04 février 2009

Ouf, de retour!

Et hier le soupir content de mon fils,assuré de ne jamais retourner en classe contre son gré, le retour de son sourire et cette petite phrase que je n'avais plus entendue depuis des années:
"Je suis content de ne plus aller en cours."
"Je viens de me rendre compte que les maths en seconde, c'est aussi facile qu'en troisième!"

Et l'affirmation de ce jeune ingénieur, soutien scolaire:
"Avec toi, on forme une belle équipe, tu avances très vite, tu comprends tout sans effort, on va leur montrer de quoi tu es capable!"

Bel hommage rendu à ses capacités.

Et d'ailleurs, en m'informant, j'ai eu la désagréable sensation que nous nous sommes fait avoir en beauté par cette psychologue qui nous a même avoué qu'elle avait évalué Fiston avec du matériel non actualisé, datant de
vingt ou trente ans.
Evaluer la scolarité d'un adolescent sur des épreuves non actualisées aux enseignements d'aujourd'hui me laisse rêveuse.
Si quelqu'un cherche un psychologue dans le secteur Sud-Est de Toulouse, qu'il ou elle me contacte,  je lui dirais au moins chez qui ne pas aller..

Après avoir fait ma petite enquête sur le bilan scolaire et ce qui est demandé, je me suis rendue compte qu'elle se mélangeait les crayons entre bilan scolaire et tests de QI.

Pis, ce n'est même pas un vrai bilan scolaire qu'elle lui a fait passer,c'est, en tout, cas notre impression.

Ce qu'en dit Fiston:
"Elle m'a fait passer des évaluations de niveau que j'ai réussi avec 14,5 de moyenne mélangés à quelques tests de QI"

Qu'elle a évalué à 128..
Sur quelles bases ? Dieu seul le sait.

D'autant que le psychologue de l'année dernière, au centre lui avait également évalué, lui aussi, apparemment au même niveau que ceux d'avant, c'est-à-dire 145.

Et plusieurs psychologues que je connais m'ont la même réflexion.
C'est quoi cette évaluation sauvage?
A croire que chaque psychologue se sent obligé de tester dès que l'on aborde le potentiel intellectuel.

Doit-on ne pas en parler quitte à laisser l'élève souffrir de ses  capacités non reconnues?
L'expérience me fait dire que non.

Alors comment faire pour qu'on oublie la batterie de tests pour s'intéresser à la personne même ?

Le plus bizarre est que je n'arrive pas à obtenir de bilan écrit pratiqué par cette psychologue.
Elle remet sans cesse à plus tard le compte-rendu, elle est toujours très occupée en paroles, en tout cas.

Je ne lui demandai qu'une seule chose:
Un bilan du VECU scolaire de mon fils et rien d'autre.

Je devais être sans doute bien préoccupée pour n'avoir pas saisi à temps que cette femme voulait nous entraîner dans une direction que nous n'avons pas choisie.

Nous ne voulions pas de tests de QI mais un simple  témoignage de mon fils transcrit par une personne neutre.
Et je n'ai pas compris que ces tests avaient pour objet de démontrer que Fiston avait impérativement besoin d'elle.
Donc nous devenions la poule aux oeufs d'or.

Ce n'est que lorsqu'elle a lourdement insister sur le fait qu'elle devait revoir mon gamin et que le bilan, eh bien non, elle ne l'avait pas et qu'elle souhaitait le voir pour lui expliquer que ceci et que cela..

Et que j'ai eu beau lui affirmer que Fiston n'était pas disposé à revenir.
 Il l'avait trouvé bizarre et n'aimait pas la façon dont elle prenait fait et cause pour le proviseur, ce qui était bien
sur la dernière chose à faire devant lui.

Madame la psychologue s'est fâchée, m'a agressée en m'indiquant que mon rôle de "bon" parent était de lui ramener mon fils pour qu'elle le prenne en charge et l'amène à la réussite.

Je lui ai donc rappelé que je n'avais pas à amener mon fils contre sa volonté, qu'elle relise le code de déontologie du psychologue et que notre collaboration s'arrêtait là...

La psychologue, il me semblerait que ce soit vous... A moins que..Ce qui a du la vexer car elle m'a fermé la porte au nez...

Vulnérables, nous pouvons facilement être la proie de personnes mal intentionnées.
C'est ce qu'à créé en nous ces années de scolarisation dans contexte perpétuellement conflictuel...

Le handicap comme le haut potentiel intellectuel sont deux éléments à prendre en compte, c'est le coeur du problème générant tant de soucis et de mésentente.

la seule solution, la scolarité à la maison et point final.

Hier, j'ai adressé mes doléances à la Défenseure des Enfants.

Je publierai ce courrier lorsque j'aurai reçu un accusé de réception écrit.

Et lorsque le problème sera réglé avec le proviseur, j'enverrai la copie à quelques institutions, fédérations de parents d'élèves et autres.

Pour le moment et malgré cette dernière aventure, le moral est bien plus haut qu'il ne l'a été depuis pas mal d'années.
Trois ans et demi depuis le début des vraies hostilités liées à l'annonce du handicap et l'intégration dans le circuit "handicapé" que ce soit en individuel ou en collectif...

Fiston et nous sommes soulagés.

L'école est finie et tout ce qui entrave la sérénité aussi..
Un immense sourire est revenu sur le visage de Fiston.

Cela vaut bien toutes ces guerres pour son bonheur.


Crédit photo : Bruno Monginoux / www.Photo-Paysage.com (cc-by-nc-nd)