02 mars 2009

Dernière flèche? La politique de la patience.

Monsieur XXXX,
Je me permets de vous solliciter pour régler un litige qui dure depuis plusieurs mois.

La scolarité de mon fils étant devenue incompatible avec une fréquentation du lycée et des aménagements insuffisant pour permettre son épanouissement, nous avons pris, collectivement, son père, mon fils et moi, la décision de lui faire poursuivre sa scolarité par le Cned.

Or, nous n'arrivons pas à obtenir le certificat de radiation ou bulletin de sortie ou exéat, comme pourrait l'appeler MonsieurXXXX.

Nous l'avons pourtant explicitement demandé dans notre dernier courrier et nous avons bien signifié à plusieurs reprises que XXXX ne faisait plus partie du Lycée.
Il ne va plus en cours de puis la fin décembre.

Or pour une inscription en classe réglementée par le Cned, il nous faut impérativement cet exéat.

Mon fils n'a jamais voulu aller dans ce lycée mais comme des parents responsables, nous avons jugés qu'il était sans doute préférable pour lui d'intégrer une structure.

Par contre si nous avions su que cela poserait ce genre de problème,  nous aurions dès le mois  de juin procédé à son inscription par correspondance.

Car quoi qu'en dise Monsieur XXXX, si l'avenir de notre fils l'avait réellement soucié, il aurait procédé à cette désinscription afin qu'il puisse immédiatement continuer autrement en lui laissant la porte ouverte pour un éventuel retour.
Ce qu'il aurait peut-être fait puisque la scolarité de XXXX a toujours suivi ce chemin.

Avec des cours en classe, des cours par le Cned..
La souplesse aurait évité de le braquer définitivement contre la rigidité institutionnelle.
Mon fils est un élève surdoué, à haut potentiel intellectuel et testé plusieurs fois, reconnu surdoué.

Faire une seconde-première en 3 ans pour une élève surdoué est exactement le contraire de ce qu'il faut lui proposer sous peine de  le dégoûter à vie.
Sans parler de la terminale, que lui aurait-on proposé?

Il y a des textes de loi que vous n'ignorez sans doute pas, qui demande de tenir compte des aptitudes intellectuelles de l'élève. Nous n'avons jamais demandé de saut de classe mais par contre rallonger sa scolarité est contre-éducatif.

Je viens d'envoyer un courrier à la Défenseure des Enfants qui nous suit depuis l'année 2005.
J'ai longuement communiqué avec la personne qui s'occupe de notre dossier et elle connaît les difficultés de XXXX survenues avec l'annonce en même temps du haut potentiel et du handicap.
Ce n'est pas faute d'avoir passé du temps à communiquer et à expliquer.
A 16 ans la scolarité n'est plus obligatoire, ensuite je vous rappelle que c'est l'instruction qui est obligatoire mais pas la fréquentation de l'école.

Ce qui est bien défini sur le site de Public Sénat.
Il est laissé aux parents le choix des moyens de l'instruction alors a fortiori lorsqu'il s'agit de la scolarité après 16ans.
Qui plus concernant l'incitation cette fin de scolarité évoquée par  Monsieur XXXX, je vous laisse lire cet article qui me donne à penser que cela se fait à la tête du "client".

Et je laisse reprendre connaissance de ce document trouvé sur le site du Ministère de l'éducation nationale.

Ainsi que de ce texte de loi.


L’article L. 321-4 du code de l’éducation est ainsi rédigé :
“Art. L. 321-4 - Dans les écoles, des aménagements particuliers et des actions de soutien sont prévus au profit des élèves qui éprouvent des difficultés, notamment les élèves atteints de troubles spécifiques du langage oral et/ou écrit, telle la dyslexie. Lorsque ces difficultés sont graves et permanentes, les élèves reçoivent un enseignement adapté.
Des aménagements appropriés sont prévus au profit des élèves intellectuellement précoces ou manifestant des aptitudes particulières, afin de leur permettre de développer pleinement leurs potentialités. La scolarité peut être accélérée en fonction du rythme d’apprentissage de l’élève.
Des actions particulières sont prévues pour l’accueil et la scolarisation des élèves non francophones nouvellement arrivés en France.
Pour l’application des dispositions du présent article, des établissements scolaires peuvent se regrouper pour proposer des structures d’accueil adaptées.”



Mon fils a encore tout l'avenir devant lui et toutes les capacités pour réussir, je lui fait
entièrement confiance mais il lui faut d'abord se reconstruire après tous les dégâts occasionnés par une scolarité conflictuelle.



Je passe par vous pour officialiser notre demande de certificat de radiation, ou exéat qui nous permettra d'inscrire notre fils  en cours par le cned et mettra un terme à cette situation conflictuelle.

En vous remerciant de votre intervention auprès de Monsieur XXXX, veuillez agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.