09 mai 2010

République des Blogs )13(, suite...

Mise en ligne progressive des comptes-rendus successifs.

Celui de Toulouscopie.


Toutes mes excuses pour le journaliste de Toulouse-Infos

Régis Bachelu dont je n'avais pas souligné la présence.

Le thème proposé était la rupture entre les élus et les citoyens.


Mais la rupture existe déjà entre les êtres, de quelque bord qu'ils soient.

Elus, non élus, gauche, droite..

Notre société est faite de clans hermétiques pour la plus-part.


A en juger par ces critiques permanentes et non constructives de la société telle que nous l'avons construite.

Car la vraie maturité n'est pas de dire :


"Moi, je ne suis pas responsable, je n'ai pas voté pour "Untel ou Unetelle" mais bien de réfléchir ensemble et de faire en sorte de pallier à ce qui manque à notre société."

Ce n'est pas en se taisant ou en marmonnant dans sa barbe ou en critiquant sur un blog mais bien en commençant par écouter et par mettre en commun les idées.

Et passer à l'acte.

Personne n'est parfait et de solution toute faite, il n'y a pas.

Il faut inventer au fur et à mesure quitte à se tromper.

La véritable évolution n'est qu'une suite d'essai et d'erreur.

L'erreur est humaine et bénéfique.

Quant à la violence des quartiers, elle existe aussi bien dans les villes gérées par la droite que dans celles gérées par la gauche.

Notre société est violente dans son fondement

Les citoyens y sont confrontés dans presque tous les domaine de leur vie.
Fonction publique démantelée, crise de la justice, de la santé, de la recherche, de l'éducation.

Nous vivons comme des animaux à défendre le territoire de notre EGO infantile et égocentrique.

Et la rupture vient de ce nos égos s'affrontent sur tous les terrains qu'elle conquiert et la politique en est un particulièrement propice à cette guéguerre.

Que l'on soit engagé ou non.

On préfère critiquer l'autre que se remettre en cause soi-même.


L'égo qu'il ne faut pas confondre avec la confiance en soi, nécessaire au mouvement et à l'évolution de notre pensée.

Ce que l'on appelle action est la tentative de manipulation mentale de l'autre que l'on rassemble en "armées".

Convaincre devient un enjeu, non pour le bien-être du plus grand nombre mais pour montrer que nous sommes seuls à avoir raison.

Mais revenons au sens étymologique de politique:
Du grec ancien πολιτικός, politikós dérivé de πόλις poliscité, peuple »).

Le peuple doit donc monter l'exemple en essayant d'être cohérent et attentif.

Or, ce n'est pas le cas.


Et c'est notre modèle de société qui est rupture

Il nous dresse l'un contre l'autre.

Et la rupture entre élus et citoyens, entre citoyens eux-même se situe là.

A quand un véritable consensus permettant d'avoir des relations mûres et constructive pour le plus grand bien commun.


Et j'en profite pour répondre à Régis Godec sur cette question posée à laquelle personne n'a pu répondre à cause de ce bruit de fond assourdissant.

Pourquoi, je suis intéressée par la politique et non encartée.

Parce que, je refuse les dogmes que l'on nous inculque dans les formations.

Mes propres parents étaient très investis dans la vie politique de notre citée.

Ma mère s'est souvent présenter sur les listes comme conseillère municipale (tendance gaulliste) dans une ville ou la gauche communiste était majoritaire.
Et je me faisais mettre en boite par mes "copines" dont les parents militaient au parti communiste.

j'étais considérée comme la privilégiée de service, ce que nous n'étions pas forcément.
J'ai gardé de cette période une volonté de me garder des lavages de cerveaux perpétrés par les formations politiques quelles qu'elles soient.

C'est la raison pour laquelle je ne m'encarte pas.

Je milite dans le sens ou je dis ce que j'ai à dire aux représentants de l'éducation nationale (quand cela s'est présenté), au niveau de la santé (lorsque cela se présente)..

Je me bats en témoignant, c'est la raison d'être de ce blog.

Et chaque fois que je le peux, je raconte les difficultés que nous rencontrons.
Je ne me tais pas.


Et pour moi, la vraie politique, c'est celle-là.

C'est moins facile de s'attaquer à un représentant de lycée reconnu sur la place publique et d'affronter les jugements énoncés, moins facile de dire à l'hôpital ce qui ne va pas, moins facile de pointer du doigt au niveau handicap, les failles du système en face à face, et expliquer pourquoi nous refusons telle ou telle décision, plutôt que d'aller caqueter pendant des heures entre acolytes sur les erreurs de la formation politique en place.


Les pitbulls de l'égo se sont lâchés, l'animal à parlé.

Sans intelligence, ni discernement.

Heureusement, il existe aussi des personnes capables de s'entendre, sur un projet commun et non sur une idéologie dogmatique commune.


9 commentaires:

  1. Citoyen, ne te laisse pas faire, la politique c'est ton affaire !

    Encarté ou pas...

    Tiens cela fait partie de ma nouvelle entête de page, comme toi j'avais envie de changement :) Bon Dimanche.

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  2. Steph,


    Merci
    On est d'accord.
    A chacun de se donner les moyens de faire au lieu d'être fait.

    Tu as choisi un bon titre..
    J'adhère totalement.

    Bon dimanche à toi aussi.

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  3. Coucou toi

    Figures-toi que je voulais venir mais je suis sur Paris. La RDB est un bon concept mais en effet, l'esprit de la première a été tué. D'abord en faisant un truc de gauche courtisan et là c'est l'inverse

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  4. Je vous rejoins bien sur cette discussion.
    Je suis une "petite élue locale". Et c'est parfois vraiment difficile de faire entendre sa voix, même quand on sait qu'on est sur la bonne voie.
    Il est encore fortement ancré dans la pensée collective que les élus des petites communes sont des personnes plutôt ...pas très futes, futes !

    Ce n'est plus du tout le cas, car nous sommes tellement envahis par la paperasse administrative que la demande envers les petites ou les moyennes communes est d'être aussi performantes que les grandes qui n'ont pas les mêmes moyens en personnel !

    Bref, je suis en colère, et je ne peux guère en parler, parce que nous avions un projet qui risque de capoter alors que l'idée est à la fois généreuse et pleine de bon sens. Mais voilà, il faut se bouger et bouger les pouvoirs publics pour la mettre en pratique...
    Quelle inertie !
    Quant à la politique, eh bien je pense qu'elle vient mettre beaucoup de bâtons dans les roues de ce projet.
    Sous prétexte qu'elle part d'un parti opposé, elle n'est évidemment pas bonne !

    Désolée, mais je suis vraiment en colère.
    Donc je sors.

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  5. LCDM

    ou plutôt, mon neveu "Ben", tu fais parti des personnes pour lesquelles j'ai une profonde affection.

    Quelque soit ton bord politique, je m'en fiche royalement..Sans jeu de mot - sur royal ;)-

    Tu as, malgré ton jeune âge, un code de l'honneur certain, rare de nos jours à gauche, comme à droite, comme au centre.

    C'est ce que j'aime chez Philippe du blog "Vu de Droite".

    Il y a chez vous 2 de la fougue tempérée par le respect de l'autre.

    Et de la sensibilité qui fait que la différence peut se compléter.

    C'est ce que j'aime chez les Ecolos et Europe-Ecologie.

    Ce rassemblement pour le bien commun.

    Bon dimanche.
    Profites bien de Paris.:)

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  6. Flèche

    Difficile de se faire entendre dans ce brouhaha permanent.

    Parce que tout va très vite , les élus sont tellement sollicités avec l'obligation du miracle instantané d'un côté et l'opposition permanente de l'autre pour faire couler l'autre, celui qui est à la place tant convoitée.
    Sauf que les citoyens sont au milieu et prennent les coups qui ne sont pas destinés.

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  7. Hé hé hé, bien dit ;-)

    La RDB a été "très bien reprise" et je suis ravie de voir que ce que nous avons semé avec LCDM a germé.

    @LCDM
    Tu as bien raison, c'était trop gauchisse au départ.Et je suis ravie que Pino ait repris le bébé, c'est une réussite.

    La rupture commence déjà en soi. Comment vouloir prétendre sauver le monde si le chaos nous habite. Si chacun faisait le ménage en soi, petit à petit le chaos se résorberait.

    @Flèche, ne le prend pas mal :

    La colère, l'envie, et la jalousie sont des faiblesses dont il faut se servir pour engendrer la force, l'énergie nécessaire pour mener les actions à laquelle nous croyions.

    Ce n'est pas dans la rage et la colère que nous pouvons prétendre changer quoique ce soit; Il s'agit de remettre chacun et chaque chose à sa place. La colère n'est qu'un mal dirigé contre soi-même.

    Mieux vaut se poser, réfléchir à deux fois avant d'aboyer comme des pitbulls, exercice difficile mais oh combien efficace pour retrouver la paix, en nous et autour de nous ;-)

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  8. @M
    Chez moi la colère est souvent calme, donc pas vraiment de la colère. Elle m'empêche rarement de réfléchir. Mais là, je ne sais pas trop quel fil tirer pour essayer de sortir du problème. Ca m'énerve plus que ça ne me met en colère. Ce n'est pas meilleur pour autant !! :-)

    J'essaie de vous expliquer le projet en peu de mots.
    Pour accueillir les personnes âgées ou handicapées qui ne peuvent plus rester chez eux, il existe des accueillants familiaux qui accueillent chez eux, ils sont dans la très grande majorité des cas propriétaires de leur logement.
    Dans notre commune, un projet a germé qui permet à une personne d'accueillir trois personnes âgées ou handicapées et en même temps d'être locataire d'un logement à loyer modéré. L'idée est venue au moment de la conception des logements et nous avons donc une 1ère unité expérimentale.
    Là où le bât blesse, c'est que le statut d'accueillant n'existe pas en salariat, et que les bailleurs sociaux ne veulent pas avoir en direct le locataire accueillant (trop risqué sur le plan financier).
    Donc pour le moment nous avons une situation qui est trop bancale pour pouvoir durer, et les freins commencent à apparaître de toute part, alors que l'idée est généreuse et viable pour peu que chacun y mette un peu de bonne volonté.

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  9. Flèche,
    l'initiative est excellente, et j'avoue y avoir aussi penser.

    Je te souhaite bon courage...

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