25 janvier 2008

Punition dans centre d'éducation spécialisé. Courrier à la FCPE.



Cette punition a été choisi sans tenir compte des enfants , sans les entendre , sans chercher à savoir, s'ils pouvaient la faire, sans prévenir les parents.

Mon fils qui est surdoué et le plus jeune de la classe a subit une punition qu'il a trouvé injuste et arbitraire.

La discussion que j'ai eu avec la proviseure adjointe et ses collègues m'a montré que l'on était comme a l'armée et que ces enfants étaient quasiment délinquants.

"Ces enfants, vous ne savez pas ce qu'ils peuvent faire!" a été la réflexion que j'ai entendu par toute l'équipe de l'Education Nationale.

L'assistante sociale a reconnu qu'il y avait un clivage entre l'équipe de l'éducation nationale et l'équipe soignante.

Que si on lui avait demandé son avis, elle aurait déconseillé tout comme le médecin généraliste.

Mon fils rentre tous les soir à la maison avec de grosses douleurs dues à la déformation de ses os du pied.


Ce soir-là, j'ai du recoller les morceaux avec du Dolipranne.

Les occasions de prendre des antalgiques sont nombreuses, je ne comprends donc pas que l'on fasse sciemment ce genre de" maladresse", le terme de maladresse étant un euphémisme.


Quand à ce genre de sanction , elle n'est attribuée qu'après trois avertissements. Mon fils n'en a jamais eu.

Pis, le bulletin scolaire (16,68 de moyenne générale sur le trimestre fait éloge,de ses qualités d'enfant raisonnable).

Voici donc le courrier adressé à l'association de parents d'élèves:

Madame, Monsieur,


Suite à une absence d'un professeur, la classe de mon fils( 3 eme en établissement adapté) a été punie pour n'avoir pas prévenu les surveillants qu'ils étaient seuls et sans surveillance.

La punition a consisté en un travail d'intérêt général.

Ils ont du nettoyer six véhicules utilitaires utilisés pour amener les enfants au centre et les ramener à leur domicile.

Je ne suis pas contre le principe de la punition mais, celle -ci a été attribuée sans tenir compte des capacités physiques des élèves, ni de leur état de santé malgré la présence sur place de l'assistante sociale, d'un médecin généraliste, et de spécialistes.

Les élèves sont dans ce centre parce qu'ils ont des soucis de santé, ils ont en situation de handicap et certains sont sous morphine et en fauteuil.


On leur a pourtant demander de passer l'aspirateur dans les utilitaires.

Ce jour-là, contrairement aux habitudes , aucun surveillant n'est venu signaler l'absence du professeur.

Comme me le dis mon fils, si nous allons trop tôt , on nous renvoie en classe sans ménagement car c'est que le professeur est seulement en retard.

Si nous prévenons trop tard , nous nous faisons sermonner.

Dans le classique, il existe à l'entrée un tableau d'affichage indiquant les absences des professeurs.
Dans ce centre , il n'y en a pas.

Rien n'indique si le professeur est simplement en retard ou absent.


Cette punition a eu pour effet de provoquer une grosse crise d'allergie chez mon fils (allergique aux acariens , niveau 5 sur 6).

Lorsque je me suis adressée aux personnes responsables du choix de la punition, l'on m'a répondu que les élèves devaient apprendre l'autonomie.

Et qu'ils devaient être traités comme des enfants "normaux."


Ce qu'ils ne seront jamais pour 99,99% d'entre eux.

Si ces enfants sont en internat pour la plu-part, loin de chez eux, tributaires de la vie de groupe, non par choix mais par nécessité, c'est bien parce qu'ils ne sont pas comme les valides.

On ne peux donc pas dire qu'ils doivent être traités rigoureusement comme les valides.

Ce raisonnement est un raisonnement de valides!


Deux des élèves, dont mon fils ont contesté cette décision qui leur paraissait démesurée et sans rapport avec leurs capacités physiques.

Mais ils n'ont pas été entendus.

L'une des élèves a déclaré que la gestion des punition était très inégalitaire.

Que ce n'était pas la première fois qu'un punition leur était attribuée de cette façon.

Ce que les surveillants m'avaient déjà déclaré.

C'est sans doute la première fois qu'un parent réclame , conteste la légitimité d'une telle sanction dans ce contexte.

D'après le règlement intérieur, il est conseillé au élèves et aux parents de ne pas s'opposer aux punitions et sanctions.

Et ce, alors que la loi a changé en 2000.


De plus d'après les textes de loi officiels, le caractère humiliant et dégradant des punitions n'est pas acceptable.

L'élève doit être respecté au même titre que chaque personne de l'établissement. Ce qui est écrit dans un paragraphe du règlement intérieur.

Parce qu'ils sont en situation de handicap, les enfants sont souvent traités plus durement que les enfants valides.

En lisant le magazine Déclic, j'en ai eu la confirmation par des témoignages de parents qui réagissent contre cet état de fait.

La notion de respect est apparemment à sens unique.

Que le travail auprès d'enfant en situation de handicap soit difficile, certes.
Mais le travail dans ce centre est fait sur la base du volontariat.

Le handicap fait peur. Et c'est sans doute la raison pour laquelle on essaie de le gommer autant que faire se peut.

je voulais intervenir à plus haut niveau mais mon fils a peur des retombées.
Il veut faire sa scolarité tranquille.
Déjà qu'il décroche !

Il est trop rapide pour le niveau offert.

Quelle solutions? Nous en avons essayé beaucoup.

Sa déprime fait que je n'en rajouterai pas davantage à ses difficultés.
Je me dis que les cours de seconde, première et terminale seront sans doute plus passionnants.



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04 mars 2008

Punition dans un centre d'éducation spécialisé et réparation.

Je reviens sur cet article publié , en janvier dernier.
Il s'agissait d'une punition collective attribué à la classe de Max dans un centre d'éducation spéciale.
j'ai rencontré ce matin ,dans le cadre de la signature d'un document administratif, le proviseur du centre.
Nous avons reparlé de cette punition. Le directeur s'est excusé au nom de l'équipe administrative et éducative.
Puis il m'a simplement dit que, suite à mon courrier concernant la réaction de Max par rapport à cette punition: le déclenchement de l'allergie, d'une part et le sentiment d'humiliation ressenti d'autre part, il acceptait l'idée de revoir la notion de punition collective et surtout le type de punition à mettre en place.
j'ai eu, face à moi, un homme intelligent et sensible, comprenant fort bien les sentiments des élèves et surtout, respectueux de leur vécu et de leur bine-être.
Voilà, ce que je tenais à signaler.
Partout, lorsque l'intelligence se met au service de l'être humain, il est possible d'espérer un monde plus agréable, plus sociable pour les plus fragiles.
Merci à ce Monsieur.