07 juillet 2008

De l'enseignement en France et en Finlande.

Jeunesse, Système éducatif & Pédagogie
L'enseignement à la carte ou le cercle vertueux du pari humaniste.

La motivation de l'enseignement français est celle d'une promotion sociale relative, sans référence à l'idée d'un meilleur service rendu à la société. Elle ne peut pas être en harmonie avec l'enseignement identique pour tous imposé par un tronc commun hypertrophié.




L'enseignement à la carte ou le cercle vertueux du pari humaniste


En Finlande, au niveau lycée, sur les 75 modules que les élèves font en trois ans, 40% sont choisis librement par les élèves. Le groupe classe n'existe plus, ce qui signifie que les modules obligatoires sont suivis par les élèves en fonction de leurs inscriptions individuelles, et non pas en fonction de l'appartenance à un groupe classe donné.

On est ainsi aux antipodes de notre tronc commun hypertrophié, avec lequel nos idéologues et autres forts-en-orthographe se sont gargarisés au nom de l'égalité des chances.


A - Le pari humaniste à la base de l'excellence finlandaise

Quelle peut donc être l'analyse de départ pour que l'on puisse avoir à l'arrivée l'écart de performances si bien connu et si gênant pour notre Mammouth?

En Finlande, la fonction sociale de l'école a donc été comprise de manière diamétralement opposée à la nôtre.

Dans toute société, les individus sont à la fois solidaires et concurrents. La nécessité d'une cohésion sociale suffisante pour obtenir un fonctionnement harmonieux de la société est une des préoccupations primordiales de tous les théoriciens de l'éducation.

Dans les attendus de l'analyse qui a orienté l'évolution de l'école finlandaise depuis une quarantaine d'années, on a considéré que, pour ne pas être concurrents, les individus devaient être complémentaires, il fallait donc leur donner la possibilité de faire des cursus scolaires variés.

A travers le choix des modules pris en option, chaque lycéen peut avoir des premières approches sérieuses dans plusieurschamp culturel total pris en compte par le système scolaire et par ses diplômes est automatiquement plus large et plus ouvert sur les applications professionnelles qu'en France.

Chaque élève ayant, au sortir de l'école, plusieurs cordes à son arc, on obtient globalement un climat de confiance, d'où une motivation et une adhésion du public, sans avoir besoin de recourir aux techniques de manipulation et de propagande, avec leurs résultats plus qu'aléatoires.

Grâce à une réponse intelligente au problème fondamental de l'entente sociale, l'enseignement est alors un solide support pour une véritable intelligence collective.

Le pari humaniste aboutit à un cercle vertueux qui le conforte: il développe l'intelligence collective et, à son tour, l'intelligence collective permet le pari humaniste.


B - L'obscurantisme français ou le retour de notre enseignement à ses vieux démons
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