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10 décembre 2007

La Convention
Les droits de l'enfant
texte adapté aux enfants

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Définition de l'enfant ; Droit à la non-discrimination ; Droit au bien-être ; Droit à l'exercice de tes droits ; Droit au développement de tes capacités ; Droit à la vie ; Droit à un nom et une nationalité ; Droit à la protection de l'identité ; Droit de vivre avec les parents ; Droit à retrouver ta famille ; Droit à la liberté de déplacement ; Droit à la liberté d'opinion ; Droit à la liberté d'expression ; Droit à la liberté de pensée ; Droit à la liberté d'association ; Droit à la protection de la vie privée ; Droit à l'information ; Responsabilité parentale ; Droit à être protégé contre les mauvais traitements ; Droit à la protection sans famille ; Droit à l'adoption ; Droits des enfants réfugiés ; Droits des enfants handicapés ; Droit à la santé ; Révision du placement ; Droit à la sécurité sociale ; Niveau de vie ; Droit à l'éducation ; Objectif de l'éducation ; Les droits des enfants de minorités ; Droit aux loisirs ; Droit à la protection contre l'exploitation ; Protection contre l'exploitation sexuelle ; Protection contre la vente ; Protection contre les autres formes d'exploitation ; Droit à la réadaptation et à la réinsertion ; La justice et les droits des mineurs ; Protection la plus favorable ; Diffusion de cette Convention


LE TEXTE

Article 1 : définition de l'enfant
La convention te concerne si tu as moins de 18 ans
(sauf si ton pays t'accorde la majorité plus tôt).

Article 2 : Tu as droit à la non-discrimination
Tous les droits énoncés par la Convention doivent t'être accordés ainsi qu'à tous les autres enfants, filles et garçons, quelle que soit leur origine ou celle de leur parents. Les États s'engagent à ne pas violer tes droits et à les faire respecter pour tous les enfants.

Article 3 : Tu as droit au bien-être
1) Toutes les décisions qui te concernent doivent tenir compte de ton intérêt.
2) L' État doit te protéger et assurer ton bien-être si tes parents ne peuvent le faire.
3) L' État est responsable des institutions
(école, police, justice...) chargées de t'aider et de te protéger.

Article 4 : Tu as droit à l'exercice de tes droits
L' État doit faire le nécessaire pour que tu puisses exercer tous les droits qui te sont reconnus par cette Convention.

Article 5 : Tu as droit au développement de tes capacités
L' État doit respecter le droit et le devoir de tes parents d'assurer le développement de tes capacités.

Article 6 : Tu as droit à la vie et au développement
1) Comme tout enfant, tu as droit à la vie
2) L' État doit assurer ta survie et ton développement.

Article 7 : Tu as droit à un nom et une nationalité
1) Dès ta naissance, tu as droit à un nom et à une nationalité. Tu as le droit de connaître tes parents et d'être élevé(e) par eux.
2) Les États doivent respecter cela, même si tu es apatride
(sans pays).

Article 8 : Tu as droit à la protection de ton identité
L' État doit te protéger et, le cas échéant, t'aider à conserver ton identité, ta nationalité, ton nom et tes relations familiales.

Article 9 : Tu as le droit de vivre avec tes parents
1) Tu as le droit de vivre avec tes parents, sauf si cela est contraire à ton intérêt
(si tes parents te maltraitent ou te négligent par exemple).
2) Tu as le droit de donner ton avis et de participer à toute décision concernant une éventuelle séparation de tes parents. Ils ont aussi le droit de donner leur avis et de participer à une telle décision.
3) Si tu es séparé de tes deux parents, ou de l'un d'eux, tu as le droit de les - ou de le - voir régulièrement, sauf si cela est contraire à ton intérêt.
4) Tu as le droit de savoir où se trouvent tes parents, - s'ils sont, par exemple, détenus
(en prison) ou exilés (partis dans un autre pays) - sauf si cela est contraire à ton intérêt.

Article 10 : Tu as le droit à retrouver ta famille
1) Tu as le droit de quitter un pays et d'entrer dans un autre pour retrouver tes parents. Tes parents ont le même droit.
2) Si tu habites dans un autre pays que tes parents, tu as le droit d'avoir des contacts réguliers avec eux. Tu as le droit de les rejoindre.


Article 11 : Tu as droit à la liberté de déplacement
1) Personne ne peut t'enlever de ton pays ou s'opposer
(ne pas être d'accord) à ton retour dans ton pays.
2) Les États doivent trouver des solutions à ce sujet.


Article 12 : Tu as droit à la liberté d'opinion
1) Dès que tu en es capable, tu as le droit de donner ton avis à propos de tout ce qui te concerne.
2) Les États doivent te garantir
(ils sont obligés) ce droit.

Article 13 : Tu as droit à la liberté d'expression
1) Tu as le droit à la liberté d'expression, tu as le droit de recevoir et de répandre des informations.
2) Il y a cependant des limites à ta liberté d'expression :

- tu dois respecter les droits et la réputation des autres;
- tu ne peux pas mettre la société en danger.

Article 14 : Tu as droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion
1) Tu as droit à la liberté de pensée et de conscience
, tu peux pratiquer une religion.
2) Tes parents ont le droit et le devoir de te guider dans l'exercice de ce droit, en fonction de tes capacités.
3) Ta liberté de pratiquer une religion et de manifester tes convictions
(ce que tu penses) a des limites :
- tu dois respecter les libertés et les droits des autres;
- tu ne peux pas mettre la société en danger.

Article 15 : Tu as droit à la liberté d'association
1) Tu as le droit de t'associer à d'autres personnes et de participer à des réunions.
2) Ta liberté de réunion et d'association a des limites :
- tu dois respecter les libertés et les droits des autres;
- tu ne peux pas mettre la société en danger.

Article 16 : Tu as le droit à la protection de ta vie privée
1) Personne ne peut illégalement
(en dehors de la loi) intervenir dans ta vie ou celle de ta famille. Ton domicile (là où tu habites), ta correspondance (ton courrier) sont également protégés. Il en est de même pour ton honneur (ta morale) et ta réputation (ce que pensent les autres de toi).
2) La loi doit te protéger sur ces différents points.


Article 17 : Tu as droit à l'information
Tu as le droit de recevoir une information
(médias) diversifiée (de toute sorte) et objective (pas déformée). En particulier, cette information élargira ta culture (tes connaissances) et assurera ta santé physique et mentale.
Les États encourageront les médias
(radios, télévisions, journaux..) à te présenter des informations qui te seront utiles, qui favoriseront (aideront) ta connaissance et ta compréhension des autres cultures. Ils encourageront la production de livres pour les enfants. L'information te sera communiquée dans ta langue, même si elle est minoritaire (par exemple le Français est minoritaire par rapport à l'Anglais au Canada). L' État doit te protéger contre les informations qui pourraient te nuire (te faire du mal).

Article 18 : La responsabilité de tes parents
1) Ce sont tes parents ou leurs représentants légaux qui ont la responsabilité de t'élever et d'assurer ton développement.
2) L' État doit aider tes parents dans cette mission en créant des institutions et des services chargés de veiller à ton bien-être.
3) Si tes parents travaillent tous les deux, l' État doit les aider plus particulièrement.


Article 19 : Tu as le droit d'être protégé contre les mauvais traitements
1) L' État doit te protéger contre toutes les formes de violence et de brutalités physiques ou mentales. Il doit te protéger contre l'abandon, la négligence, les mauvais traitements, l'exploitation et la violence sexuelle, que tu sois sous la garde de tes parents ou toute autre personne.
2) L' État fera en sorte que de telles situations ne se produisent pas. Si cela devait cependant arriver, il devrait s'occuper de toi.


Article 20 : Tu as le droit à une protection même si tu n'as pas de famille
1) Si tu n'as plus de famille, l'État doit te protéger et t'aider.
2) L' État te donnera une protection de remplacement.
3) Cette protection devra tenir compte de ton passé et de ta culture.


Article 21 : Tu as droit à l'adoption
L'adoption ne peut-être autorisée que dans ton intérêt.
a- Elle ne peut se faire sans le consentement
(l'accord) des personnes qui sont responsables de toi.
b- Elle peut se faire dans un autre pays que le tien, si c'est la meilleure solution pour toi.
c- Il doit t'être accordé les mêmes droits que si tu avais été adopté dans ton pays d'origine.
d- Les personnes qui t'adopteront ne pourront tirer aucun profit matériel
(par exemple gagner de l'argent) de cette adoption.
e- Les États prendront accord pour que ton adoption se fasse, avec l'accord des autorités, par des organismes compétents.


Article 22 : Les droits de l'enfant réfugié
1) Tu as le droit d'être considéré comme réfugié. Tu seras protégé par le droit international
(lois communes à tous les pays), que tu sois seul, accompagné de tes parents ou d'autres adultes.
2) Les États et les organisations internationales
(l'UNICEF par exemple) devront t'aider si tu es dans une telle situation. Ils devront t'aider à retrouver tes parents, ta famille. Si ta famille ne peut être retrouvée, tu seras protégé et tes droits seront reconnus.

Article 23 : Les droits de l'enfant handicapé
1) Si tu es handicapé mentalement ou physiquement, tu as le droit de mener une vie décente
(la meilleure possible) dans la dignité pour parvenir à un maximum d'autonomie (faire le maximum de choses tout seul). Tu dois pouvoir participer à la vie de la collectivité (par exemple : déplacements sans problème si tu es en fauteuil roulant).
2) Les États doivent te reconnaître, ainsi qu'à tous les enfants handicapés, le droit de bénéficier de soins spéciaux. Si nécessaire, une aide supplémentaire sera accordée à tes parents ou aux personnes qui te gardent.
3) Cette aide sera, si nécessaire, gratuite afin de t'assurer le droit à l'éducation, à la formation, à la santé, à la rééducation, à l'emploi, aux loisirs, à l'intégration sociale
(ne pas rester isolé), ainsi qu'à l'épanouissement personnel (être mieux mentalement).
4) Les États échangeront toutes les informations utiles pour aider les enfants handicapés. Les pays en développement
(les plus pauvres) seront particulièrement aidés.

Article 24 : Tu as droit à la santé et aux services médicaux
1) Les États assureront en priorité :

  • la réduction de la mortalité infantile;
  • le développement de soins primaires;
  • le développement de soins préventifs (éviter la maladie) et la lutte contre la malnutrition (la faim) ;
  • le développement de l'aide aux mamans, avant et après l'accouchement (la naissance) ;
  • le développement de l'information sur la santé, la nutrition (façon de se nourrir) et l'hygiène (la propreté) ;
  • le développement de la planification familiale.

2) Les États aboliront (supprimeront) les pratiques traditionnelles dangereuses pour la santé des enfants (par exemple l'excision des petites filles).

Article 25 : Tu as droit à la révision de ton placement
Les États te reconnaissent, en cas de placement - et quelle que soit la raison de ton placement - le droit à un examen périodique
(souvent) de l'évolution de ta situation.

Article 26 : Tu as droit à la sécurité sociale
1) Tu as le droit de bénéficier
(d'avoir) de la sécurité sociale. Les États doivent te garantir ce droit.
2) Les États doivent t'aider en fonction de ta situation et de celle des personnes responsables de toi.

Article 27 : Tu as droit à un niveau de vie décent
1) Tu as le droit à un niveau de vie décent. Tu dois pouvoir te développer normalement sur le plan physique, mental, spirituel, moral et social.
2) Ce sont d'abord tes parents qui sont responsables de ton développement.
3) Si nécessaire, les États devront aider tes parents ou les personnes responsables de toi. Ils accorderont la priorité à l'alimentation, à l'habillement et au logement.
4) Les États te garantissent le droit à la pension alimentaire. Les États s'organiseront pour t'assurer ce droit, où que tu sois.


Article 28 : Tu as droit à l'éducation
1) Les États te reconnaissent le droit à l'éducation, sur la base du principe de l'égalité des chances. Pour cela :
a) tu dois pouvoir fréquenter gratuitement l'enseignement primaire. Cet enseignement est obligatoire ;
b) tu as le droit d'accéder à l'enseignement secondaire. Il doit être gratuit, sinon, des aides doivent t'être accordées ;
c) l'enseignement supérieur t'es également accessible ;
d) tu as le droit à une orientation scolaire et professionnelle ;
e) tout doit être fait pour t'encourager à fréquenter l'école.
2) La discipline scolaire doit respecter tes droits et ta dignité.
3) Les États doivent coopérer
(travailler ensemble) pour éliminer l'ignorance et l'analphabétisme (absence d'instruction) dans le monde et pour développer l'accès aux connaissances scientifiques et techniques. Les pays en développement doivent être aidés.

Article 29 : Les objectifs de ton éducation
Ton éducation doit viser à :
a) épanouir ta personnalité et tes potentialités
(capacités) ;
b) t'inculquer
(te faire comprendre) le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales (les plus importantes) ;
c) t'inculquer le respect de ta culture d'origine et d'adoption ;
d) te préparer à assumer
(prendre) tes responsabilités dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d'égalité et d'amitié entre tous ;
e) t'inculquer le respect du milieu naturel
(l'environnement).

Article 30 : Les droits des enfants de minorités ou de populations autochtones (*)
Même si tu appartiens à une minorité ethnique
(petit peuple), religieuse ou linguistique (qui parle une langue peu connue), tu as le droit d'avoir ta vie culturelle, de pratiquer ta religion - si tu en as une - et d'utiliser la langue de ton groupe.
(*) Personnes qui habitent dans le pays depuis toujours (exemple les Aborigènes d'Australie)

Article 31 : Tu as droit aux loisirs
1) Tu as le droit au repos, aux loisirs, au jeu, aux activités récréatives. Tu as le droit de participer librement aux activités artistiques et culturelles.
2) Les États doivent protéger ce droit et encourageront toutes les initiatives favorisant le développement de ce droit.

Article 32 : Tu as droit à la protection contre l'exploitation
1) Tu dois être protégé contre l'exploitation. Tu ne peux accomplir de travail dangereux ou nuisant à ton éducation, à ta santé et ton développement.
2) Les États prendront toutes les mesures nécessaires pour te protéger :
a- ils fixeront un âge minimum à partir duquel tu pourras travailler
(en France par exemple l'âge minimum est de 16 ans) ;
b- ils établiront des règlements concernant les heures et les conditions de travail
(c'est le cas par exemple, toujours en France, pour les enfants artistes) ;
c- ils puniront ceux qui ne respecteront pas ces règles.

Article 33 : Tu as droit à la protection contre la drogue
Les États prendront toutes les mesures nécessaires pour te protéger de toutes les drogues. Ils empêcheront que tu sois utilisé dans la production et le trafic de drogue.

Article 34 : Tu as droit à la protection contre l'exploitation sexuelle
Tu as le droit d'être protégé contre toutes les formes d'exploitation ou de violences sexuelles. Les États prendront toutes les mesures nécessaires pour que :
- tu ne sois pas incité(e)
(qu'on te donne envie) ou contraint (que tu sois obligé(e)) à te livrer à une activité sexuelle illégale ;
- tu ne sois pas exploité(e) à des fins de prostitution ;
- tu ne sois pas exploité(e) dans des productions pornographiques
(films et photos).

Article 35 : Tu as droit à la protection contre la vente
Tu ne peux être enlevé ou vendu. Aucun commerce d'enfant ne peut être organisé.

Article 36 : Tu as le droit à la protection contre les autres formes d'exploitation
Tu dois également être protégé contre toutes les autres formes d'exploitation
(utilisation de toi à des fins commerciales par exemple).

Article 37 : Tu as droit à la protection contre la torture et la privation de liberté
1) Tu ne peux pas être soumis à la torture ou à une peine cruelle, dégradante. Tu ne peux pas être exécuté
(tué après une condamnation à mort) ou emprisonné à vie.
2) Tu ne peux pas être arrêté arbitrairement
(sans raison). Ta détention (la prison) doit être la dernière solution possible. Elle doit être aussi courte que possible.
3) Si tu es privé de ta liberté
(mis en prison), tu dois être traité humainement et avec le respect de ta dignité d'être humain. Il doit être tenu compte des besoins de ton âge. Tu seras séparé des adultes. Tu auras le droit de rester en contact avec ta famille (sauf cas exceptionnels dans ton intérêt).
4) Si tu es privé de liberté, tu as droit à diverses formes d'assistance. Tu as le droit de contester
(dire que tu n'es pas d'accord) les raisons de ton enfermement devant un tribunal. Toutes les décisions qui concernent ta privation de liberté doivent se prendre dans les meilleurs délais (le plus vite possible).

Article 38 : Tu as droit à la protection en cas de conflits armés (guerres)
1) En cas de conflit, les États doivent te protéger par le respect des règles du droit humanitaire international.
2) Si tu as moins de 15 ans, les États doivent éviter que tu participes directement aux hostilités
(que tu fasses la guerre).
3) Si tu as moins de 15 ans, tu ne peux pas être enrôlé(e)
(recruté(e)) dans une armée. Si les États incorporent (font rentrer à l'armée) des jeunes de 15 à 18 ans, ils doivent en priorité enrôler les plus âgés.
4) Si tu es concerné par un conflit armé, les États ont l'obligation de te protéger et de te soigner.

Article 39 : Tu as droit à la réadaptation et à la réinsertion
Les États doivent t'aider à te réadapter et à te réinsérer socialement
(t'aider à retrouver une vie normale), si tu as été victime de négligence, d'exploitation, de sévices, de tortures ou de toute autre forme de traitements cruels.

Article 40 : La justice et les droits des mineurs
1) Si tu es suspecté ou reconnu coupable d'avoir commis un délit
(vol, crime...), tes droits fondamentaux doivent être respectés. Il doit être tenu compte de ton âge et tout doit être fait pour que tu réintègres la société.
2) Pour cela les États devront veiller :
a) à ce que tu ne sois pas accusé injustement;
b) à ce que tu bénéficies de garanties telles que :

  • être présumé(e) innocent(e) jusqu'à preuve du contraire (penser que tu peux être innocent jusqu'à ce qu'on te déclare coupable dans un tribunal)
  • être informé(e) des accusations portées contre toi
  • avoir un procès juste et équitable, qui tienne compte de ton âge et de ton intérêt
  • avoir droit à une procédure qui tienne compte de ton âge,
  • avoir la possibilité d'aller en appel (refaire le procès);
  • te faire assister par un avocat
  • te faire assister, si nécessaire, d'un interprète (un traducteur),
  • avoir droit au respect de ta vie privée.

3) Les États doivent adopter des lois et des procédures adaptées à ton âge ;
En particulier, ils devront :
a- définir l'âge en dessous duquel on ne pourra pas considérer que tu enfreins la loi
(que tu commets un délit),
b- prendre des mesures pour s'occuper de toi, sans devoir passer par la voie de la justice, en respectant bien sûr tous tes droits.
4) Les États doivent organiser un système d'encadrement et d'éducation pour assurer ton bien-être, en fonction de ta situation et de l'infraction
(le délit) que tu as commise.

Article 41 : Tu as droit à la protection la plus favorable
Si la loi en vigueur dans ton pays t'est plus favorable
(si elle est meilleure) que le texte de la présente Convention, c'est la loi la plus favorable de ton pays qui doit être appliquée.

Article 42 : La diffusion des droits
Les Etats doivent faire connaître le texte de cette Convention aussi bien aux adultes qu'aux enfants


POINTS DE REPÈRES
Convention : texte adopté, en 1989, par les Nations Unies (ONU), qui a pour objectif de protéger les droits des enfants dans le monde et d'améliorer leur vie. 191 États ont ratifié la Convention.
Nations Unies (ONU) : organisation internationale créée en 1945, après la Seconde Guerre mondiale, pour assurer le maintien de la paix dans le monde. L'ONU, dont le siège est à New York (États Unis d'Amérique), regroupe aujourd'hui 187 États. Le dernier État admis, en juillet 1999, est le Royaume du Tonga.
État : l'ensemble des personnes qui vivent sur un même territoire et obéissent au même gouvernement.
Signer la Convention signifie, pour un État qu'il donne son accord pour la présenter au Parlement. (Députés et Sénateurs pour la France)
Ratifier la Convention signifie faire voter les parlementaires d'un État pour la faire adopter et donc la faire appliquer dans leur pays.


Un numéro de téléphone utile
si tu es victime de mauvais traitements :

Mon Père.

Mon père est mort, voilà quelques 18ans. il était atteint de la maladie de Parkinson.

A force de prendre des médicaments, il en avait fait une overdose. Ce qui se traduisait par une divagation de l'esprit.

Il croyait voir partout des petits bonshommes , habitants d'autres planètes qui l'espionnaient. en voulaient à sa vie. Il a déliré ainsi pendant plusieurs semaines.

Jusqu'à au rendez-vous à l'hôpital.

Ma mère a exposé le problème au professeur qui suivait mon père. Verdict. Il faut qu'il suive une cure de désintoxication.Il faut l'hospitaliser.

Mon père , sachant intuitivement que ses jour étaient comptés, voulait renter chez lui. Il disait qu'il voulait mourir à la maison.

alors, comme il se débattait un peu , cassant le doigt d'un infirmier, on l'a hospitalisé de force. Mon père a été enfermé, comme un vulgaire criminel,dans une chambre d'hôpital.

Et lorsque que je me suis déplacée pour aller le voir, je me suis entendue dire que je n'avais pas l'autorisation de visite. Mon père était comme "au secret".Traité comme un pestiféré.

Consternant !!! On va me dire que cela se passait il y a 18 ans.
en tout cas, mon père a du , malgré sa volonté de rentrer à la maison subir cette hospitalisation pendant laquelle on l'a effectivement désintoxiqué.

Peu à peu, il a recouvré ses esprits. Puis , on l'a obligé à partir en maison de repos, loin de chez lui.

Quant , enfin , il a pu rentrer à la maison , c'est pour mourir 3 semaines après d'une crise cardiaque.

Le médecin savait ce qui allait se passer car, cela se passait souvent comme ça.Il savait que le coeur était succeptible de lâcher. Il ne nous en a rien dit...

Depuis la mort de mon père, les traitements sont plus nombreux ,plus efficaces..

Un site à consulter : France-Parkinson.

Méditation

Le désarmement extérieur passe par le désarmement intérieur. Le seul vrai garant de la paix est en soi.
[Dalaï Lama]
Premiers apprentissages

Pendant cette période en "no-man's land" entre la France et l'Espagne, Max a commencé à s'intéresser aux apprentissages. Un amie lui avait offert un jeu de lettres, car il aimait les livres.." Pour apprendre à lire" avait-elle précisé. J'avais donc mélangé les lettres à ses jeux habituels.

Jusqu'aux jour où, ayant pris une lettre, il vint me voir.
-"Maman , on joue à ce jeu !" Et voilà ...

J'ai donc pris les lettres et ai écris devant lui son prénom : Max . Cela est l'écriture de ton nom.
Pendant quelques temps , nous avons épeler les prénoms de la famille avec l'alphabet de plastique.

Déplaçant , au gré des nécessités , les lettres d'un endroit à l'autre pour écrire les prénoms les plus compliqués. Mais difficile d'expliquer les prénoms avec :deux " E " ou deux "p" par exemple.

Nous avons donc investi dans une belle ardoise toute noire et quadrillée d'un côté et une boite de craies, douces au toucher.

Tous les matins , sitôt le petit déjeuner avalé, nous commencions la liste des prénoms des cousins , des cousines, des tantes, des grands-parents, des oncles ..etc....est-ce le côté affectif de l'apprentissage ?

Max suivait le B.A.BA avec plaisir. c'est à ce moment-là qu'il a appris à lire.

Quand je lui donnais ses lettres , il était capable de m'écrire son prénom , en l'épelant.
-"M.A. = MA et X , c'est MAX .."

Les chiffres l'intriguaient aussi.
Avec les doigts , nous comptions :
-" 1 doigt , 2 doigts, 3 doigts...."
et puis , je reprenais :" 1,2,3,4,........"
Puis " 1 pouce +1 index = 2 doigts" , ce qui fut très vite compris , intégré.

Pendant ce temps , nous l'avions inscrit en maternelle , en Catalogne espagnole.. On ne lui demandait que de dessiner, de colorier......Max, mourrait d'ennui, je m'en rendais bien compte....Il voulait autre chose.

Un jour d'agacement , il refusa de faire ce que disait la maîtresse, barrant d'un trait son dessin d'oiseau, et le repassant , un certain nombre de fois , laissant de côté le reste de l'oiseau blanc...

Affolée et désespérée par ce geste de rébellion, la maîtresse nous convoque (Max , était alors en école privée pour ne pas être confronté qu'à du catalan et ainsi éviter le stress !).
-"Votre fils ne fera jamais rien de bon !"

Et voilà la petit phrase assassine lâchée.........
Nous avons enfanté un abruti, un perdu d'avance , un pauvre être foutu.. pauvres parents que nous sommes !!!!!

Et puis, d'abord, savons-nous l'éduquer , ce gamin.. ? Une bonne fessée , oui !!

Pour la contrer, nous lui mettons sous le nez , les productions de notre enfant, espérant ainsi capter son attention, ce qu'il avait écrit sur une feuille de papier , à savoir : son nom , son prénom ..écrit de lui-même, sans notre aide , bien entendue.
Peine perdue...

-"Oui, oui, on sait bien que les parents voudraient que leur enfant soit un génie !!"

Nous voilà , nous aussi, des perdus , des naïfs ...des doux rêveurs , des ...perturbateurs aussi, des révolutionnaires.. Et des tricheurs . Valent pas mieux que leur fils.

Tout le monde sait que "les chats ne font pas des chiens !!"

Premier contact avec la REALITE scolaire.

Parents n'ayez jamais d'enfants différents, vous serez suspectés de vouloir fomenter la révolution dans les écoles de France , de Navarre mais aussi, de Catalogne (d'un côté comme de l'autre de la frontière).

Car une fois notre installés sur Perpignan , le gamin inscrit à l'école , nous avons compris le long chemin qu'il nous faudrait parcourir pour arriver à scolariser notre petit bonhomme dans les meilleurs conditions possible.

Tout le monde sait cela: A 3 ans et demi , un enfant ne sait pas lire , ni écrire , ni compter, en
tout cas pas : 1+1= 2 . et tenez vous le bien pour dit, une bonne fois pour toutes.

La morale fut faite à Max aussi. Plus de spontanéité affichée..
Max fut sciemment laissé de côté .Les maîtresses successives de maternelles ont respecté la consigne on ne peut mieux.

Heureusement , petit Max avait son moyen de riposte imparable..

Des fièvres incongrues qui duraient jusqu'à 15 jours sans véritables explications organiques.
Mais sachant combien , il était difficile pour mon fiston , de s'intégrer dans une classe aussi peu motivante, je le laissais bien tranquillement vivre sa vie à la maison. C'était bien plus passionnant de lire nos livres, de faire nos comptes, contes et comptines...

Puisque, hors la loi nous étions , autant l'être pour de bon et pour la bonne cause.
Max n'a jamais fréquenté l'école que selon son besoin. Ce que nous avons pu éviter, nous lui avons évité.

Maintenant , il y a des classes qui ont été assiduement suivies et d'autres de façons plus épisodiques.

L'objectif étant que notre Max soit suffisament armé pour réussir sa vie .
Il est bien entendu pour nous que la sévérité des enseignants n'est pas forcément le bon chemin pour saine construction de la personnalité.

Lorsque l'on parle de respect , mieux vaut commencer par montrer l'exemple. soi-même.
A l'époque , Max était de souvent battu par ses camarades de classe et personne n'est jamais intervenu pour l'aider. Où était la surveillance ?

Il a fallu que je me déplace et que je règle le problème moi-même auprès de enfants concernés..en me faisant conspuée par l'équipe enseignante et les animateurs . On n'aime pas se voir remettre à sa place , mais je sais pour les avoir fréquentées , que les cours d'école EST un des lieux d'apprentissage de la violence , trop souvent dans l'indifférence générale.

Je le sais pour avoir été animatrice périscolaire.

Cependant , je ne me suis jamais inquiété pour mon fils.
Sa dernière année de maternelle, alors qu'un petit camarade est arrivé un matin en classe , le crâne rasé parce que la maman n'avait pas eu assez d'argent pour acheter du produit anti-poux, Max a compris qu'il fallait être solidaire.
En rentrant le midi , il me demande de lui couper les cheveux très courts pour ne pas laisser son copain avoir la honte tout seul.

Fier de mon petit garçon , je fais ce qu'il me demande et le voilà reparti en classe pour l'après-midi. Il s'assied à côté de son compagnon et se tient tout droit, regarde tout le monde de haut , d'un air de dire :"maintenant , nous sommes deux ". C'était une bonne leçon donnée aux adultes auxquels je me suis empressée d'expliquer la motivation profonde de Max.

Comment , il a su braver le regard de l'autre pour porter secours , à sa façon , à un petit camarade en difficulté.

Cela valait tout autant que le soi-disant apprentissage de la sociabilité par la fréquentation de l'école et qui parfois tourne au dressage pur et simple.

Méditation

« La clarté ne nait pas de ce qu'on imagine le clair mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur. »

Carl Gustav Jung

Derrière l'apparence

Texte écrit par une vieille dame terminant sa vie en "gériatrie".
Les soignants ont retrouvé cette lettre sous son oreiller après son décès...

Que vois-tu, toi qui me soignes, que vois-tu ?

Quand tu me regardes, que penses-tu ?

Une vieille femme grincheuse, un peu folle,
le regard perdu, qui bave quand elle mange et ne répond jamais
quand tu dis d'une voix forte "essayez" et qui
semble ne prêter aucune attention à ce qu'elle fait...

Qui docile ou non, te laisse faire à ta guise,
le bain et les repas pour occuper la longue journée.

C'est ça que tu penses, c'est ça que tu vois ?

Alors ouvre les yeux, ce n'est pas moi.

Je vais te dire qui je suis, assise là, tranquille,
me déplaçant à ton ordre, mangeant quand tu veux...
je suis la dernière des dix, avec un père, une mère;
des frères, des soeurs qui s'aiment entre eux...

Une jeune fille de seize ans, des ailes aux pieds,
rêvant que bientôt elle rencontrera un fiancé...

Déjà vingt ans, mon coeur bondit de joie
au souvenir des voeux que j'ai fait ce jour-là.

J'ai vingt-cinq ans maintenant et un enfant à moi,
qui a besoin de moi, pour lui construire une maison...

Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite;
nous sommes liés l'un à l'autre par des liens qui dureront...

Quarante ans, bientôt il ne sera plus là,
mais mon homme est à mes cotés et veille sur moi.

Cinquante ans, à nouveau jouent autour de moi des bébés.

Nous revoilà avec des enfants, moi et mon bien-aimé.

Voici les jours noirs, mon mari meurt.

Je regarde vers le futur en frémissant de peur
car mes enfants sont très occupés pour élever les leurs
et je pense aux années et à l'amour que j'ai connus.

Je suis vieille maintenant et la vie est cruelle et
elle s'amuse à faire passer la vieille pour folle.

Mon corps s'en va.
Grâce et forme m'abandonnent.

Et il y a une pierre là où jadis il y avait un coeur.

Mais dans cette vieille carcasse, la jeune fille demeure.

Le vieux coeur se gonfle sans relâche.
Je me souviens des joies et des peines.
Et à nouveau je revis ma vie et j'aime ..
Je repense aux années trop courtes et trop vite passées
et accepte cette réalité implacable.

Alors, ouvre les yeux, toi qui me regarde et qui me soigne.

Ce n'est pas la vieille femme grincheuse que tu vois...

Regarde mieux et tu verras...

La Maison de retraite

Une Expérience

J'ai envie de vous faire part de cette expérience très particulière vécue en 2005.

A l'époque, je pressentais que nous devrions déménager encore une fois et donc pour nous mettre à l'abri de toutes ces recherches d'emplois fastidieuses, je voulais faire une formation pour un métier qui "s'exporte".

Je pensais à la formation d'auxiliaire de vie auprès d'enfants handicapés.
Concernée, je le suis car mon fils est atteint d'une maladie neuromusculaire. je voulais donc en faire un peu plus.

je prends donc rendez-vous dans un centre de formation avec la psychologue du travail. Je passe les tests.

Conclusion : Je suis
trop intellectuelle pour ce type d'emploi. Et voilà une bataille un peu bizarre qui s'engage.

Je ne comprends pas pourquoi je serais trop intellectuelle pour ce travail et je le signifie. Pas d'explications supplémentaire de la psychologue du travail.

Je vais donc de-ci ,de-là voir telle ou telle animatrice dans des associations dites d'insertion. Et j'explique. On me dis que je ne dois pas m'occuper de ce qui est dit et de continuer ma route.

A tout hasard, je demande quand même s'il n'existerait pas des formations correspondant à mes" capacités intellectuelles", puisque c'est de cela qu'il s'agit.

Ma foi , le temps se passe et je suis convoquée à un ultime entretien avec un conseiller ANPE et "ma psychologue"... qui m'abreuve de questions pièges.

Mais voilà , sans comprendre pourquoi, je suis retenue..

Ravie d'avoir su convaincre, j'entame ma formation.

Je reconnais que la partie "théorique" consistant en l'apprentissage des différents produits de nettoyage , et autres rubriques ne m'ont pas passionnées du tout.

J'avoue que je commençais à m'ennuyer un peu mais c'était le passage obligé pour travailler auprès d'enfants handicapés.

Vient le stage pratique.

Alors-là ,je crois que j'ai un peu commencé à comprendre.
Je voulais faire mon stage auprès d'enfants handicapés puisque c'était mon projet.
Et je me suis retrouvée d'office dans une maison de retraite.

De toute façon, c'était le but de cette formation. je me suis entendue dire que la majorité des personnes" placées " seraient amenées à travailler auprès des personnes âgées. j'ai protesté que ce n'était pas mon objectif principal et le pourquoi.

Bref, je prends mon poste dans une maison de retraite 4****.

Les deux premiers jours d'apprentissage du ménage se passent bien. Mais ensuite , je dois passer au stage d'auxiliaire de vie proprement dit. A ce moment- là , je demande à ne pas effectuer certains gestes qui me rendront maltraitante malgré moi. Je suis petite de taille .

Ma première tutrice refuse . C'est ça ou le ménage car , j'ai choisi cette formation , je dois donc faire ce qu'on me dit , point final. Et ce , quelque soit mon projetde formation.Et puis que je laisse tomber une personne âgée deux fois sur la même intervention ne la concerne pas.

Je n'ai qu'à retourner au ménage..Qu'à cela ne tienne, j'y retourne volontier , soulagée.

Avec la seconde équipe, je suis comprise et ne fais que ce que je sens pouvoir assurer auprès des résidents.

Au cours d'un repas ,alors que je nourri un vieux monsieur très souffrant, je lui parle en même temps. Je ne peux pas nourrir cette personne sans rien dire, ce n'est pas qu'une bouche !!

Je m'entends alors dire par une auxiliaire que les résidents sont fatigués de m'entendre .
Ce monsieur exprimait par son regard son attention à mes paroles. Lui qui avait fui dans le mutisme. Il ne parlait plus qu'à quelques personnes...
Et il m'avait fait comprendre combien il souffrait, en pleurant.
Il me parlait surtout avec son regard. Lorsqu'il ne voulait pas être dérangé, il lui suffisait de "couper le contact visuel".

Son regard se vidait.

Au cours des repas , j'explosais souvent sur les conditions de vie des personnes âgées. je râlais. Nous étions trois à avoir observé la maltraitance avec l'une des deux équipes, la plus jeune .

La parente d'une résidente avait "vu" la maltraitance psychologique.Elle s'en est ouverte aux autres familles . Mais le problème est le suivant: "où mettre nos personnes âgées ?" Alors , tout le monde a peur et tout le monde se tait.

On me disait "tais-toi, tu n'auras pas ta validation de stage!"
Tant pis pour moi,de toute façon , je ne pouvais pas me taire.

Les animatrices m'avaient prévenue que dans le sanitaire et social , j'en verrai de toutes sortes et du sordide aussi. On sait beaucoup de choses, on laisse faire. Les formatrices le savent aussi et là aussi, il faut rentrer dans la jeu car sinon, on se fait tancer.

J'ai eu droit à mon quart d'heure de semonces lorsque j'ai résumé mon stage une fois revenu à la partie théorie. L'organisme n'a pas accepté que je ne fasse pas TOUS les gestes demandés. Peu importe que je sois maltraitante ou non.

L'immense hypocrisie est le mensonge. Beaucoup de mes collègues ont reconnu la maltraitance dans la majorité des maisons de retraite..

Mais que faire ? elles devaient se tenir à cette formation sous peine de sanctions de la part des assédics, sous peine d'avoir à rembourser leur formation plus ou moins imposée.

Chacun dans son coin justifie le fait que la maltraitance existe. en ce qui me concerne , mon fils dont l'étatnécessitait que je reprenne ma place à la maison , m'a permis de quitter la formation.

J'ai alerté l'Association ALMA qui s'occupe de la maltraitance des personnes âgées, j'ai alerté un syndicat qui pouvait peut-être m'aider à faire quelque chose pour informer.
Et j'ai alerté Monsieur Chirac , président à l'époque.
Coïncidence ou non, quelques temps après naissait l'opération "+ DE VIE" créer par Bernadette Chirac et sur le même mode que les pièces jaunes.

Le Vigile du Stadium.

Après la rencontre , nous sommes retournés auprès des bénévoles de l'Association Française contre les myopathies.

Max aurait du aller dans les vestiaires auprès des joueurs. Mais comme l'un d'entre-eux s'est blessé au cours du match , nous avons supposé que cette partie du programme était supprimée..
Ce qui nous paraissait normal.

Ces hommes qui ont passés toute la rencontre , échauffements compris sous une pluie diluvienne avaient bien droit à un peu de tranquillité.
Max a simplement demandé à les voir sortir du vestiaire et peut-être obtenir une ou deux signatures.

On l'emmène donc à la sortie des vestiaires où attendaient d'autres jeunes et en particulier un couple avec ses enfants.

Ce couple avait comme relation l'un des vigiles.

Qui allait , venait comme un derviche-tourneur. Jacassant comme une pie..

Qui s'est permis d'emmener les deux enfants dans les vestiaires , d'agripper les joueurs , appareil photo en main pour la pose avec le fils et la fille ..

Monopolisant sans pitié ni pour les hommes fatigués , ni pour les autres enfants qui voulaient approcher leurs vedettes préférées...

Hurlant à qui voulait l'entendre que ce qu'il faisait était illégal , pouvait lui coûter sa place..

Qu'il faisait quelque chose d'énorme pour ces parents .. Que c'était LE cadeau de Noël. Que LUI pouvait faire cela , que ..

Avec un manque de discrétion , un manque de politesse, de délicatesse..Un affichage de pseudos- privilèges "volés" pour des gens sans éducation.

Visiblement , aucun des adultes ne s'est fait la remarque que c'était ,sans doute, pousser le bouchon trop loin , lorsque ce monsieur(qui n'en est pas un !) a déclaré , à la ronde qu'Elmander était parti par une autre porte , faisant ainsi le vide.

Il était tard et les enfants découragés ont quitté les lieus , eux-aussi.

Il ne restait donc plus grand monde quand l'Auteur du but de la victoire de Toulouse est sorti des vestiaires.

Sitôt Monsieur Elmander en vu , le vigile l'a intercepté lorsque , ayant reconnu Max , le joueur faisait un pas dans notre direction.

Mais ce vigile (vigilant comme il se doit , n'est-ce pas!) s'est emparé de lui , a posté d'office la fille d'un côté , le garçon de l'autre pour la photo souvenir, arrachée de force.

Et là , Max me dit :
-<Dommage . Mais après tout je préfère attendre avec mon stylo en main . Je ne veux pas les embêter. La soirée a été rude et tous ces hommes sont fatigués. Ne vient signer que celui qui veut. Après tout , sur le terrain , c'est eux qui sont venus me faire un geste d'amitié. C'est eux qui m'ont spontanément applaudi , alors c'est bien suffisant !>

Monsieur Elmander nous a regardé puis il est parti . Nous le remercions de ce geste , c'était bien plus digne qu'une signature ou une photo volée dans ce moment de fatigue.

Ce que je regrette surtout , c'est ce cinéma fait autour de ces vedettes , sollicitées comme des objets de parade, par des personnes égoïstes .

Des Vampires de basse classe.. minables et petite dans leur costumes de pantins ...

Cinéma dont l'objectif était de faire le vide autour d'êtres humains ( bien côtés sur le marché du vedettariat ) pour la revalorisation d'une étiquette personnelle bien terne , non pas sur le plan relationnel mais sur le plan humain.

Peu d'éthique en vérité ..

Je pense surtout à la frustration des jeunes ayant longuement attendu et qui sont repartis , frustrés.. Ceux là qui n'avaient aucun moyen de lutter contre cette info volontairement fausse..

Max m'a dit , tant que ces ploucs-là restent , je reste aussi .. en parlant du couple avec ses enfants et du vigile.

C'est moche , vraiment moche.


Et maintenant avant de juger des vedettes sur leur mauvais caractère, peut-être faut-il se poser la question de savoir par qui et comment elles ont été utilisées.. Car ce sont avant tout des personnes.

Nous remercions les bénévoles qui ont organisé l'évènement , les joueurs sui ont accepté de laisser Max donner le coup d'envoi .

Nous remercions tous les anonymes , ceux que nous n'avons pas rencontré mais qui ont agi sur le terrain...



09 décembre 2007

République des Blogs Toulouse 2008

Première réunion de République des blogs chez le Petit Grognard, en présence de Fanette, Filaplomb, Olivier de l'Antre de kag et Charlie.

Nous avons trouvé le thème de cette journée : les Transports (TGV, vélo, voitures..etc), nous attendons votre participation et vos inscriptions sur le wiki de la République des blogs.
Dès que nous aurons confirmation du lieu de rendez vous, nous mettrons en ligne sur le wiki la bannière définitive que vous pourrez reproduire sur vos blogs.




Nous souhaitons faire participer à deux mois des municipales élus et candidats autour de ce thème, blogueurs politiques résidant en Midi Pyrénées, vous êtes les bienvenus !