23 juillet 2008

Blog en pause


Pour cause d'absence de quelques jours.


Je viens de lire le "mot" eérit par l'auteur de Toulouse By Blog.
Je suis touchée, profondément.
J'ai besoin de prendre un peu de recul.
Samedi aura lieu la messe en l'honneur de ma soeur en Normandie, en l'Eglise Saint Anne de Gorge.
Un endroit de vacances pour nos jeunes années lorsque mes parents avaient investi dans cette maison, tout à refaire!
Je n'y serais pas, trop de route !!
Mais Mon beau-frère m' a promis une pensée pour moi envers ma soeur, nommée Anne-Marie.
D'où l''eglise choisi, le jour de la Sainte Anne.
Tout un symbole.
Pour ma part, je n'ai pas fini de faire son deuil.
Ais-je vraiment commencé ?
Je suis ailleurs.

Souvenir de jeunesse en Terre d'Israël

Un voyage en Israël, pour ma soeur la Terre du peuple d'Israël, qu'elle voulait connaître (son mari est juif).
Pour moi, une curiosité et l'envie de vivre quelque chose de différent.

J'avais fait ma valise, moitié pour échapper à la pathologie familiale, moitié par besoin de voir du pays.
Par goût personnel.

J'avais trouvé un travail à Aïn Karem près de Jérusalem.
Dans un hôpital Saint Vincent de Paul qui recueillait les enfants handicapés mentaux juifs et arabes.

Ma soeur était venue passer une semaine de vacances avec moi.
Pour l'occasion , j'avais aussi demandé ma semaine.

Loin de tous les tracas familiaux et où nous avons ri et flemmardé, lézardé au soleil d'Avril ou de Mai, je me souviens plus très bien, sur les plages de la Mer Morte,  de la Mer Rouge, dans cette portion d'Israël rendue à l'Egypte mais qui à l'époque appartenait à Israël. Nous avons écumé Jérusalem. Ville cosmopolite et vivante. Ville qui excite la convoitise mais qui se garde jalousement.

J'ai aimé Jerusalem.
Pas les lieux saints où invariablement, un religieux cherche à nous  agripper pour une offre de paradis au ciel avec surtout la vision de leur paradis financier sur terre.
La visite de ces lieux ont parfois provoqué chez moi des éclats de rires incontrôlables.

Devant les mises en scènes sur l'aventure religieuse.
Pour moi, la vraie religion,  je l'ai ressentie au coeur de  la vieille ville. en touchant les murs de la Via Dolorosa, par exemple (le Chemin de Croix).

C'est dans la solitude de Jerusalem vidée par les reflux touristique que j'ai vraiment "sentie" l'attrait de la "religion" au sens premier du terme, que ce soit celui qui crée du lien ou celui qui indique le recueillement. pour moi, ces deux sens me vont bien.

Une religion hors du temps, hors des clans.
Sans caractéristiques mais avec tout ce qui influence l'homme.



En souvenir de cette semaine-là. Et finalement cette musique est gaie mais ce souvenir est ensoleillé.



En réfléchissant, analysant toutes les données après ces derniers jours si insupportables, je me suis dit que il y avait peut-être un moyen de briser la chaîne des erreurs familiales.

En essayant de ne plus juger, mais comprendre, se comprendre, accepter, s'accepter pour se pardonner à soi-même.

Se pardonner c'est pardonner aux autres et donc par-là même, briser la chaîne de la haine.
Car c'est souvent, le manque d'amour, le manque de reconnaissance de soi qui entraine la haine des autres.

Nos parents sont ce qu'ils sont  et donc imparfaits mais en même temps, ils nous offrent la possibilité de nous mettre au défi de faire autrement, de nous élever pas forcément dans la sphère sociale ( celle du m'as-tu vu!)
mais dans la sphère humaine (celle du coeur!)

En lisant les explications sur le suicide impulsif (celui qui a emporté ma soeur), j'ai lu que le côté narcissique avait joué son rôle.
Ma soeur aînée était la plus protégée des trois filles.survinvestie par ma mère.

Ma mère, si elle avait su, n'aurait jamais eu cette attitude.
Cela a créé des jalousies, des rancoeurs qui l'ont  isolée et rendue sans doute beaucoup plus vulnérable à la blessure narcissique, retardant la prise de conscience qui amène la volonté d'en guérir.

Si à cela s'ajoute les inévitables accidents de la vie, la crise de suicide aigüe peut avoir raison de l'être humain vulnérable.
Il est trop tard  pour ma soeur mais  je laisse ce témoignage pour nous tous.
Les vivants, ceux qui restent.

Shalom.


Cette version là est très belle.

22 juillet 2008

Un sarkozy peut en cacher un autre.

Ce billet-ci est du a une mauvaise manoeuvre.
je me souviens avoir appuyer involontairement sur la touche de mise en ligne. Et le résultat est là.
je n'avais pas mis de barrière de sécurité et le train sarko est passé..

Sarkozy et sa bande se prennent pour le Bon Dieu:

Lève toi et marche est leur politique face au handicapés.

Dimanche 13 juillet une vingtaine de personnes dont la moitié en situation de handicap tente de bloquer le tour de France rue du Languedoc à Toulouse.
Personnes en fauteuil roulant jetées à terre et traînées,  fauteuils roulants et lunettes cassées, c'est sans ménagement aucun que la police s'est chargée de les faire décamper.
Parmi le public on a pu entendre des réflexions qui en disent long sur la méconnaissance et la peur que suscite aujourd'hui encore le handicap : « Ils se font passer pour handicapées », « Les handicapées nous emmerdent, ils ne rapportent rien à la société ».
A préciser que les personnes qui étaient en fauteuil roulant sont bien toutes handicapées même si elles n'ont pas leur carte d'invalidité collée sur le front ! Et le handicap n'est pas non plus toujours visible au premier abord...
« Cachez cet handicapé que je ne saurai voir »... c'est fini ! C'est une participation et une citoyenneté qu'ils réclament !
Chaque personne valide ou handicapée apporte quelque chose à la société.
Dans une société qui considère l'être humain, au delà de sa seule capacité de travail, de productivité et de rentabilité !
Dans une société qui réunit plutôt qu'elle n'oppose !
Dans une société de droit qui instaure une citoyenneté solidaire à la place de logiques d'assistant et de charités aussi inefficaces qu'humiliantes !
Le public a aussi soutenu l'action et c'est encourageant !
Et nous continuerons à nous faire entendre pour qu'enfin les personnes handicapées ou atteintes de maladie invalidante, qui ne peuvent pas ou plus travailler, aient un revenu d'existence au moins égal au SMIC brut.

Largement relayé dans les médias, cette action est visible à partir des liens suivants :
source.

Il suffisait de le dire !!

Sarkozy,

21 juillet 2008

Naître, vivre et mourir, lorsque le départ est une fausse donne.

Le suicide d'un proche à quelque chose d'effrayant qui nous laisse démunis.
Surtout lorsque rien ne le laissait présager.
Surtout lorsque l'on n'a pu se voir pendant des années.

Trop d'histoires familiales:
d'abandon, de rejets, de différences, de secrêts de famille, de non-dit, de comparaison, d'histoire de fric, de personnalités, de frustrations, d'éducation, de dénis de personnalité, de droit à l'existance..

Faute collective mais non partagée...

Chacun pour soi, dans son petit monde, clos par peur de l'autre, peur du fantôme dans le placard...
Fantômes de l'aïeule, de l'aïeul ?

Il faut de nombreuses générations, sacrifiées pour retrouver le calme, un peu de sérénité.
Le manque d'amour se transmet très loin, trop loin.

Il devint partie intégrante du patrimoine "psychologique", là où seuls ceux qui savent peuvent encore intervenir avant qu'il ne soit trop tard.

Nous naissons inégaux face  aux douleurs, aux manques, aux aléas de la vie.

Si à cela s'ajoute le "non-dit" comme un "non-droit" à l'information qui nous concerne alors les portes finissent par se refermer pour donner la sensation d'un puits sans fond...

La chute peut entraîner le passage à l'acte, pour mettre un terme définitif  à ce qui est du domaine de l'insaisissable comme peut l'être la psychologie.

Comprendre les nuances du fonctionnement de nos émotions, canaliser ce qui fait mal afin d'aller chercher au-dehors ce qui manque "chez soi" n'est pas si évident que cela.

Nous mourrons donc de failles relationnelles, celles instaurées dès la naissance surtout si personne ne nous a donné les moyens de nous protéger en allant chercher à l'extérieur du cercle familial ce qui nous a manqué.
Il suffit parfois de si peu, d'un peu de douceur pour que tout d'un coup la vie paraisse moins brutale.

Un point commun avec ma soeur, nous adorions nos vacances en Crête lorsque nous étions jeunes.
 Nous admirions Mélina Mercouri:


Mon beau-frère  a pris quelques cendres pour les éparpiller sur le sol de cette île qui fut superbe à l'époque de nos dix ans..

J'ai du mal encore à accepter ce geste.

Et cela faisait deux ans que je souhaitai voir ma soeur mais son travail à Carrefour la fatiguait énormément, elle devait se lever à 3h30 le matin pour être opérationnelle à l'heure des livraisons.
Excellent pour la vie de famille, n'est-ce pas, lorsque vous réussissez à en garder une.
Cela a été à l'origine d'une rupture d'avec son compagnon.

Chaque fois ma mère faisait  aussi barrage pour qu'elle puisse se reposer.

En plus à cause de la SNCF, mon train pour Compiègne qui devait me permettre d'assister à la cérémonie a été supprimé.

Je suis arrivée trop tard, à l'heure du repas.
Merci la SNCF...

Dans un moment aussi grave, aussi important j'aurais aimé ne pas avoir à subir un dysfonctionnement aussi perturbateur.

Au revoir ma soeur!

L'échec ordinaire des adolescents précoces non reconnus

De nombreux enfants précoces se retrouvent en situation d'échec scolaire, contrairement à ce que l'on pourrait penser. Un article, paru dans Marie-France, a constitué le point de départ de cette étude.

Je vais évoquer l'histoire de ces enfants, dont l'entrée dans la vie scolaire avait été brillante et prometteuse, et tenter d'identifier les processus responsables de cette dégradation.
Nous verrons aussi les conséquences, chez certains adultes, de cette scolarité gâchée.
Quelques chiffres, tirés d'un sondage effectué auprès des MENSA, viendront compléter cet exposé ; ils seront parfois comparés aux chiffres concernant la population générale, fournis par la Direction de l'Évaluation et de la Prospective de l'Éducation Nationale.

L'histoire ordinaire

J'ai donc vu un grand nombre d'adolescents en échec scolaire après qu'ils ont suivi une Primaire sans difficulté, à la suite d'un article sur les enfants "surdoués" paru dans ce magazine féminin de large diffusion, "à la demande de nos lectrices" avait précisé la journaliste.
Cet article décrivait sommairement l'enfant doué, présenté comme un petit génie, et évoquait surtout les difficultés d'intégration des enfants précoces, mais il parlait aussi de leur particulière rapidité à comprendre et à intégrer le savoir.
Suivaient l'histoire et l'interview de deux jeunes gens qui s'étaient mortellement ennuyés durant toute leur scolarité, avaient ignoré la notion d'effort à cause de leur extrême facilité, et n'avaient pu être enfin heureux que dans leur vie professionnelle.
Le fait que ce soit la lecture de cet article qui ait déterminé la consultation est à prendre en compte. Cette lecture a aidé les parents à prendre conscience de la spécificité de leur enfant et leur a permis d'entrevoir une amorce de solution, ou seulement d'explication, en considérant leur enfant sous un jour différent.
Ils disent : "en lisant cet article, j'ai trouvé que certaines phrases correspondaient tout à fait à ce que je pensais de lui, mais je ne me le formulais pas clairement".
Cet article, très journalistique, dans son sens accrocheur, comportait nombre d'erreurs, d'affirmations fausses, mais il a fonctionné comme un révélateur concernant la particularité de leur enfant.
À partir du moment où ses résultats scolaires avaient commencé à baisser, on l'a qualifié de paresseux, d'indifférent à l'échec scolaire, d'inconscient qui ne songe pas à l'avenir, toutes caractéristiques qui donnaient l'impression d'être énoncées un peu au hasard et pour donner une justification rationnelle à cet échec qui s'installait.
Ainsi, 52 % des MENSA ont connu une baisse générale de leurs résultats, et 67 % ont eu des difficultés particulières dans une classe, pourcentage qui monte à 76 % chez les moins de 25 ans.

Les fausses explications

Si la souffrance de l'enfant est trop évidente, la responsabilité est rejetée sur l'environnement scolaire : professeurs peu compréhensifs, voire sadiques, manquant de conscience professionnelle, éprouvant une rancune particulière à l'égard de leur enfant, et dont les annotations montrent le manque total de psychologie. De fait, ces enfants rencontrent parfois un mur opaque d'incompréhension absolue.
Chez les MENSA, 36 % ont vécu un conflit particulier avec un professeur.
L'article révélateur décrivait des enfants d'un certain type, comme celui-ci, c'est-à-dire " assuré d'être mal compris, ne cherchant pas à s'exprimer, méfiant à l'extrême... vivant en état de guerre contre lui-même et contre les autres, il ne sait plus être confiant, spontané, naturel ". Par ailleurs, " ses connaissances sont précises, étendues, sa mémoire est excellente et il fait preuve d'une grande rapidité dans les processus de réflexion ".
Une mère m'écrit : " j'ai été bouleversée par le comportement qui est décrit et qui correspond exactement à celui de mon plus jeune fils durant sa scolarité : il lui colle à la peau ! ". Puis, elle décrit un adolescent qui s'est ensuite replié sur lui-même.
Les adolescents que j'ai vus ont de 12 à 18, voire même 20 ans, mais ils sont encore dans le circuit scolaire et tentent désespérément de passer le BAC.
Aucun n'était passé en cours préparatoire avec dérogation, ce qui signifie qu'ils n'ont pas été reconnus comme précoces, mais, dans certains cas, la mère disait : " on me l'a proposé, mais je n'ai pas voulu pour qu'il profite encore de la maternelle et qu'il joue avant de connaître les obligations scolaires, mais maintenant je regrette ". Parfois, il y a un aîné qu'il serait ennuyeux de laisser rattraper par le cadet.
L'histoire scolaire de l'enfant est souvent la même : une Primaire qui s'est déroulé sans problème, l'enfant travaille peu à la maison, mais il a de bonnes notes, il est dans les premiers. Il évite ainsi d'attirer l'attention, car il se sent souvent déjà un peu différent des autres, sans pouvoir définir cette différence. On ne pense pas à lui faire sauter une classe, puisqu'il n'est pas le premier et que le premier peine parfois à se maintenir à cette place glorieuse. Donc s'il passait une classe, il faudrait agir de même avec le premier de sa classe qui ne pourrait suivre un rythme plus rapide, alors personne ne passe.
Cependant, 25 % des MENSA ont sauté une classe dans le primaire, et leur taux de redoublement y est de 5 %, très loin derrière le taux moyen qui était par exemple de 15 % en 1970.
Aucun événement n'a jamais justifié une interruption particulière, pas d'examen psychologique, pas de test, puisqu'il ne pose pas de problème. Il a des camarades, souvent un peu plus âgés que lui, et de nombreux centres d'intérêt. Il peut éprouver un certain ennui en classe, reconnu par 34 % des MENSA pour le Primaire, mais il le surmonte pour ne pas faire de peine à ses parents et en attendant le Secondaire dont il espère beaucoup, puisqu'on lui dit que c'est plus varié et plus intéressant. Bref, on décrit un enfant épanoui, presque heureux, avec juste quelques dissonances que tout enfant peut présenter au cours de son évolution.
Ses parents sont souvent fiers de lui qui fait preuve d'une telle aisance. Ils ont même un sentiment d'orgueil, comme cette mère qui décrit la belle et intelligente petite fille, semblable à une princesse, devenue adolescente apathique et indifférente, accumulant des échecs de plus en plus graves, qui vient me voir.

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20 juillet 2008

Sur le site de l'Association des Paralysés de France.

Sélection

Handicap - Réadaptation - medico-social - droits des malades /usagers
Sauf mention, les liens renvoient à Legifrance (parfois via Adminet)
Voir aussi références professionnelles : recommandations et textes hors JO / BO
Voir notes juridiques APF : fiches pratiques et analyses "droit des personnes (et des familles) en situation de handicap"

Textes publiés en 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2003, 2002, 2001, 2000, de 1990 à 1999, avant 1990
Textes en débat ou en projet, rapports récents : Actualité
Sites de référence pour retrouver d'autres textes

COGITO Z : Un site sur le haut potentiel intellectuel.

" Leçons de logique, à retenir " :
> Un enfant en difficulté scolaire peut être un enfant surdoué mais tous les enfants surdoués ne sont pas en échec scolaire.
> Tous les enfants en échec scolaire ne sont pas des enfants surdoués.
> Un enfant surdoué peut présenter des troubles psychologiques mais il peut aussi aller très bien. Vraiment très bien !
> Poser le diagnostic jeune permet de prévenir les troubles et d’accompagner l’enfant pour qu’il s’épanouisse au mieux sur les plans affectifs et intellectuels mais un diagnostic plus tardif ne doit pas être négligé car il permet de mettre du sens sur les difficultés et de relancer l’enfant sur son parcours de vie. Y compris à l’adolescence.
> Un chiffre de QI n’est pas un diagnostic. Un diagnostic est une démarche clinique complexe qui nécessite une investigation approfondie et des bilans complémentaires.
> Un enfant surdoué est d’abord un enfant !
source

A signaler sur le Blog Immobilier

Le cercle vicieux de la monnaie d'endettement.


La monnaie, à l'heure actuelle, ce n'est que de la dette.
Dettes avant tout de particuliers, d'entreprise et d'état.
Images_4 La bulle immobilière avait pour but de gonfler la dette des particuliers, elle avait aussi pas mal gonflé la dette des entreprises, mais quand ces deux dernières fondent, ou n'augmentent plus, c'est la dette publique qui explose, à la nipponne.
Pour ce qui est de la dette publique anglaise : "En un mot des chiffres atroces, absolument atroces  ", mais bon, comme on dit, plaie d'argent n'est pas mortelle.
Le déficit budgétaire était prévu au plan annuel à 43 milliards de livres. Le premier trimestre a fait la moitié de ce chiffre, au deuxième, le montant annuel devrait être atteint, à l'année complète, c'est le double qui devrait être réalisé, du moins en partant sur la tendance du premier trimestre, alors qu'en réalité les problèmes ont l'air d'augmenter de façon exponentielle.

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Sur le site du MNCP

Demandeurs d’emploi : les sanctionner, faute de les employer

mardi 15 juillet 2008
Alors que nous connaissons encore un marché de l’emploi caractérisé par de longues files d’attente pour accéder à l’emploi, par des pratiques discriminatoires à l’embauche qui frisent les records européens, par un service public de l’emploi en plein chantier de transformation, le gouvernement et son ministre chargé de l’emploi choisissent de mettre au premier rang de leur calendrier de réformes, un plan pour sanctionner des demandeurs d’emploi.

seulement, ils doivent galérer au quotidien dans une société toujours tentée de les passer par pertes et profits, mais, en plus, ils doivent s’en sentir coupables. Pour Solidarités Nouvelles face au Chômage, engagée depuis plus de 20 ans dans la lutte contre le chômage auprès des demandeurs d’emploi, la priorité est de leur proposer concrètement un nombre suffisant d’emplois de qualité, non de réformer le régime actuel des sanctions. Nous demandons que l’examen du texte par le Parlement soit différé tant que la nouvelle offre de service n’a été ni définie, ni mise en place par le nouvel opérateur issu de la fusion de l’ANPE et des ASSEDIC. Nous considérons en effet que les deux questions sont indissociables. Nous estimons, en tout état de cause, que, si sanctions il doit y avoir, elles ne doivent pas aboutir à :
  • contraindre une personne à travailler à temps plein, si cette personne a opté pour le travail à temps partiel,
  • contraindre une personne à un temps de trajet supérieur à un certain pourcentage de son temps de travail journalier,
  • contraindre une personne à un coût de trajet supérieur à un pourcentage déterminé de sa rémunération,
  • contraindre une personne à prendre un travail dont les modalités ne lui permettraient pas d’articuler vie professionnelle et vie familiale, sauf à fragiliser celle-ci et à générer de nouveaux coûts sociaux,
  • contraindre une personne à une reconversion qui ne lui conviendrait pas,
  • faire de la formation un produit de substitution à l’emploi.
Dans tous les cas de figure, il faut se dire
  • qu’un emploi forcé ne saurait tenir dans la durée et ne saurait être bénéfique, ni pour l’employeur, ni pour le salarié,
  • que, tant que le service public de l’emploi et sa fonction d’accompagnement n’auront pas été améliorés, continueront d’abonder des propositions d’emploi aberrantes, ce qui rend indispensable l’existence de voies de recours.
Ne mettons pas la charrue avant les boeufs !
Contact :
Solidarités Nouvelles face au Chômage – www.snc.asso.fr – 01 42 47 13 41

Pour obtenir l’abandon du fichier EDVIGE

instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux
vendredi 18 juillet 2008
Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.
En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».
Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …
La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.
Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.
Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.
Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.
C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :
exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,
sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,
s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.
Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org

Fédération des services S.O.S. Enfants.


La Convention Internationale des Droits de l'Enfant définit en son article 19 les maltraitances comme suit: "toute forme de violences, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris la violence sexuelle".

Prévenir et apporter une aide à l'enfant victime de maltraitances nécessite de préciser cette notion de maltraitance avec laquelle travaillent les équipes.
La maltraitance, la plupart du temps, surgit dans un contexte relationnel caractérisé par une emprise ou un rapport de force. Ainsi, la maltraitance ne peut se réduire ou être identifiée au seul comportement d'un adulte ou aux seules atteintes d'un enfant.
Les équipes distinguent différentes formes de maltraitance :
La maltraitance physique
Il s'agit de tout traumatisme physique non accidentel infligé aux enfants comme les coups, le syndrome du bébé secoué, les morsures, les brûlures, ...
La maltraitance psychologique
Ces types de mauvais traitements se traduisent par des interactions négatives à l'encontre d'un enfant, le dénigrement systématique de l'enfant, le rejet, les menaces, le chantage affectif, l'humiliation, les insultes répétées, les menaces d'abandon, les critiques constantes, l'absence d'attention bienveillante, le déni des besoins fondamentaux ou de l'existence même de l'enfant, son aliénation dans les situations conflictuelles entre parents...
La maltraitance sexuelle
La maltraitance sexuelle à l'égard d'enfant est définie comme la participation d'un enfant ou d'un adolescent mineur à des activités sexuelles qu'il n'est pas en mesure de comprendre, qui sont inappropriées à son âge et à son développement, qu'il subit sous la contrainte par violence ou séduction ou qui transgressent les interdits fondamentaux en ce qui concerne les rôles familiaux.
La négligence
La négligence renvoie à une situation de carences qui risque de compromettre le développement somatique et psychologique de l'enfant. La négligence ou les sévices par omission se traduisent sur différents plans: alimentation, habillement, surveillance, hygiène, éducation, stimulation, recours aux soins médicaux.
La maltraitance institutionnelle
Les pratiques de l'aide et de la protection apportées à l'enfant peuvent devenir maltraitantes, notamment lorsqu'elles ne respectent pas le rythme, les besoins et les droits de l'enfant et de sa famille.
Le parcours institutionnel de l'enfant maltraité peut devenir maltraitant: l'instabilité des placements, les retours non préparés en famille, les ruptures, les rejets et abandons successifs, les conflits avec les éducateurs ou les familles d'accueil, les difficultés comportementales, l'agressivité, l'injustice.

Si chaque définition renvoie à des concepts clairs et objectivables pour tous, il est bien évident que la problématique de la maltraitance doit toujours être resituée dans une dimension subjective qui procède nécessairement d'une réflexion et d'une discussion clinique.
Au surplus, ces concepts se situent dans une évolution constante en lien avec le contexte socioculturel et politique.
De plus, certains paramètres doivent toujours être pris en compte dans l'évaluation d'une situation de maltraitance et de sa gravité: l'âge de l'enfant, la fréquence, la psychopathologie des parents, l'histoire de la famille ...
De manière générale, la maltraitance concerne chaque lésion physique ou atteinte mentale, chaque sévice sexuel ou chaque cas de négligence d'un enfant qui n'est pas de nature accidentelle mais dû à l'action ou à l'inaction des parents ou de toute personne exerçant une responsabilité sur l'enfant ou encore d'un tiers, pouvant entraîner des dommages de santé tant physiques que psychiques.
Si une telle définition peut donner un aperçu général du phénomène de maltraitance, celui-ci peut revêtir des apparences parfois bien différentes en fonction du type de maltraitance rencontrée et des personnes concernées.
Par ailleurs on peut également prendre en considération l'enfant en situation de risque, qui connaît des conditions d'existence qui sont susceptibles de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation. Le terme communément utilisé « d'enfant à risque » insiste sur le fait que le danger potentiel auquel l'enfant est exposé par son environnement est suffisamment avéré pour justifier une aide. 
source.

Prévention du harcèlement en milieu scolaire

Véronique Roelandts a pris l’habitude, dès son adolescence, d’exprimer ses sentiments sous forme d’écrits.
Elle est devenue, à 40 ans, une enseignante très engagée* dans la prévention du mal être par la remise à jour de valeurs humaines essentielles.
Persuadée qu'il est important de stimuler la créativité de ses élèves, elle a remporté, ces dernières années, de nombreux prix.
Face à la tristesse, au sentiment d’injustice et de révolte qui surgit en elle lors du décès de la maman d’une de ses jeunes élèves et au souvenir de sa propre adolescence, elle a éprouvé le besoin pressant de rédiger ces lettres pour ses enfants.
Après avoir fait illustrer son texte, elle a eu envie de le publier pour le partager, ce qu’elle aurait fait volontiers anonymement sous le pseudonyme de ”Skalyne”, mais elle s’est vite rendu compte de la nécessité de s’impliquer personnellement pour donner à son livre une chance d'exister.
Elle a cependant gardé ce pseudonyme, auquel elle s’identifie si bien, puisqu’il unit en un seul mot la spontanéité, la force de réaction (ska) à l’expression de l’amour par la tendresse
(câline).
source.