07 janvier 2009

Une rentrée fracassante ou le chantage du proviseur d'un lycée d'élites.

C'était hier matin.

La réunion au cours de laquelle nous devions signer l'avenant au Projet Personnel de Scolarité de Fiston  (PPS) et sa sortie de l'Unité Pédagogique d'Intégration.
Condition siné qua non pour obtenir l'autorisation de l'inspecteur d'académie afin de procéder à l'inscription au cours par le CNED.

J'étais nerveuse, sentant bien que cela serait dur. Et Fiston était malade, fièvreux et cette réunion le stressait.
Nous l'avons donc laissé à la maison pour lui épargner cette mascarade.
Nous avons bien fait.

La coordonatrice m'avais prévenue.
On me ferait la morale, soi-disant pour la "procédure".
Surtout parce que l'ON n'admet pas que nous ayons un avis différent.

"On" étant le proviseur de ce lycée.
Lui qui est plutôt habitué à ce qu'on se traîne à ses pieds pour faire admettre tel ou tel élève.

Cela leur a échappé.

Mon fils étant absent, j'ai signifié que nous parlions en son nom.
Bien que ayant son mot à dire quand cela les arrange, il doit montrer profil bas lorsque l'autorité de Monsieur le Proviseur est en jeu.

Cela aussi, il nous l'a dit:

Votre fils est sous mon autorité et j'exige de le voir et de lui parler avant de le laisser partir.
Et je me charge de lui faire changer d'avis, sa place est ici, dans ce lycée.
Lui n'a jamais abordé le thème de la socialisation.
Juste le fait qu'il est vexé de ce que nous lui retirions l'éducation de Fiston.


Cela en 33ans de carrière, il ne l'a jamais vécu. C'est un échec pour lui. Et cela il ne le supporte pas.
Nous sommes sur le point de lui faire "échec et mat ".

Il n'en reviens pas!
D'où ce chantage.

Pas de présentation d'enfant, pas de sortie de l'UPI.

Je lui ai dit que le fait que notre fils soit absent est un discours en soi. Que cette réunion l'avait tellement stressé qu'il en était malade physiquement. Que sa fièvre nous montrait à nous tous qu'il NE VOULAIT PAS être présent et qu'il fallait le traduire comme cela.

Que par contre il pouvait faire un courrier ou téléphoner pour dire ce qu'il souhaitait pour sa scolarité.

Mais non Monsieur le proviseur s'est obstiné sur sa volonté de pouvoir lui faire changer d'avis. Bref, de lui laver le cerveau en vu de lui faire admettre qu'il souhaite rester dans son lycée.

Cela ne nous a pas échapper dans les propos suivants:

"Dans quelques années, Votre fils se souviendra de son proviseur comme de quelqu'un de très dur mais qui aura eu raison de prendre son avenir en main".
Le sous-entendu de ces paroles n'échappent à personne, je suppose.
en tout cas pour nous, c'était clair.
Cela voulait dire que nous manipulions Fiston et qu'il quittaient le lycée parce que, nous les parents ne savions pas user de notre autorité.

De quoi je me mêle comme si Fiston lui appartenait.
Nous étions des choses entre ses mains.
Et il fallait nous mettre du plomb dans la cervelle.

Mais il nous a entendu.
Nous lui avons que ce qu'il nous proposait relevait du chantage.
Qu'il ne pouvait surtout pas se qualifier d'éducateur,
ni de pédagogue, ni de psychologue lui a rajouté le papa de Fiston.

j'ai rappelé à l'infirmière scolaire que nous avions pris rendez-vous avec elle, qu'elle ne nous avait reçu que 5 minutes avec peu d'attention, nous dirigeant très vite vers la conseillère principale d'éducation sans cher cher à savoir d'avantage.
Je lui ai souligné qu'elle pouvait nous rappeler pour nous proposer un rendez-vous ultérieur mais qu'elle n'en a rien fait. Ce qui prouve bien qu'elle n'était pas disponible pour Max.

Que son sort ne l'intéressait pas.

Idem pour le proviseur. Il n'a jamais chercher à discuter avec lui, pourtant, il était présent dans son établissement. Il avait donc tout loisir de mettre en oeuvre son rôle d'éducateur.
S'il ne l'a pas fait avant c'est qu'il n'avait donc pas le souci si pressant de Fiston.

Et puis ayant eu la réponse que la sortie de l'UPI ne serait pas signée, j'ai quitté la salle de réunion sans plus m'occuper de leurs stupidités débitées sur un ton mielleux, condescendant laissant mon homme récupérer le compte-rendu de séance.

 
Voilà,


Scolariser un élève handicapé contre sa volonté dans un lieu qui ne lui convient pas confine à l'abus de pouvoir.


Monsieur le proviseur nous a menacé d'alerter les autorités.

Mais je vous en prie, faites donc. Au moins cela aura l'avantage de faire sortir le conflit hors des murs du Lycée et de le rendre public.
Alors, non seulement cela ne nous fait pas peur mais c'est presque souhaitable.
Car en ce cas, je ferai appel à l'AFM, à L'APF qui ne laisse rien passer et nous contre attaquerons.
Avec tous les appuis médiatiques que nous trouverons.




Mais chut, nous préparons la riposte et  le silence est d'or.

Je me sauve sur la pointe des pieds à la recherche d'informations pour étayer notre point de vue.
De toute façon, le 31 janvier Fiston à Minuit sort de l'obligation scolaire. Il aura 16 ans révolus.
Cela veut dire 3 semaines et demi à attendre.

J'ai ma petite idée...

04 janvier 2009

A tous les Enfants du Monde

Bonne Année à vous tous

Qu'elle vous soit favorable en santé, en harmonie, en paix.



Ce qui n'exclue pas de continuer à dénoncer toutes ces horreurs que nous vivons et que veulent nous imposer ces gens qui n'ont aucun souci  pour assurer leur vie quotidienne.
Ces gens qui dorment au chaud, qui n'ont pas besoin des restos du coeur pour donner à manger à leurs enfants.

Des gens qui se permettent de critiquer et d'instaurer le doute dans les esprits en distillant la peur à petites doses et cherchent par là à s'attirer l'accord de ceux qui espèrent qu'en soutenant de tels programmes, ils échapperont à la catastrophe du logement, de la faim, de la santé, du chômage...etc..

Et par ces lois pernicieuses, tout d'un coup le OUF de soulagement précède de nouvelles vagues de ségrégations et personne aujourd'hui ne peut dire qu'il ne sera jamais malade, jamais handicapé, jamais hors circuit.
L'être humain est une belle machine lorsqu'elle est bien réglée..
Lorsqu'elle nous lâche, il est toujours temps de dire:
Ah si j'avais su.. et là, nous lâchent les aides pour lesquelles on applaudi sur la réforme.
Après tout on en a assez de payer pour les autres.

Même si le gros de l'argent va pour payer les caprices de ceux qui nous gouvernent. Mais comme ils nous gouvernent, on se projette sur leur image en s'imaginant que leur célébrité rejaillira sur nous comme des confettis magiques..

Et nous voilà magnifiés comme par enchantement.
Fini la maladie, fini le handicap.
On peut supprimer toutes aides, peu à peu.
Lourdes a étendu son miracle jusqu'à l'inspiration de l'IDEE.
Tiens, pourquoi pas ne pas supprimer enfin ces aides aux transports pour les personnes handicapées.

"Lève-toi et marche à dit Lazare."

L'effet pervers de l'aide provoque sans doute le handicap, alors:

<<La Sécu ne rembourse plus les frais de transports des handicapés
La Sécurité sociale ne rembourse plus les frais de transports des handicapés lorsqu’ils se rendent, par exemple, dans un centre de soins spécialisé.
On l’avait « oublié », mais la loi de 2005 créant la prestation compensatoire du handicap (Pch) prévoyait que ces frais de transports seraient couverts dans le cadre de la Pch.

Mais cette prise en charge est limitée à 12 000 euros sur cinq ans, soit 200 euros par mois. Ce qui est très loin de couvrir les frais réels pour nombre de familles.

Le système est aujourd’hui généralisé et cause d’énormes difficultés aux familles.

Selon la Fnath, l’Association des accidentés de la vie, pour certaines familles, les frais réels de transports pour un enfant handicapé peuvent atteindre 1 000 euros par mois.
>>

Et puis en obligeant ces handicapés du"courage" à retrouver l'expression saine du corps qui travaille plus pour gagner plus, cela rendra un bon service à la société fatiguée de tous ces "tire-au-flan".

Enfin pour faire durer le plaisir, on se fait bon prince et l'on accepte de discuter le prix de la mobilité.

C'est une façon de se faire dresser les catégories les unes contre les autres tout en restant au-dessus du conflits et faire semblant d'être humain.

A nous de continuer à dénoncer cette incurie le plus longtemps possible.

Comme le disait Menahem Begin:

"La révolte est une semence qui fructifie non seulement le domaine des révoltés mais le sol du pays tout entier."