26 mars 2009

Des nouvelles de la classe d'Unité Pédagogique d'Intégration

Après bien des aventures et quelques mois plus tard, nous avons fini par obtenir le fameux
certificat de radiation, entérinant la sorti légale de fiston de ce piège qu'est la classe
d'unité pédagogique d'intégration.

Après avoir demandé à ce que tout ce qui concerne la scolarité en établissement soit rayé de notre horizon, nous avons fini  par signer l'avenant de prise en charge par le SESSAD de l'établissement spécialisé.
Au moins pour que Fiston puisse continuer à bénéficier de la kiné et voir ses copains.

J'ai expliqué que Fiston n'était inscrit nulle part sauf à Maxicours.
Parce que le temps passant  nous avons choisi des cours en ligne et que pour éviter le redoublement, nous l'inscririons en classe libre de première littéraire.

Quelques jour plus tard, au cours d'une de ses séances de Kiné, Fiston a croisé l'un de ses collègues de classe qui lui a appris que la classe était en pleine déroute.

La bérézina !

L'un des élèves ne va plus du tout en cours en proie à une grave dépression.
Il avait été suivi par l'équipe de FR3 régionale sur le thème de l'intégration et son discours était rempli d'espoir même si ses camarades le trouvaient trop "naïf".

Et pour cause!

Cependant, eux-même y croyaient sans doute plus qu'ils ne voulaient se l'avouer car ils sont allés jusqu'au bout de leur expérience et pour le moment vont encore dans ce lycée.

Mais avec une perspective d'avenir différente.

Un retour au Centre spécialisé est envisagé avec peut-être un redoublement pour deux d'entre-eux.

Le copain de fiston s'en tire finalement pas trop mal dans ses notes mais c'était le seul à avoir déclaré faire du "tourisme scolaire".

Il sera cependant orienté vers une classe STG, ce qui ne le tente pas trop.
Ce n'est pas dans son optique professionnelle.

Le jeune en dépression a été orienté vers la même filière alors que son grand désir était de faire des études d'avocat pour défendre les intérêts des personnes en situation de handicap.

Et Fiston qui est parti et qui intégrera une classe de première littéraire l'année prochaine en classe non règlementée par le CNED.

S'il vaut passer un bac scientifique, il pourra toujours travailler les trois matières scientifiques de terminale et passer son deuxième BAC.

Il a toute sa vie pour réussir.

Elève atypique m'a dit le proviseur de l'établissement spécialisé.

Pas seulement Monsieur le Proviseur. Pas seulement !

A en juger par l'échec cuisant de toute la classe d'UPI.

Quand accepteront-ils de VOIR la réalité de l'intégration et de se battre pour que les élèves soient réellement intégrés et non pas tolérés ?