19 février 2010

Le droit au respect et à la dignité: droits des patients

Le droit au respect de la dignité


Le droit au respect de la personne et de son intimité est inscrit dans le titre VII de la charte du patient hospitalisé de 1995 qui précise que : "Le respect de l'intimité du patient doit être préservé lors des soins, des toilettes, des consultations et des visites médicales, des traitements pré et post-opératoires, des radiographies, des brancardages et à tout moment de son séjour hospitalier. La personne hospitalisée est traitée avec égards et ne doit pas souffrir de propos et d'attitudes équivoques de la part du personnel".

Dans les situations de fin de vie ou de traitements particulièrement lourds par exemple, la vigilance s'impose particulièrement pour des personnes vulnérables, affaiblies par la maladie. L'article 2 du Code de déontologie médicale précise ainsi que : "Le médecin, au service de l'individu et de la santé publique, exerce sa mission dans le respect de la vie humaine, de la personne et de sa dignité. Le respect dû à la personne ne cesse pas de s'imposer après la mort".

Le Code de la santé publique conforte ce droit à la dignité auquel le Conseil constitutionnel a reconnu une valeur constitutionnelle (décision n° 94-343/344 DC du 27 juillet 1994 - Loi relative au respect du corps humain et loi relative au don et à l'utilisation des éléments et produits du corps humain, à l'assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal)

Ce droit au respect de la dignité passe aussi par la réaffirmation du droit au traitement de la douleur. Jusqu'à récemment, la prise en compte de la douleur paraissait insuffisante en France, tandis que la Grande-Bretagne par exemple, fait figure de précurseur en la matière. La douleur des tout-petits et des personnes en fin de vie n'était pas toujours prise en compte.

Un plan triennal de lutte contre la douleur a été mis en place en 1998. En 2001, une centaine de structures de lutte contre la douleur chronique rebelle ont été créées, mais la moitié des départements ne disposent encore d'aucune consultation douleur. L'accès aux antalgiques a été facilité et la formation des professionnels de santé renforcée.


Un nouveau programme pluriannuel (2002-2005), doté d'un budget de 11,13 millions d'euros est en cours. Il est centré sur la prévention et le traitement de la douleur provoquée par les soins, les actes quotidiens et la chirurgie, une meilleure prise en charge de la douleur de l'enfant, la reconnaissance et le traitement de la douleur.


Plusieurs textes font référence au droit au traitement de la douleur :
- ainsi, la prise en charge de la douleur est une des missions des établissements de santé : "les établissements de santé, publics ou privés, et les établissements médico-sociaux mettent en œuvre les moyens propres à prendre en charge la douleur des patients qu'ils accueillent (...)" (article L 1112-4 du Code de la santé publique) ;


- la charte du patient hospitalisé de 1995, titre II : "Au cours de ces traitements et ces soins, la prise en compte de la dimension douloureuse, physique et psychologique des patients et le soulagement de la souffrance doivent être une préoccupation constante de tous les intervenants.

Tout établissement doit se doter des moyens propres à prendre en charge la douleur des patients qu'ils accueillent et intégrer ces moyens dans son projet d'établissement (...). L'évolution des connaissances scientifiques et techniques permet d'apporter, dans la quasi-totalité des cas, une réponse aux douleurs, qu'elles soient chroniques ou non, qu'elles soient ressenties par des enfants, des adultes ou des personnes en fin de vie" ;

- l'article 37 du Code de déontologie médicale précise : "en toutes circonstances, le médecin doit s'efforcer de soulager les souffrances de son malade, l'assister moralement et éviter toute obstination déraisonnable dans les investigations ou la thérapeutique" (la version de 1979 évoquait seulement l'apaisement de la douleur).


- la circulaire n° 99/84 du 11 février 1999 relative à la mise en place de protocoles de prise en charge de la douleur aiguë dans les services hospitaliers et notamment dans les services d'urgence, en privilégiant le travail d'équipe.


L'article L 1110-5 nouveau du Code de la santé publique affirme le droit à une prise en charge de la douleur "en toutes circonstances".
Le droit des personnes malades d'accéder à des soins palliatifs participe aussi du respect de la dignité. C'est un véritable droit de la personne ayant recours au service public hospitalier que reconnaissent plusieurs textes :

- le Code de la santé publique, les établissements de santé assurant le service public hospitalier "dispensent aux patients les soins préventifs, curatifs et palliatifs que requiert leur état (...)";

- la charte du patient hospitalisé, titre II, prévoit que "lorsque des personnes sont parvenues au terme de leur existence, elles reçoivent des soins d'accompagnement qui répondent à leurs besoins spécifiques";

- la loi n° 99-477 du 9 juin 1999 visant à garantir le droit à l'accès aux soins palliatifs dispose que : "Toute personne malade dont l'état le requiert a droit d'accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement" (Code de la santé publique). Des bénévoles, formés à l'accompagnement, peuvent apporter leur concours à l'équipe de soins, sous condition de l'accord du malade et de ses proches et de ne pas interférer avec la pratique des soins médicaux et paramédicaux.

Le Code de santé publique affirme que "Les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition pour assurer à chacun une vie digne jusqu'à la mort".

Sources: La Documentation Française

Le droit des malades.

Se faire entendre: La Bourse ou la vie!

Hier soir, prise de bec avec l'infirmier qui vient faire les piqûres de Lovenox pour éviter les problèmes circulatoires.
Pour lui, il lui faut faire les piqûres dans la ceintures abdominales. Cela serait presque une obligation.
Or, Fiston ne veut pas!
On lui a toujours proposé le choix entre la cuisse et la ceinture abdominale.

Ces personnes bien en chair, ont effectivement une couche graisseuse suffisante pour atténuer le choc de la piqûre mais pas mon gamin.
Il a perdu beaucoup de poids et le résultat serait le même que dans la cuisse sauf que psychologiquement, il ne l'accepte pas.
Il en a assez de toutes ces piqûres qui se justifient à peine.

J'ai donc fait des recherches sur le produit.

Et j'ai lu que le Lovenox, produit par Sanofi, était côté en bourse.
Cela serait le produit phare du laboratoire.
Le même laboratoire impliqué dans la production du vaccin contre la grippe A.

Je comprends mieux pourquoi un traitement censé ne pas durer plus de 10 à 14 jours peut s'étendre sur 45 jours malgré les risques faibles de thrombose veineuse.

Au-delà de ces périodes, il aurait du être remplacé par un traitement oral.

J'ai remarqué que le coude de Fiston est rouge foncé de s'appuyer dessus pour lire ou pour se mettre à l'aise.
Ce qui fait parti des effets secondaires mal gérés.
Mais, c'est difficile de se faire entendre.

Quand au produit, quoi qu'en ait dit ce bonhomme, il n'a pas empêché la formation de nécrose du pied.. Mais je le sens de mauvaise foi et de nature à vouloir décider pour les autres.

Sa formation d'infirmier ne doit pas lui donner tous les droits et il est le seul à faire des histoires depuis le début.

C'est vrai, Monsieur possèderait le savoir médical, n'est-ce pas!

Sans tenir compte de la présence du gamin, il nous a tenu un discours moralisateur en dressant le tableau noir des risques encourus par Fiston en cas de refus du traitement.

Nous mauvais parents ne faisons que mener notre gamin à l'abattoir.
Parents indignes!

Et depuis le temps que je fréquente le milieu médical, j'ai toujours ce sentiment que la personne compte parfois moins que le sentiment personnel des uns et des autres sans considération pour le patient..

Il a tout de même ajouter avant de fermer la porte que les risques de thromboses veineuses chez un sujet jeune était plutôt mince!

Ouf, nous l'avons échappé belle!


En attendant, en lisant la notice, on se rend compte que ce produit n'est sans doute pas aussi nécessaire que l'on voudrait nous le faire croire dans le cas de Fiston...

Il est sans doute plus nécessaire de faire l'injection pour les cours de la Bourse que pour la santé de mon gamin. C'est l'impression que j'ai depuis le début et ce que j'ai lu n'a fait que me le confirmer..

D'autant que le Lovenox n'a pas toujours été considéré sans risque...

On a même demandé son retrait à en Mai 2008


Nécessité d'un usage « mesuré »

L'Afssaps rappelle aux professionnels de santé la nécessité d'un usage mesuré des HBPM, conformément aux conditions d'utilisation prévues dans les autorisations de mise sur le marché (respect des indications, des posologies et de la durée de traitement). L'Afssaps recommande de limiter l'utilisation de l'énoxaparine à la voie sous-cutanée pour laquelle aucune augmentation des effets indésirables n'a été rapportée ; en cas de nécessité d'utilisation d'une HBPM par voie intraveineuse, il est préférable de remplacer l'énoxaparine (Lovenox) par une autre HBPM (Fraxiparine®, Innohep® ou Fragmine®) ou de recourir à la présentation Lovenox® 30 000 UI anti-Xa/3 mL pour laquelle aucune trace de CP n'a à ce jour été identifiée.
Par ailleurs, les informations relatives aux difficultés d'approvisionnement sont régulièrement actualisées sur le site de l'Afssaps. Enfin, l'Afssaps recommande aux patients traités par héparine sodique ou HBPM de ne pas interrompre leur traitement et de se rapprocher de leur médecin en cas de questionnement.


TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE DE LA MALADIE THROMBO-EMBOLIQUE VEINEUSE EN CHIRURGIE :

Ces recommandations s'appliquent en règle générale aux interventions chirurgicales effectuées sous anesthésie générale.

Pour les techniques de rachianesthésie et d'anesthésie péridurale, l'intérêt de l'injection pré-opératoire doit être évalué en raison du risque théorique accru d'hématome intrarachidien (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi Précautions d'emploi).

- Fréquence d'administration :

1 injection par jour.

- Dose administrée :

Elle doit être fonction du niveau de risque individuel, lié au patient et au type de chirurgie :

    - Situation à risque thrombogène modéré :

Dans le cas d'une chirurgie à risque thrombogène modéré et lorsque les patients ne présentent pas de risque thrombo-embolique élevé, la prévention efficace de la maladie thrombo-embolique est obtenue par une injection quotidienne d'une dose de 2000 UI anti-Xa (0,2 ml).

Le schéma thérapeutique étudié comporte une première injection effectuée 2 heures avant l'intervention.

    - Situation à risque thrombogène élevé :

. chirurgie de la hanche et du genou :

La posologie est de 4000 UI anti-Xa (0,4 ml), à raison d'une injection quotidienne.

Le schéma thérapeutique étudié comporte soit une première injection de 4000 UI anti-Xa (dose totale) effectuée 12 heures avant l'intervention, soit une première injection de 2000 UI anti-Xa (moitié de dose) 2 heures avant l'intervention.

. Autres situations :

Lorsque le risque thrombo-embolique lié au type de chirurgie (notamment cancérologique) et/ou au patient (notamment antécédents de maladie thrombo-embolique) paraît majoré, on peut envisager le recours à une posologie prophylactique identique à celle de l'orthopédie à risque élevé (hanche, genou).

- Durée du traitement :

Le traitement par HBPM, accompagné des techniques habituelles de contention élastique des membres inférieurs, doit être maintenu jusqu'à déambulation active et complète du patient :

. en chirurgie générale, la durée du traitement par HBPM doit être inférieure à 10 jours, en dehors d'un risque thrombo-embolique veineux particulier lié au patient (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi Précautions d'emploi, surveillance plaquettaire) ;

. l'intérêt d'un traitement prophylactique en chirurgie orthopédique de hanche, par une injection d'énoxaparine à la dose de 4000 UI anti-Xa/j durant 4 à 5 semaines après l'intervention, a été établi ;

. si le risque thrombo-embolique veineux persiste au-delà de la période de traitement recommandée, il est nécessaire d'envisager la poursuite de la prophylaxie, notamment par les anticoagulants oraux.

Toutefois, le bénéfice clinique d'un traitement à long terme par héparine de bas poids moléculaire ou par antivitamine K n'est pas évalué à l'heure actuelle.

TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE EN MILIEU MEDICAL :

- Dose administrée :

La posologie est de 40 mg soit 4000 UI anti-Xa/0,4 ml, à raison d'une injection sous-cutanée par jour.

- Durée du traitement :

Le bénéfice du traitement a été établi pour une durée de traitement comprise entre 6 et 14 jours.

Aucune donnée n'est actuellement disponible concernant l'efficacité et la sécurité d'une prophylaxie prolongée au-delà de 14 jours. Si les facteurs de risque thrombo-emboliques persistent, il est nécessaire d'envisager un traitement prophylactique prolongé, notamment par antivitamine K.


On a même remarqué, au cours d'une étude, que la différence entre le placébo et le Lovenox 2000 n'est pas réelle.


D'ailleurs la Sécu ne rembourse presque plus les veinotoniques car jugés inefficaces:


Il faudrait savoir!


Sur Doctissimo


Cette étude n'a pas montré de différence significative en terme d'efficacité entre le LOVENOX 2000 UI anti-Xa/0,2 ml (20 mg/0,2 ml) et le placebo

En tout cas, on se fait la guerre ! 

La thrombose resterait plus sûrement boursière!

Une chose est sûre, mon gamin ne souffre pas de problèmes circulatoires mais plutôt de sensibilité au niveau de la peau!

Et là, par contre, rien n'est mis en place vraiment pour qu'il ne développe pas de nécrose...
 

  

























16 février 2010

Notre santé en danger ?

Aujourd'hui, Fiston avait rendez-vous pour une ablation des fils et vérifier que tout se passe bien sous le plâtre.

Heureusement!

Lorsque les plâtres ont été retirés, j'ai vérifié par moi-même que tout allait bien.

Fiston ayant déjà subi la douloureuse expérience de l'escarre sous forme de nécrose, j'ai donc eu un coup au coeur en voyant un cercle de couleur noirâtre sur le coussinet du pouce du pied gauche!

Et un second coup au coeur en voyant une cloque apparaître sur le haut du pied droit.

Cloque que l'on nome phlyctène en terme médical et fait bien partie de la famille des escarres.

Je n'en croyais pas mes yeux.

Fiston a la peau fragile, ce n'est pas faute d'avoir prévenu.

Ce n'est pas faute d'avoir insisté auprès des personnes chargées de mettre les en place les plâtres.

Et ce n'est pas faute d'avoir dit que les plâtres étaient trop serrés.

Cela a été dit et redit.
Il y avait douleurs..
Une douleur qui disparaît à la longue lorsque la nécrose s'installe...

Et cela est grave car les mécaniciens orthopédistes travaillent souvent dans le stress avec une quantité de patients à gérer chaque jours.

Ils réclament d'avantages de personnels...
Ils sont trop peu nombreux, sans doute, pour le nombre de patients à gérer et l'on a eu souvent l'impression d'un travail fait dans l'urgence!

Moralité, c'est que qui risque d'arriver de plus en plus.

On a beau minimiser les risques, on a beau me dire que c'est normal..

Et bien NON !

Cela n'est pas normal. Si les plâtres n'avaient pas été si serrés, le risque d'escarres aurait été amoindri.


Je ne parle pas de risque "zéro" qui n'éxiste pas mais d'un risque amoindri, juste ça avec la peur et la douleur en moins!


Quelle santé l'hôpital nous réserve t'il ?


Rien à voir mais sur le vieil ordinateur des lieux, je ne peux pas entendre les vidéos qui m'intéresse, je mets donc de la "valeur sûre"!  A cause de quelques rayons de soleil qui nous font la grâce de nous rendre une petite visite de courtoisie.


15 février 2010

Fondation des Casques Rouges: Pour une mutualisations des aides interantionales en cas de catastrophes naturelles.

Nicole Guedj, Président de la Fondation Casques Rouges, s’est rendue en Haïti suite au tremblement de terre qui a dévasté l’un des pays les plus pauvres du monde.
L'ancien ministre a rejoint ses équipes sur place pour faire un état des lieux de la situation des secours.
Elle a également proposé la création de Casques Rouges à l'ONU au président Haïtien, René Préval.



La Fondation Casques Rouges en Haïti
envoyé par casquesrouges. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Interlude