15 décembre 2007

Un petit test

Quel âge avez-vous réellement?

Voir le dossier Vivre longtemps... et en santé!

Dans les écrits sur le vieillissement, on avance que des habitudes de vie très saines peuvent nous permettre d'allonger notre espérance de vie en bonne santé d'une période allant jusqu'à 10 années. Cela revient-il à dire qu'advenant un mode de vie très sain, notre âge biologique serait moins élevé que notre âge chronologique? C'est une notion que l'on voit maintenant circuler et nous osons l'emprunter aussi. Mais il ne s'agit toujours que d'un indice.

Notre véritable âge biologique, si jamais c'était possible de le définir, tiendrait aussi compte de plusieurs autres facteurs, comme nos maladies actuelles ainsi que l'état de nos artères et de nos tissus.

Pour vous donner une idée de la jeunesse relative de votre organisme, notre questionnaire investigue les principaux aspects du mode de vie qui sont reconnus comme ayant un impact sur la longévité en bonne santé. Trois questions permettent aussi d'inclure un aspect génétique.

Répondez à toutes les questions et le calcul sera fait automatiquement. Si vous désirez que l'exercice vous soit utile parce que révélateur de votre réalité, n'embellissez pas les réponses!

Notez qu'il ne s'agit pas d'un test scientifique.

Le test sur PasseportSanté .net

Quelque chose de joli

«Il y a une étoile mise dans le ciel pour chacun de nous, assez éloignée pour que nos erreurs ne viennent jamais la ternir.»

Christian Bobin, écrivain

Poésie

Le Cancre

Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu'il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec des craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur

Jacques PRÉVERT, Paroles (1945)
©1972 Editions Gallimard

La République des blogs


Premier débat le 26 Janvier 2008
Inscrivez-vous. sont conviés les blogueurs , les lecteurs de blogs, les personnalités politiques de toutes tendences. tous ceux qui se sentent concernés par la vie dans leurs ville , dans leurs région.

Inscrivez-vous .

Et sur le site de Attac

QUESTION : Doit-on laisser les dirigeants européens aidés par les médias dominants décider en catimini de l’avenir de l’Europe ?

Vous cherchez des réponses ?
Prenez dix minutes pour comprendre les enjeux et l’urgence d’une mobilisation citoyenne pour dénoncer ce traité et exiger un référendum.

- Je prend dix minutes pour voir l’animation Attac


CNR Des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur l’exigence d’un référendum sur le traité "simplifié", ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.

Signez l’appel sur le site nousvoulonsunreferendum.eu

Le Traite Européen à Lisbone vu par Arrêt sur Image

Le traitement télé de l'événement laisse une impression de victoire, d'avancée historique, et surtout d'un formidable consensus autour de ce traité.

Aucune voix discordante alors ?

La suite sur Arrêt sur Image.


effectivement le jt de la 2 que j'ai regardé l'a traité très rapide avec le discours du Président , orgueilleux , hautain et très brutal !

Toujours sur le Site de Allergiques.org

Honteux ! Clémentine privée de cantine
par le Dr Philippe Auriol

Si l’on en croit le site lepost.fr, forum participatif en ligne, une jeune
Clémentine de 4 ans se voit interdite de cantine du fait
de ses allergies alimentaires.

Oui, vous avez bien entendu : non seulement dans la vie de tous les
jours elle doit se passer d’oeuf, de lait avec tous les plats et gâteaux
qui en découlent, mais en plus le Maire de sa commune vient de
lui interdire la présence sur les lieux de la cantine entre midi et deux !

Jusque là, elle amenait son propre plat et le mangeait avec ses copines :
cela s’appelle la vie sociale. Tout se passait bien et il n’y avait aucune
raison pour que cela change.

Le rejet de la différence ne devrait pas être quelque chose
d’acceptable en France en 2007.

Rappelons que l’accueil d’un enfant allergique à l’école
est une obligation légale en France mais que son accueil
à la cantine n’est pas une obligation et est de la
responsabilité du maire.

Mais quelle est donc la mégapole gigantesque dans laquelle il n’est

pas possible de faire une place à cette enfant ? Quelle organigramme
administratif Kafkaïen est capable d’aboutir à une telle mesure ?
Paris ? Lyon ? Bordeaux ?
Il semble uniquement concevable qu’une telle erreur, une telle attitude
inhumaine,
puisse être le fait d’une lourde administration dans laquelle l’individu
n’existe plus
et ou seul le dossier administratif est traité.

Non, du tout, c’est la petite ville de Vaulx-Milieu, à peine plus de deux
mille âmes, avec son maire M. Edmond Gonnet qui ont ainsi imposé
cette mesure d’ostracisme
à l’encontre de Clémentine.

Alors évidemment : cette information d’un site qui n’est pas
un vrai journal
est
peut-être fausse ou partiale. Mais voilà, allergologues et parents
d’enfants allergiques
sommes bien avertis de la chose : de nombreuses mairies,
trop nombreuses, par bêtise,
par méconnaissance des allergies, par peur prennent parfois des
décisions
d’une absurdité absolue
.

Clémentine privée de repas par son maire ?

malheureusement nous y croyons...

Alors voici le mail que je lui fais parvenir ce jour :

Médecin allergologue mais aussi papa d’enfant allergique,
je suis choqué par la découverte de l’information suivante :
Vous auriez refusé l’admission à la cantine d’une petite fille
de quatre ans au prétexte de ses allergies alimentaires.
http://www.lepost.fr/article/2007/10/19/1038581_privee-de-cantine-pour-allergie-alimentaire.html
Je ne peux pas croire une telle chose :
- Socialement : il est du devoir d’une collectivité de prendre soin
des plus fragilisés. Le repas est socialement un moment fort et
en particulier dans la société Française où il est central dans la
création des liens entre individus.
-Humainement : je ne pense pas que de mettre hors de votre
cantine une enfant de quatre ans soit un geste dont vous puissiez
être fier en tant qu’homme.
-Allergologiquement : le but du diagnostic et de la prise en charge
d’un enfant allergique n’est pas de lui créer des difficultés mais
d’améliorer sa qualité de vie. La stigmatisation des lépreux,
des handicapés, des cancéreux et sidéens n’a jamais été une
bonne chose. Ceci est également vrai pour un enfant allergique :
il doit être accueilli, avec quelques mesures simples d’aménagement
et les risques seront ainsi gérés au mieux.
Je ne doute pas que cette erreur administrative vous semblera
effectivement
stupide et que votre intelligence, votre humanité et votre
implication dans
la vie sociale de votre commune vous amènera à reconsidérer
cette décision si triste.

Depuis, nous avons pu avoir confirmation de la véracité de
l’information
avec le reportage que lui a consacré France 3. Espérons que
le Maire,
qui n’a pas à ce jour répondu à notre mail, revienne sur
cette décision stupide.

Mise à jour le 24/10/2007 à 15h56,
Monsieur le Maire nous répond :

Docteur,

Il est facile de donner des leçons de morale à un maire
lorsqu’on n’a pas soi-même
la responsabilité de gérer un service à risques. Or, accueillir
dans une cantine
un enfant souffrant d’une allergie alimentaire représente un
risque réel pour l’enfant
et pour la collectivité publique. Dans notre commune,
nous avons eu récemment
une alerte sérieuse avec un enfant allergique à l’arachide,
et vous avez sans doute
eu connaissance du cas de cet enfant de 8 ans, allergique
au lait de brebis, qui a été
victime d’un malaise mortel à Septèmes-les-Vallons
(Bouches du Rhône).

Par ailleurs, je vous rappelle que les protocoles initiés
par la Médecine Scolaire
et incorporés dans les PAI pour faire face aux
situations d’urgence, comportent
des dispositions contraires à la réglementation
en vigueur :

Le Code du Travail interdit de détenir des
médicaments sur le lieu de travail
en l’absence d’un professionnel de la santé sur place

L’administration de médicaments par injection,
prévue dans ces protocoles,
constitue un acte médical que seuls les
professionnels de la santé sont habilités
à pratiquer

Les agents de cantine ne sont pas des infirmières
et le maire n’a pas le pouvoir
de les contraindre à administrer des médicaments
" ordinaires " et encore moins
à utiliser les stylo-injecteur. Même si ce geste est
simple à effectuer pour un
professionnel de santé, il n’est pas anodin pour
une personne n’ayant pas
la formation requise.

Compte tenu de ces éléments et après beaucoup
d’autres communes,
notre conseil municipal a pris une délibération de
portée générale et
qui ne vise pas le cas d’un enfant en particulier
. Le rôle du maire est
ensuite d’appliquer les décisions de
l’assemblée délibérante.

Autant que vous, nous sommes sensibles à
l’aspect humain du problème
et ce n’est pas de gaieté de cœur que les élus municipaux
ont pris leur décision.
Mais, dans l’état actuel de la réglementation et des moyens
dont dispose la commune,
c’était la seule possible. Dans notre secteur du Nord Isère,
des collectivités plus
importantes que Vaulx-Milieu n’accueillent pas dans leurs
cantines des enfants
souffrant d’une allergie alimentaire. Certes il y a des
commune qui ont pris une
autre position, soit parce qu’elles disposent dans leur
personnel d’un infirmier,
soit parce qu’elles s’affranchissent des contraintes de la
loi comme le fait également
l’Education Nationale avec ses personnels dans
le cadre des PAI.

Aujourd’hui, je ne connais pas la solution qui
permettrait de sauvegarder
les intérêts des enfants, des familles, et
des collectivités territoriales. Cette question
de l’accueil des enfants souffrant d’une allergie
alimentaire n’est simple à traiter
que pour les personnes qui, comme vous,
ne veulent voir qu’un aspect du problème.

Je vous remercie de bien vous vouloir publier
ma réponse à la suite de votre
email sur le site ww.allergique.org.

Edmond Gonnet

Maire de Vaulx-Milieu


La position de M le maire est argumentée,
je l’en remercie, mais elle est partielle et
partiale : Clémentine n’a pas besoin de prendre
de manière régulière des médicaments
pour être en bonne santé mais elle peut,
dans des circonstances exceptionnelles,
en avoir besoin.

Le PAI précise juste ce que sont ces
circonstances extraordinaire et la place
et le rôle de chacun si ce cas ce produit.

Question : excluez vous de la même
manière les enfants épileptiques ?
Les enfants diabétiques ?
Les enfants asthmatiques ?
Tous peuvent avoir
besoin d’un traitement d’urgence
à disposition dans leur école.

Si oui, vous êtes cohérents mais vous
excluez plus d’un enfant sur cinq
et j’en suis bien attristé. Si non, il s’agit
de discrimination et je suis désolé
si vous le vivez comme des propos de
"donneur de leçon".

À lire ici :
Clémentine rejetée de la cantine de Vaulx-Milieu : une honte
version imprimable Réagissez à cette brève
Lettre au Père Noël

Cher Père Noël,

Je t’écris cette année avec plein d’espoir.

Nombre de mes requêtes semblent, en effet, tellement difficiles à réaliser que seul toi pourras les exaucer.

Ainsi, pourrais tu faire disparaître, dans l’ordre ?
- les allergies alimentaires qui gâchent la vie de tant d’enfants et de leur famille,
- les acariens qui sont responsables de tant de rhinite et d’asthme alors que nous leur laissons gentiment notre literie,
- les pollens qui flottent dans l’air sous prétexte de reproduction des plantes alors qu’il serait beaucoup plus simple que le papa et la maman plante fassent comme nous, procréer dans l’intimité d’un lieu cloîtré,
- les médecins qui affirment encore au 21ème siècle que les tests cutanés ne se pratiquent qu’après l’âge de 7 ans,
- les décisionnaires politiques qui ne se rendent pas compte que l’allergie devient un vrai fléau et que, si rien n’est fait, 50 % de la population européenne sera allergique dans 15 ans.

Je vais m’arrêter là car, si déjà tu arrives à faire tout cela, nous aurons beaucoup progressé.

Je ne te ferais pas l’affront, cher Père Noël, de te rappeler que je t’avais déjà écrit une missive semblable l’année dernière.

En 2006, tu n’as pas été très efficace. Je compte sur toi en 2007.

Tu vois, je crois encore en toi... Sur Allergiques.org

| Dr Hervé Masson

Equipe

14 décembre 2007

La liberté dans la peau…

imprimer envoyer a un ami
Niek Tweehuysen, longtemps volontaire du Mouvement A.t.d. Quart Monde en Tanzanie, raconte ici un épisode de son récent voyage en Afrique du Sud. Rencontre avec un jeune clandestin déterminé à fonder une famille.

Durban, Afrique du Sud, 2007

Un matin, je longeais le boulevard qui sépare la ville de l’Océan indien. J’avais déjà remarqué qu’un bon nombre de jeunes adultes traînaient par là. En voyant leurs bleus de travail, leurs blousons crasseux et leurs casquettes, parfois même leur casque, de différentes entreprises, je croyais que c’était des ouvriers. Pas si étonnant à proximité du port, même s’ils se réunissent là visiblement à cause des douches qui sont à disposition des touristes fréquentant la plage. D’ailleurs plusieurs jeunes les utilisent, soit pour se laver, soit pour laver leur linge, mettant leurs vêtements à sécher sur la pelouse. A cette heure-ci, les touristes sont rares. Juste quelques passants ou des gens comme moi qui s’en vont prendre leur bus.

Tout à coup, la police. Des fourgons, des voitures surgissent de tous les côtés à la fois, jusque sur la plage, sans sirène. Ils encerclent l’endroit et très vite des policiers armés de bâtons en déboulent, des femmes, des hommes, des noirs, des blancs, tous avec aux mains des gants chirurgicaux, certains malhabiles finissant de les enfiler, et tous courent à la poursuite de ces jeunes qui, pour la plupart détalent dans tous les sens, abandonnant tout sur place, sacs, vêtements, chaussures même.

Ils sont une vingtaine à être capturés tout de suite et embarqués dans les fourgons. Tout cela avant que j’aie le temps de réaliser ce qui se passe. Quand tout est fini, je cherche à savoir qui sont ces jeunes. Un retraité, satisfait de l’ordre rétabli, m’explique que ce sont « des voyous » qui cherchent à pénétrer dans le port afin de se glisser clandestinement dans un bateau en partance pour n’importe où, pourvu que ce soit loin de l’Afrique.

Le lendemain, je repasse au même endroit. D’autres jeunes sont là, plus nombreux encore que la veille quand je vois un break blanc, cabossé, qui se gare le long du boulevard. Ils sont trois à sortir de la voiture, un homme à la barbe rousse, une femme corpulente d’une quarantaine d’années, et une fillette de sept, huit ans peut-être qui sautille autour de la voiture. La femme s’éloigne tandis que la fillette reste avec l’homme qui ouvre le coffre dans lequel une grande marmite est prête, ainsi que des cartons emplis de pains. Imperceptiblement, les jeunes alentours s’approchent, les uns allant chercher d’autres sur la plage, avant de revenir faire tranquillement la queue pour attendre leur part. Bientôt ils sont plus d’une centaine, des blancs aussi, à sortir d’on sait où.

Deux voitures de police se sont garées à une centaine de mètres, l’une en double file. Personne n’en sort, comme si ce moment était une trêve, une espèce de cessez-le-feu. Je suis moi-même passé à proximité de la distribution, étonné par l’arôme safran de cette bonne cuisine, presque tenté de me mettre moi aussi dans la queue.

J’allais m’éloigner quand, soudain, derrière moi, j’entends : « Mzungu piki piki, wewe,.. ; rafiki Mwananyamala, ndjo ! ». Stupéfait, je tourne la tête et j’aperçois un jeune qui se dirige vers moi. C’était bien du Swahili que je venais d’entendre, et même mon surnom et le nom du quartier ou j’habitais à Dar-Es-Sallaam, en Tanzanie. « Hé, Blanc-moto, toi, copain de Mwananyamala. Par ici mon pote ! »

Je ne reconnais pas tout de suite mon interlocuteur. Mais il me parle de Issa et Salehe, les collègues de mon équipe là-bas, il sait où j’habite, il connaît les magasins de mon quartier, et même mes voisins par leur nom. Son interpellation me vaut d’être entouré bientôt par une vingtaine de jeunes, cerné par cette odeur particulière de sueur et de graisse mêlées, au point qu’il me faut surmonter mon désir instinctif de m’écarter.

C ’est Peter, je le reconnais maintenant. Tous les matins, il venait jouer au foot devant chez nous. Je l’invite à boire un verre. Il veut d’abord demander à un copain d’échanger avec lui son pantalon, plus convenable pour m’accompagner à une terrasse de café. J’épuise vite tout mon swahili, son anglais est approximatif, mais nous parvenons quand même à échanger pas mal.

Cela fait déjà un bon moment qu’il a quitté la Tanzanie. Dans le port de Dar es Salaam, une nuit, il a réussi à grimper le long d’un câble d’amarrage sur un cargo transportant du poisson dans dans grands bacs réfrigérés. Il s’est niché entre deux bacs, juste où les moteurs des frigos donnaient un peu de chaleur. Il avait un petit sac avec de l’eau et des noix pour se nourrir. Il est resté caché à cet endroit 17 jours. Il a pu manger quelques poissons tombés à côté des bacs.
« Ils étaient pourris, mais c’était mieux que rien. Le jour on peut faire gaffe de ne pas faire de bruit, mais la nuit, quand tu dors, tu peux pas te contrôler. Je ronfle moi, des fois même, je parle en dormant. C’est comme ça qu’ils m’ont eu. Avec leurs bâtons, ils m’ont soirti de ma cachette puis ils m’ont frappé frappé sur les genoux jusqu’à ce que je puisse plus tenir debout. De tout façon, je ne risquais pas de m’enfuir du bateau. Ils m’ont quand meme donné à boire - la soif c’est le plus dur - et de toute façon je n’avais plus réserve d’eau. Même s’ils ne m’avaient pas trouvé, il aurait fallu que je tente quelque chose pour trouver à boire.

Ensuite ils ont essayé de savoir d’où je venais. Je ne pouvais pas mentir : le bateau venait de Dar es Salaam et avant je ne savais pas. Après ils m’ont fait gratter des bacs… (A sa grimace, j’imagine la crasse répugnante des bacs en question). Je devais tout le temps rester dehors. J’avais très froid. Quelques fois, heureusement un matelot me donnait des restes à manger. Ils m’ont largué à Cape Town pour me livrer à la police. Dans ces cas-là, la capitaine doit payer une amende pour le rapatriement des clandestins. J’ai fait un mois de prison, puis ils m’ont relâché. J’avais juste mon pantalon - sans la ceinture - et mon T-shirt. Plus de chaussures, plus de sac, rien. J’ai traîné quelques mois à Cape Town puis je suis descendu ici à Durban. Je n’ai pas besoin de te dire ce que j’ai dû faire pour rester en vie. » (Son rire cherche ma complicité.)

Maintenant ça fait quatre mois que je tourne ici. Rentrer, sortir de prison, se faire emmener au poste, se faire tabasser… Ici, avec les potes, on se débrouille plus ou moins. Des fois, y en a qui nous apportent à manger, des gens d’église, des Musulmans, des Hindous aussi… Ils ne posent pas des questions, ils donnent et ils s’en vont. Sympas…
Mais je tiendrai le coup. Et je ne reviendrai à Dar es Salaam qu’avec quelque chose dans les mains. Pas grand chose, juste de quoi faire vivre une famille.

Comme il s’arrête, pensif, je lui demande comment il voit sa famille plus tard. Il hésite :
– Tu sais, c’est pas facile de parler de tout ça… Il se lève et s’éloigne un peu, en direction de la mer. Je reste là, confus. Qu’est-ce que j’avais besoin d’aller gratter son âme ? Mais je le vois revenir. Il s’est ressaisi et reprend, déterminé :
– Des enfants, j’en veux quatre. Trois garçons et une fille.

Je me tais cette fois, le laissant face à son défi. Après un silence, je lui demande où il aimerait aller maintenant. La fierté dessine un sourire sur son visage. Il soulève son T-shirt jusqu’au cou. Sur sa poitrine, deux tatouages : un achevé, représentant la Statue de la Liberté à New York, l’autre inachevé représentant la même chose. Il m’explique
– Le premier copain qui me l’a fait ne savait pas dessiner. Alors un autre m’a fait celle d’à côté. Tous les deux partons dans un fou rire qui n’en finit pas. Avant de nous séparer, notre conversation retrouve une certaine gravité. Peter m’avoue :
– Jusqu’à maintenant, j’ai eu de la chance. J’ai d’autres copains qui se sont fait prendre sur des bâteaux et qui ont été virés par dessus bord. Il y en a pas mal qui finissent comme ça… Mais il y en a qui réussissent. Moi, un jour, je réussirai.

14 décembre 2007

Lu sur Le blog du Petit Docteur

Pharmacie LOW COST :

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Il s'appelle Charles Beigbeder.
Il est le patron de Poweo et préside la Commission Innovation du Medef.
Houla, rien que le nom fait peur.
La suite ici

Si l'on suit son raisonnement , on va pouvoir bientôt bénéficier aussi de la médecine low-cost...
Et de l'humanitaire low cost ..
Quand est-ce qu'on élira un Président low cost , parce que pour l'instant , il nous coûte un peu cher !

Je relaie.

14 décembre 2007

Sauvez la culture et ceux qui la transmettent

J'ai deux voisines qui sont dans une situation critique.Deux femmes.La plus déprimée est au RMI depuis X années, DEA Philosophie et Histoire de l'art en poche, elle s'obstine (et elle n'a pas tort) à exercer son métier, sauf que, trop diplômée elle essuie refus sur refus.

Elle a crée son association pour créer son emploi, on lui avait notifié qu'au bout de 3 années d'existence elle pouvait se salarier de l'Association sous forme de contrat aidé, elle vient d'apprendre que le CAE n'existe plus, (ce que je ne savais pas) 3 années qu'elle et son amie tirent sur les budgets pour faire vivre cette association, attend les échéances pour se faire entendre qu'elle ne pourra pas créer son emploi.Première chute.

De plus, le Conseil Général vient de lui apprendre que si elle ne se trouve pas un travail dans 6 mois qui viennent, ils lui suspendent le RMI.Deuxième chute.
Quelque part, je trouve qu'elle a raison de s'obstiner dans sa passion et son métier, car il est vrai qu'en prenant n'importe quoi avec de tels bagages et diplômes, elle se perdra et ne reviendra probablement jamais à ses sources.Il est très rare pour tout diplômés, une fois la vie professionnelle engagée ailleurs, voir les gens revenir à leur métier initial, surtout par les temps qui courrent.
[Moi Graphiste maquettiste en PAO, suis bien loin actuellement de mes formations initiales, parce qu'il a fallu aller de l'avant : un parce qu'avec un nourrisson N et moi ne pouvions nous permettre de vivre d'amour et d'eau fraîche, deux parce qu'on avait trop d'orgeuil pour quémander à droite et à gauche et avons remué ciel et terre pour nous en sortir (de la galère)].

La semaine prochaine, je vais leur créer deux blogs, un perso avec un photoblog qui basculera
sur un autre, celui de leur association, qui, éventuellement basculera sur leur site internet qui n'a manifestement pas beaucoup de visites.
Ces deux femmes, je les admire, elles se battent déjà contre la discrimination qui leur est faite tant sur le contrôle de ce RMI, et sur cette association artistique qui ne décolle pas.

Je n' y peux rien c'est ainsi, beaucoup de gens qui me connaissent vous le diront : je ne peux rester sans rien faire quand je vois des gens passionnés, qui se battent contre des institutions qui font la sourde oreille, j'ai tant été moi aussi abandonnée en période de galères, qu'aujourd'hui où je suis sortie de l'auberge, j'ai envie d' aider ceux qui méritent leur place parce qu'ils se battent chaque jour pour l'avoir.Comme ça vous voyez, avec mes petits poings je tape aux portes, je ne peux rester sans rien faire, je ne supporte pas cette détresse pour l'avoir connue et trop souvent vécue en 13 années de combats. Je sens qu'il faut les aider.

J'ai hâte de leur mettre un pied à l'étrier dans la blogosphère car je sais pertinemment que toutes deux, dont X avec le bagage de culture qu'elle a, la passion qu'elle a de l'art, elle va passionner du monde (moi la première), car si vous remarquez bien, il y a très peu de blogs sur l'Histoire de l'art, les arts et la culture, en revanche il y en a une pagaille sur les Lettres !
Je suis sûre qu'elles vont trouver leur place, se faire remarquer et voler de leurs propres ailes, elles assisteront de plus à la République des blogs de Toulouse fin janvier.
Ces filles ont beaucoup à communiquer et à échanger, et, tout comme Alluvions, elles vont voler de leurs propres ailes sous peu.

J'ai hâte de vous les présenter.

A lire sur le site de Fanette qui a mouru un peu mais pas toutà fait , surtout pour défendre la bonne cause.

Et si on peut se serrer les coudes ! Je défends l'injustice de toutes mes forces. j'ai hâte de rencontrer ces deux personnes au nom de la solidrarité.

Vu sur Rue 89

Dati teste les distributeurs automatiques de justice.

On ferme des tribunaux oui, mais on ouvre des bornes. Des "Points Visio-Public" pour être plus précis. Des " guichets administratifs virtuels pour les procédures judiciaires particulières", détaille le ministère de la Justice.

Un extrait:

Les professions juridiques ont des réserves. La blogosphère judiciaire ironise. Maître Eolas s'amuse:

"Arrêtons de pleurer sur la carte judiciaire. Les tribunaux, c'est has been, c'est trop XIXème siècle. La justice du XXIe siècle sera online Je pourrais plaider par SMS."

Le blogueur Nouvouzil répond:

"C'est curieux ce nouveau système: plus il y a de bornes, moins il y a de limites!"

Tandis que Paxatagore imagine, au vu de la pénurie actuelle de greffiers, une situation dans laquelle la personne derrière l'écran serait délocalisée dans un autre pays francophone.

l'article en entier sur Rue 89



la France se modernise , elle vieillie bien mais peut-être trop vite ! Un jour , les français seront tellement désossés qu'il n'y aura plus rien à se mettre sous la dent .

Est-ce pour cela que l'on voudrait "coloniser" les autres planètes , Sait-on jamais qu'il y ait enocre de la main d'oeuvre gratuite qui traine quelque part sur Mars !

L'avenir du Futur : à consulter sur ce site

L'étourdissante odyssée (flash, en anglais) du peuplement terrien.

Ce qui fait froid dans le dos .

G.Filoche nous explique en 6mn les dangers du nouveau Code du Travail.
Ce Code va être voté au Parlement, sans aucune information des principaux médias. Il remet en cause les droits les plus quotidiens de 16 millions de salariés

Pris sur le site de une Autre Vie

Nous sommes le 14 décembre , donc les modifications ont déjà été apportées..


Lettre aux traffiquants d'hommes.



J'ai deux mots à vous dire
Je suis hérétique
J'ai deux mots à souffrir
Je suis "érémiste".

Je pourrais être homme de lettres
Ou bien livreur de fenêtres.
Mon statut mis en pénombre
Je deviens Homme de l'ombre.

Au royaume de la nature
Gouverné par un poète
J'ai enterré mon futur :

Il est mort le prophète !

La rentabilité l'a tué
Celle qu'il n'a pas décidée
Virtuellement assassiné
Par un "C A C quarante" orchestré.

Je suis "éremiste" par plan social adopté
Je suis humaniste, la plaie de vos sociétés.

Je n'ai plus que maux à vous dire
Moi qui sert de justificatif
A vos entreprises en délire.
Mon salaire d'"abondance"
Fait grimper en bourse vos actifs
Que je paie de mon silence.

J'ai deux mots à vous dire
Les mots de ma révolte
Contre vos combines perverses
Dont l'enjeu est le "Jack-Pot"!

Christie

L'Affiche a été prise sur le site de José Bové

Un grand pas pour l'humanité , lu sur Yahoo

Par EuroNews euronews - il y a 42 minutes

Une première aux Etats-Unis depuis quarante ans. Le gouverneur doit encore promulguer la législation. Une simple formalité pour Jon Corzine qui a promis de signer le texte dans les jours à venir.

<a href="http://fr.ard.yahoo.com/SIG=12nsiru6t/M=200098796.201539012.202798752.200431060/D=frnews/S=97440254:LREC/Y=FR/EXP=1197704489/A=200720105/R=0/id=flashclicks/SIG=118617p0s/*http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/"><img src="http://eur.a1.yimg.com/java.europe.yahoo.com/eu/any/300x250332.gif" width=300 height=250 border=0></a>

Dans le New Jersey huit personnes attendent dans les couloirs de la mort. Leurs peines devraient être commuées en détention à perpétuité sans possibilité d'obtenir de liberté sous caution.

13 décembre 2007

B O N J O U R !!!!

Ce site de la chambre bleue est unique...

Il s’adresse à toute personne s'intéressant de près ou de loin aux «Troubles Envahissants du Développement» ( TED ) et dénonce cet abus actuel du terme « autiste » dans la communauté française... Ce mot est un adjectif qui sert à décrire un syndrôme, pas à imposer une étiquette à une personne

Et Jean-Laurent vaut mieux qu'une simple étiquette
Ce site est unique parce que Jean-Laurent est unique :

UNIQUE ?
Parce qu’il aura bientôt 20 ans et qu’il n’aura jamais mis le moindre pied à l’école !

UNIQUE ?
Parce que chaque personne, sur cette Terre, est unique quelque soit sa différence !

UNIQUE ?
Parce que, nous, parents et fratrie, nous avons souhaité nous présenter et dénoncer sa situation !
Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.
[Martin Luther King]
Discours - 31 Mars 1968

Martin Luther King
(1929 - 1968)

biographie par Christian Delorme, Directeur de Publication d'Alternatives Non Violentes

Martin Luther King est né à Atlanta, en Géorgie, le 15 janvier 1929. Sa mère, Alberta Williams, institutrice avant son mariage, était la fille d'Adam Daniel Williams, pasteur pendant dix-sept ans de l'Eglise baptiste Ebenezer et pionnier de la résistance aux discriminations raciales : membre de la National Association for the Advancement of Colored People, il avait lutté pour obtenir un collège secondaire pour les Noirs et fait boycotter un journal raciste. Son père, Martin Luther King Senior, était également pasteur, et il succéda d'ailleurs dès 1931 à Adam Williams dans la responsabilité de la paroisse.

Le milieu où le jeune Martin Luther King (Martin Luther King Junior) allait grandir était donc celui d'une bonne classe moyenne. Tout en étant très bagarreur et très émotif, il connut effectivement une enfance paisible imprégnée de morale évangélique. Martin Luther King a ignoré le ghetto et la misère, les rats et la vermine, qui étaient et restent le lot de plusieurs millions de Noirs américains et il eut toutes les facilités pour entreprendre de bonnes études. Son père, fils d'un ouvrier asservi de plantation, avait su s'élever dans la société, acquérant à la fois une influence de responsable spirituel et une aisance matérielle certaine. Martin Luther Jr savait qu'on attendait de lui une réussite analogue.

De fait, le jeune homme fit des études brillantes. En 1944, il entrait au Morehouse CoUege d'Atlanta, pensant devenir médecin ou avocat. Malgré le souhait de ses père et grand-père, il ne désirait pas devenir pasteur à son tour, se sentant mal à l'aise avec l'émotivité excessive qu'il percevait dans les églises réservées aux Noirs. Toutefois, l'enseignement de certains de ses professeurs qui étaient pasteurs lui prouva qu'une carrière religieuse pouvait être intellectuellement satisfaisante, et il finit par embrasser cette voie. Il fut ordonné dans le temple de son père à Atlanta en 1947, et nommé assistant de cette paroisse.

Toujours étudiant à Morehouse, Martin Luther King eut une activité très dense au sein de la National Association for the Advancement of Colored People (N.A.A.C.P.), organisation créée en 1909. Car s'il bénéficiait d'une sécurité matérielle, il n'en connaissait pas moins l'insécurité morale qui frappait tous les Negres et, comme son père, il voulait faire progresser la situation de ses frères de peau. Il quitta Morehouse en 1948, avec une licence de lettres, pour le Crozer Theological Seminary de Chester, en Pennsylvanie, où il était l'un des six Noirs dans un groupe de cent étudiants. En 1951, il obtint une licence de théologie et décida de poursuivre des recherches à l'Université de Boston, tandis qu'il continuait à suivre des cours de philosophie à l'Université de Harvard. A partir de 1953, il se consacra à la rédaction d'une thèse : "Comparaison de la conception de Dieu chez Paul Tillich et Henry Nelson Wieman". Il obtint le doctorat de troisième cycle de théologie systématique en juin 1955.

King possédait une solide érudition. Le théologien "social" Walter Rauschenbusch avait marqué sa pensée, tout comme Henri-David Thoreau, Hegel, Tillich, et ... Gandhi. Il se définissait comme "personnaliste", et il ne faisait point de doute pour lui que l'Eglise devait jouer un rôle actif dans l'établissement de la justice sociale. Il avait également lu Marx, ce qui, dans les Etats-Unis de l'époque, n'allait pas de soi.

En 1952, Martin avait fait la connaissance de Coretta Scott, pédagogue de formation et chanteuse. Cela avait abouti à leur mariage, le 18 juin 1953, et, en septembre 1954, tous deux s'installaient à Montgomery (Alabama), ville habitée par cinquante mille Noirs et quatre-vingt mille Blancs, où Martin Luther King prit la succession d'un "pasteur de choc", dans une des églises baptistes noires qui comptaient beaucoup de familles aisées et d'intellectuels.
lpdw.free.fr/freedom/martin.htm

A savoir .

577 députés interpellés

je vote pour toiPour que les promesses électorales ne fassent pas pschitt…, l’Unapei a lancé une campagne de lobbying auprès des nouveaux élus. « L’objectif est que les députés s’engagent à signer notre manifeste qui dresse la liste des mesures urgentes à prendre en faveur du handicap mental », explique Christophe Magnan, de la fédération.
Un site Internet a été créé pour relayer cette campagne.
www.jevotepourtoi.org

Fonction du poète

Dieu le veut, dans les temps contraires,
Chacun travaille et chacun sert.
Malheur à qui dit à ses frères :
Je retourne dans le désert!
Malheur à qui prend ses sandales
Quand les haines et les scandales
Tourmentent le peuple agité!
Honte au penseur qui se mutile
Et s'en va, chanteur inutile,
Par la porte de la cité!

Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs.
Il est l'homme des utopies,
Les pieds ici, les yeux ailleurs.
C'est lui qui sur toutes les têtes,
En tout temps, pareil aux prophètes,
Dans sa main, où tout peut tenir,
Doit, qu'on l'insulte ou qu'on le loue,
Comme une torche qu'il secoue,
Faire flamboyer l'avenir!

Il voit, quand les peuples végètent!
Ses rêves, toujours pleins d'amour,
Sont faits des ombres que lui jettent
Les choses qui seront un jour.
On le raille. Qu'importe! il pense.
Plus d'une âme inscrit en silence
Ce que la foule n'entend pas.
Il plaint ses contemplateurs frivoles ;
Et maint faux sage à ses paroles
Rit tout haut et songe tout bas! [...]

Peuples! écoutez le poète!
Ecoutez le rêveur sacré!
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
Des temps futurs perçant les ombres,
Lui seul distingue en leurs flancs sombres
Le germe qui n'est pas éclos.
Homme, il est doux comme une femme.
Dieu parle à voix basse à son âme
Comme aux forêts et comme aux flots.

C'est lui qui, malgré les épines,
L'envie et la dérision,
Marche, courbé dans vos ruines,
Ramassant la tradition.
De la tradition féconde
Sort tout ce qui couvre le monde,
Tout ce que le ciel peut bénir.
Toute idée, humaine ou divine,
Qui prend le passé pour racine
A pour feuillage l'avenir.

Il rayonne! il jette sa flamme
Sur l'éternelle vérité!
Il la fait resplendir pour l'âme
D'une merveilleuse clarté.
Il inonde de sa lumière
Ville et désert, Louvre et chaumière,
Et les plaines et les hauteurs ;
A tous d'en haut il la dévoile ;
Car la poésie est l'étoile
Qui mène à Dieu rois et pasteurs.

Victor HUGO, Les Rayons et les ombres (1840)

Histoire d'Amour

Un hanneton amoureux
A mis son caleçon bleu
Pour aller voir sa belle,
lui offrir un caramel.

Mais la demoiselle n'en voulait pas
Elle en avait déjà plein le baba.
L'amoureux éconduit s'en fut
Laissant sa belle un peu déçue.

Elle était trop jeune
Il était trop jaune.
ainsi fini l'histoire
D'un amour sans pétards.


christie
ANTE

Le Conseil constitutionnel valide les franchises médicales

NOUVELOBS.COM | 13.12.2007 | 18:00

Des parlementaires socialistes avaient saisi le Conseil constitutionnel. Les franchises instaurées sont plafonnées à 50 euros par an et concernent les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires.

(Reuters)

(Reuters


La suite sur le Nouvel Obs


La loi est don bien validée.

Par contre l'interdiction de la vente du tabac en distributeurs en Outre-Mer (hors PLFSS)

Ils ont validé la réforme de la retraite des parlementaires qui figure dans le PLFSS adopté définitivement le 23 novembre et interdit aux fonctionnaires devenus parlementaires de continuer à cotiser à leur caisse d'origine en même temps qu'aux régimes de retraite de l'Assemblée ou du Sénat.

La loi la plus injuste est donc bien passée. Celle qui va sanctionner les personnes les plus fragiles.

Sur le site de l'APF

Appel au président de la République pour un revenu décent


Projet de loi de finances : AAH : seulement +2,1% en 2008 !
Une augmentation bien trop éloignée des 25% promis par Nicolas Sarkozy.

Les personnes en situation de handicap ne veulent plus être des "assistées de fait"!


Alors que le débat sur le projet de loi de finances a débuté à l'Assemblée nationale, à l'initiative de l'APF et de la Fnath, un collectif d'associations dénonce la promesse non tenue du président de la République sur l'augmentation de 25% de l'AAH pendant son quinquennat.
Elles lancent un appel au président de la République pour une réforme urgente et prioritaire sur les revenus des personnes en situation de handicap : les personnes en ont assez de ne jamais être entendues, de vivre dans la précarité et d'être placées en situation d'"assistés de fait" ! %%%

Les association signataires :

1. Association des Paralysés de France (APF)
2. Association des accidentés de la vie (FNATH)
3. Union Nationale des Associations de Parents et Amis de Personnes Handicapées Mentales (UNAPEI)
4. AIDES
5. Collectif inter associatif de la santé (CISS)
6. Comité National Pour La Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes (CNPSAA)
7. Pro Aid Autisme
8. Épilepsie-France
9. Fédération Trisomie 21
10. Fédération des Associations Pour Adultes et Jeunes Handicapés (APAJH)
11. Handicap International
12. Association des familles d'enfants handicapés de La Poste et de France Télécom (AFEH)
13. Fédération nationale pour l'Insertion des Sourds et des Aveugles (FISAF)
14. Groupement pour l'Insertion des personnes Handicapées Physiques (GIHP)
15. Union nationale des associations de familles de traumatises crâniens (UNAFTC)
16. Fédération Nationale des Aphasiques de France (FNAF)
17. Association du Locked-in Syndrome
18. Fédération des Maladies Orphelines
19. Fédération Nationale des Associations au Service des Élèves Présentant une Situation de Handicap (FNASEPH)
20. Association HyperSuper ATDH – France (Trouble Déficit de l'Attention / Hyperactivité)
21. Fédération générale des pupilles de l'enseignement public (FGPEP)
22. Coordination handicap et autonomie
23. Alliance Maladies Rares
24. Association nationale des cardiaques congénitaux (ANCC)
25. Association Nationale des Parents d'Enfants Aveugles (ANPEA)
26. Nouvelle association Française des Sclérosés en Plaques (NAFSEP)
27. Comité de Liaison et d'Action des Parents d'Enfants et d'Adultes atteints de Handicaps Associés (CLAPEAHA)
28. Fédération française des troubles spécifiques du Langage et des apprentissages (FLA)
29. Vaincre la Mucoviscidose (VLM)
30. Association Nationale de Défense contre l'Arthrite Rhumatoïde (ANDAR)
31. Coordination des intervenants auprès des personnes souffrant de dysfonctionnements neuropsychologiques (CORIDYS)
32. Fédération des malades et handicapés (FMH)
33. Autisme-France
34. Association française des diabétiques (AFD)
35. Association d'Aide aux Personnes Incontinentes (AAPI)
36. Association Nationale pour les Sourds-Aveugles (ANPSA)
37. Fédération des Malades et Handicapés (FMH)
38. Autisme-France
39. Association française des diabétiques (AFD)
40. Association d'Aide aux Personnes Incontinentes (AAPI)
41. Union nationale pour l'insertion sociale des déficients auditifs (UNISDA)
42. Association de Parents d'Enfants Déficients Auditifs (ANPEDA)
43. Bureau de coordination des associations de devenus sourds et malentendants (BUCODES)
44. Fédération Nationale des Associations d'usagers en PSYchiatrie (FNAPSY)
45. Association Française du Syndrome de Marfan (AFSM)
46. Association Française des Hémophiles (AFH)
47. Fédération Française des Associations d'Infirmes Moteurs Cérébraux (FFAIMC)
48. Fédération Nationale des Associations de Parents et Amis Employeurs et Gestionnaires d'établissements et services pour Personnes Handicapées Mentales (FEGAPEI)
49. Association Française des Syndrome d'Ehlers Danlos (AFSED)
50. La Fédération des Associations pour l'Insertion des Guadeloupéens Handicapés (FAIGH)
51. Association de Défense des Polyhandicapés (ADEPO)
52. Fédération Nationale des Associations de Défense des Polyhandicapés
53. Le Comité ADEP Picardie
54. Le Fil d'Ariane
55. Le Lien
56. Association Polygone
57. ANPEDA

A lire avec atttention.

Allez, c'est le week end, un peu de détente, non ?

En même temps, on peut toujours revoir certaines notions, mécanismes économiques et sociologiques étudiés en classe ^^

J'aime bien la sit-com "caméra café".
Un rythme rapide (3'20), un plan fixe, des personnages récurrents, des dialogues savoureux sur des thèmes liés à l'entreprise, aux relations sociales...

La suite sur sosses.over-blog.com

Très intéressant de voir comment les jeunes peuvent vivre leur mise à l'index et comment on casse une ambiance au travail.

A lire sur le Site de Une Autre Vie.: Sarko le Liquidateur.

Oui nous vivons une drôle de démocratie. J'apprends ce soir après m'être acquitté de mes 7, 25 heures de travail, que nous avons vécu aujourd'hui une drôle de journée pour notre démocratie, ébranlée par des évènements qui la dépassent... Des députés et parlementaires se sont vu refuser l'accès physique après presentation de leur carte de député, à l'assemblée nationale, lors de la présence de Kadhafi. C'est purement inconstitutionnel !!

A lire la suite sur le Site de Une Autre Vie

A lire aussi l'article suivant sur la casse du code du travail .
Jusqu'où ira t'on ?

Méditation

« La connaissance parle, mais la sagesse écoute »

Jimi Hendrix

Reçu ce matin.

Suite à la censure dont s'est rendu coupable Jean Robert Pitte, le président de Paris 4, en empêchant la projection du film "Universités, le grand soir", deux initiatives :

- La pétition de l'ARESER contre la censure en Sorbonne (voir ci-dessous)

Pour lire et signer cette pétition :

http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1422

- Un rassemblement contre la censure vendredi 14 décembre à 12h place de la Sorbonne organisé par Sauvons la Recherche Paris (voir ci-dessous)

Voir le film

- Visionnez le film sur www.lautrecampagne.org

- Soutenez l’initiative et achetez le DVD 12 € (frais de port inclus) par paiement en ligne sur le site www.lautrecampagne.org ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris. Le DVD comporte en plus du film, les entretiens dans leur version intégrale, l’ensemble des données chiffrées et une filmographie.

Faire circuler

Nous vous invitons à faire connaître, circuler et projeter le film "Universités, le grand soir". Nous vous demandons cependant une seule mention obligatoire :

"Pour soutenir cette initiative et les futurs opus de la série "Réfutations" vous pouvez acheter le DVD 12 € (frais de port inclus) par paiement en ligne sur le site www.lautrecampagne.org ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris."

Communiqué de Sauvons la Recherche Paris

Rassemblement contre la censure vendredi 14 décembre à 12h

Sauvons la Recherche condamne avec la plus grande fermeté la censure dont a été l’objet le film « Universités, le Grand soir » mercredi 5 décembre, de la part du président de Paris 4 Jean-Robert Pitte. Cette décision s’inscrit dans un climat détestable entretenu par plusieurs présidents d’université, qui, pour éviter un véritable débat autour de la loi LRU, usent de méthodes injustifiables.

Ce comportement est contraire aux principes élémentaires de la démocratie et à la tradition universitaire. Venant d’un des zélateurs les plus médiatiques de la loi LRU, il en illustre les dangers : si aujourd’hui un président d’université se permet un tel acte, de quoi sera-t-il capable lorsqu’il disposera des pouvoirs exorbitants (notamment en matière de recrutement et de rémunération des personnels) que lui accorde cette loi ?

Le comité parisien de SLR mènera vendredi 14 décembre à 12h une action pour dénoncer ces dérives, et exprimer notre solidarité à l’égard des personnels et étudiants victimes d’un tel arbitraire :

RASSEMBLEMENT le VENDREDI 14 décembre à 12h place de la SORBONNE.

A cette occasion, nous décernerons les « ciseaux d’or » à Jean-Robert Pitte pour la plus absurde décision de censure à l’égard d’un documentaire rassemblant pour l’essentiel des interventions de ses confrères. Nous demandons aux participants à ce rassemblement de se munir d’un baillon pour symboliser le déni de dialogue dont est victime le mouvement actuel pour une autre réforme de l’université.

Pétition de l'ARESER contre la censure en Sorbonne

Ce qui s'est passé le 5 décembre 2007 à la Sorbonne est grave, en soi. Et l'on n'ose imaginer que cela augure de la « Nouvelle université » qui va naître de la loi LRU ?

Une association d'étudiants avait régulièrement obtenu de l'administration de l'Université de Paris IV un amphithéâtre pour y projeter le film réalisé par l'Autre campagne et Sauvons la recherche intitulé « Université : le grand soir ». Au dernier moment le Président de cet établissement en a interdit la projection.

On peut comprendre que le titre comme le contenu du film agacent singulièrement Jean-Robert Pitte : les positions qui y sont développées par des enseignants-chercheurs et chercheurs de différentes disciplines et universités sont à l'opposé des siennes, ces dernières étant bien connues tant il les expose dans les médias. Mais précisément le débat, large, ouvert, sur les missions et les finalités de l'université est au fondement même de l'institution.

Il est particulièrement choquant que quiconque, parce que des voix sont dissonantes, empêche que ce débat se déroule et d’autant plus choquant qu'il s'agisse en l'espèce du président de l'université, à qui la communauté a confié le mandat de garantir la liberté académique, non de la corseter. Faut-il rappeler que l'université, et la Sorbonne en particulier, sont des lieux de l'expression libre et de la controverse depuis plusieurs siècles ? A l'échelle européenne ou internationale, ces principes sont continûment réaffirmés, comme dans la Magna charta universitatum signée par les Recteurs (i.e. les Présidents) des universités européennes.

Nous, enseignants-chercheurs, chercheurs, personnels de l'enseignement supérieur, nous étudiants et usagers de l'université, nous citoyens, condamnons donc avec la plus grande force cet acte de censure.

Nous appelons le Président de Paris 4 à redonner le plus rapidement possible aux personnels et étudiants un amphithéâtre pour la projection de ce film. Nous demandons au Recteur de l'académie de Paris de s'assurer que les conditions de la liberté d'expression sont restaurées « en Sorbonne »


12 décembre 2007

Un article lu et vu sur le site de l'En Dehors

Déprolétarisons-nous

Parfois, je me demande quelle serait l’attitude de mes contemporains par rapport à l’esclavage s’il n’avait pas été aboli au XIXe siècle.

(Vous allez me dire, avec raison, que l’esclavage existe toujours — pas besoin de chercher bien longtemps pour trouver des esclaves, on n’a qu’à penser aux « aides domestiques » et aux « danseuses exotiques » immigrantes de ma ville — mais prenons quand même pour acquis, pour les besoins de ma démonstration, qu’il ait été effectivement aboli.

Repris par l'En Dehors.

Vous trouverez la suite sur les cahiers de Anne Archet .

.Je vous invite à le consulter .

Même chez nous les journalistes sont tenus au mensonge, au silence et à l'ommission.

A nous simples petits blogueurs à diffuser et partager ces messages pour lutter près de ceux qui ne peuvent plus d'exprimer en leur nom sous peine de poursuites.Résistance.


Journaliste menacé de prison Dasquié�
envoyé par Repenti


Gare à celui qui dit la vérité , il sera exécuté..
Mort en Sourdine

J'ai mal à la France
Pays d'influence
Qui rêve de puissance
Du fond de croyance.

Quel hypothétique rempart
Quand l'Homme n'a plus sa place
Quand la Star Ac devient l'Art
Dans lequel nos droits se glacent.

Et de culture d'insouciances
Surgit un pieux rapace
Qui veut blanchir la race,
Imposer sa loi du silence.

La France aux français
Aux frontières de la bêtise
L'humanité en corset,
les français cloués par l'Eglise.

Nous pourrons geler de haine
La Basse-Cour sera pleine
De coqs en habits de fête
Qui n'en feront qu'à leur tête.

Et le feu de l'espoir
n'est plus que miroir....

Il fut un temps
La France d'avant...

Il y a trop longtemps
Dans nos rêves d'enfants.


Christie

Trouver un logement sur Paris et des médecins respectueux : le parcours du combattant.

Nous voilà donc à la recherche d'un logement.

En Région Parisienne. Avec le prix des loyers, autant s'expatrier sur la Lune , il y a moins de monde !!
J'écris aux HLM du 93 , où j'ai vécu quelques années , où réside encore une partie de la famille.
on commence d'abord par me répondre que je n'ai aucun droit , bref !! J'ai la désagréable surprise d'apprendre que je ne suis pas "couleur locale".

J'explique pourtant la situation: le besoin de soins pour mon fils.
Peine perdue .

Vous savez ici, il y a trop de monde , on ne sait pas où loger les gens.

j'appelle "l'Ecole des Parents et des Educateurs". Une idée comme ça . On ne sait jamais.
J'appelle" Droit au Logement" . j'écris au Maire de Paris : Bertrand Delanoë . Puisque je pense retourner travailler comme vacataire animatrice à la Mairie de Paris.

Je compose une liste de personne à contacter. Mais ..

Paris est difficile d'accès.
Nous faisons un voyage en Région Parisienne pour faire des recherches par nous-même.

Nous visitons beaucoup d'appartement: trop cher , trop loin , trop insalubre , trop ...

Et puis , dans une agence immobilière , de celles qui fleurissent sur la place de Paris, qui vendent et louent à des prix exhorbitants , des logements dans le parc "spécialisés Marchands de sommeil". Malgré les façades neutres , ce qui se passe derrière est très particulier.

On nous apprend que nous sommes " Blancs , européens , qu'il nous faut un logement digne de nous " et donc que l' appartement demandé , le loyer étant abordable , n'était pas pour nous.
-"Non , il ne nous le montrerait pas !! "
-"Non , Madame , Monsieur , soyez raisonnables , ce n'est pas pour vous !"

Il fallait donc que ce soit un sacré gourbi , bon pour les autres " ni blancs , ni européens , ni riches !" Quelle mafia !

Et nous : "Bon alors, quoi ?"
Un studio , dans le centre de Paris , en pierre de taille ! Il ne nous dit pas de prix ,nous engage seulement à aller visiter..

Mais nous devrons repasser à son agence , il ferme.

Nous cherchons donc , ailleurs. Nous nous éloignons progressivement de Paris , de la petite couronne, de la grande couronne .Pour aboutir vers Chantilly, Compiègne puis Creil.

Aller travailler, cela va être coton. Surtout avec la régularité SNCF . Mais , bon pas d'autre choix.
nous dénichons un logement : Un grand Studio ou l'on peut faire un isolement pour le coin nuit de Max. En attendant , cela ira .

Et puis un boulot est trouvé , pour Monsieur , pour Madame . Notre Max , inscrit à l'école. Pour la première fois de sa vie , il mange à la cantine.

Mais ces transports sont épuisants. Emmener notre gamin en cours puisqu'il ne peut pas porter son cartable.
Aller le chercher à 16h30. Entre temps courir dans Paris pour être à l'heure au travail et être à l'heure à l'école.

Et puis ,il faut trouver un kiné. Un parcours du combattant que je n'imaginais pas.
Le dossier médical de Max sous le bras , je vais sonner aux portes des cabinets de kinés relevés sur le bottin.

Et j'explique à chaque fois la maladie et la nécessité de séances de kiné , c'est le seul traitement .
L'un me répond: "Madame , je suis débordée !"

L'autre me dit: Les enfants , c'est pas mon truc ! . Et puis un troisième : "Rappelez-moi d'ici quelques jours , si j'ai de la place.!"

Pour Max , c'était tout de suite !
J'essaie une dernière porte , la bonne ?
Ouf , le kiné me dis :"Mais oui , Madame, je vais m'occuper de votre fils"

Enfin , rassurée , je rentre à la maison .
Premier rendez-vous pour faire le bilan. Monsieur le kiné à l'air de s'occuper correctement du fiston.
Plusieurs séances se passent bien , je décide d'attendre dans la salle .

Arrive le rendez-vous , chez le neurologue conseillée par l'équipe de Palavas les Flots.
La neurologue , en guise de bienvenue ,me dis : "Je suis plus scientifique que médecin" .
Bien qu'elle fasse partie du conseil scientifique de l'Association CMT-FRANCE.

Elle examine Max et nous dit enfin, le nom de cette maladie. la maladie de Charcot-Marie-Tooth.

je lui explique la fatigue et les douleurs de Max.
Des douleurs qui le réveillent la nuit , des douleurs insupportables qui nécessite massages et Doliprane.

La fatigue qui l'envahi souvent à l'écriture , à la marche.
j'explique ses chutes très fréquentes. C'est impressionnant de voir votre enfant courir et tout d'un coup disparaitre , écroulé comme une masse à terre alors qu'aucun obstacle n'apparait nulle part.
Et là , étonnement encore plus grand lorsque cette femme qui ne connait pas mon fils , qui ne vit pas avec , me déclare :

-"Mais non , je vois qu'il est en forme ! " Cette fatigue , vous l'inventez. Vous vous angoissez..Il existe des maladies bien plus graves.. Et le kiné que vous demandez sur Paris( il me semblait qu'il fallait à mon fils des heures de kiné supplémentaires comme à Perpignan)" , ce n'est pas possible.
il est vrai que Max avait caché son angoisse derrière un écran de joie de vivre qui fait qu' à priori, il n'avaait besoin de rien.
Et puis dehors .

Avec un rendez-vous avec le podologue de l'équipe soignante.
Qui nous reçoit. Pas un son ne sort de sa bouche sauf : "Enlève chaussures , pantalons , chaussettes , marche , sur la pointe des pieds , tourne".
Bon je vous fait une ordonnance pour le podo-orthésiste. POINT FINAL !
Ah oui , j'oubliais il nous a donné rendez-vous à 10h30. lui-même arrivant à 11h.

On m'avait prévenue. Ce monsieur prend des rendez-vous très tôt le matin mais n'arrive qu'à onze heure. Une habitude bizarre chez lui.

Quel respect des personnes il manifestait . j'avais tout de même appris par la neurologue qu'il en avait" marre du système de soins de la France" , qu'il comptait retourner dans sa belle Allemagne .

Bon débarras ,en ce qui le concerne et je n'étais pas la seule à le penser.
Nous revenons donc chez le podo-orthésiste (son métier consiste à faire les moulages pour les plâtres) . Max cache souvent ses inquiétudes derrière un sens de l'humour vivace et se montre trop gai au goût de ce sale bonhomme.

Et l'espèce de malotrus , de bachi-bouzouk de prothésisite abruti lui intime l'ordre de" LA FERMER" .

Dit si gentiment , il valait mieux la fermer , effectivement. De toute façon , ce charmant monsieur en avait mâté d'autres que lui, vous m'avez bien compris !!

Chaque geste effectué était une vengeance de quelque chose que ni Max , ni moi ne comprenions. Avec une rare capacité à médire .Insupportable !

Chaque fois un peu plus brutal , surtout lorsque lui avoir fait remarquer qu'il y a avait une autre façon de prendre mon fils. Mais il valait mieux que je me taise.
au moment d'ouvrir le plâtre , il à saisi un scalpel ou un couteau et appui de toutes ses forces.

Quand don sait que cette maladie atteint la sensation au niveau de la peau et la déforme, Mon pauvre Max a du subir la férocité de ce type , sans que personne ne puisse rien dire , y compris le collègue qui l'assistait.
Une fois parti ce ...., ledit collègue s'est excusé pour lui..

Un suivi ordinaire dans un hôpital parisien
?

Heureux qui, comme Ulysse...

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy là qui conquist la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son aage !

Quand revoiray-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminee, et en quelle saison
Revoiray-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup d'avantage ?

Plus me plaist le sejour qu'ont basty mes ayeux,
Que des palais Romains le front audacieux :
Plus que le marbre dur me plaist l'ardoise fine,

Plus mon Loyre Gaulois que le Tybre Latin,
Plus mon petit Lyré que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur Angevine.

Joachim DU BELLAY, Les Regrets (1558)

11 décembre 2007

La lutte contre la pornographie enfantine.

Child Focus lance un nouveau site web contre la pédopornographie Sur 7sur7.be


Child Focus, la Fondation pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités, a lancé un nouveau site contre les abus d'enfants sur internet.

Le site www.stopchildporno.be fournit des informations sur la pornographie enfantine sur le net et se veut le "point de contact civil belge pour dénoncer les images d'enfants abusés sexuellement trouvées sur internet", annonce mardi Child Focus dans un communiqué. Child Focus rappelle que toute image à caractère pédopornographique prouve qu'un enfant a été victime d'un abus sexuel. "Interpol dispose d'une base de données mondiale de 520.000 enfants ayant subi ce genre d'abus. Seuls 600 d'entre eux ont pu être identifiés", poursuit la Fondation, pour qui la sensibilisation du grand public à cette problématique est dès lors "capitale".

Le nouveau site propose notamment, outre les multiples informations, un formulaire de signalement "plus logique et plus simple à utiliser". Les internautes qui le souhaitent peuvent également garder l'anonymat lors d'un signalement et être informés de la suite donnée à l'affaire dénoncée. "Dans les prochains jours, stopchildporno.be sera en outre directement accessible via des boutons placés sur des sites. Le nouveau site bénéficie du soutien financier de l'Union européenne, dans le cadre du programme Safer Internet Plus. (belga),

Je relaie ce site. La pornographie et plus largement toute untilisation des enfants pour le plaisir d'adultes pervers est répugnant

Victor, c'est aujourd'hui son anniversaire.

Et c'est ce mois-ci que son accueil au jardin d'enfant adapté se termine.

Car il est grand , Victor.
Mais que va t'il devenir?

Ailleurs , si on ne l'accepte pas , il va se retrouver à la maison.

Avec le risque de perdre tous les acquis si chèrement gagnés.

Car, apprendre tout ce que l'on vous demande alors que les médicaments contre l'epilepsie vous assomment , cela tient du miracle.

Essayez vous même de mémoriser n'importe quel texte , même le plus court en ayant absorbé quelque puissant neurolelptique , et dites-moi ce que vous en pensez..

Vous verrez comme c'est méritant pour notre petit Victor d'avoir appris tout ce qu'il sait.

Et il en sait des choses , ce petit bonhomme !

Il faut savoir qu'aujourd'hui , en France , il manque 47000 places d'accueil pour enfants en situation de handicap.

Bon anniversaire mon Victor et que le Père Noël veuille bien t'apporter la bonne nouvelle.