08 juin 2008

Spéculations et crises: ça suffit !

Présentation du séminaire européen:

La crise financière confirme les analyses et les pronostics les plus pessimistes. C'est la plus grave crise depuis la seconde guerre mondiale. Elle est l'aboutissement de l'évolution du capitalisme vers sa logique la plus pure et en même temps la plus sauvage : rendre de la valeur aux actionnaires, finalité suprême de la libéralisation du mouvement des capitaux, de la déréglementation, de la prolifération des produits financiers, de la titrisation et de la dépolitisation des banques centrales pour qu'elles servent mieux les marchés financiers.

La pétition européenne initiée par une cinquantaine d'économistes pour demander :

- l'abrogation de l'article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société ;

- la restriction de la « liberté d'établissement » (art. 48) qui laisse l'opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.
... a recueilli à ce jour plus de 38 500 signatures.

Pour élargir la prise de conscience de la gravité de la situation et de la nécessité d'élaborer de toute urgence des propositions propres à juguler les méfaits de la finance, le collectif « Stop-finance », initiateur de la pétition, organise à Paris le 21 juin un séminaire européen, le lendemain du Conseil européen et à la veille du G8 au Japon où se rendront les chefs d'Etat et de gouvernement européens.

Ce séminaire portera sur quatre thèmes. Chacun d 'eux sera introduit par deux intervenants et sera suivi d'un débat avec la salle.

1. L'origine de la crise
Isaac Joshua (Université Paris XI)
Michel Husson (IRES)

2. Les mécanismes de la crise
Gérard Duménil (CNRS)
Intervenant à confirmer

3. Les conséquences de la crise
Jacques Sapir (EHESS)
Peter Wahl (World Economy, Ecology & development)

4. Propositions alternatives
Dominique Plihon (Université Paris XIII)
Frédéric Lordon (CNRS)