle tombe dans la veulerie et qu'elle cherche à donner le coup de corne ou le coup de pied de l'animal rétif à ceux qui veulent la faire avancer. Une autre expression lui était familière: « Les Français s'avachardisent. » Termes militaires pour signifier qu'ils s'avachissent en grognant. Dans une lettre au père Bruckberger, le 27 mai 1953, il écrivait avec néanmoins un certain optimisme: "La mollesse française est d'une extrême épaisseur. Mais même en France, elle n'a pas l'Avenir, qui est aux forts."
Ibidem, Les Français tels qu'ils sont, p. 114-115  ""



Je  suis fatiguée de les entendre se plaindre mais continuer d'accepter leur sors sans réagir, comme de vraies grenouilles bien cuites et insensibles à leur cuisson à petit feu si bien décrites par Olivier Clerc.

Je ne me désengage pas mais ne sentant rien venir de plus positif, je fais comme beaucoup, le dos rond.

Un peu écoeurée de ce manque de solidarité du peuple français envers ses semblables, à moins que ce ne soit plutôt un excès d'optimisme envers le mieux-disant, celui ou celle offrant la meilleure apparence.

La naïveté de mes compatriote me glace un peu quand je les entends parler de la dette, quand je les entends dire que la retraite à 62 ans, pourquoi pas.

Qu'est ce qui leur fait dire qu'ils vivrons plus vieux que ça?

Qu'est-ce qui leur fait dire que LEURS enfants vivrons plus vieux que nous?

Avec tout ce qu'on leur fait ingurgiter comme mal-bouffe, comme médicaments auxquels on fait confiance les yeux fermés.

Avec toute cette pollution avec, tous ces pesticides et tout ce qu'on leur fait vivre de stress tant à l'école qu'au travail, quand ils en ont.

Qu'est-ce qui nous fait croire que tout ira de mieux en mieux alors que la régression sociale est en cours.

Un matin, il n'y a pas si longtemps, j'écoutais sur France Info, un économiste nous assurer que les dettes étaient équilibrées.
Ce qui revient à dire que la Dette n'existe que comme "mot de passe" bien asséné pour nous rappeler, façon "Pavlov" que nous devons nous serrer la ceinture pour mieux servir ceux qui nous saignent.


Au moyen-âge, c'était le diable et l'enfer. Aujourd'hui l'enfer a muté en "dette".

A chaque période sa "Bible". 

Notre bible a évoluée en économie de marché, mondialisme, dette de l'état et autres assertions bien "virtuelles".

Et bien sûr, il est hérétique de ma part d'affirmer que la dette n'existe pas!

Nous ne la verrons jamais sauf à la vouloir réelle.
 

Ni vous, ni moi, petite citoyenne ne la "verrons".

Les Arcanes de l'Econnomie sont bien cachées, même à celui ou celle qui croit détenir une partie de la Vérité.


IL suffirait de changer les règles du jeu pour ouvrir le chemin d'une ère un peu plus humaine, un peu plus intelligente, un peu plus sereine.

Mais cela demande une véritable réflexion, une ouverture d'esprit totale et la capacité d'imagination pour aller vers autre chose que ce monde qui se rétracte qui se meurt de lui-même et s'auto-détruit par manque de compréhension de la véritable nature du monde..

Quel est le Dieu qui tient la bourse de l'économie mondiale, Jésus-Christ, Yavéh, Mahomet, Bouda ou autre ?


Bien sûr que les règles peuvent changer puisque c'est l'homme qui est à l'origine de son propre désastre.

Nous sommes le pire prédateur de la planète sous des couverts de modernités et d'intelligence.


Pauvres enfants du monde, vous avez bien du souci à vous faire.

A moins que vous ne deveniez enfin intelligents et que vous acceptiez de changer tout ce qui doit l'être même au prix de la "modernité", enfin peut-être.
 

Qui sait !!



Je repasse le tag au Rocrocodile, Au Crapaud du Marais  dont le dernier article pourrait passer pour une réponse, à Delphine ou Pinaise et à ceux ou celles qui aurait quelque chose à dire sur le sujet...





30 mai 2010

Sept ans de galères.

En regardant un peu en arrière le chemin parcouru jusqu'à aujourd'hui depuis l'annonce de la CMT de Fiston.
Il nous en fallu du temps pour trouver une sorte d'équilibre et bien que rien ne soit encore gagné totalement.
J'ai un peu l'impression d'être arrivée dans une période plus calme.

J'en profite pour m'octroyer quelques moments de paresse.

C'est un besoin urgent.

Je me dis souvent qu'il faudrait que je vienne faire un tour ici, raconter quelque chose.

L'actualité est plutôt riche et donne matière à penser mais ma main ne m'accompagne plus dans mes pensées.

Je laisse Alluvions vivre un peu sa vie sans moi, je vais et viens sur la toile, ailleurs.

Je me laisse porter.

Fiston marche difficilement, mais il marche.

Bien que la douleur soit encore omniprésente.

Je vais bientôt l'inscrire en fac pour la formation de "Capacité en Droit", branche qu'il pourra creuser si cela lui plait.
Sinon, en passant le DAEU, il pourra intégrer un cursus supérieur qui lui conviendra sûrement plus que l'école classique.

Certains surdoués sont touche-à-tout et il est fort possible que Fiston le soit jusqu'à ce qu'il découvre ce qui lui convient le mieux.
Il a du potentiel et je ne fais trop de souci pour son avenir.

Il a beaucoup mûri ces derniers mois.
L'opération et la douleur qu'il a du supporter, qu'il supporte encore le rend très conscient de la limite des choses de la vie et de l'effort permanent à fournir.
Pour lui, rien n'est facile, donc il ne s'attend pas à la facilité dans sa vie.

Même si je mettrai un bémol qu'il n'intègre pas pour le moment:
Il est protégé, il a toujours eu de la chance pas seulement du à mes actions mais à lui-même, à ses choix qu'il décide de tenir jusqu'au bout et pour lesquels, je ne fais que l'accompagner.

Il est protégé par sa capacité de réflexion, par sa maturité par sa volonté et cela est énorme.

Quant à moi, ma thyroïde a fini par se désintéresser de ma petite personne.

Elle s'est équilibrée, a diminuée.

Je suis allée consulter un magnétiseur juste avant de faire une scintigraphie.

Et le traitement, très léger pour ne pas provoquer une chute de mon taux de globules blancs un peu bas, a fait effet en peu de temps.
De façon rapide et efficace.

Aussi, pas d'intervention en vue pour le moment.
Bien que j'attende le verdict de l'endocrinologue que, cette fois, j'ai choisi moi-même.

Je suis convaincue que le magnétiseur à accéléré l'action du traitement médicamenteux.
Et puis la simple décision que j'ai pris en décidant que j'étais guérie le jour où j'ai avalé mes premières pilules anti-thyroïdienne.

C'est au plus profond de nous-même que nous guérissons en acceptant le message de la maladie.

J'ai accepté qu'il fallait que je prenne le temps de m'occuper de moi aussi.

Ce que je fais, en allant régulièrement faire mes prises de sang, en avalant mes pilules, en suivant scrupuleusement le traitement mais aussi, en allant chercher dans d'autres médecines plus douces des compléments de soins.

En oubliant de temps de temps Fiston et en me réservant du temps, rien qu'à moi, rien que pour moi.

Tout en gardant un coin d'oeil fixé sur lui.

Mais plus à distance.

Et cela fait beaucoup.

Je refuse donc la fatalité d'avoir à subir une intervention.

Je m'en suis ouverte à mon médecin traitant.
Une homéopathe qui fait confiance au ressenti de ses patients et qui m'a fait confiance. Je lui ai raconté comment je me prenais en charge et la capacité d'auto-guérison que je pouvais mettre en oeuvre à condition d'être entendue par les médecins.

Nous avons d'un commun accord décider que je consulterai un autre endocrinologue et que si son  diagnostique menait à l'intervention, je ne m'y opposerais pas.

Par contre, j'ai choisi de consulter quelqu'un qui n'est jamais pressé d'envoyer son patient sur le billard.

Je suis donc rassurée par tout ce protocole qui me respecte.


20 mai 2010

Où je découvre la vie politique de Toulouse et ses environs.

Jusqu'à présent, embourbée dans les conflits liés au handicap  de Fiston entre la réalité de la vie quotidienne et des administrations archaïques, je ne m'étais que très peu penchée sur l'activité toulousaine dans ce domaine.

La soirée organisée par les Elus Verts de Toulouse m'a fait découvrir ce qui se passe à la porte de chez moi.

J'habite à la périphérie immédiate de Toulouse et relativement isolée sur une colline, je suis confrontée en permanence à la lacune des transports toulousains.

Tout est plutôt loin de chez moi.

Ce qui fait que Fiston est coincé dans notre résidence, certes très agréable mais peu accessible pour les personnes âgées, handicapées ou mamans avec des poussettes.

Une horreur!

Et la navette pour laquelle une pétition à tourné afin de la faire venir au plus près de notre lieu de vie n'a rien donné.

Est-ce lié au différent existant ?

Je ne le sais pas mais je découvre avec stupeur quelque chose que je ne soupçonnais pas.

J'ai donc rempli de nouvelles demandes de logement HLM sur Toulouse ou proche banlieue.

Et les élus verts que j'ai interpellés ont réagi très vite.

J'avais beaucoup d'estime pour Pierre Cohen qui nous a aidés en parti à obtenir notre logement actuel.
Ayant discuté avec lui une ou deux fois, je n'imaginais pas qu'il puisse avoir cette attitude.
Car il m'a paru d'une grande simplicité mais ce que je découvre me gène énormément.
Est-ce le "pouvoir" qui tourne la tête ?



19 mai 2010

Je ressemble à mes copains !

C'est en disant ces mots et avec un sourire jusqu'aux oreilles que mon ado de Fils est sorti parader avec ses chaussures toutes neuves.

Les premières depuis 5ans!

Ressembler à ses copains, ne plus faire tache.

L'objectif de Fiston est atteint!

C'était le but de ces trois mois interminables et ces douleurs quasi quotidiennes.
Il y en a encore beaucoup mais le plaisir de vivre sa vie d'ado est train d'en gommer quelques unes.

Le moral est au beau fixe !

Que ça fait plaisir de voir son gamin heureux après toutes ces années de galères!

Rêvons un peu que cela dure et dure encore pendant si longtemps qu'il en aura oublié les mauvaises années..

Alors, je croise les doigts bien fort !

Une histoire de chaussures: c'est pour aujourd'hui

Ce matin, destination Décathlon pour essayer les chaussures.

C'est la première fois depuis cinq ans.

Fiston a enlevé ses plâtres la nuit depuis deux semaines.
Hier, il a été en chaussons tout le temps qu'il a été à la maison.

Cela fait une éternité qu'il n'avait pas goûté la liberté de bouger sans chaussures.

18 mai 2010

Mini compte-rendu de la soirée organisée par les Verts à Toulouse

Le Rocrodile et moi, sommes arrivées en retard à l'Estanquet.
Nous faisant remarquer.
Bon début.
Les élus présents avaient commencé à relater les actions entreprises et les difficultés rencontrées.

Et leur militantisme et leur engagements m'ont donnés comme une bouffée d'oxygène.


Je me sens de plus en plus attirée par ce parti.

En particulier le militantisme de l'élu en charge du handicap.



Un moment fort qui m'a réconciliée avec une certaine idée de la politique.

C'est, en particulier ce point que j'ai retenu, étant concernée de très près par le handicap.

Et ces mots ont trouvé écho à mon combat contre l'enferment des jeunes en situation de handicap dans ces centres qui vous font la pluie et le beau temps et dont la maltraitance, n'est pas toujours exclue.

Les parents qui en ont conscience n'osent pas lutter, ni témoigner contre ces institutions qui ont pignon sur rue.

Je suis prête, donc à témoigner et à mettre en relation entre elles des personnes qui pourront peut-être aider à une plus grande ouverture de la société et des institutions envers le handicap.

Ce n'est pas en entretenant le secrêt et la mise à l'écart que l'on changera les mentalités.

Il y a du pain sur la planche.

J'en sais quelque chose.

J'ai eu le plaisir de retrouver Pino et Marius.

Et je voudrais leur dire que je suis un peu confuse de mon coup de gueule.

Que je ne voulais certainement pas casser un bon mouvement comme la République des Blogs et que la période qui vient de passer à été difficile pour moi.

La difficulté liée au handicap m'a un peu transformée en combattante de tous les instants, me faisant oublier qu'il peut et même qu'il doit y avoir des moments de repos, des moments de tranquillité et festifs qui peuvent aussi aider à la création de liens, voire même sont aussi essentiels.

Je veux donc tout particulièrement m'excuser d'avoir été aussi combative envers les membres présents de la dernière République des Blogs.

Quant à Pino, la visite de son blog sur sa passion des avions m'a rappelée celle de mon fils pour les voitures, et plus spécifiquement pour la Formule 1.

Quelqu'un d'aussi passionné ne peut pas être complètement mauvais et encore moins abruti.

Cette petite mise au point nécessaire devant aider à ma propre ouverture d'esprit, je me suis dit que je retournerais bien volontier à la prochaine République des Blogs.



A moi de montrer que je ne suis pas non plus qu'un affreux bonnet de nuit, incapable de s'amuser et de faire la fête.



17 mai 2010

Courrier à la Commission chargée de la qualité de la prise en charge à l'hôpital: La CRUQ

Dans chaque hôpital existe cette commission à laquelle nous pouvons nous adressé en cas de réclamation,  de difficultés mais aussi pour dire ce qui a bien fonctionné.

Cette commission a été mise en place pour améliorer la qualité des soins et séjours à l'hôpital.

Instituées par la loi du 4 mars 2002, les CRUQ se substituent aux Commissions de conciliation. Leur statut est défini par le décret n° 2005-213 du 2 mars 2005.

Champ d’application et composition des CRUQ
Leur champ d’application vise tant les établissements de santé publics et privés
que les syndicats interhospitaliers et les groupements de coopération sanitaire autorisés à assurer les missions d’un établissement de santé.
La composition des CRUQ comprend, a minima, le représentant légal de l’établissement qui assure désormais la fonction de président au sein de la commission, deux médiateurs et deux représentants des usagers (2). Elle peut
être élargie dans les conditions prévues par le décret (3). La liste nominative de ses membres est affichée dans l’établissement, transmise au directeur de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation (4) et remise à chaque patient avec le livret d’accueil.
Accroissement de la compétence des instances de prévention
Les missions de la commission sont doubles. La CRUQ est chargée de veiller au respect des droits des usagers et de faciliter leurs démarches pour les litiges ne présentant pas le caractère d’un recours gracieux ou juridictionnel.
Les modalités d’exercice de cette mission sont décrites aux articles R1112-91
à R1112-94 du CSP. Deux médiateurs remplacent l’ancien médecin conciliateur. Le médiateur médecin est compétent pour connaître des litiges mettant en cause l’organisation des soins et le fonctionnement médical des services, le second, non médecin, connaît des autres plaintes ou réclamations.
A réception de la plainte, le représentant légal de l’établissement peut soit y répondre directement, soit saisir le médiateur compétent.Le médiateur saisi rencontre l’usager dans les huit jours, il peut également rencontrer les proches du patient (5). Dans les huit jours de la rencontre, le médiateur en adresse le compte rendu au président de la CRUQ qui le transmet sans délai aux membres de la commission ainsi qu’au plaignant.
La Commission formule ensuite des recommandations en vue d’apporter une solution au litige ou tendant à ce que l’intéressé soit informé des voies de conciliation ou de recours dont il dispose. Elle peut également émettre un avis motivé en faveur du classement du dossier. Dans les huit jours de la séance, le représentant légal de l’établissement répond à l’auteur de la plainte ou de la réclamation et joint à son courrier l’avis de la commission. Il transmet ce courrier aux membres de la commission (6). Les CRUQ peuvent également intervenir dans le cadre de la conciliation organisée par les CRCI (7).
Les CRUQ sont en outre chargées de contribuer à l’amélioration de la politique d’accueil et de prise en charge des malades et de leurs proches. Le texte leur confère à cette fin des prérogatives élargies (8). La CRUQ est en effet destinataire de toutes les informations nécessaires à l’exercice de ses missions. Elle peut alors procéder à une analyse concrète de la situation et réaliser un rapport soumis au conseil d’administration de l’établissement et à l’ARH.
La mise en place des CRUQ devra être effective au plus tard le 5 septembre 2005. En tout état de cause, les nouvelles attributions des commissions ne devraient pas modifiées la gestion des sinistres dans le cadre du partenariat établissement-assureur de responsabilité, puisqu’elles interviennent bien en amont.
Il va de soi que SHAM entend travailler de concert avec ces instances, pour une gestion transparente et efficace des réclamations.
(1) - CRUQ.
(2) - Notons la publication du décret 2005-300 du 31
mars 2005 relatif à l’agrément des associations représentant
les usagers dans les instances hospitalières
ou de santé publique.
(3) - Art. R1112-81 CSP.
(4) - ARH.
(5) - Art. R1112-93 CSP.
(6) - Art. R1112-94 CSP.
(7) - Art. R1142-21 CSP.
Anne-Sophie Mazeirat, Rédacteur juridique.



Chaque patient à des droits qu'il ne connait pas toujours.


Je leur ai donc adressé le courrier suivant, suite à l'hospitalisation de Fiston à l'hôpital de Garches:


Madame, Monsieur,

Mon fils a été opéré à l'hôpital de Garches en janvier dernier.
Il a subi une double arthrodèse sur le pied droit et un allongement des 2 tendons d'achille.

Je vous relate les points noirs que nous avons rencontrés, peu nombreux mais qu'il me paraît important de signaler, non pour obtenir une quelconque sanction, mais pour améliorer la qualité de la prise en charge hospitalière et notamment dans le domaine de la douleur.
C'est la raison pour laquelle, je ne donne pas de nom en particulier car, comme mon fils l' a affirmé:
"Si je devais me faire opérer à nouveau, je choisirai l'hôpital de Garches plutôt que celui de Toulouse".

Je signale, en même temps, ce qui a été positif, et beaucoup de choses l'ont été.
 Vers 11H30, le médecin m'a personnellement appelée pour me dire que l'opération s'était bien déroulée , ce que j'ai beaucoup apprécié.
Le chirurgien s'est  d'ailleurs montré très  attentif  et très humain à la suite de l'intervention.
Au réveil, la douleur a été si forte qu'il a fallu lui injecter la dose maximale de morphine pour le calmer un peu.
J'ai été étonnée, par contre, qu'il ne bénéficie pas de la pompe à morphine, comme cela a été le cas à Toulouse.
La douleur a été, par moment,  ingérable.
Cependant le plus gros point noir a été  la nécessité d'uriner pour éliminer tous les déchets de l'anesthésie.
S'il n'y arrivait pas, on menaçait de le sonder.
La panique s'ajoutant à la douleur, mon fils a passé un sale moment qui a duré plusieurs heures.
Avec une infirmière un peu pressée qui laissait planer sa menace.
Sa collègue était plus souple et était prête à le laisser se détendre jusqu'à ce qu'il puisse se soulager.
Et plus il y pensait, plus il en avait peur et moins il avait de chances de réussir.
Jusqu'à ce que l'infirmière arrive avec son matériel.
Je suis restée dans un coin, à la demande de mon fils.
Heureusement, sinon, je pense qu'elle aurait insisté d'avantage.
Elle a pratiqué le geste avec une légère insistance qui l'a encore plus bloqué.

Il était tellement tendu qu'elle n'a jamais réussi à faire passer la sonde.
Elle a du tout remballer et l'échographie pratiquée ensuite, lui a montré qu'il n'avait pas grand-chose à uriner, non plus.

Les infirmières de l'équipe de nuit ont été adorables.
La principale a dit à mon fils:
"Tu as toute la nuit pour uriner. J'ai rarement vu un patient ne pas y arriver".

Elle l'a rassuré suffisamment tout en retardant le plus longtemps possible l'injection de morphine pour lui laisser le temps de se détendre, en le réinstallant correctement de façon à atténuer le plus possible la douleur due à la position.

Et 2 heures plus tard, il avait réussi à uriner.
C'était simple, il fallait juste l'accompagner en douceur.

Je l'ai fait remarquer à la collègue de cette infirmière de l'après-midi en lui montrant bien qu'avec un peu de patience, on pouvait obtenir un résultat total.

Dans l'ensemble, à part de dérapage , le choix de l'hôpital de Garches était le bon!
Je signale malgré tout qu'il a été  sous anti-douleur à la demande avec la consigne  de ne pas le laisser souffrir trop longtemps.

C'était une intervention douloureuse!

Je regrette également qu'il n'y ait pas eu de suivi anti-douleur à la sortie de mon fils.
Tous les matins, il fallait un temps  pour que la douleur s'estompe.
Le soir, c'était plus facile.

La veille de sortir il avait encore de la morphine et le lendemain plus rien.
Ce qui n'est pas normal!

Et la douleur a été très forte pendant plusieurs semaines.

Le côté difficile a été de se retrouvé hors de l'hôpital avec une ordonnance et lâché dans la nature sans s'assurer qu'il était possible de trouver une infirmière pour les piqûres de Lovenox ou un kiné pour la mobilisation sous plâtres.

Nous avons dans l'ensemble senti la réelle sensibilité des infirmières et leur disponibilité.
Elles ont souvent été adorables et dévouées.
Même si on les sentait souvent très occupées par quantité de tâches.

Ce qui a, peu de fois, il est vrai, allongé le temps de réponse à une demande  de soulagement de la douleur.

En vous en souhaitant bonne réception et dans le but de contribuer à une meilleure prise en charge des patients hospitalisés.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.


 Il me semble important de communiquer avec cette administration en particulier, sachant les réformes entreprises et souvent néfastes à la qualité d'hospitalisation.


Certains me dirons que je suis naïve d'en attendre quelque chose mais ne rien faire me semble encore pire.



09 mai 2010

République des Blogs )13(, suite...

Mise en ligne progressive des comptes-rendus successifs.

Celui de Toulouscopie.


Toutes mes excuses pour le journaliste de Toulouse-Infos

Régis Bachelu dont je n'avais pas souligné la présence.

Le thème proposé était la rupture entre les élus et les citoyens.


Mais la rupture existe déjà entre les êtres, de quelque bord qu'ils soient.

Elus, non élus, gauche, droite..

Notre société est faite de clans hermétiques pour la plus-part.


A en juger par ces critiques permanentes et non constructives de la société telle que nous l'avons construite.

Car la vraie maturité n'est pas de dire :


"Moi, je ne suis pas responsable, je n'ai pas voté pour "Untel ou Unetelle" mais bien de réfléchir ensemble et de faire en sorte de pallier à ce qui manque à notre société."

Ce n'est pas en se taisant ou en marmonnant dans sa barbe ou en critiquant sur un blog mais bien en commençant par écouter et par mettre en commun les idées.

Et passer à l'acte.

Personne n'est parfait et de solution toute faite, il n'y a pas.

Il faut inventer au fur et à mesure quitte à se tromper.

La véritable évolution n'est qu'une suite d'essai et d'erreur.

L'erreur est humaine et bénéfique.

Quant à la violence des quartiers, elle existe aussi bien dans les villes gérées par la droite que dans celles gérées par la gauche.

Notre société est violente dans son fondement

Les citoyens y sont confrontés dans presque tous les domaine de leur vie.
Fonction publique démantelée, crise de la justice, de la santé, de la recherche, de l'éducation.

Nous vivons comme des animaux à défendre le territoire de notre EGO infantile et égocentrique.

Et la rupture vient de ce nos égos s'affrontent sur tous les terrains qu'elle conquiert et la politique en est un particulièrement propice à cette guéguerre.

Que l'on soit engagé ou non.

On préfère critiquer l'autre que se remettre en cause soi-même.


L'égo qu'il ne faut pas confondre avec la confiance en soi, nécessaire au mouvement et à l'évolution de notre pensée.

Ce que l'on appelle action est la tentative de manipulation mentale de l'autre que l'on rassemble en "armées".

Convaincre devient un enjeu, non pour le bien-être du plus grand nombre mais pour montrer que nous sommes seuls à avoir raison.

Mais revenons au sens étymologique de politique:
Du grec ancien πολιτικός, politikós dérivé de πόλις polis (« cité, peuple »).

Le peuple doit donc monter l'exemple en essayant d'être cohérent et attentif.

Or, ce n'est pas le cas.


Et c'est notre modèle de société qui est rupture

Il nous dresse l'un contre l'autre.

Et la rupture entre élus et citoyens, entre citoyens eux-même se situe là.

A quand un véritable consensus permettant d'avoir des relations mûres et constructive pour le plus grand bien commun.


Et j'en profite pour répondre à Régis Godec sur cette question posée à laquelle personne n'a pu répondre à cause de ce bruit de fond assourdissant.

Pourquoi, je suis intéressée par la politique et non encartée.

Parce que, je refuse les dogmes que l'on nous inculque dans les formations.

Mes propres parents étaient très investis dans la vie politique de notre citée.

Ma mère s'est souvent présenter sur les listes comme conseillère municipale (tendance gaulliste) dans une ville ou la gauche communiste était majoritaire.
Et je me faisais mettre en boite par mes "copines" dont les parents militaient au parti communiste.

j'étais considérée comme la privilégiée de service, ce que nous n'étions pas forcément.
J'ai gardé de cette période une volonté de me garder des lavages de cerveaux perpétrés par les formations politiques quelles qu'elles soient.

C'est la raison pour laquelle je ne m'encarte pas.

Je milite dans le sens ou je dis ce que j'ai à dire aux représentants de l'éducation nationale (quand cela s'est présenté), au niveau de la santé (lorsque cela se présente)..

Je me bats en témoignant, c'est la raison d'être de ce blog.

Et chaque fois que je le peux, je raconte les difficultés que nous rencontrons.
Je ne me tais pas.


Et pour moi, la vraie politique, c'est celle-là.

C'est moins facile de s'attaquer à un représentant de lycée reconnu sur la place publique et d'affronter les jugements énoncés, moins facile de dire à l'hôpital ce qui ne va pas, moins facile de pointer du doigt au niveau handicap, les failles du système en face à face, et expliquer pourquoi nous refusons telle ou telle décision, plutôt que d'aller caqueter pendant des heures entre acolytes sur les erreurs de la formation politique en place.


Les pitbulls de l'égo se sont lâchés, l'animal à parlé.

Sans intelligence, ni discernement.

Heureusement, il existe aussi des personnes capables de s'entendre, sur un projet commun et non sur une idéologie dogmatique commune.