16 février 2008

Attention A La Terre

Comment être artiste et ingénieux ?


Regardez ! (Détente du week end) source.





Chez Fanette

Les enfants de Don Quichotte

Un documentaire inédit et en exclusivité sur Dailymotion signé des Enfants de Don Quichotte. (Réalisation: JB et Augustin Legrand, Ronan Denecé), 71 minutes de résistance au présent.

Le 26 octobre 2006, de simples citoyens se mobilisent pour fédérer les sans abris de Paris et défendre leurs droits. Voici l'histoire de leur combat dont ce film se veut être un prolongement, une arme, un outil.
Véritable camp retranché, le canal saint martin fut pendant quelques mois l'expression d'une nouvelle forme de résistance.

(...)

L'amplification de cette résistance ne doit pas cesser, par le biais de ce documentaire nous invitons chacun d'entre vous à participer à cette lutte citoyenne et fraternelle; Le 21 février 2008, les 28 associations unies, parmi lesquelles le Secours Catholique, la Fondation Abbé Pierre et ATD Quart Monde appellent à un rassemblement pour une nuit blanche citoyenne, Place de la République à partir de 18H00.

Pour une véritable politique publique du logement, pour le respect du droit, pour la bonne application des promesses électorales. Soyons nombreux. bien-logés, mal-logés, sans abris, solidaires, citoyens.

Renseignez vous et inscrivez vous sur: www.lesenfantsdedonquichotte.com

Chez Slovar

Révolution nationale ?

"l'instruction civique et morale", qui vise notamment à faire respecter par les élèves le drapeau tricolore, Marianne et l'hymne national, "à l'écoute duquel ils devront se lever". "Dans le monde d'aujourd'hui comme dans celui d'hier, l'affirmation des valeurs morales, l'énonciation de règles de comportements applicables à tous sont une absolue nécessité" Nicolas SARKOZY 2007.

La suite ici.

15 février 2008

La protection des sources des journalistes.

Bientôt une loi sur la protection des sources des journalistes
Challenges.fr | 15.02.2008 | 10:24 | Réagir à l'article

Le texte interdira toute mesure coercitive telle qu'une perquisition dans une entreprise de presse ou au domicile d'un journaliste, sauf dans certains cas graves.

 (c) Reuters

Un projet de loi qui va renforcer le droit des journalistes à protéger leurs sources va être prochainement transmis au Conseil d'Etat pour avis, avant une présentation au Parlement prévue au printemps, a annoncé jeudi 14 février le cabinet de la ministre de la Justice, Rachida Dati.
Ce texte, en consacrant dans la loi la protection des sources, interdira par voie de conséquence toute mesure coercitive telle qu'une perquisition dans une entreprise de presse ou au domicile d'un journaliste, sauf dans certains cas particulièrement graves concernant des affaires de terrorisme ou de grande criminalité.
Dans ces cas, la saisie de documents ou les mesures pouvant permettre d'accéder aux sources des journalistes seront soumises à un juge des libertés, au cas par cas, sur le modèle du régime régissant par exemple la profession d'avocat, a expliqué le porte-parole de la place Vendôme Guillaume Didier.

source et suite.

Sur le Post

Que dit Rachida Dati, dont la candidature aux municipales est contestée, à Nicolas Sarkozy?

Par La rédaction du Post , le 14/02/2008

La ministre de la Justice qui se présente dans le VIIème arrondissement de Paris, peine à séduire les électeurs de l'arrondissement, pourtant traditionnellement acquis à l'UMP. Certains pensent qu'elle pourrait être victime de "l'effet Martinon"...

À lire aussi :
Après Martinon, au tour de Rachida Dati?
Défaite aux municipales = ministre viré?
Ministre et candidat, une double casquette à double tranchant?

source


Ce n'est pas l'effet Martinon mais plutôt l'effet Sarkozy et de sa politique destructrice. On leur fait payer leur cynisme, ce qui est normal.

Icare a fini par se brûler les ailes !

Contre la monarchie élective

Politiques
Royal, Bayrou, Villepin: ensemble contre «la monarchie élective»
Aux côtés de 17 autres personnalités, dont Jean-Pierre Chevènement, Bertrand Delanoë ou Noël Mamère, ils formulent un appel «pour une vigilance républicaine» et contre l'Etat Sarkozy.
Liberation.fr (avec source AFP)
LIBERATION.FR : vendredi 15 février 2008

La suite ici:

il serait temps de réagir ensemble, au moins le temps d'organiser la résistance.

Méditation

La qualité n'est jamais un accident; c'est toujours le résultat d'un effort intelligent.
Ruskin, John

Sur la 2, Arlette chabot, hier au soir!

J'ai été scandalisée par l'attitude des représentants du gouvernement.
Quel cynisme ! quel manque de respect pour le peuple français, pour ceux qui ont élus Nicolas Sarkozy comme pour ceux qui l'ont rejeté.

Ils osent affirmer que "les français" ont souhaité ce gouvernement, qu'ils voulaient ce qui ce passe aujourd'hui , que notre président n'a jamais caché ses intentions , certes, mais je sens que la majorité des français ont pensé qu'il n'oserait jamais faire ce qu'il a dit dans certains domaines comme la franchise médicale par exemple.

Cela ne leur est jamais venu à l'esprit que dans un pays comme la France, on oserai supprimer ce qui fait le fondements de nos valeurs communes, des valeurs du peuple français . je ne parle pas des valeurs des parvenus, ceux-là, en ont de moins en moins, mais de celle d'une majorité de français, toutes tendances confondues.

Ces français-là ne souhaitent pas forcément cette politique là! Ils ont suivit leur idéologie, représentée par un homme.
Quelqu'un en qui ils ont eu plus ou moins confiance, mais ils n'ont pas souhaité cette mise en demeure de s'oublier au profit des plus nantis. Cela n'est pas le peuple français.

Aujourd'hui, ils se sentent trahis, les sondages le disent, mais au-delà de cette trahison , ils ont compris avec retard sans doute, qu'ils avaient été manipulés par une personne sans scrupules. quelqu'un qui s'est servi d'eux, comme il s'est servi des idées et des talents d'autres personnes pour attiré les voix et en faire le "commerce" à son simple profit.
en entendant les propos de Rachida Dati dont le côté animal n'a d'égal que son ambition personnelle de parvenue et Xavier Bertrand qui s'est évertué à défendre un homme et une politique indéfendables!

Ces deux-là sont monté au créneau pour leur" patron" et cela pouvait-être risible de les voir pris au piège de l'immense toile d'inepties présidentielles si, derrière, il n'y avait des centaines de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, des centaines de personnes âgées crédules, des enfants innocents subissant les conséquences de ce choix politique immonde!
C'est l'âme des français que ce personnage bafoue avec une application évidente.

Car ils sont appliqués !
A cela , il n'y a rien à redire , Bravo !

Vive le mensonge!

14 février 2008

D'accord avec Fanette et Philippe Renève

Philippe Renève : Non à l'obligation de compassion pour nos enfants

Vu et lu sur Agoravox, un article de Philippe Renève

Monsieur le président,

Vous avez déclaré avoir « demandé au ministre de l’Education nationale de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah ».

Eh bien non, Monsieur le président, je n’accepterai pas que mon fils, qui a 4 ans, soit soumis à 9, 10 ou 11 ans à une obligation de compassion sur le malheur passé et les crimes des hommes à travers les siècles : à cet âge, on a encore le droit de croire que les hommes ne sont pas tous mauvais et d’ignorer les horreurs du passé.

A cet âge, Monsieur le président, on n’a pas à se flageller le corps et l’esprit pour expier les crimes des générations précédentes, parfois lointaines : on est insouciant et heureux, et l’esprit ainsi prêt à accepter la liberté future à travers les difficultés de la vie.

Cette entreprise de contrainte psychologique et émotionnelle des enfants, dans la suite de la lamentable lecture de la lettre du malheureux Guy Môquet, dans une logique d’abrutissement compassionnel, ne peut amener que trouble dans les esprits des enfants et violences en retour.

Nos enfants, Monsieur le président, n’ont pas à se sentir responsables ni concernés par les horreurs du passé. Surtout pas : voulez-vous donc qu’ils soient choqués et affligés, ou a contrario qu’ils rient de ces abominations pour se protéger ? Imaginez-vous ce que pourrait être l’état d’esprit d’un enfant de 10 ans à qui on dirait : voilà, mon enfant, ce petit garçon, dont voici les nom et prénom, a été persécuté, affamé, battu, puis gazé par les nazis ; tu dois penser à lui ? Veux-tu des détails, voir des photos, des films montrant ces malheureux ?

Et pourquoi donc les seuls enfants français ? Les enfants juifs allemands réfugiés en France, les enfants de résistants italiens ou allemands ont-ils démérité ? Quel est ce curieux nationalisme de la douleur ? Alors, que faudra-t-il, après ce commencement ? Que chaque élève de CM1 « se voie confier la mémoire » d’un petit Rwandais victime du génocide ? Que chaque élève de CE2 « se voie confier la mémoire » d’un petit Arménien massacré ?

J’appelle tous les citoyens, jeunes et vieux, croyants et incroyants, parents ou non, de toutes origines et de toutes idées, à protester contre ce projet dont la réalisation serait un évident abus de pouvoir de l’Etat.

Monsieur le président, laissez vivre nos enfants. Ne rendez pas des innocents responsables des épouvantables meurtres d’autres innocents. Qui êtes-vous pour vouloir leur enlever la joie ?

Je suis de tout coeur avec Philippe Renève, je trouve scandaleux de faire vivre nos enfants dans le passé, alors qu'au contraire il faut les tourner vers l'avenir.
Les psys et psychiatres doivent s'arracher les cheveux, mais quel est ce psychopathe qui nous gouverne ?

On veut rendre nos gamins déments,paranoïaques, après avoir stigmatisé par la peur les parents ? Que notre président bi-polaire prenne des vacances et nous foute la paix !Quelles leçons a t-il nous donner en matière d'éducation ?
Est il professeur ? non.
Est il fils ou petit fils de résistant ? non.
Est il fils ou petit fils victime de la SHOAH ? non.
Qu'est il au juste ? Un avocat d'affaires, juste un avocat.

Qu'il prenne sa greluche sous le bras et aille parler de laïcité à son pote BUSH, qu'il nous oublie !

Le pire dans tout ça, Hollande qui le soutient, mais abattez les tous les deux !


source

Au Lecteur


La sottise, l'erreur, le péche, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent.
Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

Serré, fourmillant comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de démons,
Et quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encore brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes, ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde.

C'est l'Ennui!- L'oeil chargé d'un pleur involontaire,
Il rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère!

Charles Baudelaire

Sur Actuchômage

> La revue de presse
Le Conseil d'Etat retoque l'obligation de déclaration préalable des grévistes
Mercredi, 13 Février 2008

Le Conseil d'Etat a décidé, lundi 11 février, la suspension d'une mesure phare du dispositif de mise en place du service minimum à la RATP : l'obligation pour les agents "d'effectuer une déclaration préalable au plus tard 48 heures avant l'heure de début de la grève".

La direction de la RATP précisait, dans son "plan de prévisibilité" du 7 janvier, qu’"est passible d'une sanction disciplinaire le salarié qui n'aura pas informé l'entreprise de son intention de participer à la grève selon les modalités définies". Saisi le 16 janvier par le syndicat SUD de l'entreprise de transports parisiens (septième syndicat avec 6,71% des voix en 2006), le juge des référés a décidé que "l’exécution de ces dispositions était suspendue en tant que leur méconnaissance peut entraîner des sanctions contre les agents". Pour le Conseil d'Etat, il existe "un doute sérieux sur la légalité de ces dispositions".

La loi du 21 août 2007 sur la continuité du service dans les transports terrestres de voyageurs précisait, elle, que les salariés devaient se déclarer "au plus tard 48 heures avant de participer à la grève" et non avant le début du préavis, ainsi que l'a rédigé la RATP. La différence est de taille, selon Philippe Touzet, délégué central de SUD : "Si en cours de conflit, un salarié non gréviste change d'avis et veut rejoindre le mouvement, il ne peut pas le faire, au risque de se faire sanctionner, puisqu'il ne s'est pas déclaré 48 heures avant le début du préavis. Même le gouvernement avait précisé que sa loi n'empêcherait jamais un salarié d'entrer dans la grève, d'en sortir et d'y revenir", ajoute-t-il.

Ce qui fait dire au juge, dans son ordonnance, que "considérant qu'une grève peut se déclencher à tout moment, qu'eu égard aux sanctions, dont le niveau de gravité n'est pas précisé", les agents de la RATP ne respectant pas ces modalités risquaient "un préjudice grave et immédiat".

(...) Pour M. Touzet, il s'agit d'une "première victoire". "Nous sommes satisfaits, a-t-il déclaré au Monde, d'avoir fait suspendre une mesure anticonstitutionnelle, en particulier l'aspect répressif et le dispositif de sanctions contre les agents." Selon lui, le jugement sur le fond n'aura pas lieu avant un an, et la RATP est obligée dans l'immédiat de revoir cette disposition centrale de son plan de prévisibilité.

(Source : Le Monde)

Sarkozy nous voilà!


Sarkozy nous Voila !

source: encore Lui, mais qu'est-ce qu'on rigole aussi.

Sue site de "Que Choisir"

Plaintes

Les télécoms dans le rouge


Selon les services de la DGCCRF, les fournisseurs d'accès à Internet et les opérateurs de téléphonie arrivent toujours largement en tête des plaintes des consommateurs. Pour avoir une idée plus précise du nombre de récriminations, un nouveau baromètre sera publié tous les 6 mois.






Les années se suivent et se ressemblent. En 2007, les professionnels des télécommunications remportent une fois de plus haut la main la palme du secteur le plus décrié par les consommateurs. Environ un tiers des récriminations adressées aux services de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) concernent un fournisseur d'accès à Internet ou un opérateur de téléphonie. Les défaillances techniques et les demandes de résiliation non prises en compte restent les motifs d'insatisfaction les plus fréquents, mais les problèmes de facturation et les abonnements forcés ont fait un bond (+30 % entre le 3e et le 4e trimestre 2007 !). Les sociétés de vente à distance, parmi lesquelles de plus en plus de cybermarchands, sont aussi dans le collimateur des consommateurs, tout comme l'automobile et les services à la personne.

Au final, la DGCCRF a recensé 109 000 plaintes en 2007 contre 75 000 l'année précédente, une hausse impressionnante de 46 % qu'il convient de relativiser un peu. Car entre 2006 et 2007, la méthode de calcul a changé. En juillet dernier, la DGCCRF a mis en place un nouvel outil destiné à mieux recenser les plaintes reçues par les services départementaux de la répression des fraudes, qu'elles aient été reçues par courrier, par courriel, par téléphone ou aux guichets d'accueil du public.

En présentant ces résultats, hier mercredi, le ministre de la Consommation a promis qu'un baromètre des plaintes serait désormais publié tous les 6 mois et servirait à prendre des mesures destinées à renforcer le droit des consommateurs. Luc Châtel a également annoncé qu'il allait convoquer dans les jours qui viennent les représentants d'une société engendrant à elle seule 5 % des plaintes (sans donner son nom) et que les 10 sociétés les plus génératrices de litiges (20 % du total des plaintes) allaient être rappelées à l'ordre.

Ce n'est pas trop tôt. Même si les précédents chiffres n'étaient pas aussi fiables, cela fait plusieurs années que la DGCCRF constate une augmentation récurrente des plaintes liées au secteur des télécommunications. Le ministre aurait pu aussi s'appuyer sur les chiffres que d'autres organismes publient régulièrement. Les plaintes reçues à la fédération UFC-Que Choisir, par exemple, ont augmenté d'environ 13 % en 2007 avec, là aussi, une nette prédominance des FAI et des opérateurs de téléphonie.



Cyril Brosset

13 février 2008

Un article très intéressant sur Sosses.

En observant les comportements des uns et des autres, on peut s'apercevoir des changements provoqués par l'utilisation fréquente d'internet.
Vous en voulez des preuves ?

On apprenait aux élèves lors des séances sur l'utilisation de la presse que la composition d'une Une de journal respecte grosso modo la lecture en Z: le regard se porte d'abord en haut à gauche, balaye le titre du journal, puis effectue une diagonale pour balayer le bas de page.
Qu'en est-il sur le web ?


image d'un eye-tracking d'un blog
La suite ici

toujours plus haut, toujours plus loin..

Nicolas s'envole littéralement : de Petite et Moyenne Activité, le voici en 20 minutes chrono..

Sur le site de Psychologie Magazine

DOSSIER : PARENTS :
AIMER ET PUNIR

Marcel Rufo, pédopsychiatre : « Les ados ont horreur des positions tièdes »
De nombreux parents craignent, en étant trop sévères, de se sentir moins aimés par leurs enfants. Bien vécue, l’autorité est, au contraire, un acte d’amour qui renforce la relation.

Propos recueillis par Erik Pigani

Pédopsychiatre à l’hôpital Sainte-Marguerite, à Marseille, conférencier apprécié et auteur doué d’un talent pédagogique inné, il est considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de l’enfant et de l’adolescent.

Psychologies : Les parents vous consultent-ils parce qu’ils rencontrent des problèmes d’autorité ?
Marcel Rufo : Leur demande n’est jamais clairement définie, mais elle est presque toujours sous-jacente puisqu’ils ont besoin d’une "autorité" tierce pour résoudre leurs problèmes ! Les parents sont aujourd’hui très informés sur le développement de l’enfant et ils ont fait beaucoup de progrès en matière d’éducation. En revanche, ils s’effondrent sur des choses toutes simples. Beaucoup, par exemple, sont en faillite de « oui » et de «non>>

Pourquoi ?
Parce qu’ils ne savent plus montrer ce qu’ils veulent à leurs enfants. Prenons l’exemple des pères divorcés. Ils deviennent de plus en plus des "papas Club Med", des sortes de copains de jeu qui font tout pour plaire à leur enfant. Leur peur est que, en adoptant la moindre attitude autoritaire, ils ne soient plus aimés. C’est totalement faux, et dramatique.

Les pères qui reçoivent leurs enfants le week-end doivent réapprendre à dire non, à poser des limites, à expliquer qu’ils sont fatigués parce qu’ils ont travaillé toute la semaine… Ils ne seront pas moins père parce qu’ils s’opposent parfois aux exigences des enfants ! Bien au contraire : plus l’adulte montre ce qu’il espère réellement, plus la relation est claire.

Que répondez-vous à un parent quand il vous demande s’il doit être autoritaire ?
« Oui. » Mais avec des nuances. L’autorité est un élan physique, un système de pensée immédiat, non "secondarisé", sans avant-coup, ni après-coup. C’est être dans l’instant présent avec soi-même et poser une limite, un interdit, une obligation ou une loi. C’est donc se permettre de rétorquer, quand il le faut : « Maintenant, ça suffit, et c’est comme ça » ou « Fais ce que je dis, point final. » C’est ce que je fais parfois dans mes consultations avec certains enfants. Cette prise de position clôt ainsi toute interprétation.

Malheureusement, dans notre société, on a très peu conscience de l’importance de cette notion "d’instant présent".

Notion qui est, en revanche, très présente dans certaines philosophies orientales...

En effet. Chez nous, on passe trop de temps à analyser, à décortiquer, au lieu de vivre la réalité comme elle se présente. La véritable autorité est un instant de vie qui n’a pas à être justifié. Paradoxalement, ce moment où tout semble s’arrêter peut être une véritable plate-forme d’échange. Elle peut relancer une communication qui risque de se distordre ou de s’échapper. Bien vécue, elle est une nouvelle chance pour la relation parents-enfants. Pour moi, c’est une "soupape de conflits".

Et avec les adolescents ?
Les ados ont besoin de conflits bien réels. Plus encore que les jeunes enfants, dès l’entrée en sixième, il faut leur dire, avec la plus grande assurance possible, « oui » ou « non ». Jamais « peut-être » : ils ont horreur des positions tièdes. Si vous adoptez une attitude floue, ils ne sauront pas quoi penser de vous ni d’eux-mêmes. Face à un ado, il suffit de rester soi-même. Quitte à ce qu’il vous déteste pour avoir posé tel ou tel interdit.

Mais attention ! Je ne veux pas que mes idées cautionnent une attitude militaire et transforment une famille en caserne. Je ne dis pas : « Autorité un jour, autorité toujours. » C’est une conduite qui doit s’exercer à un moment déterminé pour poser une limite, faire un choix ou répondre à une exigence.

Quelle est la part de l’amour dans l’autorité ?
Si l’amour fait partie de la vie tout entière, un acte d’autorité est aussi un acte d’amour. Vous pouvez expliquer à votre enfant que si vous faites un choix à sa place, c’est parce que vous avez confiance en lui, et que vous vous occupez de lui. Il le comprendra très vite. La pire attitude que l’on peut avoir face à un enfant, c’est le mépris. Là, il saura immédiatement qu’il n’est pas aimé.

L’autorité peut-elle être partagée par d’autres membres de la famille ?
Oui. Avec les grands-parents, par exemple, qui ont repris une place très importante dans l’éducation des enfants depuis que les mères travaillent. L’autorité peut se répartir dans la famille parce que c’est une loi spécifiquement intra-familiale, plus intime, plus malléable et, même si cela paraît paradoxal, plus conviviale…

A LIRE :
De Marcel Rufo
• “Œdipe toi-même !”
Un éclairage nouveau sur l’éducation, l’autisme, le développement psychique (Anne Carrière, 2000).

• “Comprendre l’adolescent”
Analyse et décodage des ados dans la vie quotidienne. Ecrit en collaboration avec Christine Schilte (Hachette pratique, 2000).

source

A Toulouse

Les handicapés de Toulouse se rappellent au bon souvenir du candidat Sarkozy

Sous le titre “Pauvres et soumlmis, ça suffit !”, les handicapés toulousains et leur famille se retrouveront jeudi 14 février à 15 heures, place Saint-Etienne à Toulouse pour remettre chacun au préfet un chèque de 6,85 euros à l'ordre de Nicolas Sarkozy.

Soit le mirifique montant de l'augmentation mensuelle de 1,1% accordée au 1° janvier 2008 au titre de l'Allocation Adultes Handicapés.

C'est un retour à l'envoyeur: «Nous n'acceptons pas l'aumône qui nous est faite», protestent les organisateurs.

Cette remise de chèques sera accompagnée d'une lettre ouverte au Président de la République dénonçant le peu de considération qu'il aurait envers les personnes en situation de handicap.

Ce sont les “Folles de Mai” Argentines qui ont inspiré les handicapés toulousains : chaque 14 de tous les mois prochains, ils viendront déposer leur chèque jusqu'à ce que satisfaction leur soit donnée.

Ils ne sont pas très exigeants : les manifestants handicapés de l'Association des paralysés de France (APF) et Act-Up demandent «au moins» le respect des engagements du candidat Sarkozy :

«Les personnes handicapées doivent pouvoir vivre décemment, ce qui est actuellement impossible avec une allocation adulte handicapé (AAH) de 621 euros. Il n'est pas acceptable que le montant de l'AAH n'atteigne même pas le seuil de pauvreté de 788 euros. Plus de 700.000 personnes sont concernées. Afin de remédier à cette situation, je propose de revaloriser l'AAH de 25%»,
a précisément déclaré Nicolas Sarkozy alors qu'il était en campagne présidentielle.

Avec cinquante autres associations, les handicapés seront en manifestation le 29 mars à Paris pour lui rappeler ses généreux propos.

Le montant mensuel de l'Allocation est pour l'heure inchangé à 628,10 euros. Le seuil de pauvreté étant fixé à 817 euros. Les Paralysés de France persistent à demander un revenu d'existence égal au SMIC brut. «Nous en sommes bien loin», fait observer Yannick, un de leur porte-parole.

C'est la montée d'un cran: les handicapés ne protestent plus. Ils manifestent.

GLv.

12 février 2008

Y a de la joie !

Chez Nicolas J , on rigole bien, entre le cassoulet et le fromage.

Il ne manque plus que l'entrée et le dessert.

Lu aime Paix , comme jamais

Message d'Olivier Bonnet trouvé chez fanette

Olivier Bonnet : La grande manipulation. Dénonciation d'une imposture

source

La grande manipulation. Dénonciation d'une imposture

A faire circuler dans vos blogs et carnets d'adresses ! Merci !

Message d'Olivier Bonnet

Chers lecteurs, chers camarades, chers amis,

Pardon d'avance pour l'impudeur de cette confession mais je suis au regret de vous informer que je suis aujourd'hui dans une situation catastrophique. Licencié il y a quelques années par le groupe de presse auquel j'appartenais, quand il a déposé le bilan, je ne vis que des piges que je parviens à vendre. Ces derniers mois, à la suite de la revente de titres qui m'employaient, j'ai perdu mes moyens de subsistance et ne touche plus aujourd'hui que 250 à 300 euros par mois (deux pages pour un magazine de la presse professionnelle), sans allocation ni aide d'aucune sorte. Je ne pourrai bientôt plus payer à la mère de mes deux enfants - qui touche le SMIG - leur pension alimentaire, ni le loyer de mon deux-pièces dans un village du Pays d'Aix où se loger est devenu hors de prix. Comme ces millions de Français qui ne parviennent plus à joindre les deux bouts. Un "intellectuel précaire", dit-on.

Lorsque j'ai créé Plume de presse, il y a bientôt deux ans (le 14 février), c'était pour ne pas rester inactif et verser dans l'auto-dévalorisation du chômeur de longue durée, pouvoir m'exprimer dans ce que je sais faire et produire même sans commande rémunérée. L'expérience s'avère éminemment positive. Ce blog est aujourd'hui classé 4ème de la catégorie politique par Wikio et vous êtes environ 4000 à venir le lire chaque jour. Une belle forme de reconnaissance, complétée par les référencements, au fil du temps et suivant les billets, par Rézo.net, Wikipédia, la revue de presse de Yahoo, De source sûre, Rue89, Politis.fr et Politis papier, l'Obs.com, Libération.fr et Libération papier, Acrimed, Bellaciao, Arrêt sur images ou encore le site de la Télé Suisse Romande. Las, tout cela ne me rapporte pas un centime. Il m'arrive fréquemment de passer quatre heures, entre la veille sur l'actualité, les recherches, la confrontation des sources et la rédaction, pour produire un billet quotidien. A cela s'ajoute la lecture des commentaires qui se doit d'être vigilante, puisque j'en assume la responsabilité juridique. Tenir ce blog est une vraie passion, mais elle est dévorante, et financièrement stérile.

Or mon seul projet concret aujourd'hui est l'écriture d'un livre. J'en ai trouvé l'éditeur, qui le présente comme suit sur son blog :

couv__bouquin_bonnet"L'écran de fumée créé par l'omniprésente communication présidentielle résiste mal à un travail de vérification journalistique point par point, jour après jour. Olivier Bonnet, auteur de "Plume de presse, le blog sabre-au-clair d'un journaliste engagé", se livre à cette dissection méthodique du discours et des actes, les remet en perspective et les confronte aux faits. Sous une plume acerbe et caustique, son analyse prend alors la forme d'une implacable démonstration : le "sarkozisme" repose avant tout sur une stratégie de l'imposture permanente."

J'essaie depuis plusieurs semaines, mais je ne parviens pas à avancer dans l'écriture tout en continuant à animer Plume. Voilà pourquoi la décision s'est imposée à moi de suspendre les publications sur ce blog, le temps d'achever l'ouvrage.


Il sera disponible dès ce mois d'avril 2008 au prix de vente public de 17,00 € + 2,90 (de port et d'emballage - au réel ). Pour le pré-commander dès maintenant, je vous invite à adresser votre chèque (19,90 €) à l'ordre de "Les Points sur les i" et au dos préciser "Olivier Bonnet" (pas de paiement en ligne puisque nous n'encaissons pas le chèque avant la parution du livre) aux : éditions les Points sur les i - BP 96 - 94 272 Le Kremlin-Bicêtre Cedex.

"Vous avez aimé le blog ? Vous aimerez le livre !"

Portez-vous bien en attendant. De mon côté, j'ai un gros travail à fournir.

Et merci encore de vos nombreux témoignages de sympathie et de vos encouragements constants, dans vos commentaires ou via les courriers électroniques que vous m'adressez. Ils me font chaud au coeur.

Je retiens la suggestion d'un lecteur : si vous êtes un généreux mécène, cliquez depuis la page d'accueil de Plume sur le bouton "Faire un don".

la République des blogs.

République des blogs Toulouse )2(



Une date est déjà avancée pour la seconde rencontre République des blogs qui s'articulera autour du thème de la Création d'activité en Midi Pyrénées : associations et entrepreneurs sont les bienvenus.

Cette République des blogs )2( est prévue pour le 5 mars 2008, à partir de 17h30, vous pouvez d'ores et déjà vous inscrire sur le wiki de la République des blogs.Inscrivez la date sur vos agendas, dès que possible vous pourrez télécharger la nouvelle bannière ici même pour l'annoncer sur vos blogs.

Toutes idées et conseils seront les bienvenues pour nous aider à organiser cet évènement.
Le BUENA VISTA n'étant pas chaud pour nous accueillir, nous recherchons un autre lieu pour nous retrouver, si vous avez des idées, contactez nous sur republogtoulouse@gmail.com.

Sur le site de Nouvelle Gauche

François Fillon a beau affirmer1 que les chiffres du chômage sont "les meilleurs depuis 1983", il reste

  • 3.699.000 inscrits à l'ANPE2,
  • 220.000 chômeurs d'outre-mer,
  • 410.000 chômeurs de plus de 55 ans, dispensés d'inscription à l'ANPE,
  • 1.210.000 RMIstes. Leur nombre a augmenté de 150.000 en cinq ans,
  • des milliers de jeunes au chômage qui n'ont droit ni au RMI ni aux allocations chômage (car ils n'ont pas encore cotisé et ne s'inscrivent donc nulle part),
  • des milliers de chômeurs de longue durée qui ont épuisé leurs droits Unedic et qui n'ont droit ni au RMI ni à l'ASS car leur conjoint a un revenu correct.

Et une part croissante des emplois sont des emplois précaires : les 200.000 emplois de service créés depuis deux ans sont, en moyenne, à 15 heures par semaine3. La multiplication des temps partiels est telle que plus de 12 % des salariés ont aujourd'hui un salaire inférieur au SMIC. Plus de 13 % des salariés sont en CDD. Quant à l'intérim, il a augmenté de 12 % en un an et emploie quelques 2 millions de personnes4 qui travaillent "à mi-temps, en moyenne, sur l'année".

Nicolas Sarkozy est hostile à toute forme de réduction du temps de travail mais l'essentiel des emplois créés ces dernières années sont, en moyenne, à 15 ou 18 heures par semaine... Comment fait-on pour vivre avec 15 heures payées au SMIC ? Avec 430 euros par mois, comment se loger et se nourrir ? Avec 430 euros par mois, comment transmettre à ses enfants "la valeur travail" dont M. Sarkozy nous rebat les oreilles ?

A un tel niveau, chômage et précarité déséquilibrent complètement la négociation entre salariés et entreprises. Dit ou non dit, le "Si t'es pas content, tu peux aller voir ailleurs" remplace souvent toute vraie négociation. Combien de millions de salariés doivent se contenter des conditions de travail et des salaires qui leur sont imposées ? Depuis 25 ans, la négociation sur les salaires est tellement déséquilibrée que la part des salaires (salaires et cotisations) dans le PIB a chuté de 11 % !

11 % de chute5, sur un PIB de 1.800 milliards, ce sont cette année quelques 200 milliards d'euros qui vont aller au capital alors qu'ils iraient aux salariés si le marché du travail retrouvait l'équilibre de 1980. Pour justifier le retour aux 40 heures, les leaders de la droite mettent en avant la faiblesse des salaires. N'ont-ils pas compris que, tant que le chômage et la précarité resteront à ce niveau, la pression à la baisse sur les salaires continuera de s'exercer ?

Tant que le chômage et la précarité resteront à ce niveau, le stress des salariés continuera d'augmenter (la Sécurité sociale vient de requalifier deux suicides de salariés travaillant chez Renault en accidents du travail !).

Tant que le chômage et la précarité resteront à ce niveau, la croissance restera molle. Les ressources de l'Etat, des collectivités et de la Sécu (basées essentiellement sur les salaires et la consommation) stagneront et nous aurons les plus grandes difficultés à financer les services publics et les retraites.

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Envoyé par Nouvelle Gauche

Ce que sarkozy n'a pas compris

« Je veux developper le credit hypothecaire en France. C’est ce qui a permis de soutenir la croissance aux Etats-Unis » affirmait Nicolas Sarkozy, fin 2006, quand il expliquait sa "nouvelle" strategie economique (Cf Les Echos 9 novembre 2006).

Qu’en est-il aujourd’hui ? Alors que le gouvernement americain vient d’annoncer que 1.300.000 familles ont ete expulsees l’an dernier de leur logement pour cause de surendettement et que les Etats-Unis sont à deux doigts de la recession, notre nouveau Président veut-il encore "developper le credit hypothecaire" ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Nicolas Sarkozy n’a pas franchement anticipe la crise qui fait trembler aujourd’hui tous les marches financiers. En 2006, pourtant,…

La suite (avec les accents, et des courbes jamais vues à la tele) est à lire ci-dessous

Pierre LARROUTUROU


Au boulot, les socialos !

Aux Etats-Unis, le pays du "plein-emploi" selon Nicolas Sarkozy, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail (sans compter les chômeurs) est tombée à 33,7 heures (Source Rapport économique du Président, février 2007).

Certes, la durée du travail dans l'industrie (celle que cite toujours le Medef) est proche de 41 heures, mais l'industrie représente moins de 20 % des emplois. Tous secteurs confondus, le nombre des petits boulots est tel que la durée moyenne travaillée par ceux qui ont un emploi, est de 33,7 heures...

Les Etats-Unis sont donc loin du "plein emploi à plein temps". Ils en sont très loin et s'en éloignent un peu plus chaque année.

En mars 2007, une étude de la banque BNP Paribas1 montrait que le partage du travail existant aux Etats-Unis amène à un partage des revenus de plus en plus inégalitaire :

« Pour la majorité des citoyens, la hausse des revenus réels (autrefois observée pour l'ensemble des catégories de revenus) est quasi interrompue. Il faut aller vers le milieu du décile supérieur pour trouver une hausse du revenu réel dans les cinq dernières années.»

Dit de façon moins technique : aux Etats-Unis, le pays qui sert de modèle aux libéraux du monde entier, le niveau d'inégalité est tel que seuls les 5 % les plus riches ont vu leur revenu augmenter sur les dernières années. Les autres 95 % ont vu leur revenu stagner ou franchement décliner. Ce n'est pas la LCR qui le dit mais la banque BNP Paribas.

Un tel niveau d'inégalité devrait amener à un effondrement de la croissance : les 5 % les plus riches ne peuvent pas faire 18 repas par jour ni avoir tous 10 voitures garées devant leur maison. Quand 5 % seulement des citoyens accaparent l'essentiel des richesses nouvellement créées et qu'une majorité voit ses revenus stagner ou nettement diminuer, la croissance devrait s'arrêter, faute de consommation. C'est uniquement en poussant la majorité des salariés à s'endetter, que le libéralisme peut assurer en même temps des bénéfices colossaux aux 5 % les plus riches et une consommation élevée du plus grand nombre.

Selon les derniers chiffres de la Réserve fédérale, la dette totale américaine2 s'élève à 29.888 milliards de dollars. Elle a augmenté de 2.186 milliards en un an. Elle atteint 227 % du PIB (contre 140 % seulement en 1929).

La dette privée (ménages et entreprises) représente 76 % de l'ensemble. Les subprimes ne représentent que 4 % de cette dette.

Voilà la réalité du miracle américain : en un an, selon l'OCDE, le PIB devrait augmenter de 1,9 % (soit 250 milliards de PIB en plus) mais la dette aura augmenté de 2.186 milliards. Huit fois plus ! Et si on intègre la dette du secteur financier, on arrive à une dette totale de 44.772 Mds soit 340 % du PIB américain ! Voilà pourquoi Alan Greenspan, l'ancien Président de la Banque centrale américaine, annonce régulièrement que les USA risquent bientôt de tomber en récession.

Et l'évolution est semblable dans tous les pays (Espagne, Angleterre, Nouvelle Zélande,...) que les libéraux citent en modèle pour leur haut niveau de croissance. Comme l'écrit Patrick Artus, dans son dernier livre, « entre 1996 et 2005, le taux d'endettement des ménages est passé de 42 à 75 % de leur revenu en zone euro et de 100 à 160 % au Royaume Uni. Si le taux d'endettement était resté constant, la croissance aurait été négative dans la zone euro comme au Royaume-Uni

La question de la dette (la dette privée surtout) est fondamentale. Elle n'est pas liée seulement à la spéculation de quelques méchants hedges funds, comme Nicolas Sarkozy a tenté de nous le faire croire en revenant de ses vacances américaines.

Le néolibéralisme a structurellement besoin d'un endettement toujours croissant pour prospérer. Regardez bien la courbe : la dette rapportée au PIB était parfaitement stable jusqu'à l'arrivée de Ronald Reagan. C'est depuis que les idées néo-libérales se sont imposées que le ratio dette / PIB augmente.

Depuis 2003, vu le niveau d'inégalité dans le partage du PIB et vu le niveau d'endettement de l'ensemble des économies occidentales, la BRI (Banque des Règlements Internationaux) souligne régulièrement le risque d'un déflation mondiale généralisée En mars 2006, le directeur de la rédaction du mensuel Enjeu-les Echos a publié un livre au titre assez explicite « La crise des années 30 est devant nous.»

En décembre 2005, un rapport du centre Bruegel indiquait que, vu le niveau de dette et de déficit des USA, une forte dévaluation du dollar et donc une forte remontée de l'Euro étaient inévitables. Dans le meilleur des scénarios (si les USA, l'Europe et la Chine coopèrent et SI les marchés financiers gardent leur calme...), « l'Europe perdrait seulement 220 milliards d'exportations, soit 3 millions d'emplois.»

En février dernier, coup sur coup, Les Echos ont consacré 4 articles au risque d'un effondrement du capitalisme mondial. En lisant le dernier article3, "La bombe chinoise", le lecteur comprenait que, si les Etats-Unis tombent en récession, la situation sociale de la Chine, déjà très tendue, peut vite devenir ingérable. Les Etats Unis sont le premier client de la Chine et si la consommation américaine venait à ralentir trop fortement, la Chine connaîtrait un atterrissage économique très difficile à contrôler, avec sans doute une exacerbation des tensions sociales qui la secouent déjà. Vu la course au sur-armement que l'on observe autour de Taïwan (la Chine vient d'augmenter de 18% son budget militaire), nul ne sait quelles seront en Asie, les conséquences d'une récession américaine. "Taïwan jouera au XXIème siècle le rôle qu'a joué l'Alsace-Lorraine au siècle dernier" affirment bon nombre de stratèges.

Gravité de la crise sociale en France,
gravité des déséquilibres financiers accumulés aux Etats-Unis,
gravité de la crise sociale et fragilité du modèle de croissance en Chine...

Il est urgent d'inventer du neuf. Il est urgent que la gauche se mette au travail !





« Je veux développer le crédit hypothécaire en France. C’est ce qui a permis de soutenir la
croissance aux Etats-Unis » affirmait Nicolas Sarkozy, fin 2006, quand il expliquait sa
"nouvelle" stratégie économique (Cf Les Echos 9 novembre 2006). Qu’en est-il aujourd’hui ?
Alors que le gouvernement américain vient d’annoncer que 1.300.000 familles ont été
expulsées l’an dernier de leur logement pour cause de surendettement et que les Etats-Unis
sont à deux doigts de la récession, notre nouveau Président veut-il encore "développer le
crédit hypothécaire" ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Nicolas Sarkozy n’a pas franchement anticipé la crise
qui fait trembler aujourd’hui tous les marchés financiers. En 2006, pourtant, de nombreux
économistes tiraient déjà la sonnette d’alarme : le 31 août, dans Le Monde, Nouriel Roubini,
économiste proche de Bill Clinton, affirmait que "la probabilité d’une récession de
l’économie américaine en 2007 est désormais de 70%." Et moi-même, dans une tribune
publiée dans Le Monde du 14 mai 2005, j’indiquais déjà que "en 1929, quand éclata la
dernière grande crise du capitalisme, la dette totale américaine (publique et privée)
représentait 140 % du PIB. Elle représente aujourd'hui 210 % du PIB ! "

Il est donc faux de dire que la crise n’était pas prévisible. Et il est faux aussi d’affirmer,
comme le fait Nicolas Sarkozy, qu’on pourrait sortir de la crise en se contentant d’accroître
la "transparence" des marchés financiers. Le problème est bien plus grave et bien plus
profond que ne le dit le Président de la République. Il est fondamental de comprendre la
vraie nature de la crise, sinon le remède risque fort d’aggraver le mal.

C’est en prenant du recul, et en analysant les statistiques données par la Réserve fédérale
pour les 50 dernières années qu’on comprend les déterminants réels de la crise.


Entre 1950 et 1980, le ratio dette/PIB était parfaitement stable aux Etats-Unis. C’est seulement depuis le début des années 1980, que la dette augmente. Jusqu’en 1980, les Etats-Unis fonctionnaient avec un compromis "fordiste" : en 1917, Henry Ford avait profondément réorganisé ses usines et doublé la productivité de ses chaînes. Pour doubler ses ventes, il s’était assez vite convaincu qu’il fallait augmenter les salaires des ouvriers pour qu’ils puissent eux-mêmes acheter des voitures. Il avait tenté de faire partager son analyse aux autres grands patrons américains mais bien peu
l’avaient suivi : la plupart voulaient garder pour eux et pour leurs actionnaires les profits
réalisés grâce aux nouvelles méthodes de travail. Ce partage déséquilibré des fruits de la
productivité fut une des causes majeures de la crise de 1929.

Après guerre, pour éviter qu’une telle crise ne se reproduise, on mit en place des règles du
jeu qui garantissaient une progression régulière des salaires. Ces règles "fordistes" furent à
l’origine des Trente glorieuses, ces 30 années de forte croissance que connurent les Etats
Unis et l’Europe…

Mais, en 1981, Ronald Reagan arrive à la Maison blanche avec, dans ses valises, quelques
manuels de prêt-à-penser libéral. C’est à partir de là que la dette augmente : très vite, les
libéraux baissent les impôts sur les plus riches, ce qui favorise la dette publique. Mais, plus
fondamentalement, la dette augmente parce que la précarisation du marché du travail
amène progressivement à une baisse de la part des salaires dans le PIB et qu’un nombre
croissant de ménages américains sont obligés de s’endetter pour maintenir un haut niveau de
consommation.

Durant la dernière campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a souvent mis en avant le "plein-
emploi américain". En réalité, les Etats-Unis sont très loin du plein emploi. Si l’on en croit le
dernier Rapport économique publié par la Maison blanche, il y a tellement de petits boulots
aux Etats-Unis que la durée réelle moyenne du travail est tombée à 33,7 heures. Si la durée
moyenne (sans compter les chômeurs) tombe à 33,7 heures alors que ceux qui ont un emploi
"normal" sont toujours à 40 heures, c’est que des millions de salariés ne font que 10 ou 15
heures par semaine.

Ce partage du travail qui ne dit pas son nom,
amène à un partage des revenus de plus en plus inégalitaire : « Aux Etats Unis, la part des salaires dans le revenu national atteint son plus bas niveau depuis 1929» notaient Les Echos du 9 octobre 2006.

Et une étude de BNP Paribas montre que sur les huit dernières années,
"seuls les 5% d’Américains les plus riches ont vu leurs revenus réels augmenter."
Les autres 95 % ont vu leurs revenus stagner ou diminuer…
Mais ces 5 % les plus riches ne peuvent pas faire 20 repas par jour.
Un tel niveau d’inégalités devrait donc fortement ralentir
la croissance. Si la consommation continue d’augmenter,
c’est uniquement parce que l’on pousse les classes moyennes et les pauvres à
s’endetter chaque année un peu plus.

On voit ici que la question de la dette n’est pas
une question annexe. Ce n’est pas un "incident de
parcours" du à l’inconscience de quelques traders isolés.
Pour garantir aux actionnaires des bénéfices colossaux tout
en assurant un haut niveau de consommation de
l’ensemble de la population, le néo-libéralisme a
structurellement besoin d’un endettement croissant.

En France, en un quart de siècle, la part des salaires dans le PIB a diminué de 11 %.


La part des salaires dans le PIB
(Source Insee-OFCE)

Et l’évolution est la même, peu ou prou, dans
l’ensemble des pays occidentaux. Partout la peur du
chômage déséquilibre la négociation sur les salaires ("si
tu n’es pas content, tu peux aller voir ailleurs"). Même
le FMI, réputé très libéral, le constate dans son dernier
rapport annuel : "au cours des deux dernières
décennies, il y a eu un déclin continu de la part du revenu qui va au travail. La baisse est très massive et atteint 10 % en Europe et au Japon."
Sans croissance de la dette, cette baisse relative des salaires aurait dû fortement ralentir la
consommation.

Comme l’explique Patrick Artus, directeur des études de la CDC Ixis, "dans la zone euro, sur
les dix dernières années, la dette privée est passée de 75 % à 145 % du PIB. Sans la hausse de
la dette des ménages, la croissance de la zone euro serait nulle depuis 2002". Et hors zone
euro, la situation n’est guère plus réjouissante : en Grande Bretagne, la dette des ménages
dépasse les 160 % du revenu disponible. Une étude récente de Jean-Luc Buchalet et Pierre
Sabatier montre que, sans l’augmentation de la dette des ménages, la Grande Bretagne serait
en récession depuis 2002 !

Voilà pourquoi ce que propose Nicolas Sarkozy, "mettre plus de transparence" sur les marchés
financiers, n’est pas du tout suffisant. Voilà pourquoi aussi, si l’on en reste à une approche
de bon sens (« Puisqu’il y a trop de dette, fermons le robinet de la dette ! »), on risque de
précipiter l’ensemble des pays occidentaux dans la récession.

Il faut aller plus loin et s’attaquer aux racines de la crise. C’est à cause du chômage et de la
précarité que la part des salaires a tant diminué. C’est à cause du chômage et de la précarité
que nos économies ont tant besoin de dette. C’est seulement en s’attaquant radicalement au
chômage et à la précarité, en donnant au plus grand nombre un vrai emploi et une vraie
capacité de négocier des augmentations de salaire que l’on pourra sortir de la crise.

Hélas, neuf mois après son arrivée au pouvoir, tout le monde a compris que Nicolas Sarkozy
ne fera rien d’utile dans ce domaine. Il ne se passe pas une semaine sans qu’il annonce un
Grenelle, un Grand Plan ou une Grande Mobilisation… mais contre le chômage et la précarité,
il n’a encore rien annoncé ! Absolument rien. C’est la première fois depuis 30 ans qu’une
nouvelle équipe arrive au pouvoir en France et manifeste autant de désinvolture face au
chômage et à la précarité !

Vu la gravité de la situation, il y a urgence à remettre la gauche au travail. Vu l’importance
des déséquilibres accumulés, une réponse nationale ne peut pas suffire. C’est l’ensemble de
la gauche européenne qu’il faut rassembler et mettre au travail pour définir, très
concrètement, de nouveaux outils de régulation.

Rassembler la gauche et la mettre au travail, tel est l’objectif de la pétition que nous venons
de lancer avec un ancien Premier Ministre et 16 parlementaires issus de toutes les tendances
du parti.

Vu les statuts du PS, si notre pétition recueille 5.000 signatures de militants PS ou 50.000
signatures de citoyens non-PS, la direction sera obligée de nous écouter.

Si vous pensez comme nous qu’il est urgent de construire une alternative concrète au néolibéralisme,
signez cet appel et faîtes le signer par vos amis.

Pierre LARROUTUROU est économiste et Délégué national Europe du PS.

Je n'ai pas su mettre en lignes les courbes explicatives du pdf.Dommage, elles sont très parlantes!

La pétition pour que la gauche se mette au travail est ici

11 février 2008

le Sarkostikque en dit ceci:

Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa est un nostalgique. Un vrai nostalgique même. Nostalgique de son couple qui a pris l'eau et fini par sombrer. A tel point qu'il envoit des SMS qu'un journaliste plus courageux que les autres et moins Sarkolatre décide de publier. Et paf, un procès.

Sa nostalgie va loin, même très loin .. en arrière. Puisqu'il veut ni plus ni moins réinstaurer la monarchie à Neuilly sur Seine.

Pour ceux qui n'auraient pas suivi ou rien compris, voire les deux à la fois, il faut savoir que Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa a dirigé cette ville pendant environ 20 ans. Ville la plus riche de France ou presque qui s'est fait prendre par un jeune Maire sans scrupule et doué pour la trahison.

Sarkozy sarkosi sarkosy sarkozi sarko cecilia president sarkostique martinon neuilly municipales
Merci à Placide

Un âne avec un bonnet UMP se ferait élire là bas. On pourrait peut-être même aller jusqu'à une moule (pour peu qu'elle ne soit pas congestionnée). Et Sarkozy pensait d'abord introniser un gars pas trop doué mais fidèle.


envoyé par sarkophage

Celui ci s'appellait Martinon (prononcer juste après Non ! Non ! Non !). Aujourd'hui on va pouvoir l'appeler "dissident" ou "boulet".

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Car la population de cette charmante ville sans logements sociaux (2% environ ...) ne veut pas de ce parachuté incapable de faire campagne.

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Merci à Chimulus

Sarkozy a donc compris qu'il allait encore un peu plus dévisser dans l'opinion et l'estime de ses sujets. Il a donc tiré les ficelles dans le sens de l'exécution dudit Martinon (n'oubliez pas le chant révolutionnaire juste derrière : Non ! Non ! Non !). Etant subtil comme un rouleau compresseur il a décidé de pousser son rejeton (celui du scooter en délit de fuite ???) à damer le pion à Martinon (vous avez chanté là ?!).


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C'est ainsi que Sarkozy va ressusciter une coutume morte avec la Révolution ou la restauration. Enfin morte depuis quelques temps déjà : la succession par le sang. Cela s'appelle une monarchie !


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Merci à Zuili

Sans doute parce qu'il n'y a qu'une famille capable dans ce beau pays. La famille Sarkozy ! Tout le monde attend les preuves de cette capacité bien cachée, mais peu importe pour le principal intéressé, il y croit !


Le plus délicieux serait bien que la liste de Jean Sarkozy de Nagy Bocsa se prenne une branlée aux municipales. Cela ne ferait que renouveller le goût familial pour le bouillon politique pourtant prévisible.


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Merci à Chimulus

En attendant le grand stratège de l'Elysée va parler à la France ce soir. Pour dire à son peuple qu'il ne l'a pas écouté et qu'il l'a même bafoué, mais que cela était pour son bien.

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Merci à Placide

Grands imbéciles que sont les 55% de Français qui ont dit Merde à cette Europe attrape couillons.


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Merci à Snut



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Vu sur internet : la crème !

Paru le 2008-02-10 15:30:00 | 1281 lectures

Johnny Hallyday et Michel Sardou ont un ami en commun : Nicolas Sarkozy. Problème : la maxime "les amis de mes amis sont mes amis" n'est pas faite pour eux à tel point qu'à l'anniversaire du président, les deux chanteurs ont bien failli en venir aux mains !

Dans le registre "peopolitique", l'hebdomadaire "Le Point" revient sur l'anniversaire de Nicolas Sarkozy dont les photos ont fait le tour des magazines people.

Ce que personne n'a vu en revanche, c'est quand Johnny Hallyday et Michel Sardou, tous deux invités, ont failli en venir aux mains.

Les deux hommes ont beau se connaître depuis plus de 30 ans, ils ne semblent pas vraiment s'apprécier. En effet, Michel Sardou n'a jamais manqué une occasion de critiquer le rocker préféré des français, que ce soit à propos de son départ pour Gstaadt ou de ses mariages avec des jeunettes. Du coup, lors de l'anniversaire de Nicolas Sarkozy, quand Michel Sardou s'est approché de Johnny Hallyday pour lui serrer la pince en signe de politesse, Jean-Philippe Smet s'y est refusé en employant des termes plutôt vifs parce que le chanteur des "Lacs du Connemara" se serait moqué de sa famille à plusieurs reprises.

Comme de bien entendu, Nicolas Sarkozy n'a pas du tout apprécié la passe d'armes entre les deux hommes et a demandé à Arthur, lui aussi présent, de calmer l'ex beau-père de sa femme Estelle. Mais la patatras, c'est Johnny qui prend la mouche et décide de partir avec sa femme !

Comme quoi les dessous de la variété française aussi peuvent être passionnants !

C'est sans doute le moment de lui montrer ce que NOUS, nous en pensons !

Les élections municipales, premier référendum du sarkozysme?

Par Sophie Louet Reuters -

PARIS (Reuters) - Dix mois après l'élection de Nicolas Sarkozy, les municipales constitueront le premier test politique du quinquennat pour la majorité, qui redoute le vote sanction d'un électorat déçu par la "rupture" et troublé par la surexposition médiatique du chef de l'Etat


A vouloir "nationaliser" le scrutin des 9 et 16 mars, centré traditionnellement sur des enjeux locaux, l'exécutif a pris le risque de susciter un plébiscite sur le sarkozysme, qui s'effiloche dans les sondages, et d'offrir à un Parti socialiste divisé et sans chef l'espoir légitime d'un second souffle.

Nicolas Sarkozy s'en voit contraint à une valse-hésitation, optant pour une participation en sourdine dans la campagne électorale après avoir clamé le 8 janvier qu'il ne resterait pas inerte comme "le ravi de la crèche".

Lors des précédentes élections municipales, en 2001, la droite RPR-UDF avait conquis 35 villes de plus de 30.000 habitants, mais la perte de Paris et Lyon avait terni l'embellie bleue.

L'objectif initial de l'UMP pour 2008 était de gagner plus de villes qu'en perdre, mais l'optimisme prudent du parti majoritaire épouse désormais la courbe descendante des sondages, au point que le spectre des régionales de 2004, catastrophiques pour la droite, resurgit dans les esprits inquiets.

Selon un sondage CSA-Dexia réalisé les 23 et 24 janvier, les listes de gauche l'emporteraient avec 46% des intentions de vote au premier tour des municipales contre 40% à la majorité. Si 56% des personnes interrogées se prononceront "en fonction de considérations purement locales", 23% d'entre elles profiteront du scrutin pour s'opposer à Nicolas Sarkozy et François Fillon.

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, estime que son parti est en mesure de ravir à la droite trente villes de plus de 20.000 habitants, dont Quimper, Rouen, Le Havre, Caen, Chartres, Montauban ou encore Toulouse et Strasbourg. Certains se prennent même à rêver de Marseille pour prise de guerre.

LA DROITE EN DIFFICULTÉ À PARIS ET LYON

la suite ici.

Sur le site de Doctissimo.

Complément alimentaire amaigrissant THERMA POWER : un décès


Lundi 04 février 2008

La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes vient de lancer l'alerte sur un complément alimentaire de la marque Therma Power. Ce produit a provoqué un décès au Danemark, et le réseau d'alerte Européen a ainsi prévenu la France.

Outre de la caféine et d'autres produits, ce complément contient de l'éphédrine, substance dérivée de l'éphedra et interdite en France dans les compléments alimentaires (mais autorisée dans certains médicaments).

Ce composé peut, à fortes doses, entraîner des troubles du rythme cardiaque (palpitations) pouvant être mortels.

Si ce complément alimentaire est interdit dans l'Hexagone, les produits sont disponibles sur Internet. Ils sont proposés pour la perte de poids ou la performance sportive. La Direction générale de la santé recommande "d'être très vigilants lors de l'achat de compléments alimentaires sur Internet, d'en vérifier la liste des ingrédients et surtout de ne pas consommer le produit THERMA POWER".

Source :
Communiqué de la DGCCRF et de la DGS, février 2008.



Nos dossiers pour en savoir plus
Médicaments pour maigrir


News Doctissimo > News Psycho > Des antidépresseurs pour les enfants

Les News Psycho


Des antidépresseurs pour les enfants


Jeudi 07 février 2008

Depuis qu'ils sont suspectés d'augmenter les risques de suicide chez les mineurs, les prescriptions d'antidépresseurs pour les enfants sont sur la sellette. L'administration de ces médicaments devait se faire toujours en 2e intention, et sous haute surveillance. Aujourd'hui, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a publié de nouvelles recommandations, qui encadre précisément l'emploi du plus célèbre antidépresseur, la fluoxétine (le fameux Prozac) chez les mineurs.

L'agence souligne les bénéfices supérieurs aux risques dans le traitement de la dépression chez l'enfant et l'adolescent. De plus, l'Afssaps applique ainsi l'extension d'indication dont a bénéficié en 2006 la fluoxétine au niveau européen.

Mais cette autorisation est très encadrée. Ainsi, cet antidépresseur est indiqué uniquement dans les cas d'"épisodes dépressifs majeurs d'intensité modérée à sévère, en association à un traitement psychothérapique, chez les enfants âgés de huit ans ou plus, pour lesquels un traitement psychothérapique seul n'est pas suffisant". En pratique, le traitement médicamenteux devra être envisagé si 4 à 6 séances de psychothérapie seule n'ont pas eu d'effet. Mais la thérapie doit bien sûr continuer avec l'antidépresseur.

L'approche psychothérapeutique reste donc le traitement de référence, les antidépresseurs ne venant qu'en seconde ligne. De plus, la surveillance des risques suicidaires reste de mise, les parents devant être vigilants sur cet aspect.

Autre point nécessitant une surveillance chez les enfants pré-pubères : les problèmes de croissance et de développement sexuel. En effet, la fluoxétine présent un risque potentiel dans ces deux domaines. C'est pourquoi seuls les pédiatres et pédopsychiatres pourront prescrire cet antidépresseur avant la puberté. A l'adolescence, le généraliste peut lui-aussi donner la fluoxétine.

L'Afssaps rappelle que les autres antidépresseurs de la classe de la fluoxétine (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) n'ont pas d'autorisation de mise sur le marché dans le traitement de la dépression chez les mineurs. Seules la sertraline (Zoloft®) et la fluvoxamine (Floxyfral®) sont indiquées chez l'enfant et l'adolescent dans le traitement des troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

Source :
Communiqué de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), février 2008.



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Forum Antidépresseurs

Paradoxe

Une fusée a décollé
Emportant nos vérités
Sur un lit de dollards divinisés
Par nos rêves de Yankees francisés.

La fusée s'est élancée
Dans le bruit enfumé
D'une pollution sanctifiée
Que valorise nos modernités.

Athéna ne peut délivrer Icare
De ce sacrifice barbare:

Là-bas un enfant bagnard
Tend la main au hasard.
Il quête un reste d'enfance,
Le regard de la délivrance.

Mais voilà, j'habite en France
Le pays de la romance!
Terre de suprématie
Quelle soit Madone ou bien Pythie.

Tant pis pour notre Icare
Oubliés ces bagnards

La science nous fait rêver
Bien plus qu'un enfant trop "fait".


christie

Chez Fanette

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Sur L'Art Mutin.

Allez vous promener sur le blog de Profette. Installez-vous confortablement et admirez cette vidéo de Camille Corot.
Professeur de philosophie, d'arts plastiques, histoire des arts. Artiste peintre.
Son blog est magnifique. Un moment de répit , de repos.
Pour se ressourcer simplement.

Laisser-vous aller, laisser-vous guider..Tout simplement.

Chez Nicolas J

analyse d'une dérobade , débandade où comment comment vivent les hommes qui n'en n'ont pas assez !

C'est la curée chez les riches.

Débandade à Neuilly

David Martinon, le poulain de Nicolas Sarkozy, est débarqué par le fils de Nicolas Sarkozy.

On ne se lassera pas de la vidéo de Nicolas Sarkozy quand il introduisait intronisait Martinon à Neuilly :

10 février 2008

Autant en Emporte le Vent

Société

BANLIEUE.

« Ce plan, c'est encore du vent » Eric Hacquemand et Vincent Mongaillard

samedi 09 février 2008 | Le Parisien

LP/YVES NICOLAS.

LP/YVES NICOLAS.ZOOM

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Que pensent les habitants des cités du plan annoncé hier matin par Nicolas Sarkozy pour sortir les quartiers de la crise ? La plupart, comme Jean-Marie, qui vit à La Courneuve et a voté « Sarko », sont plutôt déçus.

COUSCOUS MAISON et... Nicolas Sarkozy pour l'apéro. Hier, au Café d'Angleterre, à La Courneuve (Seine- Saint-Denis), Ali, le patron, a zappé sur LCI : dans ce petit établissement propret, le PS local a invité la population à suivre la présentation du plan Espoir banlieues par le chef de l'Etat.

A deux pas de là, se dressent barres et tours de la Cité des 4 000, le quartier qu'un jour de juin 2005 l'ancien ministre de l'Intérieur avait voulu « nettoyé au Kärcher ».

Entre bières et cafés, sympathisants de gauche, simples ouvriers et prolos cassés par la désindustrialisation écoutent avec plus ou moins d'attention le discours de l'Elysée. « Plan ou pas, ici, il ne faut plus compter que sur soi-même... Mon problème, c'est pas la banlieue,mais le kilo de tomates à plus de 2 € ! » lâche Kamel. Sur grand écran, les mesures se succèdent. Certaines, comme le contrat autonomie proposé aux jeunes qui veulent s'en sortir, suscitent l'intérêt. Amar, 20 ans, croit Sarkozy « sincère » mais tempère : « Il est déjà venu à La Courneuve promettre des emplois et on n'a pas vu grand-chose. »

Un article du Parisien, l'auteur enquête à la Courneuve.

Visiblement le ton désabusé indique que personne n'attend rien de l'état.
Certains estiment qu'eux seuls sont capables de se reprendre en main !

les Associations se mobilisent. a lire sur Comité de Résistance Citoyenne.

Plan banlieue: des associations prennent la Halde d'assaut :

“L'opposition, c'est depuis les quartiers qu'elle va venir”, lance Mohamed Mechmache, président du collectif AC le feu. Démonstration à l'appui avec la prise, de force, du siège de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) à l’appel d’une dizaine d’associations œuvrant dans les banlieues. De Devoirs de mémoires à AC le Feu, toutes souhaitaient ainsi manifester leur déception face à l'annonce, quelques heures plus tôt, du Plan banlieue.


La suite là.