19 mai 2008

La MALTRAITANCE de " fil en aiguille". Intérogatoire dans un centre médico-éducatif.

Après cette attitude-là , Nous nous somme vu confrontés à cette nouvelle preuve d'incompétence.

Il y a quelques jours, Max est rentré un soir à la maison en état de choc visible.
Il me dit, "Maman, je suis dans la m..., je vais aller au tribunal".

Mon fils tout excité, de cette excitation malsaine provoqué par des situation extraordinaires, que l'on ne contrôle pas et qui semblent survenir comme dans un rêve.

Sauf que là, c'était exactement le début d'un cauchemard qui avait commencé dans le bureau de la proviseure-adjointe et de son sous-fifre.

Encore eux. Je croyais qu'ils avaient compris..

A moins que ce ne soit moi qui ai loupé une marche!

Je demande des explications à mon fils.
Il me dit:
"je suis accusé d'avoir maltraité, harcelé une jeune fille de la classe!"

Sur le coup, je ne réagis pas.
Cela me semblait être une stupide plaisanterie.

Et puis comme à chaque fois que Max a servi de "tête de turc", il me faut un temps pour analyser ce que me dit Fiston.
Un temps, qui a du lui paraître incroyablement long.
Puis devant la panique de mon ado, je laisse en plan ce que j'étais en train de faire !

Il est visiblement très perturbé.
Je lui demande donc de me raconter en détails.
Et comme toujours, il nous faudra un bon moment avant de pouvoir mettre les idées bien les unes derrières les autres.

Il me dit que, en fin d'après-midi et pendant l'interclasse, il était à sa table, à faire son devoir de Maths pour le cours suivant, lorsque la jeune fille a laissé tombé ses lunettes.

Fiston, bien gentiment se lève pour les ramasser et les lui tendre.
Cette demoiselle est en fauteuil et très handicapée.

A ce moment-là, entre dans la classe, l'assistant d'éducation.
Il voit mon fils et un autre élève près de Brigitte.

Il croit déceler sur son visage une expression d'angoisse et pense qu'elle est au bord des larmes.


Il la prend à part pendant une heure, sans témoin, sans en référer à quiconque, hors des procédures légales.
Au cours de cet entretien, Brigitte déclare que Max la maltraite.

Ainsi commence l'engrenage d'une situation cauchemardesque pour Fiston.
L'assistant emmène Brigitte chez la proviseure-adjointe pour qu'elle lui répète ce qu'elle a déclaré.

Puis ils convoquent Fiston.
Pendant une heure, "interrogé" tour à tour par la proviseure-adjointe et par l'assistant d'éducation.

Il est sommé d'avouer ses méfaits.


Tout ce ci s'est passé en l'absence de témoin, en l'absence du psychologue, sans prévenir ni les parents, ni l'équipe médico-éducative.

J'ouvre une parenthèse. Brigitte est sous traitement pour sa maladie.
Traitement lourd qui l'endort.

Les élèves ont plus ou moins pris l'habitude d'essayer de la" réveiller "(verbalement) pour que les cours puissent avoir lieu car il faut attendre qu'elle soit capable d'intégrer quelque chose.

Et puis il y a uns ambiance de taquineries dans la classe mais comme les ados peuvent se taquiner entre eux, sans grande méchanceté.

La moitié du centre est donc coupable.

L'autre élève sera convoqué aussi, celui qui était près de Brigitte, lorsque l'assistant d'éducation est entré et qui confirmera les dire de mon fils.

Ce sont des ados confrontés à leurs adolescence comme peuvent l'être n'importe quels adolescents partout ailleurs.

Max ne voit donc pas ce qu'il pourrait dire de plus que le fait qu'il l'ait taquinée mais pas plus ni moins que les autres.

Les deux représentants de l'Education Nationale n'en démordent pas.

Mon fils doit absolument avouer qu'il harcèle Brigitte, que celle-ci a des parents et qu'ils peuvent porter plainte contre lui et l'amener au tribunal.
Avec tous les désagréments que cela suppose, bien entendu.

Nous y voici. Sans compter les petites réflexions du genre:

"-Quand on fait des bêtises, il faut assumer."

"-Tu a été maltraité donc on te maltraite pour que tu comprennes ce que Brigitte a vécu."
"-Ce n'est pas bien de rejeter la faute sur les autres."
"-On te laisse la nuit pour réfléchir et demain tu viendras au bureau nous avouer ce que tu as fait."

Tout cela une heure durant, pour reprendre, à chaque négation.
Ce qui est très long!
Comme dans les mauvais films, m'a fait remarqué mon fils.

Je n'allais pas leur avouer ce que je n'ai pas fait pour leur faire plaisir.


Je le rassure et lui dit que c'est moi qui irais trouver le Proviseur pour éclaircir cela.
J'envoie un mail au centre pour les informer de l'absence de mon fils.

Le lendemain, j'obtiens un rendez-vous auprès du directeur du centre.
Et là, je prends la vraie mesure de ce qu'à subi Max.

Tout au long de l'entretien, ce monsieur ne dialogue qu'avec lui-même.

Sachant que dans l'Education Nationale, tout parent est suspect du simple fait d'être parent, je me dit que , décidément, là comme ailleurs, il faut s'accrocher pour se faire entendre.


J'apprends donc, sous le couvert du" secrêt", que Brigitte a vraiment été maltraitée l'année dernière.

Mais pourquoi ceci ne doit-il pas sortir du bureau ?

Qu'avez-vous donc à cacher Monsieur le proviseur?

Que cette jeune fille a une problématique très particulière: elle "victimise".
C'est-à-dire qu'elle se met volontairement dans des situations provocantes et qu'elle fait tout pour attirer la maltraitance.

Que tous les professionnels du centre le savent.


Mais en même temps, Max ayant" avoué" qu'il la taquinait gentiment (tout comme ses camarades, d'ailleurs) , il s'est donc retrouvé en première ligne d'accusation.

Chaque fois que j'ai voulu émettre un avis, Monsieur le proviseur, sûr de lui me coupait la parole pour en rajouter.

"Max est un enfant intelligent qui prend la fuite chaque fois qu'il se sent en état d'infériorité, la preuve, il est absent !"

Et c'est d'ailleurs la deuxième fois que j'entends ce jugement
(la première fois étant lors de la rencontre pour l'intégration en seconde ordinaire l'année prochaine!).

Je note là, le manque de respect du aux élèves.

Et puis il a été maltraité donc il maltraite.
Et nous voici sans aucune limite dans le cliché, ce que j'appelle la psychologie de supermarché.

J'ai également appris qu'il était dans une attitude malsaine de harcèlement puisqu'il accuse les autres à sa place.

Ce qui donne bonne conscience à cette équipe de l'Education Nationale pour infliger ce traitement à mon fils.

Comme me le dit Monsieur le Proviseur, nous avons maltraité Max pour qu'il comprenne ce qu'à vécu Brigitte.

Vive l'Education Nationale!

Le traumatisme de Max est allé au-delà de leurs espérances et Fiston a bien compris ceci et depuis longtemps.

Si tu n'est pas dans le bon groupe, tu n'a rien à dire, tu encaisses et puis c'est tout.


De plus, si Max a vraiment été maltraité alors, ce n'est pas le rôle des adultes sois-disant responsables d'en rajouter, surtout dans ce centre où Max a été admis à cause de sa fragilisation psychologique.

Que de contradictions dans tout ce gâchis.

Bravo pour la pédagogie!

Les violences psychologiques institutionnelles


L'enseignement est une faute quand :
- je prépare insuffisamment mon cours,
- je ne respecte pas les obligations de la commune (exemple: ne pas respecter les horaires),
- je m'autorise des réflexions ironiques, désobligeantes, voire humiliantes,
- mon discours ou mon comportement conduisent l'enfant à abandonner tout espoir de s'en sortir,
- j'avance des affirmations sans preuve,
- je distribue des punitions générales ou des punitions injustifiées,
- la sanction n'a pas de rapport avec le délit,
- la loi n'est pas la même pour tous les enfants,
- j'utilise la peur ou des recettes plus ou moins sadiques pour me faire obéir. "


Cependant, j'arrive à dire enfin que les copains de mon fils sont prêt à venir témoigner dans ce bureau même, que Brigitte accuse Max même lorsque celui-ci est loin d'elle.

Et là, réaction violente.

Monsieur le Proviseur baisse la tête .
Enfin prendrait-il conscience de leur attitude inadéquate vis-à-vis de mon fils?

Eh bien non, que neni !

C'est beaucoup trop leur demander.

Il y a déjà eu une histoire au sujet de fiston: la fameuse punition inadaptée, infligée à Brigitte aussi d'ailleurs.
Et là, par contre, pas question de reconnaître qu'ils ont été trop loin avec cette jeune fille.

Eux ne se trompe JAMAIS.
Sait-on jamais qu'ils en perdent leur sacro-sainte autorité.

La délinquance guette.

Madame La proviseur-adjointe vient d'un établissement à risque alors, les délinquants, elle connaît.
Il vaut mieux les mâter avant qu'ils ne deviennent intenables.

Sauf que nous sommes dans un centre médico-éducatif.

Le premier responsable est bien le directeur pour n'avoir pas su évaluer la situation et avoir laissé la situation se dégrader.

Car, personne n'a jamais informé les camarades de classe que Brigitte est sensible à la taquinerie qu'elle prend mal.
Personne n'a jamais dit que les élèves devaient faire attention à l'attitude de leur camarade qui se met volontier en situation d'être maltraitée.

On leur a juste dit: "attention à Brigitte. "
Mais sur la nature de cette "attention", rien.

Nous sommes en milieu adolescent, ne l'oublions pas.
S'ils voulaient que Brigitte soit traitée comme tous ses camarades, à eux d'organiser une surveillance discrête.
Et d'intervenir si besoin et à bon escient.

On m'a juste dit, lorsque j'ai commencé à évoquer la situation, que l'on savait qu'il y avait "taquineries" mais sans plus et donc, on a laissé courir.

Jusqu'à ce que Brigittte désigne un coupable.
Sauf que le coupable en la personne de Max à surpris beaucoup de monde.

La majorité du personnel médico-éducatif est d'accord sur point:
"Max en tortionnaire, ça le fait pas."
Tous sont unanimes sur ce point.

Sauf les trois représentants de l'éducation nationale qui ne voudraient pas avoir à s'excuser une nouvelle fois.

Enfin il faut bien trouver une explication à leur attitude obstinée.

De plus aujourd'hui Brigitte ayant sentie que l'on s'occupe d'elle de cette façon peut très bien avoir trouvé le truc pour désigner un coupable et se venger d'une situation qu'elle a vécu l'année passée.

Max étant le meilleur élève du centre, cela a du la marquer alors qu'elle a du mal à vivre son handicap.
Elle a très bien pu faire une fixation sur lui.
Ce que pense certains adultes du centre.

Chez Max, le handicap paraît moins lourd, l'est sûrement mais en même temps, cela lui est très difficile de le vivre aussi.

Chaque fois que l'on manque de personnel pour les élèves très lourdement handicapés, c'est lui qui doit céder sa secrétaire, ses heures de kiné (eh oui, ça va jusque là!).
Ses déformations se sont très largement aggravées.

On lui demande de céder le peu d'aides techniques dont il bénéficie.

Je comprends maintenant pourquoi les parents se battent pour que leurs enfants bénéficient au maximum de cours en circuit ordinaire.

Car ne serait-ce que si nous considérons le côté médical:
Max devrait avoir trois heure de kiné par semaine (c'est le traitement principal)
mais comme il y a un grave manque de personnel, il doit s'occuper de lui tout seul et seulement une heure et demi par semaine.
Ce qui est totalement insuffisant.

Cette maladie se voit très peu et comparé aux autres élèves, Max donne l'impression de n'avoir besoin de rien. Ce qui est faux et complètement suggestif.

A tel point que même l'obtention d'un ordinateur a été rejeté par le proviseur du centre.

Pour eux, une auxiliaire de vie scolaire à partager entre quatre ou cinq élèves est suffisant puisqu'elle est à temps plein.

Ce qui est idiot car si un élève à besoin que quelqu'un écrive pour lui une bonne partie des cours, qui va s'occuper des autre élèves?

A moins que Max ne soit considéré comme fabulateur.
L'on doit penser qu'il exagère son handicap.

D'ailleurs personne ne s'est soucié de lui demander une secrétaire pour le brevet.

Sauf que le bilan d'ergothérapie que j'ai réussi à obtenir pour lui de la part du spécialiste du centre à bien démontré la difficulté d'écrire.

L'impression que je retire de cette année en centre médico-éducatif est très mitigé.

Certains des élèves sont tellement lourdement handicapés que les autres passent pour avoir de la "chance" et son délaissés plus ou moins ouvertement.

Pour peu qu'ils soient intellectuellement très forts, ils ne sont plus crédibles.

Pour le brevet blanc, on l'a laissé se débrouiller tout seul.
Sans secrétaire puisqu'elles éteint attribuées aux élèves les plus visiblement dépendants.

Les notes obtenues sont largement en dessous des résultats obtenus dans le courant de l'année scolaire et ne reflètent pas le niveau de Fiston.

Et c'est décourageant.

Voici ce que j'ai trouvé sur internet à ce sujet, sur un forum, au sujet de la CMT ou Maladie de Charcot-Marie-Tooth.

" bonjour,
moi aussi j'ai la maladie de CMT1A et je suis maman j'ai 24 ans.
c'est normal de sentir coupable c'est humain si cela prouve que vous ayez des sentiments.

moi ma famille m'a rejeté il fallait le dire a personne cacher mon existence.
mes 1er symptomes sont apparu quand j'avais 10 ans environ
et j'ai appris que j'etais malade a mes 18 ans
quand je suis parti de chez ma mere car elle n'avai jamais
voulu faire le necessaire pour savoir pourquoi
je me cassait la figure 5 fois par jour!

aujourd'hui je suis dans un stade bien avancé de la maladie mais cela ne m'empeche pas de vivre!
malgré toutes mes difficultés je me bat pour elever mon fils comme n'importe quel maman!

je ne travaille pas je touche l'AAH(allocation adulte handicapée)
et pour ce qui est de la kiné je n'en fait plus car je ne trouve aucun kiné qui saches
s'y prendre pour cette maladie!

a chaque fois le kiné me laisse seule faire des exercises et quand je sort de là
je suis crevé et je sors plus pendant 2 jours!alors que la kiné pour cette maladie
consiste strictement a faire massage et etirements, travailler les articulations
et ça on peu pas le faire tout seul!"


Mon fils, lui, réussira à sortir de tout cela.
Il s'en remettra. Il a cette capacité en lui de résilience.
Parce que nous, ses parents, sommes vigilants.

Mais que dire de tous ceux qui subissent sans oser rien dire à personne ?

Que peuvent-ils penser de cette société intolérante, qui s'en fiche éperdument des plus fragiles d'entre nous ?

Dans quel monde d'indifférence vivons-pour que ces situations puissent exister ? Alors que la maladie, le handicap, la différence peut nous barrer la route sans crier gare.
Mais tant qu'on ne le vit pas, ça ne nous concerne pas. Et c'est là, la dérive de la maltraitance.

Toute situation qui engendre des différences de traitements non régulés, non dits, non expliqués, non signalés sous le fallacieux prétexte de respect de l'autre mais qui est à l'origine d'une certaine incompétence du au manque de formation certe, mais surtout d'un manque de volonté de rester humain.

Je me demande tout de même si le personnel d'encadrement de l'éducation nationale a été maltraité et par qui, si l'on suit leur raisonnement, bien sûr.

Et en ce cas sont-ils habilité à travailler auprès d'élèves en situation de handicap ?

En ce cas, qui est plus malsain que qui?

Et on sortira Max le plus vite possible du circuit médico-éducatif, y compris du SSAD.
Plus on aura la main pour décider et s'occuper de notre enfant et mieux ça vaudra. tout ce qui coûte des sous à la sécu est contrôlé, et il est très difficile d'obtenir des aides supplémentaires même si l'état de l'enfant le nécessite.
En gros, parents soyez indépendants, faites tout vous même.

Comme le dit ce proverbe:
"On n'est jamais si bien servi que par soi-même!".

Et encore une fois, ce témoignage n'a pas d'autre but que de porter à la connaissance d'autres personnes le vécu de mon fils dans ce centre.
Nous n'avons en effet pas besoin de pitié mais de relaie dans l'information.