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05 janvier 2008

Régularisation par le travail: un "piège" pour le Gisti

L'association alerte contre l'illusion d'une vague de régularisations qui cacherait une stratégie de fichage des clandestins.


La suite sur Rue 89
« Celui qui se connaît est seul maître de soi. »

Pierre de Ronsard, poète

04 janvier 2008

On nous avait prévenu : pour ses premiers vœux présidentiels, Sarkozy va encore imposer son style... Peut-être les souhaitera-t-il depuis un wagonnet du Space Mountain ou à l'abri d'une tente berbère, les yeux cachés par des Ray Ban gris-argent, assis entre Vincent Bolloré et Vladimir Poutine, inaugurant son allocution par une bonne vanne de Bigard, avant de nous chanter « Bonne année » en duo avec Carla Bruni, allongée nue sur une croix qui flotte dans une piscine, du yaourt plein la bouche ?

La suite sur jaipasvotésarko.

03 janvier 2008

Sarkozy veut la peau de nos acquis sociaux !

Ca y est, on y est : moins d'un français sur deux estime que la politique de Sarkozy va dans le bon sens selon un sondage CSA (le détail au bas de la page de ce blog).


En effet, les français ne sont plus dupes ; alors que le vendu Eric Besson annonce une décision sur la TVA "sociale" (+5 points) au printemps, alors que Fillon déclare que la durée légale du travail sera rallongée avant cet été, ainsi que la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein, les français se sentent trahis et déchantent, trompés par une campagne présidentielle qui, malgré ce que dit Sarkozy (j'ai dit ce que je ferai, je ferai ce que j'ai dit), n'annonçait pas autant de destruction de nos acquis sociaux.

La suite sur Une Autre Vie

José Bové

PARIS (AFP) - José Bové et une quinzaine de militants vont s'installer dans le "ministère de la crise du logement", rue de la Banque (2ème arrondissement) à Paris, pour leur grève de la faim en faveur d'un moratoire français sur les OGM, a annoncé jeudi le leader altermondialiste.

"Le quartier général sera rue de la Banque dans le bâtiment de la crise du logement", a indiqué José Bové, lors d'une conférence de presse au pied de la tour Eiffel.

Le bâtiment de la rue de la Banque, face à l'ex-bourse de Paris, est occupé depuis des mois par l'association Droit au logement (Dal), qui a mené une longue action couronnée de succès en décembre en faveur du relogement de familles.

La grève de la faim de José Bové et ses camarades vise à obtenir l'activation par la France de la clause de sauvegarde sur le maïs OGM, qui permet à un pays européen d'interdire un organisme génétiquement modifié autorisé au plan communautaire. "Ceux qui luttent pour le droit au logement nous accueillent, c'est le même combat pour la vie et la dignité", a expliqué M. Bové.

Parallèlement, une caravane est installée au pied du ministère de l'Ecologie avenue de Ségur, tel un "piquet de vigilance pour symboliser l'action engagée aujourd'hui", selon lui. "Cette caravane est destinée à rappeler aux gens du ministère que 15 personnes sont en grève de la faim pour que le gouvernement tienne ses engagements", a souligné M. Bové.

Le leader altermondialiste avait assuré peu avant sur France Inter avoir "arrêté de s'alimenter" mercredi soir. Il a précisé à l'AFP avoir déjà mené "quatre ou cinq grèves de la faim" dnt la première en 1973, en soutien à la lutte des paysans du Larzac contre l'extension du camp militaire.

La question du moratoire des cultures OGM agite écologistes et agriculteurs depuis le Grenelle de l'environnement en octobre dernier. A l'issue du Grenelle, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo avait indiqué le 31 octobre devant l'Assemblée nationale que la France appliquerait la "clause de sauvegarde" auprès de Bruxelles.

Le gouvernement a finalement décidé un gel a minima des cultures OGM jusqu'au 9 février prochain, le temps d'adopter une nouvelle loi sur le sujet.
Pour d'autres que je visite régulièrement , auxquels je pense , l'inspiration m'a fait défaut. Qu'ils veuillent bien me pardonner.
Je ne les oublie pas.

02 janvier 2008

Si le travail était une si magnifique chose, les riches en auraient gardé plus pour eux.
[Bruce Grocott]

L'anti-sarkozysme est-il soluble dans la nouvelle année ?

2007 : année anti-sarko ? Sur le Web, le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle a essuyé les plâtres d'opposants très inspirés: détournements, trucages, tracts virtuels... Depuis, on rigole un peu moins. Mais on réfléchit plus.


A lire la suite sur Mariane.

01 janvier 2008

Pour la nouvelle année.

Liberté

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes raisons réunies
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désirs
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenirs
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul ELUARD, Poésie et vérité 1942 (1942)